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Communiqué final du Forum 2026 des Prévisions Saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones Soudanienne et Sahélienne de l’Afrique l’Ouest et du Sahel (PRESASS, 2026)

Publié le 25 avril 2026

Pour la saison des pluies 2026, il est attendu des cumuls pluviométriques excédentaires à moyens dans le Sahel Centre et Est et normaux à déficitaires dans la zone soudanienne et le Sahel Ouest, avec des dates de démarrage moyennes à tardives dans le Sahel Ouest et normales à précoces dans le Sahel Centre et Est, des dates de fin tardives à moyennes dans le Sahel Ouest et normal dans le Sahel Centre et Est, des séquences sèches globalement longues à moyennes et des écoulements globalement moyens à excédentaires dans les principaux bassins fluviaux.
Organisée du 20 au 24 avril 2026 à Ndjaména au Tchad, par AGRHYMET Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET CCR-AOS) et l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAM) et la Direction des Ressources en Eau du Tchad, en collaboration avec le Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD), les services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) des 17 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, les organismes des bassins fluviaux et avec la participation des représentants des plateformes d’interface utilisateurs (des secteurs de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des ressources en eau et réduction des risques des catastrophes et de la sécurité climatique) et des points focaux des actions anticipatoires, l’édition 2026 du PRESASS est parvenue aux conclusions ci-après.

I. Synthèses des prévisions
Les prévisions saisonnières sont basées sur une méthodologie objective de nouvelle génération, l’analyse de la situation actuelle et des évolutions probables des Températures de Surface des Océans (TSO), les prévisions des centres climatiques mondiaux et les analyses statistiques des données des Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux (SMHNs) et la connaissance des experts sur les caractéristiques du climat en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Sur la base de la référence climatologique 1991-2020, les différentes analyses ont permis d’établir les prévisions suivantes :
• Des cumuls pluviométriques globalement déficitaires à moyens sont attendus sur la période de Mai-Juin-Juillet en Afrique de l’Ouest et au Sahel, sauf dans quelques localités du Niger, du Nord-Ouest du Nigéria et des zones côtières des pays du Golfe de Guinée. Sur la période Juin-Juillet-Août 2026, le déficit pluviométrique va encore persister sur les mêmes zones, avec une extension sur le Nigeria (au centre et à l’Ouest) et sur la zone agricole du Tchad. La situation d’excédent pluviométrique va aussi persister sur le Niger, dans certaines localités de l’extrême Nord du Nigeria, le Centre et l’Est du Burkina Faso, le Centre et l’Est du Mali et l’Est de la Mauritanie. Sur la période Juillet-Août-Septembre, la situation de déficit pluviométrique va persister dans le Sahel Ouest (Ouest Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau et sur les parties Centre et Est de la Guinée), en Côte d’Ivoire, au Liberia et dans les parties Sud du Ghana, du Togo, du Bénin, du Nigéria et du Tchad. En revanche, les cumuls pluviométriques seraient plutôt excédentaires à normaux dans les zones du Sahel Centre et Est, couvrant le Centre du Tchad, le Niger, la partie Nord du Nigéria, les parties Centre et Nord du Bénin, le Burkina Faso (excepté l’extrême Sud), les parties Centre et Est du Mali, la partie Est de la Mauritanie et dans les zones littorales de la Sierra Leone et de la Guinée.
• Des dates de début de saison normales à précoces sont prévues sur la bande sahélienne couvrant les zones agricoles du Tchad et du Niger ainsi que le Centre et le Nord du Nigeria, du Bénin et du Togo et la moitié Est du Burkina Faso. Les dates de début de saison seraient plutôt normales à tardives dans le Sahel Ouest couvrant l’Ouest du Burkina Faso, presque toute la zone agricole du Mali, l’extrême Nord de la Guinée, la Guinée-Bissau, le Sénégal, la Gambie, le Cap Vert et la partie Sud de la Mauritanie.
• Des dates de fin de saison tardives à moyennes sont attendues dans le Sahel Ouest (zone agricole du Mali, le Centre et le Nord de la Guinée, Guinée-Bissau, Gambie, Sénégal, le Cap Vert et le Sud Mauritanie). Dans le Sahel Centre et Est, les dates de fin de saison seraient plutôt normales à tardives, notamment dans les zones agricoles du Tchad et du Niger, le Burkina Faso, dans les parties Nord du Nigeria, du Bénin, du Togo, du Ghana et de la Côte d’Ivoire, le Liberia et dans le Sud de la Sierra Leone et de la Guinée.
• Des durées de séquences sèches longues à moyennes sont prévues en début de saison des pluies sur toutes les banes soudaniennes et sahéliennes de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Dans la deuxième moitié de la saison des pluies, ces séquences seraient également longues à moyennes dans la zone agricole du Tchad, les parties Centre et Ouest de la bande agricole du Niger, le Nord-ouest du Nigeria, les parties Nord du Bénin, du Togo, et du Ghana, le Burkina Faso et dans l’Est du Mali. Elles seraient plutôt moyennes à longues dans le Sahel Ouest (Nord de la Sierra Leone, Centre et Ouest de la Guinée, Guinée-Bissau, Sénégal, Gambie et Sud de la Mauritanie).
• Des écoulements moyens sont attendus dans le bassin du Sénégal (au Sénégal, en Gambie, au Mali et en Mauritanie), le haut bassin du fleuve Niger (en Guinée, au Mali et en Côte d’Ivoire), le Delta Intérieur du fleuve Niger au (Mali), le Niger moyen (au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Bénin et au Nigeria), la moyenne Bénoué (au Nigeria), le bassin du Sénégal (au Sénégal et en Gambie), le bassin de la Gambie (en Gambie et au Sénégal), le bassin de la Volta, (au Mali, au Burkina Faso, au Bénin, au Togo, au Ghana et en Côte d’Ivoire), ), la Comoé (au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire), les bassins de la Bandama et du Sassandra (en Côte d’Ivoire), le Cavally (en Côte d’Ivoire et au Liberia), le Chari (au Tchad), le Mono (au Togo et au Bénin), l’Ouémé (au Bénin). Il est attendu, des écoulements excédentaires dans les bassins du Logone (au Tchad), la Komadougou Yobé (au Niger et au Nigeria). Enfin, le haut bassin de la Bénoué (au Nigeria et au Tchad), le Delta Inférieur du fleuve Niger (au Nigéria), le Lofa (au Liberia et en Guinée), les bassins du Congo et du Konkouré (en Guinée) connaitraient des écoulements déficitaires.

