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Togo : 42 normes prioritaires validées pour booster l’agroalimentaire dans le pays

Publié le 10 décembre 2025

Du 25 au 28 novembre 2025, l’Agence Togolaise de Normalisation (ATN) a organisé à Lomé, avec l’appui du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo), la validation de 42 normes nationales dans les filières prioritaires que sont les céréales, tubercules et légumineuses, la viande et volaille, l’horticulture et produits dérivés.

En effet, malgré l’internalisation de normes internationales et régionales (ISO, IEC, ECOSTAND, CODEX, etc.), le Togo ne disposait pas encore de normes nationales propres à ces filières prioritaires. Cette absence constituait un obstacle majeur à la compétitivité des produits, à l’amélioration de leur qualité et à leur accès aux marchés. C’est précisément pour lever ce frein et favoriser la libre circulation des produits aux niveaux régional et international que le FSRP-Togo a apporté son appui à l’élaboration des normes nationales adaptées à la fois aux réalités du pays et aux exigences du commerce régional et mondial.

Lancé en 2024, le processus d’élaboration a permis de produire 42 projets de normes qui ont été passées en revue de manière rigoureuse, inclusive et concertée en vue de leur validation. Pendant quatre jours, experts et parties prenantes ont identifié les normes à rendre obligatoire et défini les prochaines étapes d’un chantier considéré comme transformateur pour la souveraineté alimentaire et économique du Togo.

La rencontre a été ouverte par les autorités en charge de la promotion des investissements, qui ont souligné l’importance d’un cadre économique fondé sur la qualité, la sécurité et la compétitivité. Les échanges ont ensuite mis en lumière le rôle stratégique des normes de qualité dans l’amélioration de la sécurité des produits, de la performance des entreprises, de la réduction des coûts et du dynamisme du commerce. L’objectif est clair : faire des 42 normes en cours d’élaboration un instrument durable de valorisation des chaînes de valeur agroalimentaires et de renforcement du « Made in Togo ».

Cette initiative s’inscrit dans la composante 3 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), dédiée à l’intégration des marchés, au commerce alimentaire régional et au développement des échanges agricoles. Grâce à l’appui du Programme, le Togo met désormais en place son premier cadre normatif national en matière agroalimentaire, en cohérence avec les politiques et standards régionaux.

Avec ce corpus inédit de normes, le pays franchit une étape majeure vers une production plus compétitive, sécurisée et apte à conquérir les marchés régionaux et internationaux. La normalisation devient ainsi un levier structurant pour la compétitivité et la résilience des filières agricoles stratégiques du Togo.

Togo : la lutte biologique contre la chenille légionnaire d’automne porte ses fruits avec l’appui du FSRP

Publié le 5 novembre 2025

Face aux pertes agricoles causées par la chenille légionnaire d’automne, le Togo opère un tournant stratégique en misant sur la lutte biologique.

En mai 2025, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a appuyé une opération de lâcher massif de parasitoïdes dans plusieurs Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), notamment dans les régions des Plateaux Est et de la Kara.

Cette approche repose sur l’élevage en laboratoire de deux espèces de parasitoïdes particulièrement efficaces (12 000 individus de Cotesia marginiventris et 3 800 individus de Chelonus insularis) qui sont introduits directement dans les champs de maïs pour neutraliser de manière naturelle la chenille légionnaire.

Afin de maximiser l’efficacité de cette méthode, les producteurs ont été sensibilisés à l'importance de ne pas appliquer de traitements chimiques pendant deux semaines après les lâchers. Cela a permis aux parasitoïdes de s’établir durablement dans les zones traitées.

Cinq mois plus tard, les premiers résultats sont prometteurs.

Les témoignages des producteurs confirment un impact positif sur les rendements en maïsiculture. « Cette année, les attaques sont vraiment moindres. Les chenilles n'ont pas trop dérangé comme les années précédentes », témoigne un producteur de la ZAAP Bouladè, à Assoli.

