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La CEDEAO réaffirme son engagement en faveur de l'autosuffisance en riz lors du SARA 2025

Publié le 5 juillet 2025

Le 29 mai 2025 à Abidjan au cours de la 7édition du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA), la CEDEAO à travers l’Observatoire du Riz a organisé un événement parallèle sur le thème : Améliorer la transformation locale du riz pour renforcer la compétitivité en Afrique de l'Ouest, du paddy au marché.

Cette rencontre a servi de plateforme pour partager des informations précieuses sur les modèles efficaces et les opportunités d'investissement disponibles dans le cadre de la stratégie régionale, alors que celle-ci progresse vers son adoption au niveau national dans chaque pays. Les parties prenantes de toute la chaîne de valeur du riz à savoir des acteurs et partenaires clés du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest à savoir des commerçants, des chercheurs, des acteurs du secteur privé et des décideurs politiques ainsi des partenaires au développement ont pris part à cet événement. Il a servi à sensibiliser aux dispositions prévues dans la feuille de route et a mobilisé des partenariats techniques et financiers.

Officiellement ouverte par Mme Massandjé Touré-Litsé, Commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO, cette session a été marquée par un panel modéré par M Alain Sy Traoré, Directeur de l’Agriculture et du développement rural de la CEDEAO. 

Le panel a réuni divers experts et parties prenantes qui ont partagé leurs connaissances pratiques et leurs expériences sur les moyens d'accélérer la compétitivité et l'autosuffisance du secteur rizicole en Afrique de l'Ouest. Il a été animé par (i) M. Mory DIABATE Président de l’Organisation interprofessionnelle du riz de la Côte d’Ivoire et Président de la section nationale ERO ONRiz-CI, représentant le secteur privé ; (ii) Dr Prem Bindraban, Directeur de recherche à AfricaRice et représentant le monde universitaire et la recherche ; (iii) M. Morou MOUSSA de la Banque africaine de développement, représentant les partenaires au développement et les bailleurs de fonds ; (iv) M. Hugues GOA de la BIDC et représentant les institutions financières et d'investissement et (v) Dr Yacouba Dembélé, Directeur général de l'Agence de Développement du Riz de la Côte d’Ivoire et représentant le secteur public.

Les panélistes ont souligné le rôle essentiel du financement et de l'harmonisation des politiques pour permettre la croissance à l'échelle du secteur. Les banques de développement ont été invitées à investir dans les infrastructures, à faciliter l'accès au fonds de roulement et à soutenir les politiques et la recherche favorables au développement. Les intermédiaires qui connaissent bien le secteur bancaire et l'agriculture ont été considérés comme essentiels pour combler les lacunes sectorielles. Les partenariats public-privé, les modèles de financement collectif et les réformes au niveau national ont tous été mis en avant comme des outils essentiels pour débloquer les investissements et promouvoir le développement durable des chaînes de valeur.

Les discussions ont principalement porté sur les défis persistants en matière de production et d'accès au marché, en particulier le coût élevé du riz local par rapport aux importations, dû à la faible mécanisation et à l'insuffisance des infrastructures post-récolte. L'accent a été mis sur la promotion de technologies évolutives pour les petits exploitants et les coopératives, telles que des unités de pré-blanchiment abordables et des équipements de mouture à petite échelle. L'innovation, lorsqu'elle est locale et adaptée à l'échelle, a été identifiée comme un moteur essentiel de la transformation à long terme.

La session s'est achevée par un appel à une coordination régionale renforcée, à des politiques publiques pragmatiques et à l'engagement du secteur privé afin de traduire la Feuille de route régionale pour le riz en résultats concrets et efficaces dans tous les États membres de la CEDEAO.

Grâce à la grande visibilité et au pouvoir de mobilisation du SARA, cet événement parallèle a facilité l'alignement entre les acteurs publics et privés et a permis de donner un nouvel élan au processus de mise en œuvre de la feuille de route de l’Observatoire du Riz de la CEDEAO.

L'événement parallèle s'est terminé par une dégustation publique de riz, au cours de laquelle les différentes variétés produites dans les différents pays d'Afrique de l'Ouest ont été présentées et dégustées par les participants, qui ont pu apprécier leur qualité, leur fraîcheur et leur saveur unique (riz étuvé, brun, cassé et blanc).