II. Implications possibles des prévisions saisonnières 2026
Les prévisions saisonnières 2026, bien que présageant des caractéristiques globalement favorables dans le Sahel Centre et Est, peuvent avoir des implications négatives dans certaines localités de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. En effet, dans les zones où il est attendu des cumuls pluviométriques supérieurs aux moyennes, des dates de début de saison normales à précoces, des séquences sèches moyennes à longues et des écoulements supérieurs aux moyennes, il n’est pas exclu d’observer des situations d’excès d'humidité pour les cultures, de ruissellements érosifs et dangereux et de débordement des cours d'eau. Ces situations pourraient entraîner des risques variés selon les zones, notamment des difficultés de déplacement des personnes et des animaux, ainsi que d’accès aux centres d’intérêt vitaux, économiques et sanitaires, en particulier dans les zones d’insécurité civile. Elles présagent également des risques importants d’inondations, de submersion des espaces agricoles et espaces fourragers, de pertes en vies animales et humaines, de destruction d’infrastructures (notamment les routes, les réseaux électriques, les marchés, les écoles, les centres de santé, les lieux de culte, les cimetières et les biens matériels). Elles peuvent en outre favoriser la prolifération des germes de maladies hydriques et diarrhéiques, la prolifération de ravageurs de cultures, la grégarisation des criquets pèlerins, des éboulements, l’ensablement des cours d'eau, la prolifération de mauvaises herbes, des pertes post-récoltes, etc.
Dans les zones où il est attendu des cumuls pluviométriques déficitaires, des dates de début de saison tardives et des séquences sèches longues, il faut s’attendre à une répartition inégale des pluies susceptibles de perturber les calendriers culturaux, la croissance des cultures et des plantes fourragères, ainsi que les mouvements de transhumance. Cette situation pourrait aussi prolonger la période de soudure, exacerber la vulnérabilité des populations et entrainer l’abandon de champs et favoriser le départ des bras valides en exode. Ces zones seraient aussi exposées à des risques de canicules et de vents chauds pouvant entrainer des retards et des pertes de semis, des baisses de rendements agricoles. Cette situation pourrait exacerber l’inflation, la hausse des prix des denrées alimentaires, la dépréciation des prix des animaux et les situations de crises alimentaires et nutritionnelles.
La conjugaison de ces risques climatiques probables avec l’insécurité civile, la pauvreté des populations et la vulnérabilité des ménages pourrait accroître les tensions sociales, les conflits fonciers, les conflits entre éleveurs et agriculteurs, les conflits autour des infrastructures publiques et favoriser le désoeuvrement des populations, le banditisme, les violences, etc.
III. Recommandations
1) Par rapport au risque d’inondations
La situation globalement humide attendue dans le Sahel Centre et Est et les écoulements excédentaires prévus dans certains des bassins fluviaux, comme ceux du Lac Tchad et de la Komadougou Yobé présagent des risques d’inondations. Pour y faire face, il est recommandé de :
• renforcer les actions anticipatoires, la veille opérationnelle et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations et des aides humanitaires ;
• sensibiliser les communautés, notamment celles exposées aux risques afin de réduire les impacts des catastrophes ;
• renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des infrastructures routières et des barrages en mettant l’accent sur une gestion basée sur les prévisions;
• curer les carnivaux et assainir les agglomérations afin de faciliter l’évacuation des eaux de pluie ;
• renforcer la collaboration entre les services hydrologiques, météorologiques et ceux de la protection civile, pour une meilleure gestion anticipative des risques d’inondation ;
• éviter le déplacement du cheptel dans les zones à risque d’inondation et de forts ruissellements, sans surveillance adéquate ;
• favoriser la culture des plantes adaptées à des situations d’excès d’eau dans le sol, comme le riz pluvial ;
• veiller à la sécurisation des personnes vulnérables, notamment les enfants, les femmes, les personnes âgées et celles à mobilité limitée ;
•renforcer la communication des prévisions saisonnières et leur utilisation par les communautés, en appuyant les efforts de la presse, des plateformes de réduction des risques de catastrophes, des ONG et des Systèmes d’Alertes Précoce (SAP) des pays.

