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Sénégal : Fermes agricoles modernes, les travaux d’aménagement officiellement lancés à Taif, Mbayenne et Niakhène

Publié le 14 mars 2026

Dans le cadre du programme d’aménagement de 1 000 hectares de fermes agricoles modernes dédiées aux coopératives agricoles communautaires, le FSRP-SN a procédé en Février, à la remise officielle des sites aux entreprises en charge des travaux d’aménagement dans les communes de Taif (région de Diourbel) et Mbayenne et Niakhène (région de Thiès).

La remise des sites aux entreprises s’est tenue en présence des autorités administratives et territoriales, des services techniques déconcentrés, des bénéficiaires et des représentants des coopératives, qui ont contribué à la mobilisation et à la sécurisation foncière des sites.

Réparties en 50 fermes de 20 hectares, elles sont subdivisées en parcelles de 1ha, principalement destinées aux jeunes et aux femmes agripreneurs, afin de promouvoir l’entrepreneuriat agricole et dynamiser l’économie rurale.

Les travaux d’aménagement prévoient notamment la réalisation de forages, l’installation de systèmes d’irrigation modernes (pivot, goutte-à-goutte et aspersion), la construction de bassins de stockage d’eau, de serres agricoles, ainsi que de bâtiments multifonctionnels pour les coopératives. Les sites seront également sécurisés par des clôtures et équipés d’infrastructures destinées à l’élevage (aviculture, embouche ovine et caprine).

Le système de pompage reposera principalement sur l’énergie solaire et thermique (groupe électrogène en appoint), réduisant les coûts d’exploitation et l’empreinte carbone.

En parallèle, un dispositif d’appui à la mise en valeur sera déployé, avec la mise à disposition de conseillers agricoles et des sessions de formation pour accompagner les bénéficiaires vers une exploitation performante et durable.

Portée par le Ministère de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de la Souveraineté alimentaire, cette initiative vise à moderniser la production agricole, créer des emplois pour les jeunes et les femmes et renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal.

Un vent d’espoir pour les producteurs

Lors de la remise des sites, les représentants des coopératives et les producteurs ont exprimé leur enthousiasme et leur espoir face à ces investissements structurants qui devraient transformer durablement les conditions de production agricole dans ces localités.

Pour de nombreux jeunes et femmes ruraux, ces fermes modernes représentent une opportunité concrète d’accès à la terre, aux équipements modernes et à des revenus durables.

La mise en œuvre de ces infrastructures sera assurée par l’ANIDA, en étroite collaboration avec les autorités administratives et territoriales, les services techniques déconcentrés (DRDR, ANCAR, SDDR, DREEC, etc.) et les organisations de producteurs.

À travers cette initiative, le PRSA/FSRP-SN contribue activement à moderniser l’agriculture, renforcer la résilience des systèmes alimentaires et accélérer l’atteinte de la souveraineté alimentaire au Sénégal.

Sénégal : Une forte mobilisation des acteurs régionaux après la tournée nationale du FSRP sur le financement à coûts partagés (Matching Grant)

Publié le 7 septembre 2025

Le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA/FSRP) du Sénégal poursuit sa marche vers l’opérationnalisation du mécanisme de financement à coûts partagés (Matching Grant). Après la tournée nationale d’information et de sensibilisation organisée dans les treize (13) régions du Sénégal, la dynamique est désormais bien lancée. Les promoteurs privés, producteurs, éleveurs, jeunes et femmes, ainsi que les services techniques et les autorités locales, se sont fortement mobilisés pour saisir les opportunités qu’offre le programme. A date, plus de dix mille (10 000) dossiers de soumission de sous-projet ont été déjà enregistrés.

Au-delà des chiffres, la tournée a révélé une mobilisation sans précédent des communautés, des services techniques et des autorités locales. Le Matching Grant du FSRP s’impose désormais comme un outil concret et inclusif, favorisant la participation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs privés.

Le financement à coûts partagés du FSRP Sénégal est un mécanisme innovant qui appuie les producteurs, éleveurs, jeunes entrepreneurs et PME, les coopératives, à travers trois (03) guichets adaptés à leurs besoins.

Le premier guichet cible les petits sous-projets avec une subvention de 70% (et jusqu’à 80% pour les femmes et les jeunes) afin de faciliter l’accès aux intrants, à l’eau, aux infrastructures, à l’énergie et aux équipements de base.

Le deuxième accompagne, les PME et les jeunes porteurs de projets de transformation, production, stockage ou services agricoles innovants, avec une contribution de 50 % de l’investissement.

