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Validation du premier rapport d’opérationnalisation du Tableau de Bord du Commerce et des Marchés Agricoles de la CEDEAO

Publié le 4 août 2025

Le 10 juillet 2025, plus de cinquante acteurs et partenaires spécialisés dans le commerce et les marchés agricoles issus du Ghana, du Niger, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad, du Togo, ainsi que des institutions de la CEDEAO et de ses partenaires ont pris part, en ligne, à une session consacrée à la présentation des principales conclusions et recommandations du rapport régional sur l’opérationnalisation du Tableau de Bord du Commerce et des Marchés Agricoles de la CEDEAO (ECOWAS Agricultural Trade and Market Scorecard), en vue de sa validation.

Cette rencontre a permis aux experts d’AKADEMIYA2063 de partager leur analyse des performances et des insuffisances des pays dans le domaine du commerce agroalimentaire, tout en examinant l’état d’avancement de la mise en œuvre des politiques commerciales et le renforcement des cadres réglementaires existants au niveau national.

En effet, la région ouest-africaine, riche de son potentiel économique, représente un vaste marché susceptible de stimuler la croissance et la prospérité, pourvu que les obstacles au commerce intrarégional soient levés et que les échanges commerciaux soient facilités. La libéralisation du commerce agricole régional permettrait aux producteurs d’écouler leurs produits à de meilleurs prix, d’améliorer leur compétitivité et leur productivité, notamment grâce à un accès facilité à des intrants de production à moindre coût.

Cependant, malgré cet enjeu stratégique, l’Afrique de l’Ouest demeure confrontée à d’importants défis en matière de collecte et d’analyse des données relatives au commerce et aux marchés agricoles, limitant ainsi la capacité des États et de la CEDEAO à prendre des décisions éclairées, à formuler des politiques adaptées et à promouvoir un développement économique durable.

C’est pour répondre à ces enjeux que la CEDEAO, avec le soutien de la Banque mondiale et l’expertise technique d’AKADEMIYA2063, a conçu un outil d’analyse : le Tableau de Bord du Commerce et des Marchés Agricoles. Cet outil vise à mieux documenter les flux commerciaux intra-africains des produits agroalimentaires, à identifier les lacunes des politiques commerciales existantes et à renforcer la mise en œuvre des cadres régionaux tels que le Schéma de Libéralisation des Échanges de la CEDEAO (SLEC), le Tarif Extérieur Commun (TEC), l’ECOWAP, le PDDAA et la ZLECAf.

« En facilitant un suivi rigoureux et une meilleure compréhension des dynamiques commerciales, le Scorecard offre à la CEDEAO un levier essentiel pour promouvoir une intégration économique régionale plus efficace et soutenir la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique de l’Ouest » a souligné M. Alain SY Traoré, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO

Le déploiement du Tableau de Bord a débuté en février 2024 à Abuja/Nigeria par une formation régionale des formateurs, suivie de sessions d’accompagnement technique dans chacun des pays bénéficiaires du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP), afin de constituer des équipes techniques chargées de son opérationnalisation sur le terrain.

Ces activités ont conduit à la collecte, à l’analyse et à la validation des données au niveau de cinq (05) pays (Ghana, Niger, Sierra Leone, Tchad, Togo), donnant lieu à l’élaboration de rapports nationaux, avant la consolidation des résultats dans un rapport régional présenté pour validation lors de cette session.

Ce rapport est le fruit d’un processus collectif et collaboratif, associant acteurs nationaux et régionaux, mobilisés à toutes les étapes : de l’élaboration de la méthodologie du tableau de bord à la collecte, la validation et l’analyse des données, jusqu’à la rédaction des rapports sur l’état de mise en œuvre des politiques et réglementations commerciales régionales dans les cinq (05) pays bénéficiaires — le Tchad, le Ghana, le Niger, la Sierra Leone et le Togo.

« Les résultats de cette phase pilote indiquent que les pays de la CEDEAO ne commercialisent pas suffisamment les uns avec les autres. La réduction de la dépendance à l'égard des importations alimentaires nécessite des efforts concertés de la part de tous les pays pour mettre pleinement en œuvre les politiques et réglementations communautaires afin de faciliter le commerce transfrontalier et de favoriser l'intégration du marché régional », a déclaré le Dr Ousmane Badiane, Président d'AKADEMIYA2063.

Selon lui, « le déploiement du Tableau de Bord du Commerce et des Marchés Agricoles de la CEDEAO permettra de combler les lacunes en matière de données, de connaissances et de politiques, de renforcer la responsabilité mutuelle et d'inciter davantage les pays à mettre en œuvre de manière efficace et cohérente les stratégies régionales déjà en place ».

À moyen et long termes, les recommandations formulées dans ce rapport régional devraient contribuer à l’amélioration de l’environnement commercial et au renforcement du commerce intrarégional des produits agroalimentaires, dans le but de renforcer la résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest.

