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Togo : Lancement de l’opération de reboisement avec 4 100 plants fruitiers à Yanda dans le canton de Badin

Publié le 7 septembre 2025

À Yanda, localité située à 280 km au nord-est de Lomé, s’est tenu le lancement d’une opération de reboisement initiée dans le cadre de la mise en œuvre de la Gestion Intégrée du Paysage (GIP), promue par le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

Au total, 4 100 plants fruitiers certifiés dont des baobabs (greffés et non greffés), tamariniers (greffés et non greffés), nérés et jujubiers ont été mis en terre sur les sites pilotes de Nakpatongou (Kpendjal Ouest), Mangokoura (Plaine de Mô) et Badin (Est-Mono), situés dans les zones GIP du FSRP. Ces plantations couvrent une superficie d’au moins 41 hectares.

Cette initiative portée par le ministère de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural, en collaboration avec le ministère de l’environnement et des ressources forestières s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo 2025Elle contribue aux efforts nationaux de lutte contre le changement climatique en cohérence avec les priorités stratégiques du Gouvernement en matière de développement rural, de sécurité alimentaire et de gestion durable des ressources naturelles.

La réussite de l’opération repose sur une approche participative exemplaire : les autorités locales, les ONG partenaires et surtout les communautés rurales bénéficiaires ont été pleinement associées à l’identification des sites et s’engagent désormais à entretenir les plants.

Le témoignage de Kodjo ODJILO, chef du village de Yanda, illustre cet engagement : « Dès que nous avons été sensibilisés sur les bienfaits du reboisement, j’ai aussitôt mobilisé ma communauté. Et comme on dit, la charité bien ordonnée commence par soi-même : je me suis personnellement engagé à assurer l’entretien des plants », a-t-il affirmé avec conviction.

Au-delà de l’enjeu environnemental, l’initiative ouvre également des perspectives économiques, notamment pour les femmes. Madame Agnès, bénéficiaire du projet, confie : « Grâce à ces arbres, nous pourrons produire du jus de tamarin, vendre les feuilles, les graines et la farine de baobab, ou encore les fruits du néré. Cela représente un vrai coup de pouce économique pour nous. Nous sommes reconnaissantes au FSRP. »

Le lancement officiel, tenu à Yanda le 28 août 2025, a été marqué par la présence d’une délégation composée du représentant du gouverneur de la région des Plateaux et du Sénat, des représentants des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement, du secrétaire général de la préfecture de l’Est-Mono, du maire de la commune Est-Mono 2, du directeur régional de l’agriculture, du coordonnateur opérationnel délégué du FSRP, ainsi que d’autres autorités locales qui ont sensibilisé la communauté bénéficiaire aux avantages de l’agroforesterie, à l’importance du reboisement, et ont surtout insisté sur la nécessité d’assurer le suivi et l’entretien des plants.

À travers cette action concrète, le FSRP illustre sa vision de faire de la transition agroécologique, une opportunité pour améliorer la résilience des communautés tout en créant de la richesse dans les ménages ruraux.

Togo: quand l’élevage devient source de résilience pour plus 400 ménages dans la région des savanes

Publié le 4 août 2025

Lorsqu’un habitat pour animaux ne répond pas aux normes techniques y compris celle de la biosécurité surtout, cela occasionne une forte mortalité dans le cheptel et un faible accroissement des animaux. L’habitat constitue donc le premier facteur de réussite de l’élevage.

Dans nos milieux ruraux, la construction des bergeries et poulaillers adéquats peine à entrer dans les habitudes des éleveurs dont les actions se limitent à une production familiale.

Fort de ces constats et eu égard aux difficultés rencontrées par les éleveurs en milieu rural, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP - TOGO) apporte un soutien pour la construction des infrastructures (BTA/PTA) adaptées aux animaux et un appui en noyau reproducteur de volailles et petits ruminants aux éleveurs afin d’améliorer le niveau de production des unités d’élevage.

