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Togo : 200 producteurs agricoles et semenciers aux journées portes ouvertes sur les parcs satellites de technologies et d’innovations de l’ITRA à Sarakawa et Dapaong

Publié le 15 janvier 2026

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP), l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) a organisé ses premières journées portes ouvertes et visites guidées sur des parcs satellites de technologies et d’innovations du 18 au 19 décembre 2025 à Dapaong et le 16 décembre 2025 à Sarakawa.

Suite au succès du premier Parc de technologies et d’innovations Agricoles (PTIA) implanté à Davié en 2023 avec l’appui du CORAF, la coordination nationale du FSRP-Togo a accompagné l’ITRA dans la mise en place des parcs satellites de technologies et d’innovations à Sarakawa (région de la Kara) et à Dapaong (région des Savanes). Ces parcs satellites encore appelés technoparcs de proximité ont été créés pour rapprocher les innovations issues de la recherche des producteurs des zones éloignées et renforcer leur adoption. Ils constituent des plateformes de démonstration, d’apprentissage de formation et de diffusion des technologies agricoles.

L’organisation de ces premières journées portes ouvertes et visite guidée a offert à près de 200 visiteurs (producteurs agricoles, semenciers, et autres acteurs du secteur), l’opportunité de découvrir et d’évaluer plusieurs variétés améliorées de cultures. Il s’agit notamment du soja (CRASS-1910P1, ITRA-SJ171), du sorgho (variétés Soubatimi et Pépé Kalé), du riz pluvial stricte (WAB0019634, WAB0019715), des légumineuses en particulier le niébé (WANG KAE), l’arachide (IS1, L-GHA ITRA-SH2, ITRA-RAF et SH470P) ainsi qu’une diversité de variétés de patate douce (Apomuden 1 et 2, Amouzoukopé, Djété Jaune). Ces technologies ont été appréciées pour leur précocité, leur rendement et leur potentiel d’adaptation aux conditions agroécologiques locales.

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Depuis 2022, plusieurs réalisations majeures ont été rendues possibles grâce à l’appui de la coordination nationale du FSRP Togo, notamment :

  • la mise en place de deux (02) parcs satellites dans les régions de la Kara et des Savanes ;
  • la conduite de tests en milieu paysan sur deux (02) campagnes agricoles (2023 et 2024) dans les six (06) régions agricoles du Togo, portant sur le riz, le maïs, le sorgho et les légumineuses (arachide, niébé, soja);
  • l’organisation des Ateliers Périodiques de Revue des Technologies (APRT) dans les six régions agricoles ;
  • le renforcement du transfert de technologies à travers le Dispositif d’Appui à la Recherche Système (DARS) de l’ITRA.

Grâce à ces interventions, les résultats suivants ont été enregistrés à ce jour :

  • Plus de 900 producteurs ont participé directement aux essais en milieu paysan, favorisant l’appropriation des technologies et des bonnes pratiques agricoles ;
  • 244 producteurs leaders avec environ 150 conseillers agricoles ont été renforcé dans l’utilisation de la plateforme digitale interactive FeSeRWAM, permettant un meilleur accompagnement des producteurs dans le choix variétal et la gestion des engrais ;
  • Près de 200 producteurs agricoles et semenciers ont activement participé aux Journées Portes Ouvertes et visite guidée sur les parcs de technologies et d’innovations de Sarakawa et Dapaong ;

L’adoption progressive de ces différentes technologies a permis aux producteurs d’enregistrer des améliorations substantielles de leurs rendements

  • Les producteurs ayant adopté les variétés améliorées de sorgho (Soubatimi) témoignent d’une augmentation notable des rendements allant jusqu’à 5 t/ha, contre environ 1 t/ha pour les variétés locales ;
  • De même, les producteurs d’arachide utilisant la variété IS1 ont vu leurs rendements passer à 2 t/ha contre 0,5 t/ha auparavant.

Ces améliorations de rendement contribuent à une hausse des revenus des producteurs, entraînant des changements positifs significatifs dans leurs conditions de vie.