2) Par rapport aux risques de maladies et d’attaques phytosanitaires
Les zones humides et celles inondées peuvent favoriser le développement des germes de maladies climato-dépendantes (choléra, malaria, dengue, bilharziose, etc). Aussi, les dates de début de saison tardives et les séquences sèches longues attendues pourraient occasionner une persistance de hautes températures, des soulèvements de poussière et la prolifération d’insectes nuisibles et d’autres germes de maladies respiratoires et épidémiques. À cet effet, il est recommandé de :
• renforcer les capacités des systèmes nationaux de santé et des plateformes nationales de réduction des risques de catastrophes ;
• assainir les villes et éviter le contact avec les eaux contaminées ;
• prévenir les maladies, en vaccinant les populations et les animaux ;
• prévenir les épizooties à germes préférant de bonnes conditions humides ou sèches ;
• renforcer la vigilance contre les ravageurs des cultures comme le criquet pèlerin et la chenille légionnaire d’automne, au vu des conditions humides attendues dans le Sahel Centre et Est ;
• renforcer la veille sur la fièvre de la vallée du Rift, au vu du caractère excédentaire des pluies dans le Sahel centre et Est ;
• renforcer la diffusion des informations d’alerte sur les maladies à germes climato-sensibles, en collaboration avec les services de météorologie, d’hydrologie et de la santé des ONGs, des Radios communautaires, etc.

3) Par rapport au risque de sécheresse
Dans les zones où il est prévu des séquences sèches longues et des dates de fin de saison précoces pouvant entraîner des déficits hydriques et affecter la croissance et les rendements des cultures et des plantes fourragères, il est recommandé de :
• prévenir la prolifération de la chenille mineuse de l’épi du mil ;
• assurer une gestion rationnelle des ressources en eau de surface pour satisfaire les différents usages et prévenir les conflits;
• promouvoir le déploiement de techniques climato-intelligentes adaptées à la sécheresse et de stratégies de réduction des risques de baisse de production, notamment : le choix d’espèces ou variétés tolérantes au déficit hydrique, l’irrigation de complément, la grande irrigation, l’utilisation efficiente des conseils agrométéorologiques et le développement d’autres activités génératrices de revenus ;
• favoriser le transfert des risques pour protéger les producteurs contre les pertes de récoltes, à travers la souscription à des assurances agricoles indicielles ;
• assurer une diffusion régulière et à temps opportun des informations météorologiques, climatiques et hydrologiques ainsi que des conseils spécifiques aux utilisateurs et aux décideurs, tout au long de la saison des pluies.
• interagir avec les services nationaux et régionaux de Météorologie, d’Hydrologie et d'Agriculture pour obtenir des informations spécifiques et des conseils adéquats.

4) Par rapport aux risques de conflits
Dans les zones où il est prévu des dates de début de saison tardives, des séquences sèches longues et des dates de fin de saison précoces pouvant entraîner des déficits de production agricole et fourragère, il est recommandé de :
• renforcer les capacités de production à la base, en promouvant l’utilisation de stratégies adéquates d’adaptation, d’augmentation des revenus et de résilience des systèmes agro-sylvo-pastoraux de production;
• créer et entretenir des conditions d’une gestion inclusive, non discriminatoire et équitable des infrastructures publiques et des ressources productives, environnementales et socio-économiques ;
• favoriser la création d’emplois, l’entrepreneuriat privé et promouvoir des activités génératrices de revenus, notamment pour les femmes et les jeunes afin de résorber le désoeuvrement. Ceci renforcera le rattachement des populations à leur terroir et diminuera les migrations et départs massifs en exode ;
• développer des infrastructures de base,
• promouvoir des actions d’amélioration des moyens d’existence des communautés en vue de sécuriser les travaux agro-pastoraux, notamment dans les zones d’insécurité civile.

5) Recommandations pour mieux tirer profit de la saison des pluies
Au regard de la configuration globalement hétérogène de la saison en Afrique de l’Ouest et au Sahel, il est recommandé aux agriculteurs, éleveurs, gestionnaires des ressources en eau, projets, ONG et aux décideurs politiques de:

