Cette visite effectuée le 13 novembre 2023 s’inscrivait dans le cadre de la coopération entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale afin d’échanger sur les principaux défis de la transformation structurelle de l’agriculture togolaise.
Elle intervient six mois après la visite du Président Banque mondiale dans le cadre de laquelle le FSRP TOGO a financé l’acquisition de 34 000 tonnes d’engrais NKP 15 15 15 au profit des producteurs agricoles.
« Je suis venue ici parce que je veux vous écouter, savoir ce qu’on peut faire différemment pour améliorer vos rendements et vos conditions de vie et de travail », a affirmé la Directrice des Opérations de la Banque mondiale, Mme Marie-Chantal Uwanyiligira lors des échanges avec les producteurs.
Une déclaration qui a posé les bases des échanges riches et fructueuses comme le témoignage Théophile Komi DZAKPA, secrétaire générale du comité de gestion de la ZAAP en ses termes « Nous sommes particulièrement marqués d’abord par la visite, ensuite par la grande ouverture et attention que nous porte la délégation. Cela nous encourage à faire davantage d’effort dans notre activité champêtre » nous a-t-il confié avant de poursuivre « La ZAAP d’Anyron sur laquelle nous sommes a été créée en 2021 et fait 60 hectares pour 88 producteurs dont 62 femmes. Au début chacun évoluait de son côté. Mais avec l’appui de nos autorités, nous sommes maintenant organisés. En trois années, les récoltes sont passées de 600 kilos à 3 tonnes à l’hectare à ce jour. Nous avons vendu 10,45 tonnes à l’agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) et avons actuellement 102 tonnes en stock pour nos besoins. En moyenne, nous avons un rendement de 3150 kg par hectare. » a-t-il relaté.
D’autres sujets ont été abordés et sont relatifs à l’amélioration des travaux agricoles, l’accès à l’eau en toute saison, le stockage et l’aménagement des pistes pour faciliter le trafic des produits.
En rappel, pour la période de 2024 à 2030, le Togo avec l’appui de la Banque Mondiale est en cours d’élaboration d’un nouveau projet dénommé « Projet de modernisation du secteur agricole » pour un montant de 100 millions de dollars US. Il portera essentiellement sur les solutions permettant de contenir durablement les effets des différentes crises alimentaires notamment celles dues au changement climatique.
Plus qu’une visite, ce fût un moment d’échanges approfondies, d’écoute et de témoignage des producteurs.