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Publié le 6 juin 2026

Les dirigeants et partenaires ouest-africains ont conclu la Table ronde sur les investissements dans le secteur rizicole en Afrique de l’Ouest avec un message clair et fort : la région a besoin de davantage d’investissements dans la filière rizicole afin de renforcer la sécurité alimentaire, réduire les importations et créer des emplois.

Cet événement de deux jours, organisé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, et accueilli par le Gouvernement du Ghana, a réuni des ministres, 15 délégations nationales, des investisseurs, des dirigeants d’entreprises agroalimentaires et des experts techniques. Leur objectif était de favoriser la mobilisation de partenariats financiers et techniques concrets pour soutenir les Plans d’action nationaux d’investissement dans le riz. Alors que la demande de riz augmente plus rapidement que la production locale, les participants ont souligné la nécessité d’investissements massifs et coordonnés pour permettre à l’Afrique de l’Ouest de se rapprocher de l’autosuffisance rizicole à l’horizon 2035.

Domaines d’investissement prioritaires

La table ronde s’est concentrée sur des opportunités d’investissement concrètes tout au long de la chaîne de valeur du riz. Celles-ci comprennent l’irrigation, les systèmes semenciers, la mécanisation, le décorticage et la transformation, le stockage, le transport et le commerce. L’un des principaux résultats a été la présentation d’un solide portefeuille régional de projets fondés sur les stratégies nationales de développement de la filière rizicole. Les participants ont également appelé à une meilleure coordination des politiques, à des mécanismes de partage des risques et à un renforcement des partenariats public-privé afin de transformer les plans en projets concrets.

Collaborations régionales

La réunion a également renforcé l’engagement des gouvernements, des organisations régionales, des partenaires de développement et du secteur privé à travailler plus étroitement ensemble. Les participants ont soutenu un suivi renforcé à travers des plateformes régionales de coordination, notamment l’Observatoire du riz de la CEDEAO, et ont contribué à créer une dynamique en faveur d’un Pacte régional d’investissement dans le riz destiné à orienter les prochaines étapes.

En réunissant les principaux acteurs publics et privés autour d’un agenda régional commun, la table ronde a démontré la valeur de développement du secteur rizicole ainsi que son potentiel commercial et de création d’emplois. Elle a également mis en évidence l’importance de partenariats solides pour bâtir une économie rizicole ouest-africaine plus compétitive, résiliente et inclusive.

Ressources mobilisées

La Table ronde régionale sur les investissements dans le riz a permis de mobiliser plus de 1,54 milliard de dollars américains sous forme d’engagements fermes à travers les pays participants, témoignant d’une forte dynamique en faveur de l’accélération de la transformation du secteur rizicole et du renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Au total, 111 engagements ont été enregistrés, dont 24 engagements publics prêts à être annoncés, 32 engagements en cours de discussion et 55 manifestations d’intérêt provenant des banques multilatérales de développement, des institutions financières, des bailleurs de fonds et des investisseurs du secteur privé.

Lancement du Pacte AgriConnect du Ghana

En marge de l’événement, le Gouvernement du Ghana, avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, a lancé son Pacte AgriConnect le 3 juin. Cette initiative dirigée par le pays place l’agriculture au cœur de la transformation économique, de la création d’emplois et de l’agenda de résilience du Ghana. Elle vise à créer plus de 2,6 millions d’emplois, à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de près de 3 millions de personnes et à attirer un programme d’investissement de 3,5 milliards de dollars sur cinq ans.

Le Pacte se concentre sur des chaînes de valeur prioritaires telles que le riz, le maïs, le cacao, le palmier à huile et la volaille, tout en soutenant des réformes destinées à accroître la productivité et à attirer les investissements privés. Grâce à une approche systémique intégrant l’irrigation, la mécanisation, l’agriculture intelligente face au climat et l’innovation numérique, cette initiative démontre l’engagement du Ghana en faveur d’une agriculture moderne orientée vers le marché et constitue un exemple fort pour la région.