Aller au contenu principal
Publié le 3 janvier 2025

Le Projet de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP), en collaboration avec l'Autorité ghanéenne de normalisation, a mené une première phase d'examen des normes de produits pour les produits de la chaîne de valeur du FSRP : le riz, le maïs, le soja, le niébé et la volaille.

Cette revue visait à établir un consensus à l'échelle de l'industrie sur les normes alimentaires acceptables, en tant que mesure de consolidation de la résilience.

Les participants provenaient de différentes organisations réglementaires nationales, notamment la Ghana Standards Authority (GSA), la Food and Drugs Authority (FDA) et l'Environmental Protection Agency (EPA), ainsi que des principales directions du ministère de l'alimentation et de l'agriculture (MOFA). D'autres experts provenaient du ministère du Commerce et de l'Industrie (MOTI), du Ghana Commodity Exchange (GCX), de certains acteurs privés de la chaîne de valeur dans le domaine de l'agrégation et de la transformation des produits de base sélectionnés.

Les analyses et revues ont ciblé le riz, le maïs, le soja et la volaille, en mettant l'accent sur les exigences générales et spécifiques, conformément aux définitions, à l'hygiène, aux contaminants, aux limites microbiologiques, aux caractéristiques physiques et sanitaires, aux résidus de pesticides, aux mycotoxines, au classement, aux critères de conformité, à l'échantillonnage, aux essais, à l'emballage, à l'étiquetage et à l'entreposage, entre autres.

Le FSRP, sous l'égide du ministère de l’Alimentation et de l'Agriculture (MOFA), est financé par la Banque mondiale et coordonné par la CEDEAO, afin de mobiliser les forces nationales et sous-régionales pour réduire durablement l'insécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest. La composante 3 du projet se concentre sur la facilitation de l'intégration des marchés et du commerce, la consolidation des systèmes de réserves alimentaires et le développement de chaînes de valeur stratégiques.

L'économiste agricole de la coordination nationale du FSRP, M. Allswell Emmanuel, a expliqué que le projet fournirait une assistance technique pour évaluer l'état du régime actuel de certification des produits dans les chaînes de valeur sélectionnées, et développer un plan d'action pour l'améliorer, y compris l'amélioration des normes pour le riz, le maïs, le soja et la volaille. Les experts ont donc été chargés d'examiner les normes existantes pour s'assurer qu'elles sont adaptées aux tendances actuelles et émergentes (tant au niveau local qu'international) et d'identifier les lacunes éventuelles. Ils ont aussi examiné de manière critique le processus de mise à jour des normes actuelles, afin d'être au fait des nouvelles tendances (tant au niveau local qu'international), et de développer des programmes de sensibilisation et de formation sur les normes mises à jour et sur la manière de les respecter.

Le coordonnateur national du FSRP, M. Osei Owusu Agyeman, a souligné la nécessité de diffuser largement les résultats de l'examen des normes de produits auprès des acteurs de la chaîne de valeur et du grand public, afin d'assurer une sensibilisation de masse, une appréciation et un respect mutuel.

Pour l'Autorité ghanéenne de normalisation, parmi d'autres avantages, la conformité aux normes permet d'améliorer la gestion des risques, de réduire les coûts de production et de transaction et de renforcer la compétitivité des entreprises.

Les participants ont recommandé au FSRP d’envisager l'acquisition de certains documents de normes auprès de la GSA pour les bénéficiaires de ses projets, afin de favoriser l'adoption et le respect des normes.

Les produits examinés font actuellement l'objet de protocoles de contrôle technique à la GSA en vue d'éventuelles modifications, avant d'être approuvés pour l'adoption industrielle.