Togo : 60 motoculteurs remis aux coopératives agricoles pour booster la productivité avec l’appui du FSRP

Publié le 26 décembre 2025

Dapaong, le 12 décembre 2025, le Directeur de cabinet du Ministère de l’agriculture, de la Pêche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire (MAPRASA) a procédé, au nom du Ministre, à la remise officielle de 60 motoculteurs aux coopératives agricoles de la région des Savanes.

Les 60 motoculteurs ont été acquis dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo). Ces équipements sont acquis au profit de 5 025 producteurs (dont 2 881 femmes) exploitant les ZAAP répartis dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale. L’objectif de cet appui est d’améliorer durablement l’accès aux services de mécanisation agricole, d’accroitre la productivité et de renforcer la sécurité alimentaire dans les zones ciblées.

Procédant à la remise symbolique des équipements, le représentant du Ministre a rappelé la vision du Président du Conseil, celle de faire de l’agriculture togolaise un secteur productif, à forte valeur ajoutée, créateur de richesse et moteur de croissance économique du pays. Il a exhorté les bénéficiaires à un usage responsable et rationnel des motoculteurs afin d’en garantir la durabilité, de stimuler le développement économique local et de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté.

Les motoculteurs, de types lourds et légers, sont accompagnés d’accessoires indispensables tels que les broyeurs, remorques, chariots, faucheuses, herses, épierreuses, roues cages et pièces de rechange. Leur acquisition répond aux besoins exprimés par les producteurs et s’inscrit dans une approche de gestion à coûts partagés, comme l’a souligné le coordonnateur opérationnel délégué du FSRP dans son allocution : « Ces motoculteurs seront gérés suivant une approche à coûts partagés, c’est-à-dire que les bénéficiaires contribueront à hauteur de 50 % de la valeur d’acquisition des équipements. Cela permet de garantir leur bonne utilisation, leur durabilité et la possibilité d’en acquérir d’autres à l’avenir pour des producteurs qui seront aussi dans le besoin ».

Le choix des motoculteurs résulte d’une analyse approfondie des caractéristiques des sols, dans le but de préserver leur structure et de contribuer à la restauration progressive des terres dégradées à travers des pratiques agricoles durables. Ces équipements sont également conçus pour être accessible aux femmes et aux jeunes, acteurs clés du développement agricole.

Ainsi, les Conseillers agricoles spécialisés en gestion des entreprises agricoles (CTGEA) et les bénéficiaires eux-mêmes, ont été formés à l’Institut national de formation agricole de Tové (INFA de Tové) sur l’utilisation et la gestion des équipements. Un dispositif de suivi-accompagnement est prévu afin d’assurer une exploitation optimale et durable des équipements. « Les motoculteurs que nous remettons aujourd’hui ne sont pas de simples outils, mais de véritables leviers de transformation de l’agriculture », a souligné le Coordonnateur du FSRP invitant les producteurs à en faire un usage judicieux.

S’exprimant au nom du Gouverneur de la région des Savanes, le Secrétaire général du gouvernorat, Kegbero Latifou Seigneur, a quant à lui, salué le leadership du Président du Conseil, SEM Faure E. GNASSINGBE, dont la vision et l’engagement en faveur de la paix et de la sécurité permettent aux populations de mener leurs activités agricoles dans des conditions favorables. Il a encouragé les bénéficiaires à utiliser les équipements dans un esprit de responsabilité collective afin que chaque communauté agricole en tire pleinement profit.

Outre la mise à disposition des 60 motoculteurs le FSRP a enregistré des réalisations majeures qui traduisent l’ampleur de ses interventions sur le terrain. On note :

  • la distribution des kits d’intrants composés de semences certifiées et d’engrais à 81 558 exploitants des ZAAP, dont 36 953 femmes, représentant 45,3 % des bénéficiaires.
  • La dotation de kits maraîchers (semences maraîchères certifiées, biofertilisants et outils) à 7 267 producteurs, dont 3 572 femmes (49,15 %) ;
  • Le financement de 413 sous-projets portés par des jeunes et des femmes dans le cadre du PURS, traduisant l’engagement du FSRP en faveur de l’emploi rural et de l’autonomisation économique ;
  • L’appui à la construction de 1 600 habitats d’élevage et dotation en noyaux reproducteurs pour les filières des petits ruminants et de l’aviculture ;
  • L’aménagement en cours de 4 ZAAP dans la région des Savanes, avec la construction de superstructures et de magasins de stockage.

