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Publié le 5 juillet 2025

À la base de la filière, les riziculteurs jouent un rôle fondamental. Grâce à l’accompagnement technique croissant, aux formations en bonnes pratiques agricoles, et à l’introduction de semences certifiées à haut rendement, ces producteurs enregistrent une nette amélioration de leurs performances comme en témoigne cette bénéficiaire : « Je suis SOWARE Amina. J’ai bénéficié du projet FSRP, d’un sac et demi d’engrais et de 10 kg de semences de riz que j’ai cultivé sur 0.25 hectare. Personnellement je récoltais au plus 5 sacs de riz paddy sur 0.25 hectare. Mais avec les semences que le projet m’a données, j’ai récolté cette année 9 sacs de 100 kilos sur la même superficie. Grâce à cette bonne récolte, j’ai vendu le surplus pour soutenir financièrement la famille et reprendre ma tontine et mon commerce que j’avais laissé faute de moyen. J’ai aussi un stock à la maison pour la consommation de la famille ».

Aussi, au niveau du maillon transformateur, des impacts encourageants sont enregistré comme nous révèle la responsable de la rizerie de Tone en ces termes : « La rizerie Tône avant l’arrivée du FSRP disposait des groupes constitués qui livraient du paddy pour la transformation annuelle. Depuis 2020, avec l’augmentation de la demande du riz local sur le marché national, la rizerie n’arrivait plus à couvrir la demande avec son stock évalué annuellement à 800 tonnes de paddy. D’autres difficultés étaient liées à la limitation du stock constitué entre autres des difficultés de mobilisation du crédit auprès des banques. Aujourd’hui avec l’appui du FSRP, nous avons vu notre zone d’intervention qui se limitait à Barkoissi, couvrir toute la région des savanes et allée jusqu’à Kanté dans la région de la Kara. Nous sommes passés de 1 700 producteurs à 16 800 producteurs agrégés, une augmentation qui a agi considérablement sur la quantité de matières premières à mobiliser qui, elle est passée de 800 tonnes à 2 000 tonnes de paddy. En dehors de ces impacts, nous avons découvert grâce au FSRP, des zones à forte production du riz paddy dont les producteurs seront enrôlés dans la liste de producteurs de la Rizerie de Tone.» , nous a-t-elle confié avant de poursuivre : « quant aux emplois créés, la rizerie est passée de 32 à 73 personnes. Au niveau de la transformation, le nombre d’emploi est passé de 12 à 23 et le nombre de femmes trieuses, de 20 à 50 », conclut-elle.

En agissant sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur de l’aménagement des terres agricoles à l’accès aux intrants de qualité, en passant par le renforcement des capacités des acteurs, le FSRP participe activement à la modernisation et à la compétitivité de la filière rizicole togolaise.