À l’issue de cette validation régionale, le rapport finalisé sera soumis au Conseil des Ministres du Commerce de la CEDEAO, avant d’être présenté pour adoption au Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, prévu en décembre 2025.

Mécanismes de financement et de gestion des risques d'insécurité alimen-taire : acteurs et partenaires de la CEDEAO renforcent leurs capacités à Lomé

Publié le 10 juillet 2025

Plus de 50 acteurs et partenaires de la gestion des risques d’insécurité alimentaire se sont réunis à Lomé du 2 au 4 juillet pour renforcer leurs capacités sur les concepts, principes et mécanismes du financement des risques de catastrophe (DRF) avec un accent particulier sur le transfert des risques agricoles et é alimentaires.

 

Initiée par la CEDEAO, cette formation a permis de dégager plusieurs résultats concrets, tant sur le plan du partage d’expériences que du renforcement des capacités techniques et du dialogue politique. Ces résultats reflètent l’engagement des pays et des institutions régionales à structurer une réponse proactive face aux risques agricoles, climatiques et alimentaires croissants dans l’espace CEDEAO. Ils témoignent également des efforts collectifs pour améliorer la coordination, la gouvernance des données et le financement durable des mécanismes de gestion des risques.

Pendant trois jours, les participants – composés de cadres techniques et de décideurs de la CEDEAO, ainsi que de représentants d’institutions partenaires telles que la BIDC, le CILSS, sans oublier les techniciens nationaux des ministères en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire des pays membres de la CEDEAO, de l’AES et du CILSS – ont bénéficié des échanges avec des experts issus de la CEDEAO, de la Banque mondiale, du cabinet Willis Towers Watson/Munich Re, de l’African Risk Capacity, de Yeleen Assurances et du CILSS.

À travers des échanges inclusifs et participatifs entre formateurs et apprenants ainsi que des panels, les principaux déterminants de l’insécurité alimenatire et nutritionnelle conjoncturelle de la sous-région ouest-africaine ont été partagés. Les causes sont multiples : conflits, inondations, flambée des prix, chocs climatiques, faible disponibilité des intrants, inflation, dépréciation monétaire, pertes post-récolte, et accès limité à un régime sain.
La croissance démographique excède les gains agricoles, aggravant les déficits structurels.

Face à cette situation, que doit-on faire? Cette question centrale a eu quelques pistes de solutions à travers les partages d’expériences aussi bien d’autres régions d’Afrique que du monde. Dans un style pédagogique, les formateurs ont présenté les principes de modélisation des risques de catastrophe et d’insécurité alimentaire avec des exemples issus des appuis de l’African Risk capacity (ARC) et de Willis Towers Watson.

Dans la gestion des risques, les données sont cruciales et déterminantes non seulement pour la modélisation mais aussi pour la forme et le type de réponse à apporter en cas de catastrophe. Notre sous-région ne documente pas suffisamment les données en la matière dans les pays et au niveau régional malgré les efforts du CILSS pour collecter, traiter et diffuser les données agrométéorologiques.

Le financement des risques a été un aspect très important de cette formation. La Banque mondiale et les structures d‘assurance présentes ont mis l’accent sur les principes fondamentaux et les instruments et stratégies du financement des risques de catastrophe. Pour eux,  préparer financièrement avant la survenue d’un choc, car les coûts de réparation sont souvent bien plus élevés que ceux de la prévention. Le DRF repose sur quatre principes clés : rapidité de mobilisation des fonds, fiabilité des mécanismes, coût raisonnable et transparence dans la distribution.

Les participants ont été outillés ont été outillés sur les mécanismes de financement et de gestion des risques liés à l’insécurité alimentaire. Ils ont acquis des compétences sur la modélisation des risques, les instruments de transfert (assurance, action anticipée, fonds d'urgence), ainsi que sur les approches de cofinancement durable et régionalisé. La finalité était de renforcer leur capacité à anticiper, financer et gérer efficacement les chocs alimentaires et climatiques, en vue de bâtir une résilience structurelle au niveau national et régional, notamment via l’intégration du Disaster Risk Financing (DRF) dans les politiques publiques et la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire.

C’est pourquoi, le Directeur exécutif de l’Agence régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), M. Mohamed Zongo, au nom de la Commissaire aux Affaires éconmiques et à l’Agriculture, Mme Massandjé Touré-Litsé, au cours de l’ouverture des travaux n’a pas manqué de souligner que “pour la CEDEAO, cette rencontre est une aubaine pour renforcer l’autonomie non seulement de la Commission mais aussi des Etats membres dans la conception, la gestion et la mobilisation de mécanismes de financement innovants pour faire face aux risques liés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région

Au cours des panels, les pays ont partagé les mécanismes existant pour faire faire face aux catastrophes et surtout les financements mobilisés et sécurisés à cet effet. Cette session de renforcement des capacités a été également un cadre pour l’ensemble des acteurs et partenaires de lancer un appel aux décideurs régionaux et des pays pour mettre au coeur de leur stratégie de développement agricole, les mécanismes de financement et d’assurance agricole qui n’est pas encore une réalité faute de compréhension claire et de manque de données fiables.