Ces réalisations ont généré des impacts tangibles, mesurables et significatifs sur les conditions de vie et les performances économiques des bénéficiaires. Ainsi, 79,1 % des producteurs bénéficiaires de la région des Savanes déclarent une amélioration de leurs rendements agricoles ; 60,25 % des femmes bénéficiaires témoignent de l’augmentation de leurs revenus, contre 23,36 % chez les hommes. On note aussi une augmentation des revenus de +83,6 % dans les régions des Savanes et de +85,9 % dans la préfecture de la Kéran ;

Au-delà de ces résultats chiffrés, les actions du FSRP ont favorisé la réintégration durable de nombreux producteurs ayant précédemment abandonné leurs exploitations faute de ressources, contribuant ainsi au renforcement de la résilience agricole et à la relance des économies locales.

Togo : 42 normes prioritaires validées pour booster l’agroalimentaire dans le pays

Publié le 10 décembre 2025

Du 25 au 28 novembre 2025, l’Agence Togolaise de Normalisation (ATN) a organisé à Lomé, avec l’appui du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo), la validation de 42 normes nationales dans les filières prioritaires que sont les céréales, tubercules et légumineuses, la viande et volaille, l’horticulture et produits dérivés.

En effet, malgré l’internalisation de normes internationales et régionales (ISO, IEC, ECOSTAND, CODEX, etc.), le Togo ne disposait pas encore de normes nationales propres à ces filières prioritaires. Cette absence constituait un obstacle majeur à la compétitivité des produits, à l’amélioration de leur qualité et à leur accès aux marchés. C’est précisément pour lever ce frein et favoriser la libre circulation des produits aux niveaux régional et international que le FSRP-Togo a apporté son appui à l’élaboration des normes nationales adaptées à la fois aux réalités du pays et aux exigences du commerce régional et mondial.

Lancé en 2024, le processus d’élaboration a permis de produire 42 projets de normes qui ont été passées en revue de manière rigoureuse, inclusive et concertée en vue de leur validation. Pendant quatre jours, experts et parties prenantes ont identifié les normes à rendre obligatoire et défini les prochaines étapes d’un chantier considéré comme transformateur pour la souveraineté alimentaire et économique du Togo.

La rencontre a été ouverte par les autorités en charge de la promotion des investissements, qui ont souligné l’importance d’un cadre économique fondé sur la qualité, la sécurité et la compétitivité. Les échanges ont ensuite mis en lumière le rôle stratégique des normes de qualité dans l’amélioration de la sécurité des produits, de la performance des entreprises, de la réduction des coûts et du dynamisme du commerce. L’objectif est clair : faire des 42 normes en cours d’élaboration un instrument durable de valorisation des chaînes de valeur agroalimentaires et de renforcement du « Made in Togo ».

Cette initiative s’inscrit dans la composante 3 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), dédiée à l’intégration des marchés, au commerce alimentaire régional et au développement des échanges agricoles. Grâce à l’appui du Programme, le Togo met désormais en place son premier cadre normatif national en matière agroalimentaire, en cohérence avec les politiques et standards régionaux.

Avec ce corpus inédit de normes, le pays franchit une étape majeure vers une production plus compétitive, sécurisée et apte à conquérir les marchés régionaux et internationaux. La normalisation devient ainsi un levier structurant pour la compétitivité et la résilience des filières agricoles stratégiques du Togo.

Togo : la lutte biologique contre la chenille légionnaire d’automne porte ses fruits avec l’appui du FSRP

Publié le 5 novembre 2025

Face aux pertes agricoles causées par la chenille légionnaire d’automne, le Togo opère un tournant stratégique en misant sur la lutte biologique.

En mai 2025, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a appuyé une opération de lâcher massif de parasitoïdes dans plusieurs Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), notamment dans les régions des Plateaux Est et de la Kara.

