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Togo : une trentaine de personnes formées sur l’utilisation et l’appropriation des outils de collecte des données agrométéorologiques

Publié le 10 janvier 2025

Le SIHAM se définit comme un Système d’Information Hydro Agro Météorologique. Il est initié dans le cadre de la composante 1 du FSRP Togo et vise à faciliter la diffusion des informations agro-climatiques sous forme de message vocaux et sms aux producteurs agricoles.

Ce système est né de l’ambition du FSRP, de proposer une solution numérique innovante, efficace et viable visant à améliorer la diffusion des prévisions pluviométriques au profit des bénéficiaires des services de l’Agence nationale de la météorologie du Togo (ANAMET). Ainsi, le SIHAM se met en place à travers une approche de déploiement en 4 étapes dont la première est la formation des agents enquêteurs.

Cette formation s’est déroulée le lundi 6 mai 2024 à Sokodé et a vu la participation d’une trentaine de personne dont 15 agents enquêteurs de l’ICAT et 10 de la CTOP. Ces derniers sont renforcés sur l’utilisation et l’appropriation des outils de collecte des données mis à leur disposition pour collecter les informations auprès des bénéficiaires ciblés du FSRP essentiellement dans les Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP) et à l’échelle des exploitations agricoles.

Pour les enquêteurs, cette formation est très avantageuse. Selon eux, elle vient renforcer les aptitudes dans l’utilisation de l’outil informatique sur le terrain et permet de découvrir de nouveaux outils comme le SIHAM. « Nous encourageons le FSRP dans cette innovation », ont-ils apprécié.

Pour rappel, le SIHAM est à sa phase pilote et est développé à la suite d’une convention entre le FSRP TOGO et l’IFDC au profit de l’ANAMET. Il compte atteindre au moins 1000 petits producteurs agricoles et couvre les régions des savanes, centrale, plateau-Est et maritime pour une durée de 04 mois pour la phase pilote.

Le FSRP soutient la formation de 120 candidats tractoristes et maintenanciers des ZAAP d’excellence

Publié le 9 janvier 2025

Ils sont au total 120 apprenants dont 100 candidats tractoristes et 20 candidats maintenanciers provenant tous du programme « Entreprises Cantonales de Travaux Mécanisés » (ECTM) dont la mission est de contribuer à l’augmentation du taux de mécanisation des opérations culturales.

Cette initiative soutenue par le FSRP TOGO vise à doter les agriculteurs des compétences et outils nécessaires pour accroître leur productivité et améliorer la rentabilité.

Conçue spécifiquement pour les jeunes aspirant à devenir tractoristes sans expérience préalable, cette formation les dote des compétences essentielles pour utiliser efficacement et de manière responsable les technologies agricoles de pointe. Tenue du 28 mars au 7 Avril 2024 à l’Institut de formation agricole (Infa) de Tové, la formation alliant théorie et pratique, a été axée sur :(i) la connaissance et la conduite du tracteur, (ii) la maîtrise des opérations de manœuvre et d’entretien ainsi que (iii) les règles de sécurité et d’utilisation. Pour les formateurs, ces différents aspects contribuent à faire de ces aspirants tractoristes, des acteurs clés de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de la main-d’œuvre qualifiée nécessaire pour faire avancer la modernisation agricole au Togo.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le gouvernement du Togo et Office chérifien des Phosphates (OCP Africa), mis en par le ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural à travers un programme novateur de formation axé sur la mécanisation agricole.

Réalisée par l’Agence de transformation agricole (ATA), cette formation bénéficie de l’appui des services techniques du ministère à l’instar de la DAEMA et de l’ICAT pour en assurer une mise en œuvre réussie et une portée maximale.

À travers ce programme de formation, le FSRP contribue à une agriculture togolaise plus prospère, où la mécanisation joue un rôle clé dans la réalisation de l’autosuffisance alimentaire et de la croissance économique durable.

Togo : 1 290 géniteurs volailles distribués à 169 éleveurs de la région des savanes

Publié le 7 janvier 2025

L’élevage des volailles (poules et pintades) est une pratique courante dans la région des savanes autrefois appelée la région de l’or gris. C’est aussi le domaine par excellence du rônier et de la culture attelée où les communautés vivent en partie de la production et de la commercialisation des volailles pour subvenir aux besoins essentiels de leurs familles.

