Aller au contenu principal
Publié le 5 octobre 2024

Une étape importante vient d’être franchie dans la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA ou FSRP en anglais) au Sénégal. Quelques mois après son opérationnalisation, l’Unité de gestion du FSRP a mobilisé les structures de mise en œuvre et divers partenaires clés autour d’un atelier du 24 au 25 septembre à Dakar, pour plancher sur les conventions et les protocoles d’accord devant encadrer l’exécution des activités prévues pour renforcer la résilience du système alimentaire face aux défis climatiques et économiques au Sénégal.

Cette rencontre représente une étape cruciale dans le processus de mise en œuvre du projet au Sénégal. Elle a permis de partager des informations essentielles sur les origines et les objectifs du FSRP qui consiste à « Accroître la préparation à l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans les pays participants ».

Face aux structures de mise en œuvre (SMO) du FSRP au Sénégal, le Coordonnateur national du FSRP Sénégal, Dr Mouhamadou DIA a expliqué la structuration et les modalités d’exécution du projet avant d’insister sur les résultats et impacts attendus à savoir, la réduction du nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire et le renforcement de la résilience des systèmes alimentaires.

Le projet FSRP, financé par la Banque mondiale et le FIDA, vise à renforcer la sécurité alimentaire à travers la modernisation des pratiques agricoles et la gestion durable des ressources naturelles. A ce titre, l’élaboration des conventions et protocoles d’accord avec les structures de mise en œuvre reste nécessaire pour mettre en place un cadre de travail structuré, qui permettra de coordonner efficacement, les efforts en vue d’un système alimentaire plus résilient au Sénégal.

Parmi ces structures, se trouvent des institutions publiques et privées telles que l’Agence Nationale d’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SE-CNSA), le Centre de Suivi Ecologique (CSE), la Direction de l’Horticulture (DHORT), la Direction de l’Agriculture (DA), la Direction de la Protection des Végétaux (DPV), l’Institut National de Pédologie (INP), etc.

Les interventions concerneront également des institutions académiques et de recherche telles que l’École Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA), et des fonds de soutien aux petites et moyennes entreprises agricoles, comme le Fonds National de Recherche sur l’Agriculture et l’Agroalimentaire (FNRAA) et le Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB).

A travers une convention avec le FONSTAB, il est prévu dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la sous-composante 3.3, le financement de 1268 sous-projets de petite taille dont 708 pour les jeunes et les femmes, 576 sous-projets de taille moyenne et 9 sous-projets de grande taille.

Ces conventions et protocoles qui ont ainsi fait l’objet de discussions permettront de formaliser et de renforcer les collaborations entre le FSRP et les SMO et de garantir une mise en œuvre efficace des actions sur le terrain. Il s’agit donc là d’une démarche inclusive qui assurera la cohérence et l’efficacité des actions à mener dans le cadre du FSRP pour garantir la sécurité alimentaire et la résilience du système agricole sénégalais.