Cette approche repose sur l’élevage en laboratoire de deux espèces de parasitoïdes particulièrement efficaces (12 000 individus de Cotesia marginiventris et 3 800 individus de Chelonus insularis) qui sont introduits directement dans les champs de maïs pour neutraliser de manière naturelle la chenille légionnaire.

Afin de maximiser l’efficacité de cette méthode, les producteurs ont été sensibilisés à l'importance de ne pas appliquer de traitements chimiques pendant deux semaines après les lâchers. Cela a permis aux parasitoïdes de s’établir durablement dans les zones traitées.

Cinq mois plus tard, les premiers résultats sont prometteurs.

Les témoignages des producteurs confirment un impact positif sur les rendements en maïsiculture. « Cette année, les attaques sont vraiment moindres. Les chenilles n'ont pas trop dérangé comme les années précédentes », témoigne un producteur de la ZAAP Bouladè, à Assoli.

Sur la ZAAP Atifoutou, la tendance est similaire. Les attaques de la chenille légionnaire d’automne ont été nettement plus faibles cette année, entraînant une amélioration de la qualité des récoltes et une réduction de l’usage de produits chimiques.

Cette amélioration constatée sur le terrain confirme l'efficacité de l'approche biologique adoptée.  A ce jour, 7 sites ont déjà été couverts avec succès. L’objectif à court terme est d’étendre la méthode à l’ensemble du territoire, tout en poursuivant l’élevage en masse des parasitoïdes dans les laboratoires togolais.

Pour le FSRP, cette initiative marque une avancée majeure dans la lutte contre un fléau qui sévit au Togo depuis 2016. Elle représente une source d’espoir tangible pour les producteurs de maïs à travers le pays.

À propos du lâcher de parasitoïdes

Le lâcher a été réalisé en ouvrant légèrement la cage contenant les parasitoïdes, afin de leur permettre de sortir progressivement. Il est essentiel que les plants de maïs aient entre deux et quatre semaines après le semis au moment de l’opération. Cette précaution a un effet significatif sur le taux de parasitisme des chenilles légionnaires, notamment celles au stade larvaire L1.

Une fois la cage ouverte, les agents se déplacent à travers le champ de maïs, cage à la main, pour faciliter la dispersion des insectes.

Togo/accès aux données agrohydrométéorologiques : une nouvelle station météo installée avec l'appui du FSRP

Publié le 24 octobre 2025

Face aux défis du changement climatique, l’accès aux données agrohydrométéorologiques précises et en temps réel est devenu un levier essentiel pour sécuriser les campagnes agricoles et renforcer la résilience des producteurs. Afin de garantir la disponibilité en temps utile des données agrohydrométéorologiques essentielles aux acteurs des chaines de valeur agricole, tout en favorisant le développement de services intégrés via des plateformes numériques innovantes, le FSRP renforce la capacité des structures nationales afin de fournir des services d’information fiables. Le projet investit donc massivement pour appuyer l’Agence Nationale de la Météorologie du Togo (ANAMET), en la dotant d’équipements de pointe et en renforçant ses capacités opérationnelles.

Parmi les avancées les plus marquantes, l’installation d’une antenne de réception d’images satellitaires ouvre de nouvelles perspectives en matière de précision et de fiabilité des prévisions climatiques. Désormais, l’ANAMET accède à des données satellitaires de qualité, issues de modèles de prévision plus dynamiques et performants, lui permettant d’anticiper les conditions climatiques à venir.

À cela s’ajoute l’acquisition de nouvelles stations agrométéorologiques, prêtes à être déployées sur le terrain. Ces stations permettront un suivi localisé et en temps réel des paramètres agro-climatiques, un atout majeur pour les agriculteurs, notamment dans les zones à fort potentiel agricole.

La relance de la production et la diffusion d’informations pluvio-climatiques via le système d’information hydro agrométéorologiques (SIHAM) est une innovation décisive qui facilite l’accès en temps réel, aux prévisions agro météorologiques localisées. Ce dispositif mis en place par le FSRP, permet d’envoyer des prévisions directement aux producteurs agricoles, soit par SMS soit par appel vocal, dans les zones aménagées agricoles planifiées (ZAAP) et au-delà. Résultat : une meilleure anticipation, une réduction des pertes, et une optimisation des campagnes agricoles.