Cependant, les menaces grandissantes et la pression des groupes armés terroristes ont accentué la vulnérabilité des populations de la région des savanes et impacté significativement l’activité et la vie des producteurs, y compris les éleveurs. Cette situation a amené le Gouvernement à prendre des mesures diligentes pour permettre aux populations de cette zone d’améliorer leur capacité de résilience.

Au nombre de ces mesures, figurent la mise en place du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS) dans le cadre duquel, le FSRP met en œuvre de nombreuses activités pour assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable et renforcer le système de productivité en vue de parvenir à une résilience effective dans les foyers ruraux.

Le FSRP a produit et introduit dans les ménages, un noyau de géniteur composé de 2 coqs et 4 poules pour servir 169 éleveurs de poules, répartis dans les 7 préfectures de la région des Savanes et ce sont au total 1 290 géniteurs dont 1 075 poules et 215 coqs qui ont été distribués aux éleveurs de la région des savanes.

Cette action du projet vise à renforcer la productivité des éleveurs à travers l’augmentation des effectifs de volaille dont les produits (viande et œufs) constituent non seulement des sources de protéines animales nécessaires à la couverture des besoins alimentaires et nutritionnels des ménages en général et des enfants en particulier, mais aussi une source de revenus permanents de la famille pour faire face à d’autres besoins non nutritionnels.

Togo/Contrôle citoyen des actions du FSRP : les membres de la société civile formés

Publié le 6 janvier 2025

Pour renforcer la nécessité de redevabilité dans la mise en œuvre de ses financements, le contrôle citoyen des activités par la société civile a été intégré au dispositif de suivi évaluation du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest, (FSRP-Togo). A cet effet, il a été organisé du 18 au 19 Janvier 2024 à Kpalimé (région des plateaux Ouest) une formation des membres des organisations de la société civile membre de la Coordination pour le suivi évaluation par la société civile (COSESC) en vue de permettre une réelle appropriation des stratégies d’intervention du FSRP, des notions clés et principes de la gestion axée sur les résultats ainsi que les outils de suivi pour l’exercice du contrôle citoyen.

En deux jours, ce sont près de 25 acteurs de la société civile togolaise dont 10 femmes qui sont désormais outillés pour mieux réaliser le suivi et le contrôle citoyen des interventions du FSRP au Togo.

Cette formation participative et interactive a aussi été une occasion de partager les objectifs, les résultats attendus, la stratégie d’intervention, le dispositif et les outils de suivi évaluation, la prise en compte du genre, les mécanismes de gestion des plaintes et les violences basées sur le genre dans le cadre du FSRP. Les notions du contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) ont été également présentées avec des exemples.

Togo : le FSRP renforce les capacités de ses acteurs pour une meilleure prise en compte du genre dans les activités

Publié le 5 janvier 2025

Les femmes dans le secteur agricole, qu’elles soient productrices, travailleuses ou entrepreneures agricoles, sont aux prises avec des difficultés plus grandes que les hommes pour accéder aux ressources productives, aux marchés et aux services. La plupart des femmes exercent leurs activités à un niveau familial avec des technologies peu performantes et à petite échelle, tant dans le maillon production que dans la transformation et la commercialisation. Elles ont moins d’opportunités d’exploiter une parcelle agricole et moins de chances d’accéder à des terres sous forme de location. Leur accès se limite le plus souvent à des parcelles de moindre qualité, plus petites et plus éloignées de leur domicile. Ces disparités entre les hommes et les femmes constituent une contrainte au développement d’activités productives rentables et à l’éradication de la pauvreté dans les ménages ruraux.

Pour contribuer efficacement à combler ces inégalités de genre dans le secteur agricole au Togo, le FSRP a appuyé un renforcement de capacités des institutions et acteurs nationaux impliqués dans sa mise en œuvre, sur la stratégie et les outils pour l’intégration des dimensions genre et jeunes dans toutes les composantes et activités du projet afin de le rendre plus inclusif et sensible à cette couche défavorisée.

Cette formation animée par la conseillère régionale genre du CORAF, Dr Mariam MAÏGA du 5 au 8 décembre 2023 à Lomé a regroupé les représentants des structures techniques, les membres de la cellule focale genre du ministère, ceux des centres de recherche agronomiques, des services de vulgarisation, les acteurs des interprofessions, du réseau des femmes agricultrices et de la société civile.