Sur la ZAAP Atifoutou, la tendance est similaire. Les attaques de la chenille légionnaire d’automne ont été nettement plus faibles cette année, entraînant une amélioration de la qualité des récoltes et une réduction de l’usage de produits chimiques.

Cette amélioration constatée sur le terrain confirme l'efficacité de l'approche biologique adoptée.  A ce jour, 7 sites ont déjà été couverts avec succès. L’objectif à court terme est d’étendre la méthode à l’ensemble du territoire, tout en poursuivant l’élevage en masse des parasitoïdes dans les laboratoires togolais.

Pour le FSRP, cette initiative marque une avancée majeure dans la lutte contre un fléau qui sévit au Togo depuis 2016. Elle représente une source d’espoir tangible pour les producteurs de maïs à travers le pays.

À propos du lâcher de parasitoïdes

Le lâcher a été réalisé en ouvrant légèrement la cage contenant les parasitoïdes, afin de leur permettre de sortir progressivement. Il est essentiel que les plants de maïs aient entre deux et quatre semaines après le semis au moment de l’opération. Cette précaution a un effet significatif sur le taux de parasitisme des chenilles légionnaires, notamment celles au stade larvaire L1.

Une fois la cage ouverte, les agents se déplacent à travers le champ de maïs, cage à la main, pour faciliter la dispersion des insectes.

Togo/accès aux données agrohydrométéorologiques : une nouvelle station météo installée avec l'appui du FSRP

Publié le 24 octobre 2025

Face aux défis du changement climatique, l’accès aux données agrohydrométéorologiques précises et en temps réel est devenu un levier essentiel pour sécuriser les campagnes agricoles et renforcer la résilience des producteurs. Afin de garantir la disponibilité en temps utile des données agrohydrométéorologiques essentielles aux acteurs des chaines de valeur agricole, tout en favorisant le développement de services intégrés via des plateformes numériques innovantes, le FSRP renforce la capacité des structures nationales afin de fournir des services d’information fiables. Le projet investit donc massivement pour appuyer l’Agence Nationale de la Météorologie du Togo (ANAMET), en la dotant d’équipements de pointe et en renforçant ses capacités opérationnelles.

Parmi les avancées les plus marquantes, l’installation d’une antenne de réception d’images satellitaires ouvre de nouvelles perspectives en matière de précision et de fiabilité des prévisions climatiques. Désormais, l’ANAMET accède à des données satellitaires de qualité, issues de modèles de prévision plus dynamiques et performants, lui permettant d’anticiper les conditions climatiques à venir.

À cela s’ajoute l’acquisition de nouvelles stations agrométéorologiques, prêtes à être déployées sur le terrain. Ces stations permettront un suivi localisé et en temps réel des paramètres agro-climatiques, un atout majeur pour les agriculteurs, notamment dans les zones à fort potentiel agricole.

La relance de la production et la diffusion d’informations pluvio-climatiques via le système d’information hydro agrométéorologiques (SIHAM) est une innovation décisive qui facilite l’accès en temps réel, aux prévisions agro météorologiques localisées. Ce dispositif mis en place par le FSRP, permet d’envoyer des prévisions directement aux producteurs agricoles, soit par SMS soit par appel vocal, dans les zones aménagées agricoles planifiées (ZAAP) et au-delà. Résultat : une meilleure anticipation, une réduction des pertes, et une optimisation des campagnes agricoles.

Par-delà les équipements, la réhabilitation des parcs météo et des bâtiments administratifs des différents centres à l’intérieur du pays ainsi que la réhabilitation apportée à la direction générale de la météorologie constituent un socle durable pour garantir un service public efficace, moderne et plus proche des besoins du terrain.