Enfin, le troisième guichet soutient les projets de plus grande envergure avec une subvention de 30%, favorisant la modernisation et la compétitivité du secteur agro-sylvo-pastoral.

Une dynamique nationale enclenchée après la tournée d’information du FSRP

L’unité de gestion du FSRP, accompagnée de ses partenaires stratégiques à savoir le Fonds d’Appui au Développement du Secteur Rural (FADSR) et le Fonds de Stabulation (FONSTAB), a rencontré les acteurs clés dans les 13 régions afin de d'informer et de diffuser largement le mécanisme mais aussi et surtout de créer une mobilisation citoyenne autour des guichets, des critères d’éligibilité et des modalités de soumission. 

Pour toucher le plus grand nombre, la stratégie de communication a combiné des rencontres d’information, des réunions ciblées, des passages dans les médias nationaux – télévision, radio, presse écrite et en ligne, des émissions en langues locales sur les radios communautaires, – ainsi qu’une présence active sur les réseaux sociaux. Cette approche multicanale a permis de renforcer l’adhésion et de clarifier les conditions d’accès au financement. Les acteurs rencontrés ont pris l’engagement d’être des relais dans leurs territoires respectifs afin que nul ne soit laissé en marge du processus. En plus, l’UGP a déroulé une série de concertation avec les acteurs des chaines de valeur notamment les collèges des producteurs et des transformateurs de l’oignon et l’interprofession avicole pour recueillir leurs problématiques en vue d’une meilleure prise en charge des contraintes.   

Des résultats tangibles : Plus de 10 000 de dossiers déjà reçus

Au sortir de la tournée, le constat est clair : les communautés locales sont mobilisées, les services techniques régionaux jouent pleinement leur rôle, et un flux continu de dossiers de sous-projets témoigne de la pertinence et de l’adhésion au mécanisme.

Les premiers résultats sont encourageants. Les services techniques déconcentrés reçoivent régulièrement des dossiers de sous-projets. A la suite de la publication des appels a projet des guichets 2 et 3, plus de dix mille (10 000) dossiers sont déjà reçus au niveau des Services départementaux de l’agriculture et de l’Elevage. Ces structures assurent un premier filtre de conformité, avant transmission au Comité national, qui statuera sur l’éligibilité des premiers bénéficiaires.

Cette dynamique démontre l’appropriation du mécanisme par les acteurs, mais aussi la confiance placée dans le FSRP comme levier de relance et de modernisation du secteur agro-sylvo-pastoral.

Au-delà des chiffres, la tournée a révélé une mobilisation sans précédent des communautés, des services techniques et des autorités locales. Le Matching Grant du FSRP s’impose désormais comme un outil concret et inclusif, favorisant la participation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs privés.

Sénégal/Renforcement du commerce intrarégional : les acteurs transfrontaliers outillés sur le certificat phytosanitaire harmonisé pour promouvoir la libre circulation des produits agro-sylvo-pastoraux

Publié le 3 juin 2025

Face à la faiblesse persistante du commerce intrarégional en Afrique de l’Ouest – qui ne représente qu’environ 15 % de la valeur des échanges totaux dans l’espace CEDEAO – les acteurs régionaux multiplient les efforts pour lever les barrières non tarifaires qui entravent la fluidité des échanges. C’est dans ce contexte qu’un atelier de sensibilisation sur le certificat phytosanitaire harmonisé (CPH) et les autres instruments communautaires a été organisé à Dakar par la CEDEAO, avec l’appui du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) au Sénégal.

L’atelier tenu du 20 au 23 mai et qui a réuni commerçants, inspecteurs phytosanitaires, autorités frontalières et partenaires institutionnels, visait à vulgariser l’usage du CPH, pierre angulaire de la libre circulation des produits agricoles dans l’espace communautaire. Il s’inscrit dans la dynamique régionale portée par le FSRP à travers sa composante dédiée à l’intégration des marchés alimentaires.

« Plusieurs obstacles entravent le commerce intrarégional, notamment les procédures administratives complexes, les exigences d’inspection redondantes et les réglementations incohérentes. Le certificat phytosanitaire harmonisé vise à simplifier et sécuriser ces échanges », a souligné Mouhamadou Lamine Dia, coordonnateur national du FSRP-Sénégal.

Un outil stratégique pour l’intégration régionale

Le certificat phytosanitaire harmonisé, élaboré selon les normes internationales, répond à un double enjeu : protéger la santé des consommateurs et faciliter la circulation des produits agricoles à travers les corridors commerciaux de la région. Il constitue une réponse aux entraves liées à la non-reconnaissance mutuelle des documents sanitaires entre États membres.