valoriser les situations d’excès d’eau, à travers l’exploitation adéquate des plaines inondables et des eaux de surface ;
• mettre en place des dispositifs de collecte et de conservation des eaux de pluie pour la continuité des usages agricoles et domestiques en saison sèche ;
• investir davantage dans les cultures à hauts rendements adaptées aux conditions d’humidité et aux dates de démarrage et de fin de saison prévues notamment dans le Sahel Centre et Est (riz, canne à sucre, tubercules, etc.) ;
• soutenir le déploiement de techniques agrométéorologiques permettant d’augmenter les rendements des cultures et des plantes fourragères;
• renforcer les dispositifs d’information, d’encadrement et d’assistance agro-hydro-météorologiques aux producteurs ;
• renforcer les actions de veille sur le criquet pèlerin, notamment dans les pays de la ligne de front ;
• faciliter aux producteurs l’accès à des semences améliorées et à des intrants agricoles adaptés à leurs besoins, pour une meilleure valorisation de la saison des pluies ;
• motiver les producteurs et productrices à mieux exploiter les superficies cultivables, notamment les zones à accès difficile;
• sécuriser les revenus des producteurs agricoles, en promouvant la souscription à des assurances agricoles indicielles.
• renforcer les mécanismes de coordination interministérielle afin de répondre plus efficacement aux impacts liés aux conditions Agro-hydro-climatiques.
Enfin, il est recommandé aux utilisateurs des différents secteurs d’être attentifs aux mises à jour de ces prévisions saisonnières qui seront faites par AGRHYMET CCR-AOS et les services météorologiques et hydrologiques nationaux, tout au long de la saison des pluies.

CILSS : 18 Techniciens supérieurs en agrométéorologie ont soutenu à AGRHYMET CCR-AOS

Publié le 5 novembre 2025

Du 20 au 22 octobre 2025 à Niamey (Niger), 18 étudiants du cycle de techniciens supérieurs en agrométéorologie (TSA) du Département de Formation et Recherche d'AGRHYMET ont soutenu leurs mémoires de fin de cycle après deux (02) ans de formation théoriques et pratiques. Leurs capacités ont été ainsi renforcées pour appuyer la production de services climatiques en agriculture afin de contribuer à l’aide à la décision sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des pays CILSS/CEDEAO.

Cette formation de la promotion 2023-2025 a été rendue possible grâce au financement de la Banque mondiale à travers les coordinations nationales du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo. M. Mallé Zana Timothée et Mlle Wandaogo Alimata Sadiatou font partie de cette promotion sortante TSA.

Mallé Zana Timothée, de nationalité malienne, a brillamment soutenu son travail sous le thème : « Autonomisation de la transmission des données agrométéorologiques. Cas de la station de Selingué au Mali ». Devant le jury présidé par le Pr Sanoussi Atta, Chef du Département Formation et Recherche, Timothée a présenté le développement d'une application web innovante assurant la saisie, la validation et la transmission automatique des données météorologiques observées à la station de Selingué, où il travaille depuis plus de 8 ans. Cette solution digitale permettra de réduire les erreurs, d'optimiser l'exploitation et d'accélérer la transmission des données. Le jury a vivement apprécié la qualité de cette recherche et a attribué à l'impétrant la mention BIEN (15,5/20).

Wandaogo Alimata Sadiatou, de nationalité burkinabè, a brillamment soutenu son rapport de Technicien supérieur en agrométéorologie sous le thème : « Analyse de la variabilité des paramètres agroclimatiques, risques pour la production céréalière et influence sur la vigueur végétative. Cas de la commune de Ouargaye au Burkina Faso ». L'impétrante a expliqué au jury que l'objectif global de sa recherche est de contribuer à une meilleure connaissance des indicateurs agroclimatiques de la saison agricole afin d'améliorer la gestion des risques climatiques pour l’agriculture dans la commune rurale de Ouargaye. Le jury, présidé par le Dr Issa Garba, Chef du Département Gestion des Ressources Naturelles d'AGRHYMET, a salué la qualité du travail de recherche et particulièrement l'approche méthodologique, jugée rigoureuse et solide.

Les impétrants ont exprimé leur gratitude à la Banque mondiale à travers les Coordinations nationales du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) – Burkina Faso, Mali, Niger et Togo qui leur a permis de renforcer leurs capacités pendant deux ans dans cette institution sous-régionale.

Sauvegarde environnementale et sociale, Genre, VBG, qualité, hygiène, santé et sécurité au travail : le personnel du CILSS se forme pour un cadre professionnel davantage sain, responsable et durable

Publié le 2 octobre 2025

Organisée du 22 au 25 septembre 2025, cette session de formation a permis au personnel du CILSS de consolider ses connaissances sur le cadre de gestion environnementale et sociale, les principes de genre, le mécanisme de gestion des plaintes, ainsi que les bonnes pratiques en matière de Qualité, Hygiène, Santé, Sécurité et Environnement (QHSSE). L’initiative a été soutenue par la composante 1 du Programme de Résilience des Systèmes Alimentaires (FSRP) et le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase 2 (PRAPS-2).

Les modules interactifs animés par les experts(e)s en charge du genre et de la sauvegarde environnementale du PRAPS-2 et de la composante 1 du FSRP, appuyés par un consultant, sont centrés sur le cadre de gestion environnementale et sociale, les notions de genre et de violences basées sur le genre, le mécanisme de gestion des plaintes, ainsi que les exigences et les bonnes pratiques en matière de QHSSE. Cette formation permettra de renforcer la culture organisationnelle du CILSS autour de la protection des travailleurs et de l’environnement, de la sécurité, du bien-être et de la performance globale.

Le Secrétaire Exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye MOHAMADOU, a salué l’initiative de ce renforcement des capacités et établi sa cohérence avec la politique de gestion et de développement des ressources humaines de l’institution, axée sur la préservation de la sécurité, de la santé et de la qualité de vie au travail. Il a relevé le caractère impératif de la démarche et marqué sa disponibilité à accompagner l’intégration opérationnelle des notions développées.