Pour la Banque mondiale qui accompagne cette inititaive à travers le FSRP, “ les praticiens de la gestion des risques en insécurité alimentaire ont consolidé leurs compétences techniques pour favoriser une appropriation effective des mécanismes de financement des risques afin de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest“ selon sa représentante, Mme Ruth Samson.

À la suite de cette formation, l’étude de faisabilité en cours visant à doter la région d’un mécanisme de financement des risques, incluant l’assurance agricole, permettra à la CEDEAO, à travers l’ARAA, de renforcer ses capacités d’intervention. Elle contribuera ainsi à améliorer l'efficacité des actions de la Réserve régionale de sécurité alimentaire sur le terrain, en appui aux efforts des États, afin de mieux prévenir et atténuer les risques d’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Développement de la filière riz : des acteurs ouest-africains en mission d’apprentissage en Corée du Sud à l’initiative de la CEDEAO

Publié le 5 juillet 2025

En vue de contribuer à une accélération du développement du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest tout réduisant les importations de riz, la CEDEAO en collaboration avec la Banque mondiale, a conduit, du 9 au 13 juin 2025, une visite d'apprentissage en Corée du Sud. Cette mission a réuni les principales parties prenantes du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo, des représentants de la CEDEAO (Dr Maty Ba-Diao, coordonnatrice régionale du FSRP et Dr Boladale Adebowale, Secrétaire exécutive de l’Observatoire du Riz), du Centre régional Agrhymet et de la Banque mondiale (Dr Ashwini Sebastian, TTL du FSRP) et des institutions coréennes. Au total, 31 participants ont pris part à cette visite, dont le vice-ministre ghanéen de l'agriculture, Mr John Dumelo et le secrétaire général togolais du ministère de l'agriculture, Mr Madadozi Téziké.

Les participants ont rencontré les principaux acteurs de l'écosystème rizicole coréen. Outre les réunions d’échanges et les panels avec les hauts responsables des institutions hôtes, la délégation a effectué des visites sur le terrain à Jeonju, Gimjae et Naju afin de visiter l'Administration du développement rural (RDA) et ses institutions techniques, l'Institut des sciences et technologies vertes et biologiques (GBST), le Centre de technologie agricole de Gimje, l'Institut coréen d'économie rurale (KREI), la Société coréenne pour les communautés rurales (KRC) et la coopérative agricole de Naju.

La visite a été une opportunité de partage de connaissances, de renforcement de capacités et de co-développement autour de bonnes pratiques éprouvées en matière de production et de transformation du riz à Seoul, Pangyo, Jeonju, Gimjae, Naju.

Le riz occupe une place centrale dans l’alimentation des populations ouest-africaines, représentant près de 40 % de la consommation totale de céréales, devant le maïs et le blé. Toutefois, la région dépend largement des importations avec un volume avoisinant les 12 millions de tonnes métriques par an, et une facture qui a atteint 3,5 milliards de dollars américains en 2021.

Dans ce contexte préoccupant dû en partie à une faiblesse de la production, la CEDEAO, à travers son Observatoire du riz s’est engagée à inverser la tendance. Une feuille de route ambitieuse a été élaborée pour guider les investissements et les interventions dans le secteur rizicole ouest-africain à l’horizon 2035. La mission en Corée du Sud s’est inscrite dans cette logique de transformation structurelle à partir de l’expérience de la Corée du Sud constitue une référence mondiale en matière de productivité rizicole et de sécurité alimentaire.

Durant une semaine, la délégation CEDEAO/Banque mondiale a pu observer, apprendre et échanger sur les politiques publiques, les technologies modernes de culture, de transformation et de conservation du riz.

À l’issue de cette visite en Corée du Sud, les délégations des pays ouest-africains ont identifié plusieurs axes prioritaires inspirés par l’expérience coréenne pour renforcer leur secteur rizicole. Ces axes se résument comme suit : (i) intégration des bonnes pratiques coréennes dans les stratégies nationales de développement de la filière riz en mettant l’accent sur la modernisation de l’irrigation, de la gestion des terres et de la mécanisation ; (ii) la promotion de l’agriculture intelligente face au climat et la modernisation des infrastructures de transformation ; (iii) le développement de politiques de soutien adaptées, pour rapprocher la recherche de la production et planifier les interventions sur la base d’un diagnostic précis. L’accès aux intrants de qualité et l’adaptation des innovations coréennes aux contextes locaux ont été également jugés essentiels, tout comme l’élaboration de stratégies nationales inspirées du modèle K-Rice Belt.

Afin de mettre en œuvre les connaissances acquises en Corée du Sud, les pays se sont engagés à organiser une réunion virtuelle de diffusion des conclusions de la mission et assurer le suivi de leur mise en œuvre avec les principaux acteurs de la filière riz dans les pays membres et non membres du FSRP. Le lancement de projets pilotes conjoints et la mise en œuvre de programmes de renforcement des capacités sont également prévus par les pays.