Contrairement aux systèmes d’élevage en plein air, il s’agit ici d’un système traditionnel amélioré où les animaux (poules locales et petits ruminants) sont élevés dans des habitats mieux aménagés construits avec des matériaux locaux et adaptés aux conditions climatiques. Les bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et poulaillers traditionnels améliorés (PTA) sont le fruit d’un savoir-faire endogène et des innovations techniques qui permettent de réduire les risques de maladies et le niveau de prédation dans les élevages.

Ces ouvrages à coûts partagés réalisés par le FSRP avec une part de contribution du bénéficiaire, allient respect de l’environnement, bien-être animal, et efficacité économique tout en prenant en compte l’aspect durabilité de l’unité d’élevage.

À ce jour, ce sont 400 ménages d’éleveurs qui ont été renforcés à travers la construction de 176 bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et 224 poulaillers traditionnels améliorés (PTA) dans la région des Savanes avec une extension progressive en cours vers les régions de la Kara et de la Centrale, consolidant progressivement un modèle d’élevage plus résilient et durable.

Des appuis complémentaires en noyau reproducteur. En dehors des bergeries et poulaillers, des noyaux reproducteurs de volailles et petits ruminants sont octroyés aux éleveurs pour améliorer les performances des animaux. Au total, 315 noyaux reproducteurs de pintades sont acquis au profit de 45 éleveurs de pintade dans la région des savanes. 179 éleveurs de la même région ont bénéficié de 215 coqs et 1075 poules. 484 Ovins et 220 caprins ont aussi été acquis au profit de 121 éleveurs d’ovin et 55 éleveurs de caprins pour optimiser la croissance, la fertilité et la résistance aux maladies des animaux.

Des histoires vraies de réussite : la parole aux bénéficiaires

Je m’appelle DINDIOGUE yalkbir, je vis dans le canton de Bonbouaka.
Il y a quelque temps, j’ai eu la chance de bénéficier de l’appui du FSRP. Ils m’ont offert quatre chèvres (trois mâles et une femelle) et m’ont aidé à construire ma bergerie moyennant ma petite contribution pour faciliter les apports en eau, sable et une assistance aux travaux de construction.

À l’époque, je n’avais que trois chèvres à moi. Mais grâce aux animaux reçus du FSRP, mon cheptel augmente progressivement : je compte aujourd’hui douze (12) têtes parmi lesquelles certaines sont issues directement des mises-bas des chèvres du FSRP. Autrefois, mon élevage se faisait dans la maison familiale. Mais, avec le soutien du projet, je dispose aujourd’hui de mon propre bâtiment dédié à l’élevage. Aussi avec l’accompagnement des agents de l’ICAT, j’arrive à mieux gérer mon activité.

Grâce à cela, j’ai pu vendre quelques animaux pour relancer mon commerce, payer mes dettes et aussi soutenir un peu mon mari. Ce projet m’a véritablement aidé.

« À Tabinmong, l’élevage de volaille a changé ma vie »

Je suis éleveur et vendeur de volailles à Tabinmong, dans la région des savanes.

Grâce au FSRP, j’ai pu construire un poulailler moderne et équipé. Le FSRP m’a fourni tout le nécessaire pour bien démarrer : des poules reproductrices, un coq, des abreuvoirs, des mangeoires, sans oublier le poulailler lui-même auquel j’ai apporté ma part de contribution pour la construction notamment le sable, l’eau et le ciment pour la fabrication des parpaings pour l’élevation du bâtiment. C’est une expérience dont je garde un très bon souvenir, car elle marque un vrai tournant dans mon activité.

Avant cela, je travaillais avec les moyens de bord sans véritable abri pour les volailles. Pendant la saison des pluies, l’eau s’infiltrait partout, rendant l’élevage très difficile. Grâce à l’accompagnement du FSRP, j’ai pu relancer mon activité et produit jusqu’à 300 volailles dont une bonne partie a été vendue. En ce moment, j’élève plus de 100 adultes et environ 150 poussins. Aujourd’hui sans vous mentir, ma vie s’est nettement améliorée. J’ai pu commencer la construction de ma maison, acheter de l’engrais pour mon champ et surtout, subvenir aux besoins de ma famille. Je vis vraiment mieux qu’avant ! A-t-il conclu.

