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Togo/Campagne agricole 2023-2024: des appuis multiformes à plus de 29 000 producteurs grâce au PRSA

Publié le 12 décembre 2024

Plus de 29 000 bénéficiaires dans la région des savanes et la préfecture de la Kéran ont bénéficié d’appuis multiformes en semences certifiées de riz et soja, en outils maraichers, en biopesticides et fertilisants dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) pour accroître considérablement la productivité agricole, augmenter les revenus des producteurs pour enfin assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable au Togo.

Cette intervention du PRSA-Togo s’inscrit dans la droite ligne des nombreuses actions que le projet met en œuvre dans le cadre du Programme d’urgence pour la région des savanes (PURS) destiné à renforcer la résilience des populations de cette zone septentrionale du Togo. A l’issue de la réception des kits, les bénéficiaires nous expriment leur satisfécit. C’est le cas de LANKOME Tilate, une bénéficiaire comblée de Tampialime dans la préfecture de Tandjouaré.

« Je me nomme LANKOME Tilate et je viens du village de Tampialime dans la préfecture de Tandjouaré. Notre coopérative a été identifiée pour bénéficier des semences améliorées de riz et de soja que le projet FSRP a acquis pour nous. Je fais partie du comité de gestion de notre coopérative en tant que trésorière. Notre organisation est une coopérative de la ZAAP*. Avant, on reconduisait les anciennes récoltes comme semences, mais cette fois-ci, avec les semences certifiées que le FSRP nous a acheté, nous sommes comblées. Nous n’allons plus utiliser les anciennes semences. Nous allons utiliser celles-ci avec la ferme conviction que son rendement sera meilleur. Cela nous permettra de subvenir aux besoins de nos maris et de nos enfants afin d’avoir un climat paisible dans la famille. Nous pouvons donc dire que cet appui annonce un lendemain meilleur pour nous les agricultrices. Nous remercions le gouvernement togolais spécifiquement le ministre de l’agriculture et le projet FSRP pour cet appui qui va agir positivement sur notre récolte et bénéficier à toute la famille. » raconte-t-elle toute heureuse et optimiste.

Togo: l’approche de Services Climatologiques Participatifs Intégrés pour l’Agriculture est vulgarisée au niveau paysan

Publié le 12 décembre 2024

L’un des secteurs les plus touchés par les effets du changement climatique est l’agriculture. En milieu rural, ces changements climatiques affectent directement les producteurs et exposent les ménages à l’insécurité alimentaire. Les ressources naturelles de base des systèmes de production sont sensibles et se détériorent.

Afin d’accroître la résilience des systèmes de production face aux effets des changements climatiques, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP Togo) appuie la formation des agents facilitateurs de la mise en œuvre de l’approche de Services Climatologiques Participatifs et Intégrés pour l’Agriculture (PICSA) au niveau des communautés rurales et agricoles.

L’objectif de cette formation est de contribuer au renforcement de la résilience des producteurs face à la variabilité et aux changements climatiques en vue d’une amélioration de la productivité agricole.

La formation s’est déroulée en deux phases. La première phase (théorique) a consisté à former les agents facilitateurs venus de l’Institut Togolais de Rechers Aagricoles (ITRA), l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT), l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET) et du CONACILSS. Quant à la deuxième phase (pratique), elle s’est faite sur le terrain à Farendè dans le canton de Lama-tessi, préfecture de la Binah et a regroupée plus de 90 producteurs de la localité.

En effet, ces travaux de terrain ont consisté en l’établissement de la carte d’allocation des ressources, du calendrier saisonnier, le calcul des probabilités des caractéristiques agro-climatiques à base des données historiques et la gestion des risques. Ce fut une séance interactive et participative qui a permis aux facilitateurs et aux exploitants agricoles, de s’imprégner davantage de l’approche PICSA pour une meilleure résilience face aux effets des changements climatiques au Togo.

Le FSRP appuie la formation de 3000 agriculteurs des ZAAP au Sud du Togo sur les pratiques agroécologiques et de gestion durable des terres

Publié le 12 décembre 2024

Dans le contexte spécifique des changements climatiques caractérisés par les sécheresses, l’irrégularité des pluies, la prolifération des ravageurs des plantes, le développement des bactéries nuisibles entrainant l’appauvrissement des terres cultivables, l’adoption des pratiques agroécologiques est la meilleure stratégie pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, lutter contre la pauvreté et créer des emplois en milieu rural à travers une exploitation durable des espaces aménagés.

Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) appuie à cet effet, la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) pour la formation de 3000 agriculteurs exploitants les ZAAP au sud Togo à travers son dispositif des fermes écoles agroécologiques.

Cette première formation qui couvre les régions maritime, plateau Est et plateau Ouest, vise à renforcer la durabilité des systèmes de production pratiquées sur les ZAAP et la résilience des ménages bénéficiaires. C’est un total de 3000 agriculteurs qui seront formés en plusieurs étapes dont la première consiste en la formation de 300 paysans relais identifiés sur 60 ZAAP, qui se chargeront de relayer et de former à leur tour, les agriculteurs de leurs ZAAP respectives sur les pratiques agroécologiques apprises lors de la formation.

La cérémonie de lancement de cette série de formation a été marquée par la remise des kits constitués de bottes, de gilets, de manuels d’apprenant ont été offert par le projet aux participants.

A propos des ZAAP

Les Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) constituent des blocs de production d’au moins 100 ha de monoculture sur lesquels sont concentrés des producteurs pour une production encadrée. Elles permettent d’assurer une production en quantité importante et garantir un approvisionnement régulier en matière première des unités de transformation.

A ce jour, l’évolution des aménagements des sites a permis de profiler la stratégie ZAAP basée sur des principes qui découlent de la « vision stratégique Togo 2025 » du Gouvernement.

Togo : acquisition et distribution de 315 géniteurs de pintades à 45 éleveurs de la région des savanes

Publié le 19 novembre 2024

Dans ses multiples actions de soutien aux éleveurs, le FSRP TOGO a acquis 315 géniteurs pintades dont 225 femelles et 90 mâles pour distribution à 45 éleveurs de la région des savanes.

Ces géniteurs volailles acquis dans le cadre de la mise en œuvre du FSRP sont issus des fermes semi-modernes des éleveurs commerciaux du Projet d’appui au secteur agricole (PASA). Une complémentarité entre les deux projets qui permet aujourd’hui à monsieur TOURE Abdoumoumouni, éleveur commercial du PASA et fournisseur de géniteurs au FSRP, d’avoir de nouvelles ambitions. Parti de 5 têtes, monsieur TOURE est aujourd’hui à plus de 600 têtes de pintades : « J’ai commencé mon élevage en 2013 avec 5 têtes dans un petit enclos. Mes pintades dormaient la plupart du temps, dans les arbres et pondaient dans la brousse, ce qui occasionnait des vols non seulement des œufs mais aussi des volailles. J’ai continué comme ça jusqu’en 2015 où le projet PASA m’a construit un Poulailler traditionnel amélioré (PTA). Très vite, mon unité d’élevage a commencé à s’améliorer surtout avec l’accompagnement des services techniques. C’est ainsi qu’en 2018, j’ai encore bénéficié de l’appui des fonds compétitifs du PASA. Cet appui m’a considérablement lancé car c’est grâce à ce dernier que j’ai construit ce poulailler semi moderne qui m’a permis de sécuriser mon élevage et d’agrandir facilement l’effectif. Actuellement j’ai plus de 600 pintadesBien que bénéficiaire du PASA, je suis aujourd’hui fournisseur au FSRP qui vient d’acheter 315 pintades à plus d’un million de francs CFA. A vrai dire, je n’ai jamais rêvé d’une telle chose. Je suis tellement ému de cette action du FSRP. Cet argent va me permettre de reconstituer le noyau de reproduction, d’accroître l’effectif des volailles et naturellement de subvenir aux besoins de la famille ». Nous a t-il raconté.

De ces 315 géniteurs pintades qui ont été achetés par le FSRP, chaque éleveur a reçu 7 géniteurs dont 2 mâles et 5 femelles.

A Gando dans la préfecture de l’Oti sud, madame Christine nous dévoile son projet d’élevage à la réception de ces 7 pintades. Elle ambitionne de devenir une productrice de référence dans la région des savanes. « Je m’appelle SANDO Christine, je suis cultivatrice à Takpapiéni dans le canton de Gando, commune Oti Sud 1. Le projet FSRP m’a donné 7 pintades aujourd’hui en plus d’un poulailler amélioré qu’il m’avait déjà construit.  En tant que femme, moi-même j’avais un projet, c’est de devenir un éleveur de référence à Gando ici. L’appui du FSRP me donne davantage de force pour agrandir mon élevage et pourvoir servir à long terme, toute la région des savanes, s’il plait à Dieu. »

Tout comme Christine, le FSRP Togo a construit des Poulaillers traditionnels améliorés (PTA) à chaque bénéficiaire avant de leur remettre les géniteurs. Ces actions du projet s’inscrivent dans le cadre du PURS et contribuent à renforcer la résilience de ces acteurs, améliorer leur productivité,  réduire la pauvreté en milieu rural et accroître leur revenu.