La CEDEAO s’est engagée à assurer le suivi de la mise en œuvre des actions identifiées au niveau régional.

« Nous repartons avec des idées concrètes à adapter et à implémenter dans nos pays respectifs. L’expérience coréenne nous inspire et nous montre qu’avec une vision stratégique, des investissements ciblés et une coordination régionale efficace, l’autosuffisance rizicole est à notre portée », a déclaré le vice-ministre de l’Agriculture du Ghana à l’issue de la visite.

Cette mission d’apprentissage marque une étape clé vers la construction de politiques rizicoles durables et résilientes en Afrique de l’Ouest. Elle illustre la volonté de la CEDEAO de favoriser l’émergence d’un secteur rizicole compétitif, rentable et inclusif, au service de la sécurité alimentaire, de la réduction des importations et du développement socio-économique des États membres.

La CEDEAO réaffirme son engagement en faveur de l'autosuffisance en riz lors du SARA 2025

Publié le 5 juillet 2025

Le 29 mai 2025 à Abidjan au cours de la 7édition du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA), la CEDEAO à travers l’Observatoire du Riz a organisé un événement parallèle sur le thème : Améliorer la transformation locale du riz pour renforcer la compétitivité en Afrique de l'Ouest, du paddy au marché.

Cette rencontre a servi de plateforme pour partager des informations précieuses sur les modèles efficaces et les opportunités d'investissement disponibles dans le cadre de la stratégie régionale, alors que celle-ci progresse vers son adoption au niveau national dans chaque pays. Les parties prenantes de toute la chaîne de valeur du riz à savoir des acteurs et partenaires clés du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest à savoir des commerçants, des chercheurs, des acteurs du secteur privé et des décideurs politiques ainsi des partenaires au développement ont pris part à cet événement. Il a servi à sensibiliser aux dispositions prévues dans la feuille de route et a mobilisé des partenariats techniques et financiers.

Officiellement ouverte par Mme Massandjé Touré-Litsé, Commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO, cette session a été marquée par un panel modéré par M Alain Sy Traoré, Directeur de l’Agriculture et du développement rural de la CEDEAO. 

Le panel a réuni divers experts et parties prenantes qui ont partagé leurs connaissances pratiques et leurs expériences sur les moyens d'accélérer la compétitivité et l'autosuffisance du secteur rizicole en Afrique de l'Ouest. Il a été animé par (i) M. Mory DIABATE Président de l’Organisation interprofessionnelle du riz de la Côte d’Ivoire et Président de la section nationale ERO ONRiz-CI, représentant le secteur privé ; (ii) Dr Prem Bindraban, Directeur de recherche à AfricaRice et représentant le monde universitaire et la recherche ; (iii) M. Morou MOUSSA de la Banque africaine de développement, représentant les partenaires au développement et les bailleurs de fonds ; (iv) M. Hugues GOA de la BIDC et représentant les institutions financières et d'investissement et (v) Dr Yacouba Dembélé, Directeur général de l'Agence de Développement du Riz de la Côte d’Ivoire et représentant le secteur public.

Les panélistes ont souligné le rôle essentiel du financement et de l'harmonisation des politiques pour permettre la croissance à l'échelle du secteur. Les banques de développement ont été invitées à investir dans les infrastructures, à faciliter l'accès au fonds de roulement et à soutenir les politiques et la recherche favorables au développement. Les intermédiaires qui connaissent bien le secteur bancaire et l'agriculture ont été considérés comme essentiels pour combler les lacunes sectorielles. Les partenariats public-privé, les modèles de financement collectif et les réformes au niveau national ont tous été mis en avant comme des outils essentiels pour débloquer les investissements et promouvoir le développement durable des chaînes de valeur.

Les discussions ont principalement porté sur les défis persistants en matière de production et d'accès au marché, en particulier le coût élevé du riz local par rapport aux importations, dû à la faible mécanisation et à l'insuffisance des infrastructures post-récolte. L'accent a été mis sur la promotion de technologies évolutives pour les petits exploitants et les coopératives, telles que des unités de pré-blanchiment abordables et des équipements de mouture à petite échelle. L'innovation, lorsqu'elle est locale et adaptée à l'échelle, a été identifiée comme un moteur essentiel de la transformation à long terme.

La session s'est achevée par un appel à une coordination régionale renforcée, à des politiques publiques pragmatiques et à l'engagement du secteur privé afin de traduire la Feuille de route régionale pour le riz en résultats concrets et efficaces dans tous les États membres de la CEDEAO.

Grâce à la grande visibilité et au pouvoir de mobilisation du SARA, cet événement parallèle a facilité l'alignement entre les acteurs publics et privés et a permis de donner un nouvel élan au processus de mise en œuvre de la feuille de route de l’Observatoire du Riz de la CEDEAO.