7ème édition du Salon International de l'Agriculture et des Ressources Animales (SARA) : la CEDEAO partage les principaux résultats de ses programmes et projets à ce rendez-vous agricole ouest-africain

Publié le 3 juin 2025

Acteurs et partenaires du secteur agrosylvopastoral et halieutique se sont réunis du 23 mai au 1er juin 2025 à Abidjan pour la 7ème édition du Salon International de l'Agriculture et des Ressources Animales d'Abidjan (SARA) qui a été officiellement ouverte par le Premier Ministre de Côte d’Ivoire, SEM Beugré Mambé au Parc des Expositions d'Abidjan.

Invitée à ce rendez-vous agricole par le Gouvernement de Côte d’Ivoire, la Délégation de la CEDEAO a été conduite par Mme Massandjé TOURE-LITSE, Commissaire aux affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO. Au sein du pôle « Institutionnels et sponsors », la CEDEAO a partagé avec le public ses acquis dans le domaine agricole à travers l’animation d’un stand, l’organisation de onze side-events. 

Placée sous le thème “Quels systèmes de transformation agro-alimentaire pour la souveraineté alimentaire en Afrique ?”, la 7ème édition du SARA a été une plateforme de rencontres et d'échanges d'expériences entre les acteurs des secteurs agricoles, des ressources animales et halieutiques en Afrique de l'Ouest.

Participant pour la deuxième fois au SARA après l’édition de 2023, la CEDEAO a saisi l’occasion pour renforcer sa visibilité et sensibiliser sur les politiques et initiatives de la CEDEAO en matière d’intégration régionale, en lien avec l’agriculture tout en promouvant les initiatives régionales en lien avec les systèmes de transformation agricole pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La CEDEAO, au SARA, a fait aussi un bilan de la mise en œuvre de sa Politique agricole (ECOWAP) au cours des 20 dernières années et a valorisé les résultats des programmes et projets contribuant à la mise en œuvre de ladite Politique comme l’a souligné Mme la Commissaire aux affaires économiques et à l’Agriculture de la CEDEAO : « Notre participation à cet événement majeur traduit la volonté politique forte de la CEDEAO d’accompagner les États membres dans la transformation durable de leurs systèmes agricoles et alimentaires. Elle illustre aussi notre détermination à faire de l’agriculture un moteur de développement économique, de création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes, et un levier essentiel de sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

« Piloter l'agenda de la souveraineté alimentaire en Afrique de l'Ouest : 20 ans de mise en œuvre de l'ECOWAP » a été le thème de la deuxième participation de la CEDEAO au SARA. À travers des expositions, panels de haut niveau et événements parallèles, la CEDEAO, en collaboration avec son Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), le Centre régional de santé animale (CRSA) et ses partenaires techniques et financiers, a mis en lumière les efforts déployés pour garantir la sécurité alimentaire, nutritionnelle, la résilience climatique et la durabilité des systèmes agricoles, en phase avec les ambitions de souveraineté alimentaire du continent.

Échanges fructueux entre une mission conjointe de la Banque mondiale et de la Coopération néerlandaise et des bénéficiaires du FSRP au Togo