Par-delà les équipements, la réhabilitation des parcs météo et des bâtiments administratifs des différents centres à l’intérieur du pays ainsi que la réhabilitation apportée à la direction générale de la météorologie constituent un socle durable pour garantir un service public efficace, moderne et plus proche des besoins du terrain.

Chaque année, à l’approche de la saison des pluies, l’ANAMET en collaboration avec les structures techniques, élabore des prévisions agro-hydro-climatiques stratégiques. Grâce au soutien du FSRP, ces prévisions sont aujourd’hui plus fines, plus rapides, plus fiables et mieux diffusées, permettant aux agriculteurs, aux décideurs et aux acteurs socio-économiques de planifier leurs activités avec plus de confiance et d’efficacité.

Cette intervention du FSRP illustre comment des investissements ciblés dans la technologie, l’infrastructure et la diffusion de l’information peuvent transformer les systèmes d’alerte et de prévision, tout en redonnant aux producteurs le pouvoir de décider au bon moment partout ailleurs.

Togo: 75 producteurs de la Plateforme d’innovation manioc frais outillés sur les bonnes pratiques de production de manioc

Publié le 2 octobre 2025

Soixante-quinze producteurs issus d’organisations paysannes, dont vingt-cinq femmes, membres de la Plateforme d’Innovation Manioc Frais (PIMF), ont bénéficié d’une formation sur les bonnes pratiques culturales du manioc avec l’appui du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

Organisée du 26 au 29 août, cette session a permis de renforcer les compétences des participants sur l’ensemble de l’itinéraire technique, depuis le choix des variétés jusqu’à la gestion des bioagresseurs, en passant par l’application des meilleures pratiques culturales. Cet accompagnement illustre l’engagement du FSRP à soutenir de façon concrète et durable les acteurs des chaînes de valeur agricoles comme l’a souligné M. Ognankitan Koffi Dodji, président de la PIMF : « Je salue le FSRP pour cet appui exceptionnel. Dans les prochains jours, nous suivrons les producteurs afin de nous assurer de la mise en pratique effective des acquis de la formation et du respect de l’itinéraire technique par les bénéficiaires. »

Cette initiative va au-delà du simple transfert de connaissances techniques. Elle constitue également un acte de solidarité et de responsabilité partagée envers les producteurs aux dires des participants : « Aujourd’hui, nous avons beaucoup appris sur la culture du manioc. Même en tant que producteurs expérimentés, nous avons compris que certaines pratiques réduisaient nos rendements. Grâce à cette formation, nous repartons avec des connaissances solides que nous allons transmettre à nos pairs. »

L’atelier, organisé en deux vagues pour favoriser l’interaction et une meilleure assimilation des contenus, a été animé par le Dr Elikem SEGBEFIA, Responsable du programme manioc à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), en collaboration avec M. Ognankitan Koffi Dodji, Président de la PIMF.

Togo : 45 Conseillers techniques agricoles formés pour le suivi de la gestion de 60 motoculteurs

Publié le 2 octobre 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, il a été acquis 60 motoculteurs et accessoires au profit des Coopératives agricoles exploitants les Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) ciblées dans les régions des Savanes, de la Kara et la Centrale.

Cette action s’inscrit dans le cadre du soutien à la mise en œuvre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS).

Afin d’optimiser l’utilisation et la gestion de ces équipements, le FSRP a entrepris de renforcer
les capacités de 45 Conseillers techniques en gestion des entreprises agricoles (CTGEA) des cantons concernés sur le suivi de la gestion desdits motoculteurs par les bénéficiaires.

Il s’agissait d’outiller les conseillers agricoles des cantons dont sont issus les coopératives bénéficiaires des motoculteurs, aux bonnes pratiques d’utilisation et de suivi motoculteurs. Ces CTGEA auront la responsabilité de superviser l'utilisation, l’entretien et la gestion de ces équipements au sein des coopératives respectives des bénéficiaires.