L'événement parallèle s'est terminé par une dégustation publique de riz, au cours de laquelle les différentes variétés produites dans les différents pays d'Afrique de l'Ouest ont été présentées et dégustées par les participants, qui ont pu apprécier leur qualité, leur fraîcheur et leur saveur unique (riz étuvé, brun, cassé et blanc).

7ème édition du Salon International de l'Agriculture et des Ressources Animales (SARA) : la CEDEAO partage les principaux résultats de ses programmes et projets à ce rendez-vous agricole ouest-africain

Publié le 3 juin 2025

Acteurs et partenaires du secteur agrosylvopastoral et halieutique se sont réunis du 23 mai au 1er juin 2025 à Abidjan pour la 7ème édition du Salon International de l'Agriculture et des Ressources Animales d'Abidjan (SARA) qui a été officiellement ouverte par le Premier Ministre de Côte d’Ivoire, SEM Beugré Mambé au Parc des Expositions d'Abidjan.

Invitée à ce rendez-vous agricole par le Gouvernement de Côte d’Ivoire, la Délégation de la CEDEAO a été conduite par Mme Massandjé TOURE-LITSE, Commissaire aux affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO. Au sein du pôle « Institutionnels et sponsors », la CEDEAO a partagé avec le public ses acquis dans le domaine agricole à travers l’animation d’un stand, l’organisation de onze side-events. 

Placée sous le thème “Quels systèmes de transformation agro-alimentaire pour la souveraineté alimentaire en Afrique ?”, la 7ème édition du SARA a été une plateforme de rencontres et d'échanges d'expériences entre les acteurs des secteurs agricoles, des ressources animales et halieutiques en Afrique de l'Ouest.

Participant pour la deuxième fois au SARA après l’édition de 2023, la CEDEAO a saisi l’occasion pour renforcer sa visibilité et sensibiliser sur les politiques et initiatives de la CEDEAO en matière d’intégration régionale, en lien avec l’agriculture tout en promouvant les initiatives régionales en lien avec les systèmes de transformation agricole pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La CEDEAO, au SARA, a fait aussi un bilan de la mise en œuvre de sa Politique agricole (ECOWAP) au cours des 20 dernières années et a valorisé les résultats des programmes et projets contribuant à la mise en œuvre de ladite Politique comme l’a souligné Mme la Commissaire aux affaires économiques et à l’Agriculture de la CEDEAO : « Notre participation à cet événement majeur traduit la volonté politique forte de la CEDEAO d’accompagner les États membres dans la transformation durable de leurs systèmes agricoles et alimentaires. Elle illustre aussi notre détermination à faire de l’agriculture un moteur de développement économique, de création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes, et un levier essentiel de sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

« Piloter l'agenda de la souveraineté alimentaire en Afrique de l'Ouest : 20 ans de mise en œuvre de l'ECOWAP » a été le thème de la deuxième participation de la CEDEAO au SARA. À travers des expositions, panels de haut niveau et événements parallèles, la CEDEAO, en collaboration avec son Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), le Centre régional de santé animale (CRSA) et ses partenaires techniques et financiers, a mis en lumière les efforts déployés pour garantir la sécurité alimentaire, nutritionnelle, la résilience climatique et la durabilité des systèmes agricoles, en phase avec les ambitions de souveraineté alimentaire du continent.

Échanges fructueux entre une mission conjointe de la Banque mondiale et de la Coopération néerlandaise et des bénéficiaires du FSRP au Togo

Publié le 10 mai 2025

Le 7 mai 2025, une mission conjointe de la Banque mondiale et de la Coopération néerlandaise, partenaires financiers majeurs du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), a effectué une visite de terrain au Togo, notamment dans les régions Centrale et des Plateaux. Trois coopératives ayant bénéficié des appuis du FSRP, sous forme de formations et de dons d’équipements, ont été visitées à Yaloumbè (région Centrale), Nyamassila (région des Plateaux-Est) et Kpélé Tutu.
À Yaloumbè, une coopérative de 13 membres spécialisée dans la riziculture a été formée à la technologie Smart Valleys, développée par AfricaRice et promue par le FSRP au Togo. Après une année d’expérimentation, les producteurs ont mis en évidence les avantages de cette approche, notamment une gestion optimisée de l’eau grâce à l’aménagement de casiers dans les bas-fonds, une réduction significative des semences utilisées (1 kg/ha contre 3 kg/ha auparavant) et un triplement des rendements, passant de 1,5 tonne à 5 tonnes par hectare. Toutefois, les échanges ont permis de souligner certaines contraintes, dont l’insuffisance d’accès permanent à l’eau en raison de l’absence d’un système d’irrigation.
À Nyamassila, la coopérative féminine spécialisée dans la transformation de farines enrichies à base de moringa et de néré a bénéficié, en 2023, d’une formation organisée par le FSRP sur les techniques de transformation des farines locales. Grâce à cet appui, les membres de la coopérative ont commencé à améliorer leurs conditions de vie en devenant de véritables entrepreneures, fournissant désormais ces produits enrichis à l’hôpital local ainsi qu’aux personnes âgées.
La coopérative de Kpélé Tutu, forte de 85 membres, se consacre à la production de compost et de biopesticides et contribue activement à l’accroissement de la productivité agricole dans la Zone d’Aménagement Agricole Planifiée (ZAAP) de la région des Plateaux-Est. Les coopérateurs, formés à la fabrication de ces intrants biologiques, utilisent un composteur de grande capacité pour transformer des déchets organiques (feuilles de plantes, épluchures, déchets de jardin, etc.) en compost, un fertilisant naturel particulièrement bénéfique pour les cultures maraîchères et le maïs.
Les échanges entre les membres de la mission de la Banque mondiale composée de Mme Ashwini Sebastian, Chef d’équipe régionale du FSRP et M. Nouhoun Traoré, responsable de la gestion du FSRP au Bureau de la Banque mondiale du Togo et la coopération néerlandaise constituée de Messieurs Jeroen Rijniers et Dominic van Asseldonk et les bénéficiaires ont permis de constater les premiers impacts positifs des interventions du programme sur les conditions de vie des populations ciblées. Néanmoins, les discussions ont également mis en lumière des besoins supplémentaires, notamment en matière d’irrigation, de transformation agroalimentaire, ainsi que de stockage.
Cette mission conjointe s’inscrivait dans le cadre des activités de suivi et de revue des résultats du FSRP, financé par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, avec le soutien financier complémentaire de la Coopération néerlandaise à travers le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP).
Les échanges se sont poursuivis le 8 mai 2025 à Lomé avec les représentants des structures de coordination du FSRP au sein de la CEDEAO, du CILSS et du CORAF.