Les participants ont recommandé la réalisation d’un diagnostic des risques susceptibles d’impacter le cadre professionnel, suivi de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un plan d’actions. 

AGRHYMET CCR-AOS : lancement d’une Salle de veille régionale pour 17 pays de l’Afrique de l’Ouest et le Sahel

Publié le 4 août 2025

AGRHYMET Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET CCR-AOS) a officiellement lancé, ce 30 juillet 2025, la Salle de veille régionale sur les Extrêmes climatiques, hydrologiques et environnementaux, baptisée « Dr Mahalmoudou Hamadoun », en hommage au regretté Directeur Général de l’institution (2021-2024).

La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée dans les locaux d’AGRHYMET (Niamey) sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre de la République du Niger et sous la tutelle du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage. Elle a réuni plusieurs invités de marque dont les 34 directeurs des services météorologiques et hydrologiques des 17 pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, les représentants des six organisations des bassins de la région, des représentants des organisations intergouvernementales, les représentants des partenaires techniques et financiers du CILSS, etc. Le Conseiller technique, Représentant le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Yacouba Bouda, avant de procéder à l’inauguration officielle de la Salle de veille régionale, a insisté sur son importance en ce sens qu'elle sera « un œil vigilant permettant à nos pays de détecter, d’analyser et d’anticiper pour des alertes précoces efficaces face aux risques de catastrophes hydrologiques, climatiques et environnementaux, sur la base des prévisions de qualité. »

Le Secrétaire Exécutif du CILSS a salué l’aboutissement de la salle de veille régionale permettant de renforcer les capacités de la région sahélienne et ouest-africaine à faire face aux défis climatiques émergents. Pour Dr Abdoulaye Mohamadou, ce nouvel outil renforcera le lien entre la science et la prise de décision pour une meilleure connaissance des risques et des réponses coordonnées et efficaces. Il a souligné que la salle de veille est dotée d’équipements de pointe, animée par une expertise technique et scientifique de haut niveau et arrimée à des plateformes digitales modernes alimentées en temps réel par des données de très haute qualité. La salle de veille régionale fournira les données et produits nécessaires aux dispositifs nationaux pour renforcer la prise de décision éclairée par des informations crédibles.

L’inauguration de la Salle de veille régionale d’AGRHYMET CCR-AOS constitue un tournant décisif dans la gestion anticipative des risques climatiques et permettra de promouvoir le partage des données et des expertises. La mise en place de la salle de veille a bénéficié de l’appui de la Banque Mondiale dans le cadre de la mise en œuvre de la Composante 1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) et du projet « Accelerating Impacts of CGIAR Climate Research for Africa » (AICCRA), deux projets régionaux en faveur de la recherche et l’action climatique.

Forum PRESASS 2025 à Bamako : l’édition de tous les records

Publié le 3 juin 2025

Bamako, capitale malienne, a accueilli du 5 au 9 mai 2025 une édition exceptionnelle du Forum PRESASS, consacrée aux prévisions saisonnières pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Cette édition après 20 ans d’exercice, a battu plusieurs records en termes de participation, d’innovation technologique, d’implication communautaire et de diffusion des résultats. Un jalon majeur pour la résilience climatique dans la région, grâce à l’appui du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FRSP) Composante 1 financée par la Banque mondiale.

Une participation historique

Jamais dans l’histoire du Forum PRESASS — initié dans les années 2000 — une édition n’avait rassemblé autant de participants. Avec plus de 280 participants venus des 17 pays membres de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, le rendez-vous de Bamako a dépassé les attentes

Cette affluence record est d’autant plus significative qu’elle traduit une dynamique régionale forte de coopération autour de la gestion des risques climatiques. Experts des services météorologiques et hydrologiques nationaux, chercheurs, représentants d’institutions régionales, organisations paysannes et représentants de la société civile, acteurs humanitaires, journalistes et communicateurs, se sont donnés rendez-vous pour donner corps à une vision commune : anticiper pour mieux agir. « Cette participation massive est le reflet d’une prise de conscience collective que l’information climatique n’est pas un privilège, mais une nécessité », a indiqué Dr. Agali Alhassane, Expert Agrométéorologue et coordonnateur de la composante 1 du FRSP.

Des services numériques innovants au cœur du forum : l’IA pour améliorer les prévisions

L’édition 2025 du Forum PRESASS à Bamako a marqué un tournant décisif dans l’évolution des prévisions saisonnières en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Pour la première fois, l’Intelligence artificielle prend une place majeure au sein de l’arsenal des outils de prévision utilisés dans le forum. Cela a été possible grâce à des sessions de formation intensives organisées avant le forum pour renforcer les capacités des experts nationaux sur une nouvelle génération de prévisions saisonnières, reposant sur des approches objectives, en rupture avec la démarche consensuelle traditionnelle souvent marquée par des jugements d’experts considérés comme subjectifs du fait de non leur reproductibilité par des tierces.