« Ce certificat, couplé à un guide régional d’inspection sanitaire, permettra d’unifier les pratiques entre inspecteurs, d’assurer la qualité des produits et de garantir leur libre circulation », a expliqué Justin Bayili, consultant à la Commission de la CEDEAO.

Au-delà de cet outil, le FSRP accompagne également la mise en place d’un tableau de bord régional du commerce agricole, destiné à améliorer le suivi des flux commerciaux et à orienter les décisions stratégiques. L’ambition affichée est claire : réduire les coûts, raccourcir les délais aux frontières et renforcer la compétitivité des filières agro-sylvo-pastorales.

Mobilisation des parties prenantes : une condition de réussite

La réussite de cette initiative repose sur l’appropriation des outils par les premiers concernés : commerçants, transporteurs, inspecteurs, autorités frontalières. Pour Mbaye Chimère Ndiaye, secrétaire général de la Chambre de commerce de Dakar, « l’harmonisation des documents sanitaires est un levier de compétitivité majeur pour les opérateurs économiques ». Il appelle à une mobilisation collective pour faire du CPH un véritable catalyseur du commerce régional.

Le FSRP poursuit ainsi sa mission de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires par l’intégration régionale. En levant les obstacles à la circulation des produits agricoles, le programme contribue à accroître l’accès aux marchés, améliorer la sécurité alimentaire et stimuler la croissance économique inclusive dans l’espace CEDEAO.

Sénégal : vers un vaste projet d’aménagement de 4700 ha de périmètres irrigués villageois en canaux maçonnés dans la vallée du fleuve

Publié le 3 mai 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre de la sous-composante 2.2 du FSRP « Renforcer la sécurité alimentaire régionale par la gestion intégrée des paysages (GIP) », le Food System Resilience Program, en partenariat avec la Société d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Sénégal et de la Falémé (SAED), engage un vaste projet d’aménagement de 4 700 hectares de périmètres irrigués villageois (PIV) en canaux maçonnés dans la vallée du fleuve Sénégal. 
Dans un contexte de changement climatique marqué par des crues récurrentes et des infrastructures d’irrigation souvent vétustes, ce programme d’aménagement de 4700ha de PIV par le FSRP à Saint Louis et à Matam, vise à améliorer la sécurité alimentaire notamment par le développement accru de la riziculture et des productions horticoles grâce à des infrastructures d’irrigation durables et plus efficientes.
La durabilité de ces aménagements réside en effet, dans la modernisation des systèmes d’irrigation et de drainage. Jusqu’ici, les PIV étaient alimentés par des canaux en terre, souvent fragiles et sujets aux inondations. La solution d’irrigation mise en avant dans le cadre du FSRP repose sur la construction de canaux maçonnés en béton armé (radier, poteaux et raidisseurs) pour une meilleure durabilité et efficacité.

Les canaux maçonnés, une solution pour la durabilité des PIV 
Le choix des canaux en maçonnerie comme solution d’irrigation découle de la problématique majeure relative à la nécessité d’entretien des ouvrages au niveau des périmètres irrigués villageois de la vallée. Le FSRP Sénégal a misé sur la réalisation d’un système d’irrigation qui se veut économe et durable.
Ces canaux sont constitués de parpaings en maçonnerie (parois) et d’éléments de consolidation de la structure réalisés en béton armé, tels que : la dalle de fond (radier) ; le chaînage supérieur ; les poteaux intermédiaires et les raidisseurs implantés à des intervalles définis. Sans compter les joints de dilatation pour la prévention des risques de fissuration de la structure, en cas de prévalence de tassements différentiels le long du tracé des canaux. 
Au niveau des PIV, cette solution permet aux bénéficiaires de réduire le temps d’irrigation et les pertes d’eau par infiltration, d’augmenter le débit transporté pour garantir les besoins en eau et lutter ainsi contre le stress hydrique pouvant occasionner de faibles rendements. 
Sur le plan économique, avec les canaux maçonnés, les charges d’entretien et de maintenance sont allégées du fait de la consistance de l’investissement initial, facilitant ainsi la maintenance des ouvrages par les bénéficiaires. Cette innovation avec une durée de vie d’au moins quinze (15) années, permettra également de réduire les frais liés au pompage. 
Outre l’amélioration des réseaux d’irrigation, le FSRP prévoit la sécurisation des périmètres contre les inondations grâce au renforcement des digues et à la mise en place de protections adaptées. Le renouvellement et la modernisation des équipements hydrauliques sont aussi au cœur du projet, avec l’installation de nouveaux groupes motopompes (GMP).
Avec ces 4 700 hectares dont l’étude de faisabilité est en démarrage, la vallée du fleuve Sénégal s’apprête à devenir un modèle de gestion intégrée des ressources hydriques, au service de la sécurité alimentaire et du développement rural.