Publié le 10 mai 2025

Le 7 mai 2025, une mission conjointe de la Banque mondiale et de la Coopération néerlandaise, partenaires financiers majeurs du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), a effectué une visite de terrain au Togo, notamment dans les régions Centrale et des Plateaux. Trois coopératives ayant bénéficié des appuis du FSRP, sous forme de formations et de dons d’équipements, ont été visitées à Yaloumbè (région Centrale), Nyamassila (région des Plateaux-Est) et Kpélé Tutu.
À Yaloumbè, une coopérative de 13 membres spécialisée dans la riziculture a été formée à la technologie Smart Valleys, développée par AfricaRice et promue par le FSRP au Togo. Après une année d’expérimentation, les producteurs ont mis en évidence les avantages de cette approche, notamment une gestion optimisée de l’eau grâce à l’aménagement de casiers dans les bas-fonds, une réduction significative des semences utilisées (1 kg/ha contre 3 kg/ha auparavant) et un triplement des rendements, passant de 1,5 tonne à 5 tonnes par hectare. Toutefois, les échanges ont permis de souligner certaines contraintes, dont l’insuffisance d’accès permanent à l’eau en raison de l’absence d’un système d’irrigation.
À Nyamassila, la coopérative féminine spécialisée dans la transformation de farines enrichies à base de moringa et de néré a bénéficié, en 2023, d’une formation organisée par le FSRP sur les techniques de transformation des farines locales. Grâce à cet appui, les membres de la coopérative ont commencé à améliorer leurs conditions de vie en devenant de véritables entrepreneures, fournissant désormais ces produits enrichis à l’hôpital local ainsi qu’aux personnes âgées.
La coopérative de Kpélé Tutu, forte de 85 membres, se consacre à la production de compost et de biopesticides et contribue activement à l’accroissement de la productivité agricole dans la Zone d’Aménagement Agricole Planifiée (ZAAP) de la région des Plateaux-Est. Les coopérateurs, formés à la fabrication de ces intrants biologiques, utilisent un composteur de grande capacité pour transformer des déchets organiques (feuilles de plantes, épluchures, déchets de jardin, etc.) en compost, un fertilisant naturel particulièrement bénéfique pour les cultures maraîchères et le maïs.
Les échanges entre les membres de la mission de la Banque mondiale composée de Mme Ashwini Sebastian, Chef d’équipe régionale du FSRP et M. Nouhoun Traoré, responsable de la gestion du FSRP au Bureau de la Banque mondiale du Togo et la coopération néerlandaise constituée de Messieurs Jeroen Rijniers et Dominic van Asseldonk et les bénéficiaires ont permis de constater les premiers impacts positifs des interventions du programme sur les conditions de vie des populations ciblées. Néanmoins, les discussions ont également mis en lumière des besoins supplémentaires, notamment en matière d’irrigation, de transformation agroalimentaire, ainsi que de stockage.
Cette mission conjointe s’inscrivait dans le cadre des activités de suivi et de revue des résultats du FSRP, financé par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, avec le soutien financier complémentaire de la Coopération néerlandaise à travers le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP).
Les échanges se sont poursuivis le 8 mai 2025 à Lomé avec les représentants des structures de coordination du FSRP au sein de la CEDEAO, du CILSS et du CORAF.

La CEDEAO et ses partenaires promeuvent la feuille de route sur le riz 2025-2035 pour plus d’investissements pour l’autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest

Publié le 14 février 2025

La CEDEAO a organisé un événement parallèle sur "L'accroissement des investissements pour l'autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest : Opportunités et défis" le 3 septembre, en partenariat avec la BAD, la JICA, l'AGRA et la Banque mondiale lors du Forum 2024 sur les systèmes alimentaires en Afrique tenu du 2 au 6 septembre 2024.

Plus de 300 personnes composées de ministres, de gouverneurs, de chercheurs, de producteurs et de transformateurs de riz, d'étudiants... et de partenaires techniques et au développement ont participé à cet événement qui a favorisé la formation de partenariats stratégiques essentiels au développement et à la mise en œuvre de paquets d'investissement complets dans le secteur du riz identifiés dans la feuille de route.

Les différentes interventions ont permis d'identifier et de lever les obstacles à l'investissement en comprenant ces défis et en formulant des solutions réalisables pour les surmonter.

L'événement parallèle était organisé autour de deux panels de haut niveau : Cadres politiques et solutions durables de la CEDEAO et Financement des innovations rizicoles durables, afin de promouvoir le dialogue et la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens pour améliorer la mise en œuvre et l'impact des politiques.

Pendant le premier panel, le Ministre de l'Agriculture et de la sécurité alimentaire de Sierra Leone, Dr Henri Musa Kpaka ; le Gouverneur de l'État de Jigawa au Nigeria, HE. Malam Umar A. Mamadi et les Représentants des Ministères de l'Agriculture du Ghana, du Bénin et du Sénégal ont partagé leurs expériences dans le développement du secteur rizicole. Les panélistes ont partagé les meilleures pratiques, identifié les opportunités pour renforcer la durabilité, et recommandé des solutions sur les lacunes politiques et les approches innovantes.