Grâce aux appuis du projet AICCRA (Accelerating the Impacts of CGIAR Climate Research for Africa) et FSRP (Food System Resilience Program), financés par la Banque Mondiale, cette transition vers des prévisions objectives s’est concrétisée par le développement et la mise en œuvre d’outils innovants comme WASS2S (West-African and Sahel Seasonal to Sub-seasonal), qui automatisent les méthodes statistiques classiques tout en intégrant les potentialités de l’intelligence artificielle (IA), notamment du Deep Learning.

Ces nouveaux outils interviennent à la fois dans la correction des biais des sorties des modèles de prévision des centres climatiques mondiaux grâce à des algorithmes d’apprentissage, dans l’élaboration des prévisions spécifiques, mais aussi dans la combinaison des approches traditionnelles et ceux de l’intelligente artificielle. Le processus est désormais automatisé, traçable et reproductible : n’importe quel climatologue, quel que soit son pays, peut appliquer la même méthodologie et obtenir les mêmes résultats. Bien que cette approche ne soit pas encore officiellement lancée, le forum de Bamako a permis son utilisation test par un grand nombre de climatologues. Le lancement officiel est prévu très prochainement avec la participation des directeurs des services météorologiques et hydrologiques nationaux, afin de marquer officiellement l’adoption institutionnelle de cette nouvelle génération de services de prévisions saisonnières.

Ces innovations placent désormais l’intelligence artificielle au cœur du processus de prévision saisonnière en Afrique de l’Ouest et au Sahel, ouvrant la voie à des services climatiques plus fiables, reproductibles, transparents et adaptés aux besoins des utilisateurs finaux. Le Forum PRESASS 2025 marque ainsi l’avènement d’une ère nouvelle où les services climatiques innovants pour renforcer davantage la résilience des populations sahéliennes et ouest-africaines.

Coproduction de l’information climatique : les utilisateurs s’engagent pleinement

L’un des aspects sur lesquels cette édition a particulièrement mis l’accent était l’implication directe des utilisateurs dans le processus de coproduction dans l’interprétation des produits de prévisions saisonnières et de l’élaboration du communiqué final et des recommandations. Agriculteurs, éleveurs, gestionnaires des ouvrages hydrauliques, d’énergie hydroélectrique, agents de développement communautaire et représentants des organisations paysannes, les hommes et les femmes des médias ont participé activement aux groupes de travail aux côtés des scientifiques. « On a enfin senti que notre voix comptait, que les conseils prenaient en compte nos réalités locales », a témoigné un agriculteur malien ayant été le premier à solliciter les informations climatiques à Mali Météo.

Cette démarche participative a permis d’enrichir les informations des prévisions avec les perceptions locales, d’adapter les messages aux réalités du terrain, et de co-élaborer des conseils agro-hydro-climatiques basés à la fois sur les sciences modernes et les savoirs endogènes.

Une large diffusion des résultats : la prévision au service de tous

L’une des forces de cette édition a été la qualité et la portée de la communication autour des résultats du forum. Le communiqué final du forum de prévisions saisonnières a été traduit en anglais, puis partagé avec l’ensemble des acteurs à travers via les télévisions, radios, presse écrite, et les plateformes numériques (sites web, réseaux sociaux etc.) au niveau national et régional, ce qui a permis de toucher de multiples bénéficiaires.

Ces résultats ont été relayés par certaines radios communautaires partenaires qui ont traduit les informations dans plusieurs langues nationales. « Le PRESASS 2025 a permis une meilleure appropriation des informations climatiques par les populations. Dans mon pays, presque tout le monde connaît désormais la tendance de la saison à venir », a déclaré un journaliste du Niger.

Cette stratégie de communication inclusive, associée aux ateliers de restitution organisés par les pays (voir tableau) favorise une diffusion large des prévisions climatiques, renforçant la prise de décision à tous les niveaux : des autorités nationales aux ménages agricoles.

 


 

Quelques exemples de pays ayant tenu des ateliers de restitution 
Burkina FasoLe 6 mai 2025 
MaliLe 25 Avril et le 7 mai 2025 
NigerLe 16 mai 2925 
SénégalLe 15 mai 2025 

Le soutien décisif du FSRP : une colonne vertébrale financière et logistique

Si le Forum PRESASS 2025 a atteint ce niveau d’envergure, c’est en grande partie grâce à l’appui stratégique de la Composante 1 du Food System Résilience Program (C1 FSRP) financé par la Banque mondiale. Le FSRP a permis : i) la prise en charge de la participation et de la logistique pour plusieurs délégations nationales ; ii) le financement des plateformes numériques utilisées lors du forum ; iii) la production de supports techniques et de communication. Au-delà du financement, le FSRP s’est aussi positionné comme un moteur de coordination multi-acteurs, facilitant la synergie entre AGRHYMET CCR-AOS, l’ACMAD, les Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux (SMHN) des 17 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, les Organismes des bassins fluviaux et les représentants des plateformes d’interface utilisateurs (des secteurs de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des ressources en eau et réduction des risques des catastrophes, de la sécurité climatique). Il convient de saluer l’articulation stratégique entre AICCRA et FSRP, deux projets financés par la Banque Mondiale, où le premier assure la promotion et l’appropriation des innovations en matière de services climatiques, afin de créer un catalyseur permettant au second de booster ses investissements.

