Niger : 8 mares réhabilitées avec l’appui du PRSA
Le Niger, bien que pays à climat sec dispose d’abondantes ressources en eau souterraine et de surface. Le territoire compte plus de 1000 mares, parmi lesquelles 175 sont permanentes et sont menacées particulièrement par l’ensablement. Ces ressources en eau participent de façon importante à l’alimentation des populations et du bétail, ainsi qu’à la production agricole de décrue ou irriguée. Cependant le tarissement rapide de ces points d’eau reste une contrainte pour exploitation par la pratique des cultures autour, l’abreuvement du bétail et les besoins domestiques. Afin de soulager les populations des zones rurales qui souvent peinent à trouver de l’eau pour leur besoin, la Banque mondiale à travers le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) a appuyé l’Etat du Niger pour la réalisation des ouvrages des mobilisations des eaux notamment l’aménagement de huit (8) mares à des fins agro-pastorales et halieutiques dans la zone d’intervention du Programme. Suite à une étude techniques réalisée par les services du Génie dans les régions de Tahoua et Zinder, il a été révélé que dans ces régions les mares sont très souvent confrontées aux phénomènes de rabattement précoce de la nappe, l’assèchement ou le tarissement des mares posant un problème de disponibilité des volumes d’eau et des terres pour satisfaire aux besoins des usagers.
Des travaux d’aménagement de huit (08) mares des deux régions par le surcreusement, la reconstitution des seuils, et la protection mécanique et biologique sont entrepris pour contribuer efficacement au développement des activités de production agro-sylvo--pastorale en vue du renforcement de la résilience des populations bénéficiaires des communes de ZERMOU, MIRRIAH, et DUNGASS dans la région de Zinder, les communes de BOUZA, TAMA et MALBAZA dans la région de Tahoua.
Ces aménagements permettront la mise en valeur directe autour des mares de superficies agricoles, la recharge de la nappe, l’augmentation des revenus tirés des investissements par la population et la restauration durable des écosystèmes.