Le deuxième panel s'est focalisé sur le "Financement des innovations rizicoles durables" afin de débloquer les investissements pour un secteur rizicole résilient.  Elle réunit des financiers, des acteurs du secteur privé et des partenaires du développement. Les représentants de la BAD, de la JICA, de l'AFEX et de la Banque mondiale, sous la modération d'Alain Sy Traore, directeur de l'agriculture et du développement rural de la CEDEAO, ont exploré les interventions potentielles et les innovations durables pour améliorer l'accès au financement pour les agriculteurs et les meuniers afin de stimuler le développement de la chaîne de valeur du riz, et les mécanismes pour réduire les risques des investissements dans la chaîne de valeur du riz. Les panélistes ont encouragé l'introduction de schémas innovants de réduction des risques pour encourager les investissements du secteur privé et les prêts des institutions financières.

Les participants ont acquis des connaissances pratiques et des stratégies éprouvées sur des modèles d'investissement réussis qui peuvent être reproduits et adaptés dans différentes régions.

L'organisation de l'événement parallèle de la CEDEAO et de ses partenaires lors du Forum sur les systèmes alimentaires en Afrique (AFS) 2024, a offert une plateforme essentielle pour faire progresser l'innovation agricole. Le forum a réuni des leaders mondiaux, des investisseurs et des parties prenantes pour discuter des moyens de transformer les systèmes alimentaires à travers l'Afrique. L'événement a favorisé les partenariats, partagé des idées pratiques et formulé des recommandations concrètes pour atteindre l'autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest.

En participant au Forum AFS 2024, la CEDEAO et ses partenaires ont amplifié leurs efforts de transformation du secteur rizicole et accru la visibilité de l'Observatoire du riz de la CEDEAO. 

Résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel : état des progrès du FSRP

Publié le 11 mars 2025

La politique agricole de la CEDEAO (ECOWAP) est mise en œuvre autour de cinq thématiques clés, y compris celle du Renforcement de la Résilience, de la sécurité et souveraineté alimentaires et nutritionnelles. A travers cette thématique, la CEDEAO vise à assurer une agriculture durable et compétitive pour garantir la souveraineté alimentaire de l'Afrique de l'Ouest.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs initiatives sont mises en œuvre au profit des populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dont le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP/PRSA).

Soutenu par la Banque mondiale et lancé officiellement en juin 2022, le FSRP met œuvre des activités relatives aux services de conseil numérique pour la prévention des crises alimentaires, de durabilité et d’adaptation de la base productive et de facilitation du commerce intrarégional en Afrique de l’Ouest. Ces activités sont coordonnées respectivement par le CILSS, le Conseil Ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) et la CEDEAO qui assure la coordination globale du programme avec huit pays bénéficiaires : le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

Pour l’ensemble de ces pays, la région vise  une réduction de 25% du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans les zones ciblées par le FSRP, avec un total de plus 5,5 millions de bénéficiaires dont 40% de femmes.

Malgré un contexte difficile de mise en œuvre des activités sur le terrain résultant des défis socio-politiques et sécuritaires, des réalisations importantes ont été notées. En 2024, un total de 2 344 411 bénéficiaires directs dont 35% de femmes ont été touchés par les actions du FSRP mises en œuvre dans 7 pays que sont : le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, la sierra Leone, le Tchad et le Togo.  Une réduction du nombre de personnes vivant en insécurité alimentaire de près de 22,2% par rapport à l’année de base 2022 est également constatée dans les zones d’intervention du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo.

Concernant l’accès aux services agrométéorologiques, tous les pays dans les zones sahélienne et soudano-sahélienne ont eu accès aux informations sur les prévisions saisonnières agricoles et la gestion des risques du CILSS.

Avec 221 technologies et innovations diffusées, les actions coordonnées par le CORAF permettront aux pays de mettre en place des systèmes durables de production et de productivité pour accroitre les revenus des producteurs.