Togo 704 géniteurs ovins caprins acquis et distribués à 176 éleveurs de petits ruminants de la région des savanes

Publié le 16 novembre 2024

L’élevage des petits ruminants, comprenant les ovins et les caprins, représente une source essentielle de protéines animales au Togo. Ce secteur fournit une part importante de la viande consommée dans les zones urbaines et rurales, tout en constituant une source majeure de revenus pour les ménages ruraux. Par ailleurs, il contribue significativement au renforcement de l’économie nationale.

Cependant, cette activité, pratiquée selon des méthodes traditionnelles, est confrontée à des défis majeurs, notamment un taux élevé de mortalité lié à diverses maladies et à l’insécurité dans la région des Savanes, principale zone d’élevage du pays.

Pour faire face à ces contraintes, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo) a intégré, dans le cadre de son Programme d’Urgence pour la Résilience (PURS), une initiative visant à soutenir les petits éleveurs. Cette intervention consiste à leur fournir des géniteurs de qualité, tant pour les petits ruminants que pour les volailles.

La phase initiale de ce programme a impliqué l’identification de centres de production et de fermes capables de fournir les géniteurs nécessaires. À l’issue de cette étape, le FSRP-Togo a acquis des géniteurs ovins et caprins, qui ont été distribués aux éleveurs ciblés, en collaboration avec l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT).

Dans la région des Savanes, 176 éleveurs ont été sélectionnés pour bénéficier chacun d’un noyau reproducteur composé d’un mâle et de trois femelles. Parmi eux, 121 pratiquent l’élevage d’ovins et 55 celui des caprins. Au total, 704 géniteurs ont été distribués, incluant 121 béliers, 363 brebis, 55 boucs, et 165 chèvres.

Pour garantir la santé et les performances reproductives des géniteurs, des tests de brucellose ont été effectués avant leur remise aux bénéficiaires. M. Tchalon, biologiste à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), souligne l’importance de ces analyses : « Nous effectuons des tests de brucellose sur les géniteurs avant de les remettre aux bénéficiaires. Cette zoonose, transmissible à l’homme, peut déséquilibrer le système reproductif des animaux et entraîner des avortements. Ces tests nous permettent de nous assurer de leur état de santé et de leurs capacités reproductives. »

Les témoignages des bénéficiaires mettent en évidence l’impact de cette initiative. Kanfiyéne, éleveur à Naki-Est, partage son expérience : « J’élevais une dizaine de moutons qui me rapportaient un peu d’argent, mais j’ai subi des pertes importantes. Grâce au FSRP, j’ai reçu quatre géniteurs, dont un mâle. Cela m’a redonné espoir. »

De son côté, Daniel, éleveur à Tchamonga, exprime également sa satisfaction : « Je pratique l’élevage par passion, mais je manquais de moyens pour développer mon activité. Avec ces géniteurs robustes, je suis convaincu que mon troupeau s’agrandira et sera plus performant. »

En outre, Daniel avait déjà bénéficié d’une bergerie traditionnelle améliorée construite grâce au soutien du FSRP, renforçant ainsi les conditions d’élevage.

Dans les sept préfectures de la région des Savanes, 176 éleveurs ont bénéficié de cette initiative, avec un total de 704 géniteurs ovins et caprins, dont 484 ovins et 220 caprins. Cette intervention contribue non seulement à renforcer la résilience des éleveurs, mais également à améliorer la sécurité alimentaire et économique dans la région.

Le FSRP-Togo prévoit de poursuivre et d’étendre ses actions en faveur d’un élevage durable et performant, contribuant ainsi au développement rural et à l’économie nationale.

Transformation des farines à haute valeur nutritionnelle : les femmes de Yadè Sodè font la fierté de la Commune de Kozah 2 à Kara

Publié le 8 novembre 2024

A Yadè Sodè, dans la commune de Kozah 2 dans la région de la Kara, 10 femmes animées par la volonté d’être autonomes financièrement, créent aujourd’hui des merveilles avec les produits alimentaires qu’elles transforment. Elles émerveillent les enfants, leurs maris et les autres femmes par leurs produits qui contribuent à améliorer la nutrition des ménages et accroitre leurs revenus.