Sénégal/FSRP : un lancement officiel porteur d’espoir pour la souveraineté alimentaire

Publié le 3 mai 2025

Présidée par le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, la cérémonie de lancement du Programme de Résilience du Système Alimentaire (FSRP) à Diamniadio a été marquée par une vision claire, tournée vers l’action pour la transformation de l’agriculture. Pour le Sénégal, intégré la phase 3 du FSRP se présente comme une opportunité pour bâtir un avenir agricole plus solide et durable.
Dans un contexte ouest-africain souvent fragilisé par les aléas climatiques et les tensions économiques, une lueur d’espoir a brillé avec le lancement officiel du Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) à Diamniadio. Dans son allocution de lancement, le Ministre de l’agriculture a posé un diagnostic sur les maux qui minent le secteur agricole sénégalais tels que la dépendance aux importations alimentaires, le chômage des jeunes, et les effets du changement climatique. Le FSRP représente ainsi une réponse structurée et régionale pour moderniser l’agriculture sénégalaise et renforcer la résilience des systèmes alimentaires.
Le programme vise à accroître la préparation à l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires au Sénégal, tout en contribuant à la préparation et à la gestion des crises agricoles et alimentaires, au renforcement de la résilience des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux et à faciliter le commerce de biens et d’intrants agricoles à l’intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l’Ouest. 
Pour y parvenir, le programme de résilience se déploie selon une approche multidimensionnelle, embrassant tous les aspects de la chaîne de valeur agricole. Il s’agira, entre autres, de stimuler la recherche et l’innovation, de faciliter l’accès au financement pour les producteurs, de promouvoir des pratiques agroécologiques, de renforcer les infrastructures rurales, et de favoriser l’intégration des marchés agricoles.
Le ministre a aussi souligné l’importance de « l’écoute et de la flexibilité » dont ont fait preuve la Banque mondiale et le Fida au cours des 12 derniers mois, permettant d’aligner le projet sur les nouvelles orientations du Président de la République et de mieux répondre aux besoins des acteurs du secteur agricole et de l’élevage. 
La représentante de la Banque mondiale, Aïfa Fatimata Ndoye Niane, a d’emblée souligné « l’immense potentiel » transformateur de cette entreprise collective. « Le FSRP n’est pas qu’un projet, c’est une vision partagée pour une Afrique de l’Ouest résiliente », a-t-elle déclaré avec conviction. Cette vision, portée par la CEDEAO, le CORAF et le CILSS, ambitionne de renforcer la sécurité alimentaire face aux crises récurrentes.
L’espoir suscité par le FSRP au Sénégal se nourrit également de sa récente restructuration, visant un alignement précis avec les priorités nationales, notamment la « Vision Sénégal 2050 », axée sur la souveraineté et la prospérité. « Nous avons intégré le financement des coopératives agricoles, car elles sont au cœur de la modernisation du secteur ». 
Les coopératives agricoles communautaires au cœur de la stratégie
Le succès de la transformation de l’agriculture réside dans le développement de coopératives agricoles communautaires. Ces coopératives seront des unités de base pour mutualiser les moyens de production, améliorer l’accès au financement, faciliter la formation, la formalisation, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, tout en créant des emplois massifs.
Le FSRP prévoit l’équipement de ces fermes avec des infrastructures modernes telles que des forages, des systèmes d’irrigation performants et des groupes électrogènes, ainsi que leur connexion au réseau électrique national. L’objectif est de faire de ces coopératives des « agri-innovation hubs » pour moderniser l’agriculture et l’élevage.
En ciblant également les corridors de transhumance, le programme ambitionne de développer des coopératives agricoles communautaires orientées vers l’élevage, contribuant ainsi à l’autosuffisance en viande rouge et à la transformation locale des produits, afin de freiner l’exode rural. 
Pour concrétiser cette vision, le Sénégal s’engage à développer 1.000 hectares de fermes agricoles modernes et inclusives. « J’engage tout mon département à faire de ces 1.000 hectares une vitrine de l’agriculture moderne inclusive et durable », a affirmé Mabouba Diagne qui a réitéré sa gratitude envers les partenaires financiers et techniques, soulignant leur écoute, leur réactivité et leur accompagnement stratégique. 
Prenant la parole au nom de la coordination nationale, Dr Mohamadou Lamine Dia, a mis en lumière les enjeux et les leviers d’une mise en œuvre réussie : « Ce que nous lançons aujourd’hui, ce n’est pas seulement un programme ; c’est une dynamique collective pour la transformation du secteur agricole. 
Le FSRP ne réussira que si chaque acteur, à chaque niveau, prend part à cette mission de manière responsable et coordonnée. » Il a insisté sur l’importance d’une gouvernance participative, transparente et ancrée dans les territoires, tout en saluant la flexibilité dont ont fait preuve les partenaires pour adapter le programme aux priorités nationales, en lien avec la Vision Sénégal 2050.