Chaque année, à l’approche de la saison des pluies, l’ANAMET en collaboration avec les structures techniques, élabore des prévisions agro-hydro-climatiques stratégiques. Grâce au soutien du FSRP, ces prévisions sont aujourd’hui plus fines, plus rapides, plus fiables et mieux diffusées, permettant aux agriculteurs, aux décideurs et aux acteurs socio-économiques de planifier leurs activités avec plus de confiance et d’efficacité.

Cette intervention du FSRP illustre comment des investissements ciblés dans la technologie, l’infrastructure et la diffusion de l’information peuvent transformer les systèmes d’alerte et de prévision, tout en redonnant aux producteurs le pouvoir de décider au bon moment partout ailleurs.

Togo: 75 producteurs de la Plateforme d’innovation manioc frais outillés sur les bonnes pratiques de production de manioc

Publié le 2 octobre 2025

Soixante-quinze producteurs issus d’organisations paysannes, dont vingt-cinq femmes, membres de la Plateforme d’Innovation Manioc Frais (PIMF), ont bénéficié d’une formation sur les bonnes pratiques culturales du manioc avec l’appui du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

Organisée du 26 au 29 août, cette session a permis de renforcer les compétences des participants sur l’ensemble de l’itinéraire technique, depuis le choix des variétés jusqu’à la gestion des bioagresseurs, en passant par l’application des meilleures pratiques culturales. Cet accompagnement illustre l’engagement du FSRP à soutenir de façon concrète et durable les acteurs des chaînes de valeur agricoles comme l’a souligné M. Ognankitan Koffi Dodji, président de la PIMF : « Je salue le FSRP pour cet appui exceptionnel. Dans les prochains jours, nous suivrons les producteurs afin de nous assurer de la mise en pratique effective des acquis de la formation et du respect de l’itinéraire technique par les bénéficiaires. »

Cette initiative va au-delà du simple transfert de connaissances techniques. Elle constitue également un acte de solidarité et de responsabilité partagée envers les producteurs aux dires des participants : « Aujourd’hui, nous avons beaucoup appris sur la culture du manioc. Même en tant que producteurs expérimentés, nous avons compris que certaines pratiques réduisaient nos rendements. Grâce à cette formation, nous repartons avec des connaissances solides que nous allons transmettre à nos pairs. »

L’atelier, organisé en deux vagues pour favoriser l’interaction et une meilleure assimilation des contenus, a été animé par le Dr Elikem SEGBEFIA, Responsable du programme manioc à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), en collaboration avec M. Ognankitan Koffi Dodji, Président de la PIMF.

Togo : 45 Conseillers techniques agricoles formés pour le suivi de la gestion de 60 motoculteurs

Publié le 2 octobre 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, il a été acquis 60 motoculteurs et accessoires au profit des Coopératives agricoles exploitants les Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) ciblées dans les régions des Savanes, de la Kara et la Centrale.

Cette action s’inscrit dans le cadre du soutien à la mise en œuvre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS).

Afin d’optimiser l’utilisation et la gestion de ces équipements, le FSRP a entrepris de renforcer
les capacités de 45 Conseillers techniques en gestion des entreprises agricoles (CTGEA) des cantons concernés sur le suivi de la gestion desdits motoculteurs par les bénéficiaires.

Il s’agissait d’outiller les conseillers agricoles des cantons dont sont issus les coopératives bénéficiaires des motoculteurs, aux bonnes pratiques d’utilisation et de suivi motoculteurs. Ces CTGEA auront la responsabilité de superviser l'utilisation, l’entretien et la gestion de ces équipements au sein des coopératives respectives des bénéficiaires.

La formation s’est tenue sur le site de l’Institut national de formation agricole (INFA de Tové) du 22 août au 05 septembre 2025. Deux sessions ont été organisées, chacune réunissant 
22 et 23 participants, formés par des spécialistes en mécanisation agricole de l’INFA.

Adoptant une approche combinant théorie et pratique, la formation a couvert plusieurs modules, notamment : (i) la maintenance préventive et corrective des motoculteurs, (ii) les bases 
de gestion d’une entreprise de services agricoles mécanisés, (iii) des travaux pratiques incluant la conduite des motoculteurs, l’attelage et le dételage, ainsi que la réalisation de travaux agricoles mécanisés.