La CEDEAO et ses partenaires promeuvent la feuille de route sur le riz 2025-2035 pour plus d’investissements pour l’autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest

Publié le 14 février 2025

La CEDEAO a organisé un événement parallèle sur "L'accroissement des investissements pour l'autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest : Opportunités et défis" le 3 septembre, en partenariat avec la BAD, la JICA, l'AGRA et la Banque mondiale lors du Forum 2024 sur les systèmes alimentaires en Afrique tenu du 2 au 6 septembre 2024.

Plus de 300 personnes composées de ministres, de gouverneurs, de chercheurs, de producteurs et de transformateurs de riz, d'étudiants... et de partenaires techniques et au développement ont participé à cet événement qui a favorisé la formation de partenariats stratégiques essentiels au développement et à la mise en œuvre de paquets d'investissement complets dans le secteur du riz identifiés dans la feuille de route.

Les différentes interventions ont permis d'identifier et de lever les obstacles à l'investissement en comprenant ces défis et en formulant des solutions réalisables pour les surmonter.

L'événement parallèle était organisé autour de deux panels de haut niveau : Cadres politiques et solutions durables de la CEDEAO et Financement des innovations rizicoles durables, afin de promouvoir le dialogue et la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens pour améliorer la mise en œuvre et l'impact des politiques.

Pendant le premier panel, le Ministre de l'Agriculture et de la sécurité alimentaire de Sierra Leone, Dr Henri Musa Kpaka ; le Gouverneur de l'État de Jigawa au Nigeria, HE. Malam Umar A. Mamadi et les Représentants des Ministères de l'Agriculture du Ghana, du Bénin et du Sénégal ont partagé leurs expériences dans le développement du secteur rizicole. Les panélistes ont partagé les meilleures pratiques, identifié les opportunités pour renforcer la durabilité, et recommandé des solutions sur les lacunes politiques et les approches innovantes.

Le deuxième panel s'est focalisé sur le "Financement des innovations rizicoles durables" afin de débloquer les investissements pour un secteur rizicole résilient.  Elle réunit des financiers, des acteurs du secteur privé et des partenaires du développement. Les représentants de la BAD, de la JICA, de l'AFEX et de la Banque mondiale, sous la modération d'Alain Sy Traore, directeur de l'agriculture et du développement rural de la CEDEAO, ont exploré les interventions potentielles et les innovations durables pour améliorer l'accès au financement pour les agriculteurs et les meuniers afin de stimuler le développement de la chaîne de valeur du riz, et les mécanismes pour réduire les risques des investissements dans la chaîne de valeur du riz. Les panélistes ont encouragé l'introduction de schémas innovants de réduction des risques pour encourager les investissements du secteur privé et les prêts des institutions financières.

Les participants ont acquis des connaissances pratiques et des stratégies éprouvées sur des modèles d'investissement réussis qui peuvent être reproduits et adaptés dans différentes régions.

L'organisation de l'événement parallèle de la CEDEAO et de ses partenaires lors du Forum sur les systèmes alimentaires en Afrique (AFS) 2024, a offert une plateforme essentielle pour faire progresser l'innovation agricole. Le forum a réuni des leaders mondiaux, des investisseurs et des parties prenantes pour discuter des moyens de transformer les systèmes alimentaires à travers l'Afrique. L'événement a favorisé les partenariats, partagé des idées pratiques et formulé des recommandations concrètes pour atteindre l'autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest.