Togo : la chaine de valeur riz est en marche vers le développement avec l’appui du FSRP

Publié le 5 juillet 2025

Au Togo, le riz occupe une place croissante dans l'alimentation des populations et représente un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire nationale. Malgré un potentiel agroécologique favorable et une forte demande locale, les rendements rizicoles restent globalement faibles. Cette situation s'explique en grande partie par deux contraintes majeures : l’insuffisante maîtrise de l’aménagement des sols notamment en zones de bas-fonds et périmètres irrigués et la difficulté d’accès à des intrants de qualité (semences certifiées et fertilisants). Ces facteurs limitent considérablement la productivité des producteurs, réduisent la rentabilité des exploitations et freinent l’émergence de cette chaîne de valeur. Face à ces défis, repenser les politiques d’aménagement agricole et renforcer les mécanismes de distribution d’intrants agricoles climato-intelligents apparaissent comme des leviers essentiels pour dynamiser durablement la filière riz au Togo.

Pour inverser la tendance et dans le cadre de ses multiples appuis à la chaine de valeur riz, le FSRP Togo a non seulement acquis et distribué des intrants (semences améliorées et fertilisants) mais aussi, renforcé la capacité des riziculteurs sur les techniques d’aménagement sommaire des bas-fonds tout en les équipant en matériels intelligents de labour (motoculteurs).

En combinant investissements matériels et accompagnement institutionnel, le FSRP Togo contribue à faire de la filière riz un véritable levier de croissance rurale. Grâce à la distribution en crédit intrant à ce jour de 342,54tonnes de semences certifiées de riz et 2 569,05 tonnes d’engrais (NPK 15 15 15 et Urée) remboursable en nature au profit de 34 254 riziculteurs dont 21 717 femmes soit 63,40%, les retombées positives commencent à se faire sentir. On note principalement une augmentation des rendements moyens de 5 à 8 % à l’hectare et l’amélioration des revenus des producteurs d’environ 16%. Ces résultats encourageants sont le fruit des mécanismes mis en place non seulement pour améliorer l’accès des producteurs aux intrants agricoles mais aussi pour faciliter le suivi de la production, la collecte du riz paddy à la récolte ainsi que la commercialisation des surplus de production par les producteurs. C’est dans cette optique que des conventions de partenariat ont été signées avec certaines rizeries du Togo à l’instar de la rizerie de Tône dans la région des savanes qui est passée, grâce à cette convention, d’un stock de 800 tonnes en 2020 à 2000 tonnes en 2024, avec un nombre de producteurs agrégés qui est passé de 1700 à 16 800 grâce aux appuis du FSRP.

Afin de professionnaliser les pratiques agricoles et promouvoir les approches de la gestion durable des terres (GDT), 640 riziculteurs dont 59 femmes ont été renforcés sur les techniques d’aménagement sommaire des bas-fonds rizicoles: Smart Valleys, une approche peu coûteuse et participative qui vise à améliorer la rétention et la gestion de l'eau de pluie pour augmenter les rendements et la résilience des cultures face aux changements climatiques. Dans une logique de facilitation des travaux aux producteurs formés, le FSRP a mis à leur disposition, des kits de travail pour la réalisation des schémas et l’aménagement des parcelles.

Un soutien déterminant du FSRP pour la mise en place de l’Observatoire nationale du riz du Togo (ONR-T)

Le Togo a franchi une nouvelle étape décisive avec la mise en place de la Section nationale de l’Observatoire national du riz en décembre 2024. Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique régionale portée par la CEDEAO et qui vise à améliorer la gouvernance, la coordination et le pilotage de la filière riz dans le pays.

Grâce à une collaboration active des structures partenaires et des acteurs de ladite chaine de valeur, la création de cette instance nationale marque un tournant dans la structuration de la filière.