Cette formation constitue une étape clé pour garantir une utilisation efficace et durable 
des équipements agricoles mis à disposition. Elle contribue à renforcer l’autonomie technique des coopératives et à assurer la pérennité des investissements réalisés dans le cadre du FSRP.

Organisée en prélude à la formation des conducteurs de motoculteurs, cette session 
de renforcement des capacités marque une phase préparatoire essentielle. Elle vise à doter les instances locales de gestion des équipements, des compétences nécessaires pour encadrer efficacement l’usage des motoculteurs, dans une logique de gestion durable et concertée au service du développement rural.

Togo/Nutrition infantile : 17 coopératives féminines décrochent leurs certificats de salubrité

Publié le 7 septembre 2025

Dans les villages et préfectures du Togo, une évolution silencieuse est en marche : celle d’une alimentation plus saine pour les enfants et d’un avenir meilleur pour les femmes.

Spécialisées dans la production de farine infantiles enrichies au moringa, néré ou encore en patate douce à chair orange (PDCO), dix-sept (17) coopératives féminines de transformation de céréales viennent de recevoir leurs certificats de salubrité et des emballages étiquetés grâce à l’appui du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-TOGO).

Ces unités de transformation ont été formées par le projet dans le but de contribuer à lutter contre la malnutrition, offrir des produits de meilleure qualité et à moindre coût aux couches les plus vulnérables et surtout de renforcer l’autonomisation économique des femmes rurales comme le souligne la présidente de la coopérative Motoag-Man de Dapaong : « Avec ces nouveaux emballages étiquetés et la reconnaissance de salubrité, nous allons mieux vendre et améliorer nos conditions de vie. C’est une opportunité de sortir de l’informel. »

Pour Elikplim, une coopérative établie à Nyamassila, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles perspectives porteuses d’espoir et de possibilités :« Avec ces certificats, nous avons désormais la preuve que notre farine est sûre et répond aux normes. Nous pouvons aujourd’hui amener notre farine à l’hôpital de l’ordre de malte de Elavagnon qui est un grand centre de santé ». Même enthousiasme à Kpalimé, où la responsable de FEMME SOLIDARITE souligne l’impact transformateur du programme : « Grâce à l’appui du projet, nous avons appris à renforcer nos pratiques d’hygiène et de transformation. Ce certificat, c’est une fierté pour toutes les femmes de notre coopérative, qui voient leur travail valorisé. Recevoir ce certificat et emballage est une victoire pour nous tous. »

Pour rappel, le chemin vers la certification a été rigoureux. D’abord, 720 femmes issues de 60 coopératives ont été formées aux bonnes pratiques de production et d’hygiène. Ensuite, un suivi rapproché a permis de sélectionner les 30 meilleures unités de transformation, parmi lesquelles 17 ont vu leurs produits validés par l’Institut National d’Hygiène (INH), après les analyses menées sur la base des prélèvements de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA).

En plus de la certification, les coopératives bénéficient d’un soutien pour améliorer la présentation et l’écoulement de leurs farines. Ainsi, plus de 30 000 emballages étiquetés ont été acquis et distribués. Ces nouveaux packagings visent à améliorer la visibilité des produits dans les pharmacies, supermarchés et centres de santé ; des lieux jusqu’ici peu accessibles à ces productrices.

Pour marquer l’étape, une mission conjointe CTOP – FSRP – ITRA a sillonné les six régions agricoles du pays du 19 au 25 août 2025 pour remettre officiellement lesdits certificats et emballages aux coopératives bénéficiaires.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie du FSRP-TOGO visant à promouvoir une agriculture intelligente sur le plan nutritionnel, tout en renforçant la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes.