Pendant quatre jours, des sujets relatifs au concept et outils d’analyse de genre, à l’impact des changements climatiques, à la résilience, à l’analyse des aspects genres dans le système agroalimentaire ainsi qu’au plan d’actions genre ont été abordés.

A terme, cette formation facilitera la prise en compte des besoins spécifiques des groupes défavorisés dans l’accès et l’adoption des technologies sensibles au climat, au genre, à la nutrition, l’accès aux terres aménagées, aux intrants, aux semences de qualité, aux services de vulgarisation, entres autres.

Togo : la Directrice des Opérations de la Banque mondiale découvre les résultats de la Zone d’Aménagement Agricole Planifiée d’Anyron

Publié le 4 janvier 2025

Cette visite effectuée le 13 novembre 2023 s’inscrivait dans le cadre de la coopération entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale afin d’échanger sur les principaux défis de la transformation structurelle de l’agriculture togolaise.

Elle intervient six mois après la visite du Président Banque mondiale dans le cadre de laquelle le FSRP TOGO a financé l’acquisition de 34 000 tonnes d’engrais NKP 15 15 15 au profit des producteurs agricoles.

« Je suis venue ici parce que je veux vous écouter, savoir ce qu’on peut faire différemment pour améliorer vos rendements et vos conditions de vie et de travail », a affirmé la Directrice des Opérations de la Banque mondiale, Mme Marie-Chantal Uwanyiligira lors des échanges avec les producteurs.

Une déclaration qui a posé les bases des échanges riches et fructueuses comme le témoignage Théophile Komi DZAKPA, secrétaire générale du comité de gestion de la ZAAP en ses termes « Nous sommes particulièrement marqués d’abord par la visite, ensuite par la grande ouverture et attention que nous porte la délégation. Cela nous encourage à faire davantage d’effort dans notre activité champêtre » nous a-t-il confié avant de poursuivre « La ZAAP d’Anyron sur laquelle nous sommes a été créée en 2021 et fait 60 hectares pour 88 producteurs dont 62 femmes. Au début chacun évoluait de son côté. Mais avec l’appui de nos autorités, nous sommes maintenant organisés. En trois années, les récoltes sont passées de 600 kilos à 3 tonnes à l’hectare à ce jour. Nous avons vendu 10,45 tonnes à l’agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) et avons actuellement 102 tonnes en stock pour nos besoins. En moyenne, nous avons un rendement de 3150 kg par hectare. » a-t-il relaté.

D’autres sujets ont été abordés et sont relatifs à l’amélioration des travaux agricoles, l’accès à l’eau en toute saison, le stockage et l’aménagement des pistes pour faciliter le trafic des produits.

En rappel, pour la période de 2024 à 2030, le Togo avec l’appui de la Banque Mondiale est en cours d’élaboration d’un nouveau projet dénommé « Projet de modernisation du secteur agricole » pour un montant de 100 millions de dollars US. Il portera essentiellement sur les solutions permettant de contenir durablement les effets des différentes crises alimentaires notamment celles dues au changement climatique.

Plus qu’une visite, ce fût un moment d’échanges approfondies, d’écoute et de témoignage des producteurs.

Togo : le FSRP rend opérationnel son mécanisme de gestion des plaintes à tous les niveaux de saisine

Publié le 3 janvier 2025

Le mécanisme de gestion des plaintes (MGP) du FSRP est un système qui permet de clarifier les incompréhensions, de traiter efficacement et de façon équitable les réclamations et de résoudre les plaintes et problèmes résultant de la mise en œuvre du projet. Réparties en six catégories de plaintes, le MGP fonctionne comme un système d’alerte et peut contribuer à l’identification et la résolution des problèmes avant qu’ils ne dégénèrent évitant ainsi des conflits coûteux en temps et en argent.

Pour le FSRP Togo, ce mécanisme est constitué de six niveaux de saisine (niveau village, canton, commune, préfecture, région, central) et de cinq niveaux de traitement dont le niveau cantonal, communal, préfectoral, régional et central. A chaque niveau de traitement, il est mis en place un comité de gestion des plaintes dont la mission est de réceptionner, d’enregistrer, de traiter (résoudre), de réviser et d’archiver les plaintes.