Sous la coordination de la CEDEAO, un tableau de bord du commerce et des marchés agricoles (EATM-Scorecard) a été développé et opérationnalisé dans cinq pays (Ghana, Niger, Sierra Leone, Tchad et Togo) avec un objectif d’extension dans l’ensemble des pays dès 2025.

Les différentes évaluations, aussi bien dans les pays qu’au niveau régional, ont permis de capitaliser les bonnes pratiques et de favoriser une meilleure intégration des approches innovantes visant à améliorer la sécurité alimentaire, la résilience des systèmes agricoles et l'accès aux marchés.

Ces évolutions montrent que le FSRP progresse vers ses objectifs et contribue durablement à la résilience alimentaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel.

Observatoire du Riz de la CEDEAO : les parties prenantes du riz en Afrique de l'ouest appellent à la mise en place d'une "plateforme des femmes de la CEDEAO dans le secteur du riz"

Publié le 8 mars 2025

La Commission de la CEDEAO, par le biais de son mécanisme de coordination du secteur du riz et de sa plateforme multipartite des acteurs et partenaires, l'Observatoire de la CEDEAO sur le Riz (ERO), en collaboration avec GIZ-MOVE, a organisé une rencontre consultative sur l'équité de genre de deux jours pour le développement du secteur du riz, les 18 et 19 mars 2025 à Abuja. La réunion a rassemblé plus de 90 participants issus des parties prenantes des États membres de la CEDEAO et des représentants des chapitres nationaux de l'ERO, des groupes de femmes et des organisations de jeunes, des points focaux de la Stratégie nationale de développement du riz, des décideurs politiques, des ONG et des acteurs du secteur privé à travers la chaîne de valeur du riz.

Pour la Commission de la CEDEAO et ses partenaires, comprendre le niveau d'inclusion des femmes et des jeunes dans le secteur du riz est crucial. À cette fin, une revue de l'équité de genre a été réalisée, révélant que divers projets, programmes et politiques prenaient en compte l'équité de genre, ainsi que la promotion de l'inclusion des femmes et des jeunes dans l'espace agricole.

Cette revue a relevé qu’il n'existe pas de stratégies et d'actions spécifiques qui abordent les problèmes des femmes dans le secteur du riz. En outre, l'inégalité de genre persiste, avec une représentation significativement faible des femmes dans toute la chaîne de valeur, et leur fort potentiel reste inexploité. Cela est dû à des barrières et des défis systémiques tels qu'un accès limité à la terre, aux intrants, au crédit et à la technologie pour ceux qui sont impliqués dans la production et la transformation du riz.

A l’issue des deux jours d’échanges, les résultats clés obtenus sont entre autres : la validation réussie du rapport de revue de l'équité de genre avec des recommandations claires pour l'action ;  l’identification des éléments clés pour la stratégie d'équité de genre dans le secteur du riz à travers une approche participative lors des sessions de travail ; l’élaboration d'un plan d'action avec des activités concrètes pour promouvoir l'équité de genre dans le secteur du riz et enfin l’ engagement des parties prenantes à soutenir la mise en œuvre des activités proposées.

Les principales recommandations de la réunion ont été l'appel conjoint à développer une stratégie d'équité de genre pour le secteur du riz et à mettre en place la Plateforme des Femmes de la CEDEAO dans le secteur du riz (PFRC), qui se concentrera sur le renforcement de la participation des femmes le long de la chaîne de valeur du riz et plaidera pour des politiques/programmes qui soutiennent strictement l'inclusion des femmes par une voix unique. En amplifiant la participation des femmes, la PFRC vise à stimuler la croissance économique et à contribuer à la sécurité alimentaire dans toute la région. Cette plateforme sera reproduite au niveau national et fonctionnera dans le cadre de l'Observatoire de la CEDEAO sur le Riz, plutôt que comme une entité autonome.

Les discussions et l'enthousiasme des parties prenantes ont démontré que lorsque les femmes ont un accès égal aux ressources, la production agricole augmentera, bénéficiant à l'ensemble de la communauté.