Togo : Lancement de l’opération de reboisement avec 4 100 plants fruitiers à Yanda dans le canton de Badin

Publié le 7 septembre 2025

À Yanda, localité située à 280 km au nord-est de Lomé, s’est tenu le lancement d’une opération de reboisement initiée dans le cadre de la mise en œuvre de la Gestion Intégrée du Paysage (GIP), promue par le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

Au total, 4 100 plants fruitiers certifiés dont des baobabs (greffés et non greffés), tamariniers (greffés et non greffés), nérés et jujubiers ont été mis en terre sur les sites pilotes de Nakpatongou (Kpendjal Ouest), Mangokoura (Plaine de Mô) et Badin (Est-Mono), situés dans les zones GIP du FSRP. Ces plantations couvrent une superficie d’au moins 41 hectares.

Cette initiative portée par le ministère de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural, en collaboration avec le ministère de l’environnement et des ressources forestières s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo 2025Elle contribue aux efforts nationaux de lutte contre le changement climatique en cohérence avec les priorités stratégiques du Gouvernement en matière de développement rural, de sécurité alimentaire et de gestion durable des ressources naturelles.

La réussite de l’opération repose sur une approche participative exemplaire : les autorités locales, les ONG partenaires et surtout les communautés rurales bénéficiaires ont été pleinement associées à l’identification des sites et s’engagent désormais à entretenir les plants.

Le témoignage de Kodjo ODJILO, chef du village de Yanda, illustre cet engagement : « Dès que nous avons été sensibilisés sur les bienfaits du reboisement, j’ai aussitôt mobilisé ma communauté. Et comme on dit, la charité bien ordonnée commence par soi-même : je me suis personnellement engagé à assurer l’entretien des plants », a-t-il affirmé avec conviction.

Au-delà de l’enjeu environnemental, l’initiative ouvre également des perspectives économiques, notamment pour les femmes. Madame Agnès, bénéficiaire du projet, confie : « Grâce à ces arbres, nous pourrons produire du jus de tamarin, vendre les feuilles, les graines et la farine de baobab, ou encore les fruits du néré. Cela représente un vrai coup de pouce économique pour nous. Nous sommes reconnaissantes au FSRP. »

Le lancement officiel, tenu à Yanda le 28 août 2025, a été marqué par la présence d’une délégation composée du représentant du gouverneur de la région des Plateaux et du Sénat, des représentants des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement, du secrétaire général de la préfecture de l’Est-Mono, du maire de la commune Est-Mono 2, du directeur régional de l’agriculture, du coordonnateur opérationnel délégué du FSRP, ainsi que d’autres autorités locales qui ont sensibilisé la communauté bénéficiaire aux avantages de l’agroforesterie, à l’importance du reboisement, et ont surtout insisté sur la nécessité d’assurer le suivi et l’entretien des plants.

À travers cette action concrète, le FSRP illustre sa vision de faire de la transition agroécologique, une opportunité pour améliorer la résilience des communautés tout en créant de la richesse dans les ménages ruraux.

Togo: quand l’élevage devient source de résilience pour plus 400 ménages dans la région des savanes

Publié le 4 août 2025

Lorsqu’un habitat pour animaux ne répond pas aux normes techniques y compris celle de la biosécurité surtout, cela occasionne une forte mortalité dans le cheptel et un faible accroissement des animaux. L’habitat constitue donc le premier facteur de réussite de l’élevage.

Dans nos milieux ruraux, la construction des bergeries et poulaillers adéquats peine à entrer dans les habitudes des éleveurs dont les actions se limitent à une production familiale.

Fort de ces constats et eu égard aux difficultés rencontrées par les éleveurs en milieu rural, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP - TOGO) apporte un soutien pour la construction des infrastructures (BTA/PTA) adaptées aux animaux et un appui en noyau reproducteur de volailles et petits ruminants aux éleveurs afin d’améliorer le niveau de production des unités d’élevage.

