L’équipe de coordination du programme de résilience du système alimentaire e Afrique de l’Ouest (PRSA)/Niger a organisé du 24 au 25 juin 2024, un atelier de formation sur les violences basées sur le genre à l’endroit des membres des comités de gestion des plaintes des 5 communes d’intervention de la région de Tillabéry. Cette formation animée conjointement par la spécialiste Violences basées sur le genre (VBG) et la spécialiste en Développement Social du PRSA/Niger a ciblé 23 personnes dont 8 femmes parmi lesquelles 10 points focaux EAS/HS identifiés pour la réception des plaintes sensibles aux EAS/HS. A l’issue de la formation, un registre a été partagé à tous les points focaux EAS/HS pour l’enregistrement des plaintes sensibles.
Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de PRSA à travers les quatre (4) régions d’intervention (Diffa, Tahoua, Tillaberi, Zinder), un plan d’actions pour l’atténuation des risques EAS/HS a été élaboré. Il est prévu la formation des membres de comité de gestion des plaintes et l’identification des points focaux EAS/HS au sein du Mécanisme de gestion des plaintes global. Les membres du MGP du PRSA Niger ont pour rôle de recevoir les plaintes sensibles aux EAS/HS, d’enregistrer des plaintes EAS/HS, de fournir le premier soutien psychosocial, d’orienter les victimes vers les services de prise en charge holistique (santé, psychosociale, juridique) et de mener les enquêtes dans le cas des plaintes reçues.
Conformément à la Note de Bonnes Pratiques de la Banque mondiale pour la prévention et réponse à l’Exploitation et Abus Sexuels (EAS) et Harcèlement Sexuel (HS). Dans les opérations d’investissement comprenant des travaux de génie Civil, comme le PRSA-NE, les activités peuvent avoir des répercussions pouvant engendrer des impacts dommageables sur l’environnement et les populations. Pour faire face à ces impacts surtout sociaux, le programme offre aux communautés de sa zone d’intervention un cadre pour porter leur éventuelle plainte liée à la mise en œuvre des activités. Ainsi le PRSA a mis en place un Mécanisme de Gestion de plaintes (MGP) intégrant la dimension des violences basée sur le genre, les abus et exploitation sexuel et le harcèlement sexuel (VBG/EAS/HS).