Conclusion

Le Forum PRESASS 2025 de Bamako a non seulement battu des records de participation, mais il a surtout posé de nouveaux jalons pour la résilience climatique en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Il a démontré que : i) l’intégration technologique (notamment l’IA) dans les services climatiques est un créneau promoteur ; ii) la co-production garantit des prévisions plus pertinentes et utilisables ; iii) le soutien financier bien structuré, comme celui de la Banque Mondiale (travers les projets FSRP et AICCRA) et de la BAD (à travers le projet P2RS), est un levier important pour la mobilisation des acteurs et la durabilité du process ; iv) une communication adaptée, axée sur l’utilisation des services est essentielle pour transformer une prévision en action anticipatoire.

Après le forum régional de Bamako, les pays se sont mobilisés pour prendre le relais en procédant à des sessions de restitutions nationales. Bamako 2025 augure une nouvelle ère pour les prévisions en Afrique de l’Ouest et au Sahel en maximisant sur l’IA et en faisant de la coproduction et la co-diffusion le chemin le plus efficace vers l’impact.

Renforcement du programme académique de l’AGRHYMET CCR-AOS : des réflexions tenues à Dakar

Publié le 18 février 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Programme de Résilience du Système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), AGRHYMET CCR-AOS/CILSS a organisé en collaboration avec Walker Institute, du 21 au 26 juillet 2024 à Dakar (Sénégal), un atelier de co-développement de modules de formation et de validation d’outils d’évaluation de l’impact des formations. Walter Institute est affilié à l’University de Reading et est basé en Angleterre. Des modules ont été co-développés pour mettre à jour les formations du Département Formation et Recherche (DFR) d’AGRHYMET CCR-AOS et des formulaires en ligne ont été conçus pour permettre l’évaluation des formations.

Cet atelier organisé en présentiel est l’aboutissement de plusieurs sessions virtuelles de collaboration avec Walker Institute. Il a permis de renforcer le programme de formation du Centre AGRHYMET CCR-AOS en coproduisant un contenu final. Les experts ont aussi formulé des recommandations en vue de mettre en place un programme à long terme d’AGRHYMET CCR-AOS/CILSS y compris l’organisation d’écoles d’été.

Les participants des deux institutions à la rencontre de Dakar ont défini une feuille de route pour la suite de leur collaboration. Pour rappel, la composante 1 du FSRP est intitulé « Services de conseil numérique pour la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires » et est financée par la Banque mondiale. Le volet des formations est intégré dans la composante 1 et est consacré dans un rôle capital.

Le Centre Régional AGRHYMET CCR-AOS convie ses partenaires à des échanges techniques régionaux pour une mise en œuvre réussie de la Composante 1 du FSRP

Publié le 18 février 2025

La Composante 1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FRSP), sous la coordination d’AGRHYMET CCR-AOS/CILSS, a organisé du 1er au 6 juillet 2024 à Accra (Ghana), deux rencontres techniques régionales, respectivement avec les pays bénéficiaires francophones et anglophones : Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Tchad, Togo, Sénégal et Sierra Leone. Au total, une cinquantaine de personnes ont pris part à ces deux rencontres.

Les deux rencontres régionales ont passé en revue la mise en œuvre de la composante 1 du FSRP qui portent sur les services de conseils numériques pour la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires. Aux cérémonies officielles de ces rencontres, le Chef de département « Climat, Eau et Météo » d’AGRHYMET CCR-AOS a souligné l’importance de ces cadres qui permettent de se trouver à la fois avec les coordinations du FSRP (régionale et nationales), mais surtout avec les services techniques en charge de la mise en œuvre du Projet. « Ces rencontres permettront aux coordinations du FSRP de mieux comprendre les besoins des services techniques et de les prendre en compte dans la planification », a déclaré Dr Abdou Ali. Le Coordonnateur national de FSRP du pays hôte, Osei Owusu Agyeman, a souligné la nécessité de la collaboration entre tous les acteurs : « Nous devons tous nous associer pour lutter contre l’insécurité alimentaire. C’est pourquoi nous nous sommes réunis ».

A travers des sessions plénières et des discussions de groupe, ces rencontres ont permis de partager les expériences entre pays. Il ressort des interventions que des succès ont été enregistrés toutefois des défis restent à être relevés. Les échanges ont aussi permis de mieux s’imprégner des activités d’AGRHYMET CCR-AOS à travers la présentation de la brochure par le Coordonnateur Dr Agali Alhassane du « Guide sur les services ». Les échanges ont permis de disposer une compréhension commune des indicateurs de suivi et d’évaluation du Programme.

Par ailleurs, l’équipe de mission de la composante 1 de FSRP a recueilli les besoins institutionnels des participants par pays. Ces besoins se focalisent essentiellement sur les formations techniques à la carte ou de longue durée suivant les thématiques des offres d’AGRHYMET CCR-AOS/CILSS. Avant de terminer chaque rencontre, des recommandations ont été formulées par les participants. L’une de celles-ci à l’endroit d’AGRHYMET CCR-AOS portent sur l’organisation périodique des rencontres techniques régionales avec les pays bénéficiaires. 