Quand on échange avec elles, elles ne tardent pas à livrer leurs secrets qui résultent des formations dont elles ont bénéficié dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest au Togo et le partenariat avec le Ministère de la Santé.

Trois d’entre ces femmes de la coopérative Merveille ont été choisies pour faire partie de la formation des formatrices. Elles ont appris les techniques de transformation du soja en farine enrichie, des éléments nutritifs de la patate douce à chaire orange et la préparation de la sauce à base de feuilles de moringa.

Après deux années de mise en œuvre des activités, les impacts sont légion sur la santé des familles grâce aux éléments nutritifs et sur la coopérative selon sa Présidente, Mme Adjélékou Préname: « Ce que nous avons appris au cours de la formation des formateurs, c’est surtout l’hygiène dans la transformation du soja en farine et en fromage. Avant, on ne tenait pas compte de certains détails qui faisaient que nos produits finis n’étaient pas de bonne qualité. Aujourd’hui, nous sommes fières de proposer des produits de qualité que tout le monde peut consommer en famille. »

Elles produisent 200 kilogrammes et ont vu leurs chiffres d’affairées s’accroitre passant de 50. 000 CFA à 150.000 Francs par mois.

En outre, les enfants de 6 mois à 5 ans qui manquent de vitamine corrigent la carence en avitaminose en consommant régulièrement les farines enrichies en moringa.

Très ambitieuses, les femmes de la coopérative « Merveilles », visent à accroitre leurs activités dont la production de 200kg à 500 Kg par mois et vendre les produits finis dans les supermarchés et au niveau international. Elles ont à cet effet décidé d’investir dans la production des produits vivriers tels que le maïs, le soja, le moringa, la patate douce à chaire orange et ont acquis une parcelle de 1 ha.

Une des particularités des femmes de la coopérative « Merveille » est l’emballage de la farine enrichie de soja produite grâce aux techniques apprises lors de la formation.

Elles louent les appuis du FSRP et ses partenaires qui leur ont permis d’accroitre leurs revenus malgré le procédé artisanal de production des produits finis.

Pour se professionnaliser davantage et moderniser leurs activités, ces femmes ambitionnent d’acquérir des équipements modernes de transformation à l’instar d’un moulin, des marmites ainsi que des emballages de qualité que ce soit sur fond propre ou sur la base d’un prêt. Elles envisagent de certifier leurs produits afin de les exposer dans les centres commerciaux et pharmacies.

Partant du soutien qu’elles ont eu du FSRP Togo, aujourd’hui les femmes de la coopérative « Merveilles » sont citées en exemples et sollicitées pour appuyer d’autres femmes dans d’autres localités qui souhaitent devenir des transformatrices agricoles.

Togo : 150 commerçantes s’imprègnent des procédures douanières et autres règlements du corridor Abidjan-Lagos

Publié le 7 novembre 2024

Les femmes jouent un rôle fondamental dans le commerce intra régional. Elles représentent plus de 70% des acteurs qui exercent des activités commerciales, locales ou transfrontalières en Afrique de l’Ouest. Cette forte présence des femmes dans le commerce régional est une marque du dynamisme de l’économie et des échanges en Afrique de l’Ouest.

Cependant, elles sont confrontées aux difficultés d’accès à l’information pour mieux exploiter les opportunités commerciales sur les marchés locaux et régionaux avec une forte méconnaissance des procédures douanières et autres exigences réglementaires du corridor Abidjan-Lagos.

Dans le but d’apporter une solution efficace à ces difficultés, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a soutenu le renforcement de 150 femmes et jeunes commerçantes sur le commerce transfrontalier sur les procédures douanières et autres exigences règlementaires du corridor Abidjan Lagos.

Cette formation visait à permettre aux commerçantes de maîtriser les procédures douanières et d’optimiser leurs connaissances sur les exigences réglementaires de ce corridor.

A Aného dans la préfecture des lacs, tout comme à Atakpamé dans l’Ogou, les commerçantes

ont suivi des présentations sur : (i) les enjeux et défis de la mise en œuvre de la ZLECAF pour les femmes ; (ii) l’initiative du commerce guidé (ICG) et les documents commerciaux de la ZLECAf ; (iii) le cadre organisationnel, les règles d’origines et les procédures de dédouanement des marchandises; (iv) le protocole de la ZLECAf sur les femmes et jeunes dans le commerce; (v) le commerce transfrontalier et le mécanisme d’élimination des barrières non tarifaires (BNT); (vi) le commerce transfrontalier et les facilités offertes par l’Association ouest-africaine du commerce transfrontalier des produits alimentaires, agro, sylvopastoraux et halieutiques (АОСТАН).