En participant au Forum AFS 2024, la CEDEAO et ses partenaires ont amplifié leurs efforts de transformation du secteur rizicole et accru la visibilité de l'Observatoire du riz de la CEDEAO. 

Résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel : état des progrès du FSRP

Publié le 11 mars 2025

La politique agricole de la CEDEAO (ECOWAP) est mise en œuvre autour de cinq thématiques clés, y compris celle du Renforcement de la Résilience, de la sécurité et souveraineté alimentaires et nutritionnelles. A travers cette thématique, la CEDEAO vise à assurer une agriculture durable et compétitive pour garantir la souveraineté alimentaire de l'Afrique de l'Ouest.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs initiatives sont mises en œuvre au profit des populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dont le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP/PRSA).

Soutenu par la Banque mondiale et lancé officiellement en juin 2022, le FSRP met œuvre des activités relatives aux services de conseil numérique pour la prévention des crises alimentaires, de durabilité et d’adaptation de la base productive et de facilitation du commerce intrarégional en Afrique de l’Ouest. Ces activités sont coordonnées respectivement par le CILSS, le Conseil Ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) et la CEDEAO qui assure la coordination globale du programme avec huit pays bénéficiaires : le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

Pour l’ensemble de ces pays, la région vise  une réduction de 25% du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans les zones ciblées par le FSRP, avec un total de plus 5,5 millions de bénéficiaires dont 40% de femmes.

Malgré un contexte difficile de mise en œuvre des activités sur le terrain résultant des défis socio-politiques et sécuritaires, des réalisations importantes ont été notées. En 2024, un total de 2 344 411 bénéficiaires directs dont 35% de femmes ont été touchés par les actions du FSRP mises en œuvre dans 7 pays que sont : le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, la sierra Leone, le Tchad et le Togo.  Une réduction du nombre de personnes vivant en insécurité alimentaire de près de 22,2% par rapport à l’année de base 2022 est également constatée dans les zones d’intervention du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo.

Concernant l’accès aux services agrométéorologiques, tous les pays dans les zones sahélienne et soudano-sahélienne ont eu accès aux informations sur les prévisions saisonnières agricoles et la gestion des risques du CILSS.

Avec 221 technologies et innovations diffusées, les actions coordonnées par le CORAF permettront aux pays de mettre en place des systèmes durables de production et de productivité pour accroitre les revenus des producteurs.

Sous la coordination de la CEDEAO, un tableau de bord du commerce et des marchés agricoles (EATM-Scorecard) a été développé et opérationnalisé dans cinq pays (Ghana, Niger, Sierra Leone, Tchad et Togo) avec un objectif d’extension dans l’ensemble des pays dès 2025.

Les différentes évaluations, aussi bien dans les pays qu’au niveau régional, ont permis de capitaliser les bonnes pratiques et de favoriser une meilleure intégration des approches innovantes visant à améliorer la sécurité alimentaire, la résilience des systèmes agricoles et l'accès aux marchés.

Ces évolutions montrent que le FSRP progresse vers ses objectifs et contribue durablement à la résilience alimentaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel.

Observatoire du Riz de la CEDEAO : les parties prenantes du riz en Afrique de l'ouest appellent à la mise en place d'une "plateforme des femmes de la CEDEAO dans le secteur du riz"

Publié le 8 mars 2025

La Commission de la CEDEAO, par le biais de son mécanisme de coordination du secteur du riz et de sa plateforme multipartite des acteurs et partenaires, l'Observatoire de la CEDEAO sur le Riz (ERO), en collaboration avec GIZ-MOVE, a organisé une rencontre consultative sur l'équité de genre de deux jours pour le développement du secteur du riz, les 18 et 19 mars 2025 à Abuja. La réunion a rassemblé plus de 90 participants issus des parties prenantes des États membres de la CEDEAO et des représentants des chapitres nationaux de l'ERO, des groupes de femmes et des organisations de jeunes, des points focaux de la Stratégie nationale de développement du riz, des décideurs politiques, des ONG et des acteurs du secteur privé à travers la chaîne de valeur du riz.

Pour la Commission de la CEDEAO et ses partenaires, comprendre le niveau d'inclusion des femmes et des jeunes dans le secteur du riz est crucial. À cette fin, une revue de l'équité de genre a été réalisée, révélant que divers projets, programmes et politiques prenaient en compte l'équité de genre, ainsi que la promotion de l'inclusion des femmes et des jeunes dans l'espace agricole.

Cette revue a relevé qu’il n'existe pas de stratégies et d'actions spécifiques qui abordent les problèmes des femmes dans le secteur du riz. En outre, l'inégalité de genre persiste, avec une représentation significativement faible des femmes dans toute la chaîne de valeur, et leur fort potentiel reste inexploité. Cela est dû à des barrières et des défis systémiques tels qu'un accès limité à la terre, aux intrants, au crédit et à la technologie pour ceux qui sont impliqués dans la production et la transformation du riz.