Renforcement des capacités du personnel du Centre régional AGRHYMET CCR-AOS sur le Genre et la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG)

Publié le 18 février 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP), il a été organisé, du 24 au 26 juin 2024 à Niamey/Niger, un atelier de renforcement de capacités du personnel d’AGRHYMET CCR-AOS, institution spécialisée du Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) basée à Niamey. Cette formation in situ a porté sur le thème : « Prise en compte du genre et des Violences Basées sur le Genre (VBG) des Abus et Exploitations Sexuels (AES) et harcèlements Sexuels (HS) dans l’élaboration des projets et programmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Elle a été organisée dans le cadre de la composante 1 de FSRP intitulée « Services de conseil numérique pour la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires » mise en œuvre par AGRHYMET CCR-AOS avec le financement de la Banque mondiale. L’objectif vise à contribuer à l’élimination des inégalités entre les hommes et les femmes dans les activités des secteurs agricoles et climatiques, cette importante formation a enregistré la participation d’une vingtaine d’experts d’AGRHYMET CCR-AOS actifs dans la conception et à la mise en œuvre des projets et programmes au bénéfice des communautés ouest-africaines et sahéliennes.

A la cérémonie d’ouverture, le Coordonnateur de la composante 1 du projet FSRP, Dr Alhassane Agali, a souhaité la bienvenue aux participants. Il a souligné que les questions des sauvegardes environnementales et sociales, en général et des VBG et AES/HS, en particulier sont bien inscrites dans l’agenda d’AGRHYMET CCR-AOS comme d’importantes normes de performance pour la sécurité des acteurs et bénéficiaires de ses interventions dans les pays de l’Afriques de l’Ouest et du Sahel. Le mot d’ouverture de l’atelier de formation a été prononcé par le Pr Atta Sanoussi, Chef du Département Formation et Recherche (DFR), Représentant le Directeur Général d’AGRHYMET CCR-AOS. Dans son allocution, Pr Sanoussi a mentionné la pertinence de l’activité qui s’inscrit dans la politique Genre du CILSS et a félicité la composante 1 du projet FSRP pour le choix de la thématique et de l’approche pédagogique.

L’atelier a été animé conjointement par Dr Mariame Maïga, Conseillère régionale Genre et Développement Social au CORAF (Sénégal) et l’Experte en prévention, lutte et atténuation des VBG du FSRP, Mme Assétou Kaboré (Niger) basée à AGRHYMET CCR-AOS. A l’issue de l’atelier, les participants ont manifesté leur satisfaction vis-à-vis des nouvelles connaissances acquises en lien avec le Genre et les VBG. En effet, les formatrices ont clarifié les notions de Genre et de VBG en lien spécifiquement avec la sécurité alimentaire et nutritionnelle, un domaine vital pour les femmes et les hommes exposés aux affres du changement climatiques dans la sous-région. 

AGRHYMET Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET CCR-AOS) renforce les capacités de son personnel sur les notions de Qualité, Hygiène, Santé, Sécurité et Environnement au travail

Publié le 18 février 2025

Quarante (41) participants dont 08 femmes, tous membres du personnel du Centre régional AGRHYMET CCR-AOS se sont familiarisés avec les notions de « Qualité, Hygiène, Santé, Sécurité et Environnement (QHSSE) au travail » du 6 au 9 mai 2024 à Niamey au Niger. Cette formation en format hybride (en présentiel et en ligne) a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale.

A la cérémonie officielle d’ouverture, le 6 mai, le Responsable de la Composante 1 du FRSP, Dr Alhassane Agali, a souhaité la bienvenue aux participants et a situé le contexte de cette rencontre inscrite dans la mise en œuvre des activités de sauvegarde environnementale et sociale y compris les Exploitations, Abus Sexuels et Harcèlement Sexuel (EAS/HS). Le Directeur Général de l’AGRHYMET, représenté par Dr Abdou Ali, Chef du Département Information et Recherche, a salué la pertinence de la thématique et a encouragé les participants à en tirer le meilleur parti.

Les modules ont porté essentiellement sur la règlementation et les risques en matière QHSSE. Au cours de la formation, le chef de l’Unité de Management et des Ressources humaines du CILSS, a présenté le système d’évaluation des performances du personnel du CILSS. La formation a connu une participation active et a lié la pratique à la théorie à travers la visite orientée du laboratoire d’entomologie et la salle TELECOM de AGRHYMET.

La QHSSE fait référence à un ensemble de disciplines et de pratiques mises en place dans les organisations pour assurer un environnement de travail sûr, sain, respectueux de l’environnement et de haute qualité.

Cette formation contribuera à apporter des bénéfices considérables aux apprenants, à la fois en termes de sécurité, de santé, de compétences et de bien-être, tout en contribuant positivement à l'efficacité et à la réputation du centre régional AGHHYMET. C’est pourquoi le Directeur Général du centre régional AGRHYMET, Dr Mahalmoudou Hamadoun Maiga, n’a pas manqué de saluer les résultats atteints tout en exhortant les travailleurs bénéficiaires de cette formation à mettre en pratique les connaissances acquises pour le rayonnement du Centre AGRHYMET CCR-AOS. 

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