La formation s’est tenue sur le site de l’Institut national de formation agricole (INFA de Tové) du 22 août au 05 septembre 2025. Deux sessions ont été organisées, chacune réunissant 
22 et 23 participants, formés par des spécialistes en mécanisation agricole de l’INFA.

Adoptant une approche combinant théorie et pratique, la formation a couvert plusieurs modules, notamment : (i) la maintenance préventive et corrective des motoculteurs, (ii) les bases 
de gestion d’une entreprise de services agricoles mécanisés, (iii) des travaux pratiques incluant la conduite des motoculteurs, l’attelage et le dételage, ainsi que la réalisation de travaux agricoles mécanisés.

Cette formation constitue une étape clé pour garantir une utilisation efficace et durable 
des équipements agricoles mis à disposition. Elle contribue à renforcer l’autonomie technique des coopératives et à assurer la pérennité des investissements réalisés dans le cadre du FSRP.

Organisée en prélude à la formation des conducteurs de motoculteurs, cette session 
de renforcement des capacités marque une phase préparatoire essentielle. Elle vise à doter les instances locales de gestion des équipements, des compétences nécessaires pour encadrer efficacement l’usage des motoculteurs, dans une logique de gestion durable et concertée au service du développement rural.

Togo/Nutrition infantile : 17 coopératives féminines décrochent leurs certificats de salubrité

Publié le 7 septembre 2025

Dans les villages et préfectures du Togo, une évolution silencieuse est en marche : celle d’une alimentation plus saine pour les enfants et d’un avenir meilleur pour les femmes.

Spécialisées dans la production de farine infantiles enrichies au moringa, néré ou encore en patate douce à chair orange (PDCO), dix-sept (17) coopératives féminines de transformation de céréales viennent de recevoir leurs certificats de salubrité et des emballages étiquetés grâce à l’appui du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-TOGO).

Ces unités de transformation ont été formées par le projet dans le but de contribuer à lutter contre la malnutrition, offrir des produits de meilleure qualité et à moindre coût aux couches les plus vulnérables et surtout de renforcer l’autonomisation économique des femmes rurales comme le souligne la présidente de la coopérative Motoag-Man de Dapaong : « Avec ces nouveaux emballages étiquetés et la reconnaissance de salubrité, nous allons mieux vendre et améliorer nos conditions de vie. C’est une opportunité de sortir de l’informel. »

Pour Elikplim, une coopérative établie à Nyamassila, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles perspectives porteuses d’espoir et de possibilités :« Avec ces certificats, nous avons désormais la preuve que notre farine est sûre et répond aux normes. Nous pouvons aujourd’hui amener notre farine à l’hôpital de l’ordre de malte de Elavagnon qui est un grand centre de santé ». Même enthousiasme à Kpalimé, où la responsable de FEMME SOLIDARITE souligne l’impact transformateur du programme : « Grâce à l’appui du projet, nous avons appris à renforcer nos pratiques d’hygiène et de transformation. Ce certificat, c’est une fierté pour toutes les femmes de notre coopérative, qui voient leur travail valorisé. Recevoir ce certificat et emballage est une victoire pour nous tous. »

Pour rappel, le chemin vers la certification a été rigoureux. D’abord, 720 femmes issues de 60 coopératives ont été formées aux bonnes pratiques de production et d’hygiène. Ensuite, un suivi rapproché a permis de sélectionner les 30 meilleures unités de transformation, parmi lesquelles 17 ont vu leurs produits validés par l’Institut National d’Hygiène (INH), après les analyses menées sur la base des prélèvements de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA).

En plus de la certification, les coopératives bénéficient d’un soutien pour améliorer la présentation et l’écoulement de leurs farines. Ainsi, plus de 30 000 emballages étiquetés ont été acquis et distribués. Ces nouveaux packagings visent à améliorer la visibilité des produits dans les pharmacies, supermarchés et centres de santé ; des lieux jusqu’ici peu accessibles à ces productrices.

Pour marquer l’étape, une mission conjointe CTOP – FSRP – ITRA a sillonné les six régions agricoles du pays du 19 au 25 août 2025 pour remettre officiellement lesdits certificats et emballages aux coopératives bénéficiaires.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie du FSRP-TOGO visant à promouvoir une agriculture intelligente sur le plan nutritionnel, tout en renforçant la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes.