Pour faciliter ce processus de gestion des plaintes, le FSRP a entamé un renforcement des capacités des membres du comité de gestion des plaintes du projet. Débutée le 31 octobre 2023, la première étape de la tournée a visité les sept préfectures de la région des savanes et regroupé une cinquantaine de participants dans chaque préfecture. Ces derniers ont eu une meilleure connaissance du remplissage des registres, la rédaction des PV et les fiches liées à la gestion des plaintes y compris celles relatives aux violences basées sur le genre, le harcèlement sexuel et toutes autres plaintes issues de la mise en œuvre du projet.

A cet effet, le projet a mis à la disposition de tous les comités, des registres d’enregistrement et d’accusé de réception des plaintes, des registres de résolution des plaintes et de procès-verbaux et des fiches liées à la gestion des violences basées sur le genre/harcèlement sexuel dont les remises ont été faites lors des sessions de renforcement des capacités dans chaque préfecture.

Togo : plus de 20609 personnes formées dans la transformation des denrées alimentaires à hautes valeurs nutritionnelles

Publié le 2 janvier 2025

Dans l’optique d’aider les ménages à améliorer leur capacité de résilience face à l’insécurité alimentaire et la malnutrition, les femmes leaders et femmes des groupes organisées (RENAFAT, coopératives et autres) ont bénéficié d’une formation sur la transformation des denrées alimentaires à hautes valeurs nutritionnelles dont le soja, la patate douce à chair orange (PDCO) et la préparation des sauces de moringa et autres légumes. Cette formation vise à promouvoir l’éducation nutritionnelle et les bonnes pratiques en matière d’alimentation et à vulgariser les notions élémentaires de nutrition et d’hygiène alimentaire.

Cette formation s’est déroulée dans les trois régions septentrionales du pays (région des savanes, de la kara et région centrale) et a consisté d’abord en la formation des formateurs, ensuite en la formation des femmes leaders de 19 districts répartis en 21 sessions et enfin au relais des formations dans les groupes de contacts.

Dans la préfecture de Kpendjal par exemple, les soixantaines de femmes formées ont exprimé leur joie et reconnaissance au FSRP qui leur a permis de bénéficier de cette formation à travers la division de la nutrition du ministère de la santé. « Nous remercions vraiment le projet FSRP parce que grâce à lui, nous avons appris à des beignets, des laits, des fromages et bien d’autres produits non seulement pour notre propre consommation mais aussi pour la vente. Cela nous permet d’aider nos maris à supporter les charges de la famille et nous donne de l’autonomie financière » ; ont-elles souligné.

Pour faciliter les travaux de la formation, le FSRP a mis à la disposition de ces femmes, des kits culinaires composés des marmites et bassines en aluminium, des fourneaux de type SMOAC, des spatules en bois, des tasses et louches en aluminium, des cuillères ordinaires de table inox, des seaux et plats en plastiques, des assiettes et plats type 555. Cet appui multiforme du FSRP est tant apprécié par les bénéficiaires qui ont esquivé des pas de danse et exprimé leur grande satisfaction en ces termes « ce que le projet FSRP est venu nous faire, nous n’avons pas rêvé de ça. Ça fait longtemps que les projets viennent nous visiter mais ne nous ont pas offert ces équipements ; ce qui fait que nous avions des difficultés à pratiquer les formations. On allait prêter les ustensiles çà et là mais avec ces équipements du FSRP, vraiment nous sommes comblés. »

A travers cet appui multiforme, le FSRP contribue à réduire la pauvreté des femmes en milieu rural et à poser les bases pour lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Togo.

A l’issue des formations, plus de 20 609 femmes seront renforcées à ce jour.

Togo: les opportunités de la ZLECAf expliquées aux acteurs des services techniques et des filières stratégiques

Publié le 1 janvier 2025

Dans sa stratégie de mise en œuvre de l’accord sur la Zone de libre-échange continental africain (ZLECAf), le Togo met un accent particulier sur la sensibilisation, l’information et la formation des acteurs surtout ceux du secteur privé afin que ces derniers se l’approprient véritablement et en tirent meilleur parti.