Sénégal : le FSRP, un levier essentiel pour la résilience du secteur de l’élevage

Publié le 22 février 2025

La 9ᵉ édition de la Journée Nationale de l’Élevage, tenue à Kaolack (Zone Centre) en février 2025, a mis en évidence les défis et opportunités du secteur au Sénégal. Cet événement qui a rassemblé divers acteurs du monde rural et particulièrement du monde éleveur a permis de dresser un état des lieux du secteur de l’élevage et de proposer des solutions durables. Parmi les initiatives structurantes, le Food System Resilience Program (FSRP) se positionne comme un levier essentiel pour transformer durablement l’élevage au Sénégal et renforcer la résilience du système alimentaire.

L’élevage occupe une place prépondérante dans l’économie sénégalaise, contribuant à la fois à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois en milieu rural. Les discussions et recommandations issues de la 9ᵉ Journée de l’Élevage ont souligné la nécessité d’un engagement fort en faveur du développement durable du secteur. En effet, plusieurs défis majeurs ont été soulevés par les acteurs du secteur, notamment le vol de bétail, l’insuffisance d’infrastructures pastorales, la raréfaction des ressources fourragères et hydriques, le besoin de renforcer la couverture sanitaire, le faible potentiel génétique des animaux et l’accès limité aux financements pour les éleveurs. Le FSRP constitue une réponse à ces défis en améliorant l’accès aux infrastructures, la santé animale, l’alimentation du cheptel, les capacités de production et de transformation et de commercialisation à travers les coopératives agricoles communautaires (CAC) et le financement des sous-projets à travers le Matching Grant (MG) et des sous-projets Gestion Intégrée des Paysages (GIP), etc.

Des investissements stratégiques dans l’élevage au Sénégal

Le FSRP est un programme régional financé à hauteur de 230 millions de dollars US par la Banque mondiale et le FIDA. À travers ses interventions, il vise à renforcer la résilience du système alimentaire en soutenant les éleveurs, en améliorant la santé animale et en modernisant les infrastructures.  A terme, les actions du FSRP au Sénégal devront toucher directement 600 000 bénéficiaires, dont 240 000 femmes, et se traduiront dans le sous-secteur de l’élevage par le financement de 1 144 sous-projets dans le domaine de l’élevage, la construction de 20 postes vétérinaires, de 2 postes d’inspection frontalière (PIF), la construction de 100 parcs de vaccination pour assurer le contrôle et la lutte efficace contre les maladies animales prioritaires. Il est aussi prévu la construction de 5 plateformes d’engraissement destinées aux bovins et porcins.

Pour accompagner la mise aux normes du secteur de l’élevage, le FSRP Sénégal prévoit la réhabilitation du Centre d’Application des Techniques d’Élevage (CATE) et la mise en place d’un centre d’incubation des produits animaux équipé pour encourager l’innovation et la transformation. Un appui est prévu pour le laboratoire national de recherches vétérinaires (LNERV) et l’unité de production de vaccins et de l’école vétérinaire de Dakar.

Afin de renforcer la modernisation du sous-secteur, 4 Centres d’Impulsion pour la Modernisation de l’Élevage (CIMEL) seront réhabilités et équipés. Le programme a prévu également la mise aux normes de laboratoires nationaux, l’acquisition de 2 Postes d’Inspection Frontaliers (PIF) qui seront construits à Kidira (frontière avec le Mali) et à Karang (frontière avec la Gambie) pour renforcer le contrôle sanitaire du cheptel.