L’Observatoire Nationale du Riz du Togo (ONR-T) vise à coordonner les investissements dans le secteur du riz, informer les décisions politiques, collecter des données régulières et communiquer sur le développement de la chaîne de valeur riz. Il a pour objectifs d’assurer le suivi et l’évaluation de la production, transformation et commercialisation du riz au Togo afin d’améliorer ses performances ; de faciliter la coordination entre les acteurs publics, privés et les organisations non gouvernementales pour développer des partenariats et stratégies communes favorisant la structuration de la filière ; promouvoir l'innovation et les technologies modernes pour améliorer la productivité des exploitations rizicoles, entres autres. Quant aux perspectives, elles restent l’opérationnalisation de la section nationale et la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre des activités, l’élaboration et l’exécution du plan d’action et du plan de mobilisation des ressources, l’élaboration et la mise en œuvre des grands projets de transformation structurelle de la filière en alignement avec les prescriptions régionales.

Togo : l’essor des acteurs de la filière riz

Publié le 5 juillet 2025

À la base de la filière, les riziculteurs jouent un rôle fondamental. Grâce à l’accompagnement technique croissant, aux formations en bonnes pratiques agricoles, et à l’introduction de semences certifiées à haut rendement, ces producteurs enregistrent une nette amélioration de leurs performances comme en témoigne cette bénéficiaire : « Je suis SOWARE Amina. J’ai bénéficié du projet FSRP, d’un sac et demi d’engrais et de 10 kg de semences de riz que j’ai cultivé sur 0.25 hectare. Personnellement je récoltais au plus 5 sacs de riz paddy sur 0.25 hectare. Mais avec les semences que le projet m’a données, j’ai récolté cette année 9 sacs de 100 kilos sur la même superficie. Grâce à cette bonne récolte, j’ai vendu le surplus pour soutenir financièrement la famille et reprendre ma tontine et mon commerce que j’avais laissé faute de moyen. J’ai aussi un stock à la maison pour la consommation de la famille ».

Aussi, au niveau du maillon transformateur, des impacts encourageants sont enregistré comme nous révèle la responsable de la rizerie de Tone en ces termes : « La rizerie Tône avant l’arrivée du FSRP disposait des groupes constitués qui livraient du paddy pour la transformation annuelle. Depuis 2020, avec l’augmentation de la demande du riz local sur le marché national, la rizerie n’arrivait plus à couvrir la demande avec son stock évalué annuellement à 800 tonnes de paddy. D’autres difficultés étaient liées à la limitation du stock constitué entre autres des difficultés de mobilisation du crédit auprès des banques. Aujourd’hui avec l’appui du FSRP, nous avons vu notre zone d’intervention qui se limitait à Barkoissi, couvrir toute la région des savanes et allée jusqu’à Kanté dans la région de la Kara. Nous sommes passés de 1 700 producteurs à 16 800 producteurs agrégés, une augmentation qui a agi considérablement sur la quantité de matières premières à mobiliser qui, elle est passée de 800 tonnes à 2 000 tonnes de paddy. En dehors de ces impacts, nous avons découvert grâce au FSRP, des zones à forte production du riz paddy dont les producteurs seront enrôlés dans la liste de producteurs de la Rizerie de Tone.» , nous a-t-elle confié avant de poursuivre : « quant aux emplois créés, la rizerie est passée de 32 à 73 personnes. Au niveau de la transformation, le nombre d’emploi est passé de 12 à 23 et le nombre de femmes trieuses, de 20 à 50 », conclut-elle.

En agissant sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur de l’aménagement des terres agricoles à l’accès aux intrants de qualité, en passant par le renforcement des capacités des acteurs, le FSRP participe activement à la modernisation et à la compétitivité de la filière rizicole togolaise.

Togo : une structuration efficace du commerce au bénéfice des riziculteurs

Publié le 5 juillet 2025

Le développement de partenariats commerciaux avec des transformateurs et distributeurs permet aux producteurs de mieux valoriser leur production. En structurant les relations entre producteurs et rizeries dans un cadre transparent et équitable, il devient possible d’assurer une meilleure répartition des marges, d'accéder à des canaux de distribution plus stables et rémunérateurs et de dynamiser l’économie locale. Ainsi, sur le volet commercialisation, en plus de la rizerie de Tone, trois autres rizeries ont bénéficié du soutien du FSRP pour la commercialisation des produits. Il s’agit de la rizerie Binah, Notsè et Sotouboua. Des contrats de marchés ont été signés avec les producteurs pour leur garantir l’écoulement de leurs produits. Grace à cet accompagnement, un total de 24 178 producteurs ont pu commercialiser leur production à ce jour.