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP) dont la composante 3 vise à développer les chaînes de valeur et renforcer l’intégration entre les pays de la sous-région ouest-africaine en supprimant les obstacles au commerce, il est initié un renforcement de capacités non seulement des responsables des TPME et des acteurs des interprofessions des filières riz, soja et volailles mais aussi des cadres des services techniques du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural (MAEDR)

L’objectif de cette formation était d’outiller les acteurs en les aidant à avoir une meilleure connaissance des opportunités et défis que présente la ZLECAf, en renforçant leurs capacités productives et leur compétitivité par l’amélioration de leur performance, de la qualité des produits offerts, du marketing et de la gestion de leurs chaînes d’approvisionnement.

Ouverte le lundi 02 octobre, cette première phase de la formation qui concerne les services techniques du MAEDR a pris fin le vendredi 6 octobre 2023. Elle a été riche en information et a pris en compte des aspects relatifs à l’accord sur la zone de libre-échange continental, les conditions d’accès aux marchés africains, les opportunités du commerce intra africain, l’accompagnement des PME à développer une activité commerciale à l’étranger, entres autres.

Sur une note de satisfaction, le consultant formateur a affirmé sa reconnaissance au FSRP pour l’organisation réussie de cette formation et les participants ont rassuré de faire bon usage des connaissances acquises dans leurs domaines respectifs pour mieux accompagner les acteurs et contribuer à l’augmentation des volumes des échanges commerciaux dans les chaînes de valeur ciblées. La seconde phase regroupera plus de 40 acteurs des filières riz, soja et volaille.

Togo : le pays marque son engagement dans la lutte contre les bioagresseurs

Publié le 1 janvier 2025

Les bioagresseurs constituent une contrainte majeure au développement agricole. Dans une démarche alignée avec l’approche des Centres Nationaux de Spécialisation (CNS) promue par le CORAF, le Togo à travers l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), se positionne comme un CNS pour aborder le défi des bioagresseurs qui entravent la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne.

L’ITRA et les experts de la région se sont réunis à Lomé, du 09 au 11 août 2023, pour aborder les problématiques liées aux ravageurs et aux maladies impactant les cultures et l’élevage. Ces  spécialistes, comprenant des phytopathologistes, entomologistes, nématologistes, malherbologistes, ainsi que des vétérinaires du Togo et d’autres pays membres de la CEDEAO et du Tchad, témoigne de l’engagement régional pour une réponse collective à ces défis cruciaux.

Une approche régionale pour lutter contre les bioagresseurs

La mise en place du CNS sur les bioagresseurs au Togo reflète la détermination de la région à aborder les enjeux agricoles majeurs avec une perspective commune. Cette avancée constitue une contribution significative pour la sécurité alimentaire et le développement agricole en Afrique subsaharienne et au-delà. De même, la mise en place de ce Centre au Togo bénéficie du soutien des autorités nationales et s’inscrit dans le cadre du Programme sur la Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP), financé par la Banque mondiale.

Par ailleurs, le concept de Centre National de Spécialisation (CNS) s’aligne parfaitement avec l’engagement régional en faveur de l’intégration, notamment dans l’espace CEDEAO. Cette approche vise à mutualiser les efforts de recherche pour relever les défis agricoles communs et à exploiter les avantages comparatifs de chaque pays dans une chaîne de valeur spécifique.

Une Synergie pour une recherche mutuelle

Le Togo rejoint ainsi d’autres pays de la région qui ont déjà mis en place des CNS dans des domaines tels que le maïs, les céréales sèches, le bétail, les fruits et légumes, les racines et tubercules, le riz, la banane plantain, l’aquaculture et le riz de mangrove. Cette initiative témoigne de l’importance croissante accordée à la recherche et au développement agricoles pour répondre aux défis alimentaires et environnementaux sur le plan régional.

En capitalisant sur les expériences des CNS précédents, le Togo est bien positionné pour faire progresser la gestion des bioagresseurs et contribuer à la sécurité alimentaire régionale. Le lancement réussi du CNS bioagresseurs témoigne de la volonté du Togo de relever les défis agricoles de manière proactive et innovante, avec l’appui du CORAF et de la CEDEAO et d’autres partenaires régionaux. Cet exemple illustre la manière dont la recherche et le développement agricoles peuvent jouer un rôle crucial dans la réalisation d’une agriculture durable et résiliente, tout en renforçant la coopération régionale et les partenariats.

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