Les « CAC Elevage », pour l’amélioration de la productivité

La Journée Nationale de l’Élevage a mis en lumière l’importance de la structuration des chaînes de valeur animales pour garantir une meilleure valorisation des produits issus de l’élevage, la mise en place d’infrastructures adaptées, l’accès à l’eau, la promotion de l’innovation technologique et des bonnes pratiques.

Le FSRP déroule avec des partenaires, un important programme qui intègre ces défis à travers la mise en place de cinquante (50) fermes agricoles modernes, dédiées aux Coopératives Agricoles Communautaires (CAC) à vocation agricole et élevage. D’un montant de 22.5 millions USD, les fermes modernes dédiées aux CAC seront réparties sur une superficie totale de mille (1000) ha et devront, entre autres, promouvoir la culture fourragère, l’accès à l’eau, la pratique d’élevage bovin, ovin, caprin, porcin et de volaille, la transformation des produits d’élevage, etc.

Les Coopératives à vocation élevage bénéficieront également de formations sur les techniques modernes d’élevage, l’amélioration génétique du cheptel et l’utilisation efficiente des ressources en eau. Ces initiatives visent à accroître la productivité et à réduire la vulnérabilité des systèmes d’élevage face aux chocs climatiques.

Le FSRP intègre également le soutien à l’organisation et la structuration des filières d’élevage afin d’améliorer l’accès des producteurs et des éleveurs aux marchés locaux et régionaux en plus des initiatives de gestion durable des terres, notamment la lutte contre la désertification et la préservation des parcours pastoraux et les pratiques de « solutions basées sur la nature (SBN) » dans les GIP. En intégrant ces pratiques, le FSRP contribue à une meilleure adaptation du secteur de l’élevage aux défis climatiques.

Une convergence d’objectifs entre le FSRP et la vision Sénégal 2050

En intégrant des actions ciblées et des investissements stratégiques, le FSRP contribue activement à la modernisation et à la résilience du secteur de l’élevage au Sénégal. Grâce à ces efforts, le programme participe non seulement à la sécurisation des revenus des éleveurs, mais aussi à l’amélioration de la souveraineté alimentaire du pays et la lutte contre le chômage des jeunes et des femmes.

Les enseignements tirés de la Journée Nationale de l’Élevage confirment la convergence d’objectifs entre le FSRP et la vision Sénégal 2050. Ils reflètent également la pertinence des actions du FSRP dans la modernisation du secteur de l’élevage au Sénégal. Par ses interventions ciblées, le programme contribue à sécuriser les moyens de subsistance des éleveurs et à garantir une production animale durable et compétitive. Son rôle demeure crucial pour assurer un système alimentaire résilient et inclusif au Sénégal.

Sénégal : financement de 50 fermes modernes de 20 hectares dédiées aux coopératives agricoles communautaires (CAC)

Publié le 15 février 2025

Dans le cadre des orientations stratégiques du Gouvernement du Sénégal en matière de souveraineté alimentaire, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA-FSRP SN) finance à hauteur de 22,5 millions de dollars la mise en place de 1000 hectares répartis sur 50 fermes modernes de 20 ha dédiées aux coopératives agricoles communautaires (CAC).

Le Sénégal fait un pas de plus vers l’atteinte de la souveraineté alimentaire grâce à la contribution du FSRP –SN qui va financer cinquante (50) fermes agricoles modernes.  Ces fermes seront dédiées aux Coopératives Agricoles Communautaires (CAC) et réparties sur une superficie totale de mille (1 000) ha dans différentes régions du Sénégal.

La mise en place des CAC constitue une initiative adossée à la Stratégie de souveraineté alimentaire (SSA) initiée par le Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage (MASAE). Elle contribue à la mise en œuvre de la vision des nouvelles autorités exprimée dans le référentiel 2050 pour « un Sénégal Souverain, Juste et Prospère » à travers une approche systémique et des efforts endogènes. Les CAC visent donc à stimuler le développement rural, créer des emplois durables à travers la mise en exploitation des fermes agricoles dotées d’infrastructures modernes.

Une coopérative agricole communautaire est une organisation collective formée par des agriculteurs et éleveurs d'un même espace communautaire, dans le but de mutualiser leurs ressources pour améliorer leurs pratiques et promouvoir le développement économique local.

Plusieurs variantes de fermes couvrant des superficies de 20 ha extensibles à 200 ha et implantées dans des communes à potentialités avérées ont été étudiées. Pour chaque ferme, la superficie sera divisée en parcelles allant de 1 à 5 hectares qui seront allouées aux bénéficiaires.