Ce renforcement contribue à alimenter l’indicateur R13.2 de la composante 3 relatif aux « Nombre d’agricultrice (acteurs de chaîne de valeur) ayant reçu des biens ou services pour améliorer leur commercialisation dans les chaînes de valeur sélectionnées ». A long terme l’activité pourrait également contribuer à l’indicateur ODP 6 relatif à la part de la production faisant l’objet d’échanges intra -régionaux dans certaines chaînes de valeur (riz, soja, volaille).

4ème édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA) : Plus de 67 technologies et innovations partagées à Lomé

Publié le 7 novembre 2024

La quatrième édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA), organisée par le CORAF en partenariat avec l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), s’est déroulée du 21 au 25 octobre 2024 à Lomé, Togo. Placé sous le thème : « Facilitation de l’accès aux technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des ravageurs, pestes et maladies des plantes et des animaux », cet événement stratégique a rassemblé des acteurs clés du secteur agricole et de la recherche, devenant une plateforme de choix pour l’adoption de solutions innovantes en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le MITA 2024 a été une occasion de faciliter des échanges constructifs entre chercheurs, innovateurs, décideurs politiques et jeunes entrepreneurs agricoles. Le but : promouvoir des innovations à même de renforcer la sécurité alimentaire dans la région. Cette édition a enregistré la participation de 264 acteurs en présentiel, dont 84 femmes et 73 jeunes, témoignant de l’engagement multisectoriel et intergénérationnel en faveur d’une agriculture plus durable et résiliente.

Cette édition a été enrichie par deux événements d’envergure : la 1ère édition du Sommet Ouest et Centre Africain de la Jeunesse, centré sur l’agriculture intelligente face au climat, et le prestigieux Prix de l’Innovation Agricole Abdoulaye Touré. Le Sommet de la Jeunesse a mobilisé des jeunes issus de divers horizons agricoles, leur offrant une tribune pour échanger avec des experts et présenter leurs innovations. Le Prix Abdoulaye Touré, quant à lui, a distingué six jeunes innovateurs, récompensés à hauteur de 10 000 dollars chacun, pour leurs contributions exemplaires dans le domaine agricole. Ces initiatives illustrent l’ambition de promouvoir les jeunes talents en tant que moteurs de changement dans l’agriculture africaine.

Parmi les 67 technologies et innovations partagées, 53 ont attiré une attention particulière, incluant 38 variétés de cultures et 15 équipements agricoles et technologies animales, exposées au parc technologique de l’ITRA à Davié. Ces solutions vont de variétés de cultures résistantes aux stress climatiques à des outils adaptés pour une gestion durable des terres et des ressources agricoles.

Quatre projets portés par des jeunes agro-entrepreneurs ont été présentés sous forme de « pitch » devant un jury composé de représentants d’institutions financières et de chefs d’entreprises. Parmi ceux-ci, le projet d’insecticide biologique de M. KONDOW Moubarack, conçu pour lutter contre les mirides du cacaoyer, s’est distingué comme la meilleure innovation, témoignant du potentiel des solutions locales pour répondre aux défis agricoles régionaux.

En réunissant des acteurs de divers pays, le MITA a démontré une fois de plus l’importance de la coopération bilatérale, régionale et internationale dans le secteur agricole. La rencontre a mis en avant le rôle des sciences, technologies et innovations (STI) dans le renforcement des systèmes alimentaires, abordant les composantes clés de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

L’édition 2024 a clos sur une note d’optimisme, fixant le rendez-vous pour la prochaine édition du MITA, prévue du 20 au 24 octobre 2025 au Mali. Cette future rencontre, placée sous le thème « Technologies et innovations pour la gestion Intégrée du Sol », intégrera de nouveau le Prix Abdoulaye Touré ainsi que le Sommet de la Jeunesse, affirmant la continuité d’une dynamique porteuse pour l’agriculture africaine.

En somme, le MITA 2024 a constitué un levier pour la transformation agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre, en renforçant la résilience des systèmes alimentaires par l’innovation.