Tableau de bord du commerce et des marchés agricoles de la CEDEAO : Cinq pays se sont réunis pour l'analyse des données à Lomé

Publié le 19 février 2025

35 experts en commerce et développement agricole du Tchad, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, du Togo et de la Commission de la CEDEAO se sont réunis à Lomé du 24 au 28 février 2025 pour analyser et rapporter les données de 2024 sur les flux commerciaux de produits agri-coles dans la région.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du Programme de résilience du système alimentaire de l'Afrique de l'Ouest (FSRP), qui se concentre sur l'inté-gration des marchés et du commerce des produits alimentaires régionaux. Dans ce cadre, un outil d'analyse, le tableau de bord du commerce et des marchés agricoles de la CEDEAO (EATM-Scorecard) a été développé avec le soutien d'AKADEMIYA2063 pour faciliter la documentation du commerce intra-régional des produits agro-alimentaires, identifier les lacunes dans les poli-tiques commerciales et renforcer leur mise en œuvre au niveau régional. Grâce à cet outil, la CEDEAO vise à fournir aux décideurs des données stratégiques pour guider les réformes poli-tiques et promouvoir le commerce intra-régional.

Depuis février 2024, sept pays - le Ghana, le Niger, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, le Burkina Faso et le Mali - ont commencé à mettre en œuvre le tableau de bord. La collecte des données a été achevée au Ghana, au Niger, en Sierra Leone, au Tchad et au Togo, marquant une étape cruciale vers la phase d'analyse et de valorisation des données du projet.

L'atelier a été l'occasion d'apporter un soutien aux équipes techniques nationales. Plus préci-sément, les participants ont évalué le processus de collecte des données et analysé les don-nées afin d'identifier les lacunes et les informations manquantes, de se familiariser avec la pla-teforme du tableau de bord et de développer des outils d'analyse des données appropriés.

Dans des sessions parallèles, les spécialistes de la communication des pays et de la CEDEAO ont travaillé sur l'adaptation de la stratégie et des outils de communication liés à l'initiative.

L'ensemble du processus a été mené sous la supervision de l'équipe régionale du tableau de bord de la CEDEAO, composée d'experts de la Direction du commerce, de la Direction de l'agri-culture et du développement rural et de l'Agence régionale pour l'agriculture et l'alimentation (RAAF/ARAA).

S'exprimant au nom de la Commission de la CEDEAO à l'ouverture de l'atelier, M. Christopher Mensah-Yawson, Chargé de Programme pour le Développement du Commerce à la Direction du Commerce et Gestionnaire du Tableau de Bord au niveau régional, a souligné l'importance de cet outil pour faciliter le commerce intra-régional en Afrique de l'Ouest, encore faible entre les pays, et a appelé à l'extension de cet outil à d'autres pays de la CEDEAO non encore impli-qués dans le FSRP.

Cette initiative représente un pas décisif vers une meilleure intégration des marchés agricoles et un renforcement des politiques commerciales agroalimentaires en Afrique de l'Ouest. En outre, le tableau de bord améliorera la communication des données sur le commerce agricole, avec des recommandations pour les pays afin d'améliorer leur performance dans le contexte du commerce agricole.

Le premier rapport généré à l'aide du tableau de bord devrait être publié en juin 2025, en re-connaissance des 50 ans d'existence de la CEDEAO.

Après l'atelier, les équipes nationales organiseront des ateliers nationaux pour valider le pro-cessus de mise en œuvre du tableau de bord et les données avec le soutien de l'équipe régio-nale.

Mission d’appui en suivi-évaluation du FSRP aux pays : un pas vers l’harmonisation des méthodes de collecte des informations sur des indicateurs dans six (06) pays du programme

Publié le 14 février 2025

Du mois de juillet à début octobre, une équipe technique de suivi-évaluation composée des coordinations régionales du CILSS, du CORAF, de la CEDEAO et de la Banque mondiale a mené des missions d’appui en suivi-évaluation dans six pays du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP). Cette mission, qui a couvert le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Togo, le Ghana et la Sierra Leone, visait à améliorer la gestion des performances du FSRP en harmonisant les méthodes de mesure et les sources de données des indicateurs du cadre de résultats du programme.