Par-delà la contractualisation qui sécurise les ventes aux producteurs, les acteurs de la chaîne de valeur du riz ont reçu divers soutiens pour améliorer leur commercialisation dans les chaînes de valeur notamment le renforcement des capacités sur l’accès au marché dans le cadre de la ZLECAf, la formation des femmes et jeunes commerçantes sur le commerce transfrontalier, les procédures douanières et autres exigences réglementaires du Corridor Abidjan-Lagos. Ces acteurs ont été également appuyé dans le cadre de leur participation aux différents marchés, au salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de Lomé (SIALO), et aux différentes foires de promotion des produits locaux pour la promotion du commerce de leurs produits.

Plusieurs autres initiatives ont été soutenues par le FSRP en partenariat avec le ministère du commerce et la Haute autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE). Il s’agit de l’élaboration du programme de certification de produits agroalimentaires prioritaires togolais dont le riz au profit de la HAUQE pour favoriser l’accompagnement des entreprises, leur compétitivité et l’accès facile des produits aux marchés. Le programme a également appuyé l’élaboration des statistiques du commerce extérieur du Togo sur les produits cibles des marchés UEMOA, CEDEAO, ZLECAF ainsi que l’élaboration du répertoire des exportateurs et potentiels exportateurs des produits agroalimentaires pour la mise en relation avec les acheteurs de l’espace CEDEAO.

Togo : 52 jeunes aviculteurs formés pour réussir leurs projets d’élevage

Publié le 26 juin 2025

Au Togo, 52 jeunes promoteurs du sous-secteur avicole viennent de renforcer leurs compétences techniques afin de mieux gérer leurs exploitations et assurer le succès de leurs projets. Cette formation s’est tenue du 2 au 6 juin 2025 à l’Institut de formation agricole (INFA) de Tové, grâce au Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) en partenariat avec le Centre régional d’excellence sur les sciences aviaires (CERSA).

Face à une demande croissante en œufs, viande et poussins, l’élevage de volaille s’impose comme une activité rentable, accessible aux jeunes en zone rurale comme en milieu urbain. Mais pour réussir, les éleveurs doivent surmonter de nombreuses difficultés techniques et financières.

C’est justement pour répondre à ces défis que cette formation a été initiée. Pendant cinq jours, les participants ont été formés sur des thèmes clés : l’alimentation des volailles, la conduite de l’élevage, la santé animale et la formulation de rations équilibrées.

« J’élève des poulets de chair depuis six ans, et cette formation m’a ouvert les yeux sur beaucoup d’aspects que j’ignorais. Nous étions une cinquantaine, chacun avait sa méthode, mais ici on a appris les bonnes pratiques », confie Kaina Ayéki, une participante venue de la région maritime.

Les fabricants d’aliment pour volailles, appelés provendiers, ont également bénéficié d’un accompagnement technique. Ils ont découvert les étapes de fabrication de la provende, les normes de qualité et les mesures de biosécurité indispensables pour éviter les contaminations.

« Je pensais bien maîtriser la fabrication d’aliments, mais j’ai appris énormément. En visitant la provenderie de l’INFA, j’ai compris les lacunes de mes anciennes pratiques, surtout en matière de biosécurité », témoigne KOYI Pascale, provendier.

Encadrée par des experts du CERSA sous la supervision du professeur Kokou TONA, directeur du centre, cette session a renforcé la position du CERSA comme acteur clé du développement de la filière avicole en Afrique de l’Ouest.

Ce renforcement s’inscrit dans la sous-composante 3.2 du FSRP, dédiée au développement des chaînes de valeur stratégiques. Il a bénéficié à 52 jeunes aviculteurs, dont 14 femmes : 31 éleveurs de volailles locales, 17 de volailles modernes et 4 provendiers.