Contrairement aux systèmes d’élevage en plein air, il s’agit ici d’un système traditionnel amélioré où les animaux (poules locales et petits ruminants) sont élevés dans des habitats mieux aménagés construits avec des matériaux locaux et adaptés aux conditions climatiques. Les bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et poulaillers traditionnels améliorés (PTA) sont le fruit d’un savoir-faire endogène et des innovations techniques qui permettent de réduire les risques de maladies et le niveau de prédation dans les élevages.

Ces ouvrages à coûts partagés réalisés par le FSRP avec une part de contribution du bénéficiaire, allient respect de l’environnement, bien-être animal, et efficacité économique tout en prenant en compte l’aspect durabilité de l’unité d’élevage.

À ce jour, ce sont 400 ménages d’éleveurs qui ont été renforcés à travers la construction de 176 bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et 224 poulaillers traditionnels améliorés (PTA) dans la région des Savanes avec une extension progressive en cours vers les régions de la Kara et de la Centrale, consolidant progressivement un modèle d’élevage plus résilient et durable.

Des appuis complémentaires en noyau reproducteur. En dehors des bergeries et poulaillers, des noyaux reproducteurs de volailles et petits ruminants sont octroyés aux éleveurs pour améliorer les performances des animaux. Au total, 315 noyaux reproducteurs de pintades sont acquis au profit de 45 éleveurs de pintade dans la région des savanes. 179 éleveurs de la même région ont bénéficié de 215 coqs et 1075 poules. 484 Ovins et 220 caprins ont aussi été acquis au profit de 121 éleveurs d’ovin et 55 éleveurs de caprins pour optimiser la croissance, la fertilité et la résistance aux maladies des animaux.

Des histoires vraies de réussite : la parole aux bénéficiaires

Je m’appelle DINDIOGUE yalkbir, je vis dans le canton de Bonbouaka.
Il y a quelque temps, j’ai eu la chance de bénéficier de l’appui du FSRP. Ils m’ont offert quatre chèvres (trois mâles et une femelle) et m’ont aidé à construire ma bergerie moyennant ma petite contribution pour faciliter les apports en eau, sable et une assistance aux travaux de construction.

À l’époque, je n’avais que trois chèvres à moi. Mais grâce aux animaux reçus du FSRP, mon cheptel augmente progressivement : je compte aujourd’hui douze (12) têtes parmi lesquelles certaines sont issues directement des mises-bas des chèvres du FSRP. Autrefois, mon élevage se faisait dans la maison familiale. Mais, avec le soutien du projet, je dispose aujourd’hui de mon propre bâtiment dédié à l’élevage. Aussi avec l’accompagnement des agents de l’ICAT, j’arrive à mieux gérer mon activité.

Grâce à cela, j’ai pu vendre quelques animaux pour relancer mon commerce, payer mes dettes et aussi soutenir un peu mon mari. Ce projet m’a véritablement aidé.

« À Tabinmong, l’élevage de volaille a changé ma vie »

Je suis éleveur et vendeur de volailles à Tabinmong, dans la région des savanes.

Grâce au FSRP, j’ai pu construire un poulailler moderne et équipé. Le FSRP m’a fourni tout le nécessaire pour bien démarrer : des poules reproductrices, un coq, des abreuvoirs, des mangeoires, sans oublier le poulailler lui-même auquel j’ai apporté ma part de contribution pour la construction notamment le sable, l’eau et le ciment pour la fabrication des parpaings pour l’élevation du bâtiment. C’est une expérience dont je garde un très bon souvenir, car elle marque un vrai tournant dans mon activité.

Avant cela, je travaillais avec les moyens de bord sans véritable abri pour les volailles. Pendant la saison des pluies, l’eau s’infiltrait partout, rendant l’élevage très difficile. Grâce à l’accompagnement du FSRP, j’ai pu relancer mon activité et produit jusqu’à 300 volailles dont une bonne partie a été vendue. En ce moment, j’élève plus de 100 adultes et environ 150 poussins. Aujourd’hui sans vous mentir, ma vie s’est nettement améliorée. J’ai pu commencer la construction de ma maison, acheter de l’engrais pour mon champ et surtout, subvenir aux besoins de ma famille. Je vis vraiment mieux qu’avant ! A-t-il conclu.