A terme, l’enjeu derrière la mise en place des CAC est de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire du pays. En effet, la réduction de la dépendance alimentaire du Sénégal constitue un enjeu majeur lié à la mise en place des CAC, si l’on sait que 1070 milliards de FCFA sont dépensés chaque année par le Sénégal en importation de denrées alimentaires, selon Dr Mabouba Diagne, Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage (MASAE) citant les chiffres de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). A l’en croire, « … un pays qui importe autant de nourriture, exporte des emplois. La souveraineté alimentaire passe par la limitation des importations et une « nouvelle approche » de développement agricole... ».

Le FSRP SN, pour impulser les CAC à travers les agences d’exécution !

Cette nouvelle approche dans la modernisation des systèmes d'exploitation agricole et pastorale se veut un exemple de partenariat réussi entre le FSRP SN, la tutelle, les services techniques, les partenaires financiers et les collectivités territoriales. C’est ainsi qu’à la suite de la mission de supervision de la Banque Mondiale tenue en novembre 2024, et conformément aux orientations du Gouvernement du Sénégal, il a été retenu de procéder à la restructuration du FSRP afin d’impulser la création des CAC en relation avec l’Agence Nationale d’Insertion et de Développement Agricole (ANIDA) et la Direction des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels (DBRLA).

L’objectif visé à travers ce partenariat est de réaliser trente (30) fermes de vingt (20) ha par l’ANIDA (600ha) et vingt (20) fermes de vingt (20) ha par la DBRLA (400ha). Les activités à financer vont porter sur la réalisation de fermes agricoles, d’élevage ou intégrées, équipées de forages avec des systèmes d’irrigation (pivot, goutte à goutte, aspersion) au solaire et au groupe électrogène d’appoint pour le pompage intégrant des bassins de reprise pour sécuriser l’approvisionnement en eau. Les fermes seront également équipées de magasins de stockage modernes, de serres et d’autres infrastructures.

Un comité technique multiacteurs mis en place par le Ministère de l’agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage travaille sur la modélisation des CAC et propose d’y intégrer les aspects de mécanisation. En outre, les agences d’exécution du FSRP SN ont recommandé la mise en place de fonds de roulement et des services de conseil agricole permettant le suivi et la planification des activités de production agricole et animale.

L’ANIDA et la DBRLA jouent un rôle clé dans l’identification des sites, la conception des périmètres agricoles et d’élevage modernes et l’accompagnement technique des coopératives bénéficiaires, en rapport avec la tutelle, le comité technique et le FSRP SN. A ce jour, le processus d’identification des sites est en cours, en étroite collaboration avec les maires des communes concernées.

Pour la livraison des CAC, le FSRP et ses deux agences d’exécution comptent s’appuyer sur le capital expérience des AGEX et les acquis de projets d’irrigation. Les premières étapes franchies par le Comité technique démontrent que les bases sont solides pour transformer cette ambition en réalité. Le FSRP SN, en accompagnant ce projet, confirme ainsi son rôle de catalyseur dans le renouveau agricole sénégalais.

Sénégal : Les bases d’une collaboration renforcée avec les structures de mise en œuvre du FSRP au centre d’une rencontre à Dakar

Publié le 5 octobre 2024

Une étape importante vient d’être franchie dans la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA ou FSRP en anglais) au Sénégal. Quelques mois après son opérationnalisation, l’Unité de gestion du FSRP a mobilisé les structures de mise en œuvre et divers partenaires clés autour d’un atelier du 24 au 25 septembre à Dakar, pour plancher sur les conventions et les protocoles d’accord devant encadrer l’exécution des activités prévues pour renforcer la résilience du système alimentaire face aux défis climatiques et économiques au Sénégal.

Cette rencontre représente une étape cruciale dans le processus de mise en œuvre du projet au Sénégal. Elle a permis de partager des informations essentielles sur les origines et les objectifs du FSRP qui consiste à « Accroître la préparation à l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans les pays participants ».

Face aux structures de mise en œuvre (SMO) du FSRP au Sénégal, le Coordonnateur national du FSRP Sénégal, Dr Mouhamadou DIA a expliqué la structuration et les modalités d’exécution du projet avant d’insister sur les résultats et impacts attendus à savoir, la réduction du nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire et le renforcement de la résilience des systèmes alimentaires.

Le projet FSRP, financé par la Banque mondiale et le FIDA, vise à renforcer la sécurité alimentaire à travers la modernisation des pratiques agricoles et la gestion durable des ressources naturelles. A ce titre, l’élaboration des conventions et protocoles d’accord avec les structures de mise en œuvre reste nécessaire pour mettre en place un cadre de travail structuré, qui permettra de coordonner efficacement, les efforts en vue d’un système alimentaire plus résilient au Sénégal.