Togo : Lancement de l’opération de reboisement avec 4 100 plants fruitiers à Yanda dans le canton de Badin

Publié le 7 septembre 2025

À Yanda, localité située à 280 km au nord-est de Lomé, s’est tenu le lancement d’une opération de reboisement initiée dans le cadre de la mise en œuvre de la Gestion Intégrée du Paysage (GIP), promue par le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

Au total, 4 100 plants fruitiers certifiés dont des baobabs (greffés et non greffés), tamariniers (greffés et non greffés), nérés et jujubiers ont été mis en terre sur les sites pilotes de Nakpatongou (Kpendjal Ouest), Mangokoura (Plaine de Mô) et Badin (Est-Mono), situés dans les zones GIP du FSRP. Ces plantations couvrent une superficie d’au moins 41 hectares.

Cette initiative portée par le ministère de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural, en collaboration avec le ministère de l’environnement et des ressources forestières s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo 2025Elle contribue aux efforts nationaux de lutte contre le changement climatique en cohérence avec les priorités stratégiques du Gouvernement en matière de développement rural, de sécurité alimentaire et de gestion durable des ressources naturelles.

La réussite de l’opération repose sur une approche participative exemplaire : les autorités locales, les ONG partenaires et surtout les communautés rurales bénéficiaires ont été pleinement associées à l’identification des sites et s’engagent désormais à entretenir les plants.

Le témoignage de Kodjo ODJILO, chef du village de Yanda, illustre cet engagement : « Dès que nous avons été sensibilisés sur les bienfaits du reboisement, j’ai aussitôt mobilisé ma communauté. Et comme on dit, la charité bien ordonnée commence par soi-même : je me suis personnellement engagé à assurer l’entretien des plants », a-t-il affirmé avec conviction.

Au-delà de l’enjeu environnemental, l’initiative ouvre également des perspectives économiques, notamment pour les femmes. Madame Agnès, bénéficiaire du projet, confie : « Grâce à ces arbres, nous pourrons produire du jus de tamarin, vendre les feuilles, les graines et la farine de baobab, ou encore les fruits du néré. Cela représente un vrai coup de pouce économique pour nous. Nous sommes reconnaissantes au FSRP. »

Le lancement officiel, tenu à Yanda le 28 août 2025, a été marqué par la présence d’une délégation composée du représentant du gouverneur de la région des Plateaux et du Sénat, des représentants des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement, du secrétaire général de la préfecture de l’Est-Mono, du maire de la commune Est-Mono 2, du directeur régional de l’agriculture, du coordonnateur opérationnel délégué du FSRP, ainsi que d’autres autorités locales qui ont sensibilisé la communauté bénéficiaire aux avantages de l’agroforesterie, à l’importance du reboisement, et ont surtout insisté sur la nécessité d’assurer le suivi et l’entretien des plants.

À travers cette action concrète, le FSRP illustre sa vision de faire de la transition agroécologique, une opportunité pour améliorer la résilience des communautés tout en créant de la richesse dans les ménages ruraux.

Togo: quand l’élevage devient source de résilience pour plus 400 ménages dans la région des savanes

Publié le 4 août 2025

Lorsqu’un habitat pour animaux ne répond pas aux normes techniques y compris celle de la biosécurité surtout, cela occasionne une forte mortalité dans le cheptel et un faible accroissement des animaux. L’habitat constitue donc le premier facteur de réussite de l’élevage.

Dans nos milieux ruraux, la construction des bergeries et poulaillers adéquats peine à entrer dans les habitudes des éleveurs dont les actions se limitent à une production familiale.

Fort de ces constats et eu égard aux difficultés rencontrées par les éleveurs en milieu rural, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP - TOGO) apporte un soutien pour la construction des infrastructures (BTA/PTA) adaptées aux animaux et un appui en noyau reproducteur de volailles et petits ruminants aux éleveurs afin d’améliorer le niveau de production des unités d’élevage.