Togo : la chaine de valeur riz est en marche vers le développement avec l’appui du FSRP

Publié le 5 juillet 2025

Au Togo, le riz occupe une place croissante dans l'alimentation des populations et représente un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire nationale. Malgré un potentiel agroécologique favorable et une forte demande locale, les rendements rizicoles restent globalement faibles. Cette situation s'explique en grande partie par deux contraintes majeures : l’insuffisante maîtrise de l’aménagement des sols notamment en zones de bas-fonds et périmètres irrigués et la difficulté d’accès à des intrants de qualité (semences certifiées et fertilisants). Ces facteurs limitent considérablement la productivité des producteurs, réduisent la rentabilité des exploitations et freinent l’émergence de cette chaîne de valeur. Face à ces défis, repenser les politiques d’aménagement agricole et renforcer les mécanismes de distribution d’intrants agricoles climato-intelligents apparaissent comme des leviers essentiels pour dynamiser durablement la filière riz au Togo.

Pour inverser la tendance et dans le cadre de ses multiples appuis à la chaine de valeur riz, le FSRP Togo a non seulement acquis et distribué des intrants (semences améliorées et fertilisants) mais aussi, renforcé la capacité des riziculteurs sur les techniques d’aménagement sommaire des bas-fonds tout en les équipant en matériels intelligents de labour (motoculteurs).

En combinant investissements matériels et accompagnement institutionnel, le FSRP Togo contribue à faire de la filière riz un véritable levier de croissance rurale. Grâce à la distribution en crédit intrant à ce jour de 342,54tonnes de semences certifiées de riz et 2 569,05 tonnes d’engrais (NPK 15 15 15 et Urée) remboursable en nature au profit de 34 254 riziculteurs dont 21 717 femmes soit 63,40%, les retombées positives commencent à se faire sentir. On note principalement une augmentation des rendements moyens de 5 à 8 % à l’hectare et l’amélioration des revenus des producteurs d’environ 16%. Ces résultats encourageants sont le fruit des mécanismes mis en place non seulement pour améliorer l’accès des producteurs aux intrants agricoles mais aussi pour faciliter le suivi de la production, la collecte du riz paddy à la récolte ainsi que la commercialisation des surplus de production par les producteurs. C’est dans cette optique que des conventions de partenariat ont été signées avec certaines rizeries du Togo à l’instar de la rizerie de Tône dans la région des savanes qui est passée, grâce à cette convention, d’un stock de 800 tonnes en 2020 à 2000 tonnes en 2024, avec un nombre de producteurs agrégés qui est passé de 1700 à 16 800 grâce aux appuis du FSRP.

Afin de professionnaliser les pratiques agricoles et promouvoir les approches de la gestion durable des terres (GDT), 640 riziculteurs dont 59 femmes ont été renforcés sur les techniques d’aménagement sommaire des bas-fonds rizicoles: Smart Valleys, une approche peu coûteuse et participative qui vise à améliorer la rétention et la gestion de l'eau de pluie pour augmenter les rendements et la résilience des cultures face aux changements climatiques. Dans une logique de facilitation des travaux aux producteurs formés, le FSRP a mis à leur disposition, des kits de travail pour la réalisation des schémas et l’aménagement des parcelles.

Un soutien déterminant du FSRP pour la mise en place de l’Observatoire nationale du riz du Togo (ONR-T)

Le Togo a franchi une nouvelle étape décisive avec la mise en place de la Section nationale de l’Observatoire national du riz en décembre 2024. Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique régionale portée par la CEDEAO et qui vise à améliorer la gouvernance, la coordination et le pilotage de la filière riz dans le pays.

