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Publié le 2 février 2026

Le ministre de l’agriculture et de la sécurité alimentaire a lancé les activités de prestation de services du ministère pour l’année 2026 à travers une récolte symbolique de piments doux et la remise de quatre serres irriguées à la communauté de Njala. Cette initiative marque une étape concrète dans le renforcement de la production alimentaire nationale et l’appui aux producteurs locaux à travers la Sierra Leone.

Les serres ont été mises à disposition dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP), financé par la Banque mondiale, avec pour objectif d’améliorer la recherche agricole, l’innovation et les systèmes de production intelligents face au climat. Au-delà de leur usage académique, ces infrastructures visent à générer des bénéfices directs et indirects pour les producteurs sierra-léonais en testant des pratiques de production améliorées susceptibles d’être adoptées à l’échelle nationale.

Lors de la cérémonie de remise, le ministre a souligné que les investissements dans la production maraîchère sous abri sont particulièrement pertinents pour les petits exploitants. Les technologies de serre permettent de produire des légumes toute l’année, de réduire les pertes liées à la variabilité climatique, d’augmenter les rendements par unité de surface et d’assurer un approvisionnement plus régulier des marchés locaux. Ces avantages devraient se traduire par des revenus agricoles plus élevés et plus stables, tout en améliorant la disponibilité d’aliments nutritifs pour les consommateurs.

Le ministre a également indiqué que la production maraîchère offre des opportunités accessibles aux femmes et aux jeunes, en raison de cycles de production relativement courts et de besoins en main-d’œuvre inférieurs à ceux de certaines cultures de base. Les enseignements tirés des serres de Njala devraient alimenter les services de vulgarisation, notamment en matière de sélection variétale, de gestion de l’eau et de lutte contre les ravageurs, et être adaptés aux différents écosystèmes agricoles du pays.

Le Coordonnateur du projet FSRP a expliqué que l’implantation d’infrastructures modernes à l’Université de Njala permet de créer un lien direct entre la recherche, la formation et les besoins des agriculteurs. Les données et l’expérience générées par les serres serviront à formuler des recommandations fondées sur des données probantes à l’intention des producteurs, notamment sur les variétés résilientes au climat, les techniques d’irrigation efficaces et l’amélioration de la gestion post-récolte. Cette approche vise à renforcer la capacité d’adaptation des agriculteurs face aux chocs climatiques tout en améliorant leur compétitivité sur les marchés nationaux.

En recevant les infrastructures, le Vice-Chancelier de l’Université de Njala a mis en avant leur importance pour le renforcement de l’enseignement, de la recherche appliquée et des activités de vulgarisation communautaire. Il a souligné que l’université travaillera étroitement avec les communautés agricoles environnantes afin de garantir que les connaissances et technologies développées sur le campus soient effectivement transférées aux producteurs et contribuent au développement agricole national.

À l’entrée du Programme de résilience des systèmes alimentaires dans sa quatrième année de mise en œuvre, celui-ci continue de privilégier des investissements concrets au bénéfice des producteurs sierra-léonais, en vue d’accroître la productivité, de réduire la vulnérabilité aux risques climatiques, d’améliorer la nutrition et de soutenir une croissance économique durable.