Échanges fructueux entre une mission conjointe de la Banque mondiale et de la Coopération néerlandaise et des bénéficiaires du FSRP au Togo

Publié le 10 mai 2025

Le 7 mai 2025, une mission conjointe de la Banque mondiale et de la Coopération néerlandaise, partenaires financiers majeurs du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), a effectué une visite de terrain au Togo, notamment dans les régions Centrale et des Plateaux. Trois coopératives ayant bénéficié des appuis du FSRP, sous forme de formations et de dons d’équipements, ont été visitées à Yaloumbè (région Centrale), Nyamassila (région des Plateaux-Est) et Kpélé Tutu.
À Yaloumbè, une coopérative de 13 membres spécialisée dans la riziculture a été formée à la technologie Smart Valleys, développée par AfricaRice et promue par le FSRP au Togo. Après une année d’expérimentation, les producteurs ont mis en évidence les avantages de cette approche, notamment une gestion optimisée de l’eau grâce à l’aménagement de casiers dans les bas-fonds, une réduction significative des semences utilisées (1 kg/ha contre 3 kg/ha auparavant) et un triplement des rendements, passant de 1,5 tonne à 5 tonnes par hectare. Toutefois, les échanges ont permis de souligner certaines contraintes, dont l’insuffisance d’accès permanent à l’eau en raison de l’absence d’un système d’irrigation.
À Nyamassila, la coopérative féminine spécialisée dans la transformation de farines enrichies à base de moringa et de néré a bénéficié, en 2023, d’une formation organisée par le FSRP sur les techniques de transformation des farines locales. Grâce à cet appui, les membres de la coopérative ont commencé à améliorer leurs conditions de vie en devenant de véritables entrepreneures, fournissant désormais ces produits enrichis à l’hôpital local ainsi qu’aux personnes âgées.
La coopérative de Kpélé Tutu, forte de 85 membres, se consacre à la production de compost et de biopesticides et contribue activement à l’accroissement de la productivité agricole dans la Zone d’Aménagement Agricole Planifiée (ZAAP) de la région des Plateaux-Est. Les coopérateurs, formés à la fabrication de ces intrants biologiques, utilisent un composteur de grande capacité pour transformer des déchets organiques (feuilles de plantes, épluchures, déchets de jardin, etc.) en compost, un fertilisant naturel particulièrement bénéfique pour les cultures maraîchères et le maïs.
Les échanges entre les membres de la mission de la Banque mondiale composée de Mme Ashwini Sebastian, Chef d’équipe régionale du FSRP et M. Nouhoun Traoré, responsable de la gestion du FSRP au Bureau de la Banque mondiale du Togo et la coopération néerlandaise constituée de Messieurs Jeroen Rijniers et Dominic van Asseldonk et les bénéficiaires ont permis de constater les premiers impacts positifs des interventions du programme sur les conditions de vie des populations ciblées. Néanmoins, les discussions ont également mis en lumière des besoins supplémentaires, notamment en matière d’irrigation, de transformation agroalimentaire, ainsi que de stockage.
Cette mission conjointe s’inscrivait dans le cadre des activités de suivi et de revue des résultats du FSRP, financé par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, avec le soutien financier complémentaire de la Coopération néerlandaise à travers le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP).
Les échanges se sont poursuivis le 8 mai 2025 à Lomé avec les représentants des structures de coordination du FSRP au sein de la CEDEAO, du CILSS et du CORAF.

Togo : le FSRP promeut l’élevage de la chèvre rousse de Maradi pour une meilleure autonomisation des femmes rurales