Grâce à une collaboration active des structures partenaires et des acteurs de ladite chaine de valeur, la création de cette instance nationale marque un tournant dans la structuration de la filière.

L’Observatoire Nationale du Riz du Togo (ONR-T) vise à coordonner les investissements dans le secteur du riz, informer les décisions politiques, collecter des données régulières et communiquer sur le développement de la chaîne de valeur riz. Il a pour objectifs d’assurer le suivi et l’évaluation de la production, transformation et commercialisation du riz au Togo afin d’améliorer ses performances ; de faciliter la coordination entre les acteurs publics, privés et les organisations non gouvernementales pour développer des partenariats et stratégies communes favorisant la structuration de la filière ; promouvoir l'innovation et les technologies modernes pour améliorer la productivité des exploitations rizicoles, entres autres. Quant aux perspectives, elles restent l’opérationnalisation de la section nationale et la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre des activités, l’élaboration et l’exécution du plan d’action et du plan de mobilisation des ressources, l’élaboration et la mise en œuvre des grands projets de transformation structurelle de la filière en alignement avec les prescriptions régionales.

Togo : l’essor des acteurs de la filière riz

Publié le 5 juillet 2025

À la base de la filière, les riziculteurs jouent un rôle fondamental. Grâce à l’accompagnement technique croissant, aux formations en bonnes pratiques agricoles, et à l’introduction de semences certifiées à haut rendement, ces producteurs enregistrent une nette amélioration de leurs performances comme en témoigne cette bénéficiaire : « Je suis SOWARE Amina. J’ai bénéficié du projet FSRP, d’un sac et demi d’engrais et de 10 kg de semences de riz que j’ai cultivé sur 0.25 hectare. Personnellement je récoltais au plus 5 sacs de riz paddy sur 0.25 hectare. Mais avec les semences que le projet m’a données, j’ai récolté cette année 9 sacs de 100 kilos sur la même superficie. Grâce à cette bonne récolte, j’ai vendu le surplus pour soutenir financièrement la famille et reprendre ma tontine et mon commerce que j’avais laissé faute de moyen. J’ai aussi un stock à la maison pour la consommation de la famille ».

Aussi, au niveau du maillon transformateur, des impacts encourageants sont enregistré comme nous révèle la responsable de la rizerie de Tone en ces termes : « La rizerie Tône avant l’arrivée du FSRP disposait des groupes constitués qui livraient du paddy pour la transformation annuelle. Depuis 2020, avec l’augmentation de la demande du riz local sur le marché national, la rizerie n’arrivait plus à couvrir la demande avec son stock évalué annuellement à 800 tonnes de paddy. D’autres difficultés étaient liées à la limitation du stock constitué entre autres des difficultés de mobilisation du crédit auprès des banques. Aujourd’hui avec l’appui du FSRP, nous avons vu notre zone d’intervention qui se limitait à Barkoissi, couvrir toute la région des savanes et allée jusqu’à Kanté dans la région de la Kara. Nous sommes passés de 1 700 producteurs à 16 800 producteurs agrégés, une augmentation qui a agi considérablement sur la quantité de matières premières à mobiliser qui, elle est passée de 800 tonnes à 2 000 tonnes de paddy. En dehors de ces impacts, nous avons découvert grâce au FSRP, des zones à forte production du riz paddy dont les producteurs seront enrôlés dans la liste de producteurs de la Rizerie de Tone.» , nous a-t-elle confié avant de poursuivre : « quant aux emplois créés, la rizerie est passée de 32 à 73 personnes. Au niveau de la transformation, le nombre d’emploi est passé de 12 à 23 et le nombre de femmes trieuses, de 20 à 50 », conclut-elle.

En agissant sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur de l’aménagement des terres agricoles à l’accès aux intrants de qualité, en passant par le renforcement des capacités des acteurs, le FSRP participe activement à la modernisation et à la compétitivité de la filière rizicole togolaise.

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