Développement rizicole au Togo : Adoption de la Technologie Smart Valleys par les producteurs

Publié le 6 octobre 2024

Le développement du secteur rizicole fait partie des stratégies de développement agricoles des pays en Afrique de l'Ouest et plus particulièrement au Togo. Le riz est un aliment de base pour une grande partie de la population togolaise avec une consommation annuelle par habitant estimée à 35 kg. Et pourtant, le pays fait face à un défi majeur : la production nationale ne couvre qu'une partie des besoins, atteignant environ 165 000 tonnes en 2020, loin derrière les 450 000 tonnes nécessaires. Cette situation amène le pays à dépendre des importations pour environ 60 % de sa consommation de riz.

Pour inverser cette tendance, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) dont le riz est l'une des filières prioritaires, a entrepris avec l'interprofession du riz au Togo, une initiative visant à diffuser largement la technologie Smart Valleys. C'est un système d'aménagement sommaire des bas-fonds conçu pour retenir et gérer les eaux pluviales dans les champs tout en réduisant la perte d'engrais due aux inondations, et elle permet d'augmenter significativement les rendements à la récolte (plus de détails sur le Smart Valleys https://bit.ly/3TM17VT)

Récemment (du 24 au 29 juin 2024), une session de formation d 'un pool de 20 formateurs endogènes s'est tenue pour initier les producteurs à cette technologie. Chaque formateur a ensuite transmis ses connaissances à dix autres producteurs dans vingt villages de la région centrale du Togo. Lors de ces sessions, les participants ont appris non seulement l'approche Smart Valleys, mais aussi son fonctionnement et ses avantages pour maximiser les rendements sur des surfaces limitées.

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En plus de la formation, les producteurs ont reçu des kits outils pour aménager leurs parcelles, incluant brouettes, bottes, cordeaux, coupe-coupe, daba, pioches et autres matériels nécessaires pour mettre en pratique la méthode Smart Valleys. Parmi les bénéficiaires de cette formation, Abdourahim Milbawa, un jeune producteur de riz de Guérin kouka, dans la préfecture de Dankpen, a rapidement partagé ses nouvelles compétences avec d'autres producteurs de sa localité.

 

 

 

"Quand je suis revenu de la formation, j'ai réuni rapidement mes amis producteurs pour leur présenter cette technologie qui est pour moi une vraie innovation. J'ai expliqué sur ma parcelle comment aménager les terres tout en tenant compte de la direction de l'eau de pluie," raconte Abdourahim avec fierté.

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Le Smart Valleys combine des techniques agricoles éprouvées avec des technologies modernes pour optimiser l'utilisation des ressources naturelles et augmenter la productivité des rizières. L'accent est mis sur l'aménagement des vallées inondables avec la construction de digues, de canaux et de systèmes de drainage, pour contrôler l'eau et améliorer la fertilité des sols.

Un des avantages majeurs de cette technologie réside dans la gestion efficace de l'eau et de la semence : "Avant, je semais le riz en jetant la semence sur la plaine. Pour un hectare, il me fallait 50 kg de semences et le rendement avoisinait 3 tonnes. Avec Smart Valleys, je commence avec une pépinière et je fais le repiquage dans les casiers réalisés. J'utilise moins de semences, environ 5 kg par hectare, pour une récolte de près de 6 tonnes à l'hectare. C'est vraiment bénéfique," explique Abdourahim, heureux de maîtriser cette technique de production.

Autre site, autre expérience avec Mme Affi Koutèma, productrice de riz dans le canton de Yaloumbè dans la préfecture de Blitta, région centrale du Togo située à 260 km au nord de la ville de Lomé. Bénéficiaire de la formation comme Abdourahim, Mme Affi applique les connaissances acquises sur une surface de 0,25 ha.

Associée à deux autres productrices de riz, elle construit des casiers, gère l'eau de pluie tout en la canalisant ainsi que la semence pour le repiquage en ligne. Elle indique avec joie, les changements induits sur sa façon de produire le riz : « avant, je semais le riz à la volée et cela demandait 50 kg de semence sur 1 ha et un rendement de 2 tonnes. Aujourd'hui avec le smart valleys, dès que vous construisez les casiers, le reste est facile à faire et on utilise moins de semences. Pour un hectare, on utilise 4 à 5 kg de semences et on est sûr de récolter environ 6 ha. Je voudrais sincèrement remercier la Banque mondiale, la CEDEAO et le Ministère de l'agriculture du Togo pour les appuis multiformes apportés aux producteurs à travers le FSRP. »

Le Smart Valleys s'inscrit dans une stratégie plus large de développement agricole durable au Togo, en se concentrant sur des solutions locales pour améliorer la production alimentaire et renforcer la résilience des communautés face aux défis climatiques et économiques

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