Publié le 3 mai 2025

L’élevage de petits ruminants constitue une source vitale de revenus pour de nombreuses femmes en milieu rural. Dans un contexte de lutte contre la pauvreté, de quête de sécurité alimentaire et de résilience face aux effets du changement climatique, l’introduction de races plus performantes apparaît comme une priorité pour créer des activités génératrices et améliorer les revenus des femmes vulnérables à travers un élevage de caprins plus productif et durable.
Avec l’appui technique de l’Institut Togolais de recherche agronomique (ITRA), le FSRP Togo, a lancé la vulgarisation pilote de la chèvre rousse de Maradi dans douze (12) localités réparties dans les six régions agroécologiques du pays avec pour objectif d’améliorer les revenus des femmes vulnérables par l’élevage de la chèvre de Maradi, surnommée « la vache laitière du pauvre » grâce à sa bonne production laitière.
Originaire du département de Maradi au Niger, cette race de chèvre d’une solidité remarquable présente plusieurs acquis dont sa grande rusticité et sa bonne capacité de production de lait riche en vitamine A. Fort de ces atouts, la chèvre rousse de Maradi s’est révélée être le pilier du développement économique des ménages ruraux.
Cette initiative du FSRP dédiée à l’introduction de races prolifiques dans les systèmes de production animale repose sur une méthodologie rigoureuse, comme l’explique Dr. DJABA Atouga, chef programme ovin caprin au centre de recherche agronomique de l’ITRA à Kolokopé : Les chèvres rousses de Maradi que vous voyez sont arrivées au centre le 9 Octobre 2024 et ont observé une période de quarantaine de deux mois avant d’être accouplées. Pour s’assurer que les accouplements organisés ont bien réussi, nous avons observé une nouvelle période d’environ quatre mois afin de voir les premiers signes dont le développement des mamelles. C’est à la suite de ces apparitions que nous avons procédé à la distribution des chèvres aux femmes vulnérables identifiées dans les six régions agricoles du pays. Chaque femme a bénéficié d’au moins de deux (2) chèvres gestantes et d’un kit d’alimentation adapté.
Après quelques jours de mise à disposition des chèvres gestantes, des naissances de chevreaux ont été signalées par endroit. C’est le cas de madame Kossiwa Yao, bénéficiaire basée à Langabou qui témoigne de son vécu avec les animaux : « Ces chèvres sont tout ce que j’ai aujourd’hui et je prends soin d’elles comme si elles étaient mes enfants. Aussitôt reçu, elles ont donné un chevreau mâle et vigoureux dans la semaine suivante. Malgré qu’elle allaite bien le petit, elle a encore beaucoup de lait dans ses mamelles. J’envisage d’en extraire pour faire des fromages et les vendre au marché. » 
Par cette action, le FSRP Togo pose les fondations d’une amélioration structurelle de la filière caprine, tout en plaçant la femme rurale au cœur de la dynamique de développement agricole. Cette première phase pilote ouvre la voie à une extension progressive, fondée sur des résultats concrets, en faveur d’une agriculture familiale plus résiliente, inclusive et économiquement viable.
Il faut rappeler qu’un suivi vétérinaire et technique de ces animaux, est assuré de manière régulière par les services techniques de l’ICAT auprès des douze femmes qui ont chacune bénéficié d’au moins deux (02) chèvres gestantes dans les six régions agricoles du pays.       

Togo : 120 femmes transformatrices bénéficient de la formation sur les enjeux et opportunités de la ZLECAF à l’occasion de la 2ème édition de la foire de promotion des produits locaux