L'objectif principal était de parvenir à un système de suivi-évaluation fiable, qui permettrait de gérer la performance du FSRP de manière optimale. Ces rencontres ont particulièrement bénéficié aux pays de la première phase de mise en œuvre du programme, désormais à mi-parcours. Celles-ci ont offert aux acteurs nationaux une occasion d’harmoniser leur compréhension des indicateurs du cadre de résultats et de réviser les fiches de collecte utilisées par l'ensemble des pays.

Les échanges ont été menés sous un format hybride, combinant des séances de travail en présentiel et en ligne. Ils ont réuni les experts de la CEDEAO, du CORAF, du CILSS, de la Banque Mondiale et les équipes de suivi-évaluation des pays concernés, en plus des services techniques partenaires impliqués dans la mise en œuvre du FSRP.

L’une des étapes cruciales de cette mission a consisté à effectuer une revue complète des indicateurs du cadre de résultats régional. Cela inclut l’examen des résultats calculés, des formules de calcul appliquées, des données collectées ainsi que des outils de collecte utilisés dans chaque pays. Ce travail technique a permis une harmonisation indispensable pour garantir la fiabilité et la comparabilité des données entre les différents pays d’intervention du programme.

Les indicateurs jugés prioritaires ont été minutieusement examinés. Parmi eux, on retrouve notamment : (i) ODP2 (Nombre de bénéficiaires du programme) ; (ii) ODP3 (Nombre d’acteurs du système alimentaire ayant accès à des services de conseil hydrologique et agrométéorologique) ; (iii) ODP4 (Superficie des terres sous pratiques de gestion durable des paysages) ; (iv) ODP5 (Nombre de producteurs adoptant des technologies et services agricoles adaptés au changement climatique) ; et (v) IRI1 (Pourcentage d’utilisateurs satisfaits ayant accès à des services de conseil climatique et agricole).

Ces indicateurs sont au cœur de l’évaluation des progrès accomplis par le programme et offrent un aperçu des premiers impacts des interventions sur les bénéficiaires.

À l’issue de cette mission d’appui, la Coordination régionale du FSRP disposera d’une vue d’ensemble des données nationales, permettant ainsi une évaluation plus fine de la performance globale du programme. Ce suivi rigoureux est essentiel pour juger de l’efficacité des interventions du FSRP et pour assurer une meilleure résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest.

Les experts de l'ARAA et du cabinet WILLIS TOWERS WATSON échangent sur l'étude de faisabilité de la conception d'une solution de transfert de risque pour la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire de la CEDEAO

Publié le 13 février 2025

Dans le cadre de l’appui de la Banque mondiale au renforcement de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA) de la CEDEAO à travers les activités GRiF de la composante 3 du FSRP, une visite du cabinet WILLIS TOWERS WATSON aux experts de l’ARAA/CEDEAO notamment ceux en charge de la conception et de la mise en œuvre du mécanisme de transfert de risque (l'équipe PIU) a eu lieu du 03 au 05 juin 2024 à Lomé/Togo.

Les échanges ont porté généralement sur l'étude de faisabilité de l'instrument de transfert de risque/financement et particulièrement sur le potentiel, les données et la modélisation de l'instrument.

Après trois (03) jours d’échanges, les consultants du WTW et les experts de l’ARAA se sont accordés sur les facteurs de sécurité alimentaire, qui doivent être considérés en priorité, sur une vision plus claire du type d'instruments potentiels, la définition et la discussion sur le type de données nécessaires à l'évaluation de la sécurité alimentaire et enfin sur le type de données/indicateurs/proxy qui seront utilisés pour concevoir l'indice déclencheur les interventions de la réserve régionale.

Les experts de l’ARAA et ceux de WTW ont défini ensemble les étapes les plus importantes à franchir pour finaliser l’instrument. On peut noter que ces échanges ont été une occasion pour une meilleure compréhension des exigences de la réserve et de la CEDEAO en ce qui concerne le mécanisme de soutien et une compréhension plus claire des exigences et des préférences du marché (assureurs et investisseurs) en ce qui concerne ces risques et ces instruments.

Avant la rencontre de Lomé, les experts de l’ARAA et ceux de WTW avaient ensemble mené une évaluation holistique des risques axée sur l'identification et l'évaluation des principaux moteurs structurels et actuels de l'insécurité alimentaire dans la région, ainsi que des indicateurs qui pourraient être utiles, seuls ou en combinaison, en tant que proxys pour divers éléments de l'insécurité alimentaire dans la région de la CEDEAO, tant au niveau national que régional.