A l’issue des deux jours d’échanges, les résultats clés obtenus sont entre autres : la validation réussie du rapport de revue de l'équité de genre avec des recommandations claires pour l'action ;  l’identification des éléments clés pour la stratégie d'équité de genre dans le secteur du riz à travers une approche participative lors des sessions de travail ; l’élaboration d'un plan d'action avec des activités concrètes pour promouvoir l'équité de genre dans le secteur du riz et enfin l’ engagement des parties prenantes à soutenir la mise en œuvre des activités proposées.

Les principales recommandations de la réunion ont été l'appel conjoint à développer une stratégie d'équité de genre pour le secteur du riz et à mettre en place la Plateforme des Femmes de la CEDEAO dans le secteur du riz (PFRC), qui se concentrera sur le renforcement de la participation des femmes le long de la chaîne de valeur du riz et plaidera pour des politiques/programmes qui soutiennent strictement l'inclusion des femmes par une voix unique. En amplifiant la participation des femmes, la PFRC vise à stimuler la croissance économique et à contribuer à la sécurité alimentaire dans toute la région. Cette plateforme sera reproduite au niveau national et fonctionnera dans le cadre de l'Observatoire de la CEDEAO sur le Riz, plutôt que comme une entité autonome.

Les discussions et l'enthousiasme des parties prenantes ont démontré que lorsque les femmes ont un accès égal aux ressources, la production agricole augmentera, bénéficiant à l'ensemble de la communauté.

Tableau de bord du commerce et des marchés agricoles de la CEDEAO : Cinq pays se sont réunis pour l'analyse des données à Lomé

Publié le 19 février 2025

35 experts en commerce et développement agricole du Tchad, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, du Togo et de la Commission de la CEDEAO se sont réunis à Lomé du 24 au 28 février 2025 pour analyser et rapporter les données de 2024 sur les flux commerciaux de produits agri-coles dans la région.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du Programme de résilience du système alimentaire de l'Afrique de l'Ouest (FSRP), qui se concentre sur l'inté-gration des marchés et du commerce des produits alimentaires régionaux. Dans ce cadre, un outil d'analyse, le tableau de bord du commerce et des marchés agricoles de la CEDEAO (EATM-Scorecard) a été développé avec le soutien d'AKADEMIYA2063 pour faciliter la documentation du commerce intra-régional des produits agro-alimentaires, identifier les lacunes dans les poli-tiques commerciales et renforcer leur mise en œuvre au niveau régional. Grâce à cet outil, la CEDEAO vise à fournir aux décideurs des données stratégiques pour guider les réformes poli-tiques et promouvoir le commerce intra-régional.

Depuis février 2024, sept pays - le Ghana, le Niger, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, le Burkina Faso et le Mali - ont commencé à mettre en œuvre le tableau de bord. La collecte des données a été achevée au Ghana, au Niger, en Sierra Leone, au Tchad et au Togo, marquant une étape cruciale vers la phase d'analyse et de valorisation des données du projet.

L'atelier a été l'occasion d'apporter un soutien aux équipes techniques nationales. Plus préci-sément, les participants ont évalué le processus de collecte des données et analysé les don-nées afin d'identifier les lacunes et les informations manquantes, de se familiariser avec la pla-teforme du tableau de bord et de développer des outils d'analyse des données appropriés.

Dans des sessions parallèles, les spécialistes de la communication des pays et de la CEDEAO ont travaillé sur l'adaptation de la stratégie et des outils de communication liés à l'initiative.

L'ensemble du processus a été mené sous la supervision de l'équipe régionale du tableau de bord de la CEDEAO, composée d'experts de la Direction du commerce, de la Direction de l'agri-culture et du développement rural et de l'Agence régionale pour l'agriculture et l'alimentation (RAAF/ARAA).

S'exprimant au nom de la Commission de la CEDEAO à l'ouverture de l'atelier, M. Christopher Mensah-Yawson, Chargé de Programme pour le Développement du Commerce à la Direction du Commerce et Gestionnaire du Tableau de Bord au niveau régional, a souligné l'importance de cet outil pour faciliter le commerce intra-régional en Afrique de l'Ouest, encore faible entre les pays, et a appelé à l'extension de cet outil à d'autres pays de la CEDEAO non encore impli-qués dans le FSRP.

Cette initiative représente un pas décisif vers une meilleure intégration des marchés agricoles et un renforcement des politiques commerciales agroalimentaires en Afrique de l'Ouest. En outre, le tableau de bord améliorera la communication des données sur le commerce agricole, avec des recommandations pour les pays afin d'améliorer leur performance dans le contexte du commerce agricole.

Le premier rapport généré à l'aide du tableau de bord devrait être publié en juin 2025, en re-connaissance des 50 ans d'existence de la CEDEAO.

Après l'atelier, les équipes nationales organiseront des ateliers nationaux pour valider le pro-cessus de mise en œuvre du tableau de bord et les données avec le soutien de l'équipe régio-nale.

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