Contrairement aux systèmes d’élevage en plein air, il s’agit ici d’un système traditionnel amélioré où les animaux (poules locales et petits ruminants) sont élevés dans des habitats mieux aménagés construits avec des matériaux locaux et adaptés aux conditions climatiques. Les bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et poulaillers traditionnels améliorés (PTA) sont le fruit d’un savoir-faire endogène et des innovations techniques qui permettent de réduire les risques de maladies et le niveau de prédation dans les élevages.

Ces ouvrages à coûts partagés réalisés par le FSRP avec une part de contribution du bénéficiaire, allient respect de l’environnement, bien-être animal, et efficacité économique tout en prenant en compte l’aspect durabilité de l’unité d’élevage.

À ce jour, ce sont 400 ménages d’éleveurs qui ont été renforcés à travers la construction de 176 bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et 224 poulaillers traditionnels améliorés (PTA) dans la région des Savanes avec une extension progressive en cours vers les régions de la Kara et de la Centrale, consolidant progressivement un modèle d’élevage plus résilient et durable.

Des appuis complémentaires en noyau reproducteur. En dehors des bergeries et poulaillers, des noyaux reproducteurs de volailles et petits ruminants sont octroyés aux éleveurs pour améliorer les performances des animaux. Au total, 315 noyaux reproducteurs de pintades sont acquis au profit de 45 éleveurs de pintade dans la région des savanes. 179 éleveurs de la même région ont bénéficié de 215 coqs et 1075 poules. 484 Ovins et 220 caprins ont aussi été acquis au profit de 121 éleveurs d’ovin et 55 éleveurs de caprins pour optimiser la croissance, la fertilité et la résistance aux maladies des animaux.

Des histoires vraies de réussite : la parole aux bénéficiaires

Je m’appelle DINDIOGUE yalkbir, je vis dans le canton de Bonbouaka.
Il y a quelque temps, j’ai eu la chance de bénéficier de l’appui du FSRP. Ils m’ont offert quatre chèvres (trois mâles et une femelle) et m’ont aidé à construire ma bergerie moyennant ma petite contribution pour faciliter les apports en eau, sable et une assistance aux travaux de construction.

À l’époque, je n’avais que trois chèvres à moi. Mais grâce aux animaux reçus du FSRP, mon cheptel augmente progressivement : je compte aujourd’hui douze (12) têtes parmi lesquelles certaines sont issues directement des mises-bas des chèvres du FSRP. Autrefois, mon élevage se faisait dans la maison familiale. Mais, avec le soutien du projet, je dispose aujourd’hui de mon propre bâtiment dédié à l’élevage. Aussi avec l’accompagnement des agents de l’ICAT, j’arrive à mieux gérer mon activité.

Grâce à cela, j’ai pu vendre quelques animaux pour relancer mon commerce, payer mes dettes et aussi soutenir un peu mon mari. Ce projet m’a véritablement aidé.

« À Tabinmong, l’élevage de volaille a changé ma vie »

Je suis éleveur et vendeur de volailles à Tabinmong, dans la région des savanes.

Grâce au FSRP, j’ai pu construire un poulailler moderne et équipé. Le FSRP m’a fourni tout le nécessaire pour bien démarrer : des poules reproductrices, un coq, des abreuvoirs, des mangeoires, sans oublier le poulailler lui-même auquel j’ai apporté ma part de contribution pour la construction notamment le sable, l’eau et le ciment pour la fabrication des parpaings pour l’élevation du bâtiment. C’est une expérience dont je garde un très bon souvenir, car elle marque un vrai tournant dans mon activité.

Avant cela, je travaillais avec les moyens de bord sans véritable abri pour les volailles. Pendant la saison des pluies, l’eau s’infiltrait partout, rendant l’élevage très difficile. Grâce à l’accompagnement du FSRP, j’ai pu relancer mon activité et produit jusqu’à 300 volailles dont une bonne partie a été vendue. En ce moment, j’élève plus de 100 adultes et environ 150 poussins. Aujourd’hui sans vous mentir, ma vie s’est nettement améliorée. J’ai pu commencer la construction de ma maison, acheter de l’engrais pour mon champ et surtout, subvenir aux besoins de ma famille. Je vis vraiment mieux qu’avant ! A-t-il conclu.

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