Parmi ces structures, se trouvent des institutions publiques et privées telles que l’Agence Nationale d’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SE-CNSA), le Centre de Suivi Ecologique (CSE), la Direction de l’Horticulture (DHORT), la Direction de l’Agriculture (DA), la Direction de la Protection des Végétaux (DPV), l’Institut National de Pédologie (INP), etc.

Les interventions concerneront également des institutions académiques et de recherche telles que l’École Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA), et des fonds de soutien aux petites et moyennes entreprises agricoles, comme le Fonds National de Recherche sur l’Agriculture et l’Agroalimentaire (FNRAA) et le Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB).

A travers une convention avec le FONSTAB, il est prévu dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la sous-composante 3.3, le financement de 1268 sous-projets de petite taille dont 708 pour les jeunes et les femmes, 576 sous-projets de taille moyenne et 9 sous-projets de grande taille.

Ces conventions et protocoles qui ont ainsi fait l’objet de discussions permettront de formaliser et de renforcer les collaborations entre le FSRP et les SMO et de garantir une mise en œuvre efficace des actions sur le terrain. Il s’agit donc là d’une démarche inclusive qui assurera la cohérence et l’efficacité des actions à mener dans le cadre du FSRP pour garantir la sécurité alimentaire et la résilience du système agricole sénégalais.

FSRP/Phase 3 : le Sénégal rejoint le programme avec un appui financier de 200 millions de Dollars

Publié le 5 février 2024

Dans le cadre la mise en œuvre de l’approche programmatique multi-phases du Programme résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), la Banque mondiale a approuvé le 18 janvier 2024 un financement d’un montant de 200 millions de dollars à l’appui de la troisième phase du programme (FSRP–3) au profit du Sénégal.

Cet appui financier permet au Sénégal de rejoindre ainsi les 7 pays de la phase 1 (Burkina Faso, Mali, Niger et Togo) et de la phase 2 (Ghana, Sierra Leone et Tchad).

La mise en œuvre du FSRP au Sénégal permettra de renforcer le niveau de préparation face à l’insécurité alimentaire et d’améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans le pays de la Téranga. Le FSRP-3 offre une opportunité unique pour remédier aux principaux facteurs de l’insécurité alimentaire au Sénégal et établir la résilience de ses systèmes alimentaires. Il permettra de s’attaquer aux facteurs qui freinent une production durable, la productivité et la compétitivité, tout en favorisant l’adaptation et l’atténuation du changement climatique.

Avec plus de 600 000 bénéficiaires directs – dont 40 % de femmes, le FSRP-3 aidera à mettre en place des services de conseil numériques afin de renforcer l’efficacité de l’agriculture ainsi que la prévention et la gestion des crises alimentaires. Les bénéficiaires incluent des agriculteurs et des éleveurs, de petits producteurs et transformateurs, ainsi que des micro-entrepreneurs agricoles. Des fournisseurs de services financiers, ainsi que des institutions publiques et privées bénéficieront également de ce programme.

Le FSRP au Sénégal contribuera au renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique et des systèmes de recherche agricole. Le programme renforcera également l’environnement politique relatif à la gouvernance des paysages, la gestion intégrée afin d’améliorer la production alimentaire, la fourniture de services écosystémiques, la protection de la biodiversité mais aussi des moyens de subsistance des populations locales. Un appui sera fourni au marché alimentaire régional et à l’intégration commerciale ce qui permettra de faciliter le commerce des produits agricoles et des intrants, aussi bien à l’intérieur qu’au-delà des frontières nationales en Afrique de l’Ouest.

Comme dans les autres pays participants au FSRP, la mise en œuvre du programme au Sénégal, est une occasion de lever les obstacles au commerce alimentaire, investir pour améliorer le commerce régional et permettre la libre circulation des capitaux à travers les frontières en vue de construire la résilience des systèmes alimentaires régionaux.

Lancé officiellement le 15 juin 2022, le FSRP avec l’entrée du Sénégal accroît ainsi sa zone d’intervention dans 8 pays et le nombre de bénéficiaires directs à plus de 5 millions de personnes vulnérables. Ce programme coordonné au niveau régional par la CEDEAO implique aussi le CILSS et le CORAF et vise à accroître la préparation contre l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans les pays participants Il propose une plate-forme pour les partenariats avec de nombreuses autres institutions.

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