Publié le 24 avril 2025

Au Togo, les femmes jouent un rôle essentiel dans la production agricole. Cependant, leur implication dans les activités de transformation, de négoce et d’entrepreneuriat reste marginalisée. Cette sous-représentativité résulte de divers obstacles notamment les normes sociales et culturelles et les barrières structurelles liées à l’accès au financement et aux opportunités économiques. 
En vue de renforcer l’autonomisation économique des femmes, le FSRP Togo a soutenu du 12 au 15 mars 2025, à travers la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes (CTOP) et  d’autres femmes issues d’organisations sœurs  que sont la Fédération des Promotrices d'Agro-industrie du Togo (FEPROMAT) et le Réseau National des Femmes Agricultrices du Togo (RENAFAT), l’organisation de la 2ème édition de la foire de promotion des produits locaux et des opportunités commerciales de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF). Cette activité vise à soutenir les femmes par la promotion des produits locaux et le développement de nouvelles opportunités commerciales en lien avec la ZLECAF. 
La cérémonie d’ouverture a été marquée par trois interventions dont celle du Président de la CTOP qui a remercié le Chef de l’Etat et toutes les structures partenaires de la CTOP notamment le FSRP qui a soutenu l’organisation de la foire. Il a invité et encouragé la population à acheter et consommer les produits exposés et dont la qualité n’est plus à douter : « Hier on doutait de la qualité. Mais aujourd’hui avec l’appui et l’accompagnement des différents projets, les femmes mettent sur le marché des produits de bonne qualité, comme vous pouvez le constater. Je vous invite donc à les essayer ! Ils sont produits à 100% par les femmes togolaises. » A-t-il dit.
La représentante du Coordonnateur Délégué du FSRP et le représentant du ministre de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural ont salué la présence massive des femmes à cette formation. Ils ont invité et encouragé les femmes à saisir l’occasion pour s’informer davantage sur les opportunités d’accès aux marchés dans le cadre de la ZLECAf et se fournir de la documentation nécessaire pour se préparer à l’exportation de leurs produits dans les pays de la sous-région. 
Mme EDOU Adjovi Dodji, n’a pas caché sa joie de bénéficier de la formation : « Avant on traversait les frontières sans papier ; sans carte d’identité, carte CFE carte d’opérateur économique méconnaissant nos droits et devoirs. Grâce à cette formation, nous avons appris beaucoup de choses. Comment formaliser nos entreprises, nos coopératives ou unités de transformation pour pouvoir traverser la frontière facilement avec nos produits localement transformés au Togo.  Nous avons aussi appris tous les documents qu’il faut pour se formaliser, les dossiers qu’il faut fournir à la douane pour pouvoir traverser les frontières facilement. Après cette formation nous prévoyons créer un groupe WhatsApp à travers lequel nous pouvons nous pouvons relaye la formation, informer sur les actualités du ministère du commerce et solliciter l’accompagnement continue de l’experte pour que nous puissions exporter plus facilement dans les zones de la ZLECAf. »
Il faut noter que la formation a bénéficié à 120 femmes transformatrices et productrices de produits agricoles qui ont exposé leurs produits à la foire organisée pour marquer la journée internationale des droits des femmes célébrée chaque 8 mars.

Togo : 1 800 000 boutures de base de deux nouvelles variétés performantes de PDCO distribuées aux multiplicateurs et transformatrices des denrées à hautes valeurs nutritionnelles

Publié le 4 mars 2025

Les progrès récents dans le développement et la fourniture de semences de variétés de cultures améliorées au Togo ont contribué à améliorer la productivité et les rendements agricoles.

Cependant, ces productions ont jusqu’à présent été limitées à un groupe restreint de producteurs. De plus, avec le positionnement du secteur privé sur les promotions de la patate douce à chair orange (PDCO), la capacité de production en boutures de base de l’ITRA nécessite un renforcement pour faire face à cette demande sans cesse croissante et surtout desservir les zones non encore couvertes par les semences améliorées.

Ainsi, le FSRP a soutenu l’ITRA à produire les boutures de base des variétés de deux variétés performantes de la PDCO, résilientes aux changements climatiques afin de contribuer efficacement à la sécurité alimentaire au Togo. Les boutures produites servent à alimenter les multiplicateurs et les productrices des racines de la PDCO sélectionnés dans la région des savanes.

Après la production, le FSRP Togo a entamé la mise à disposition de ces deux nouvelles variétés performantes de Patate douce à chaire orange inscrites nouvellement au catalogue national, à 25 multiplicateurs répartis sur toute l’étendue du territoire et 1067 femmes productrices et transformatrice de PDCO des régions des savanes.

Réalisée à travers l'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), cette action du FSRP vise à promouvoir et diffuser ces semences améliorées des variétés performantes dans les zones non encore desservies et contribuer ainsi à l’amélioration substantielle de la productivité et des capacités de résilience des populations ciblées.

En prélude à la distribution de ces semences, les bénéficiaires ont été renforcés sur l’itinéraire technique de production intensive (bonnes pratiques de production et de conservation) de la patate douce et la reconnaissance variétale.

Les producteurs ont par la suite été accompagnés dans l'installation de leurs parcelles.

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