WTW a consulté l'équipe de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RFSR) de la CEDEAO pour examiner et parvenir à une compréhension commune des différents aspects de la RFSR, y compris les coûts financiers, l'historique des décaissements (pays, dates de distribution, produits alimentaires et volume distribué, nombre de bénéficiaires), les accords d'achat déjà en place, et toute lacune dans les données et les contraintes de liquidité. WTW utilisera les informations collectées pour estimer le nombre de bénéficiaires actuellement atteints, le nombre qui doit être atteint et le nombre qui pourrait être atteint grâce à la mise en œuvre du ou des mécanismes financiers proposés pour étendre le champ d'application du RFSR.

Rappelons que l'étude de faisabilité sur l'instrument de financement des risques pour la réserve régionale de sécurité alimentaire (RFSR) de la CEDEAO est une activité financée par le GRiF qui explore la faisabilité de la conception et de la mise en œuvre d'une solution de transfert des risques pour la RFSR afin d'améliorer la résilience de la réserve régionale contre les principaux risques d'insécurité alimentaire. La RFSR répond à l'insécurité alimentaire induite par diverses sources de crises alimentaires, y compris les chocs agro-climatiques, les conflits ou les crises socio-politiques, les crises sanitaires (Ebola, Covid-19) et les chocs soudains des prix des denrées alimentaires. Le RFSR est conçu pour compléter les mécanismes nationaux de réponse à la sécurité alimentaire.

Un tel instrument serait une structure unique en son genre, fournissant un effet de démonstration pour de nouveaux mécanismes de financement pour le développement. Avec un cadre approprié, il peut catalyser un financement accru du système de réserves alimentaires, y compris l'infrastructure et la gestion des stocks alimentaires, en attirant des capitaux privés pour compléter les contributions des donateurs et des États membres de la CEDEAO. Un large éventail d'instruments financiers est à l'étude, depuis les solutions d'assurance et les obligations jusqu'aux options sur les produits de base.

Après la rencontre de Lomé, les futures actions à mener sont entre autres, l’organisation d’une table ronde entre l'entreprise WTW, l'équipe GRiF et les assureurs afin de mesurer leur appétit pour l'instrument potentiel et également la sélection des données et développement de l'indice. 

Prise en compte du genre et des jeunes dans les activités agroalimentaires : le FSRP sensibilise les responsables des interprofessions en Afrique de l’Ouest

Publié le 13 février 2025

La coordination régionale du Programme de résilience du système alimentaire de l'Afrique de l'Ouest (FSRP) a organisé du 07 au 09 mai 2024 à Accra au Ghana, un atelier de formation sur le genre destiné aux interprofessions des chaines de valeur agroalimentaires régionales. L'objectif global de cet atelier est d’outiller les organisations interprofessionnelles agro-alimentaires transfrontalières pour la prise en compte des dimensions genre et jeunes dans les politiques, projets et programmes de développement durable des organisations interprofessionnelles régionales, en vue de favoriser l’émergence d’un commerce régional plus inclusif.

En se concentrant sur les besoins spécifiques des femmes et des jeunes, les participants ont mis en évidence les obstacles rencontrés dans la pratique agricole et les principaux problèmes de facilitation du commerce rencontrés aux frontières, en particulier dans le commerce agroalimentaire. Ils ont partagé également des idées stratégiques sur le commerce intrarégional, les politiques et accords de libre-échanges, y compris les protocoles/instruments opérationnels ; les relations CEDEAO-AfCFTA de l’UA; le commerce des femmes dans l'AfCFTA par rapport aux opportunités et défis d'accès au marché et les solutions pour une AfCFTA sensible au genre/protocole sur les femmes et les jeunes dans l'AfCFTA).

Parmi les participants figuraient les principaux partenaires des organisations interprofessionnelles identifiées par la CEDEAO au niveau régional, notamment le CORAF, les experts en genre de la FAO, l’International Trade Center (ITC), la Direction de l'agriculture et du développement rural (DADR) de la CEDEAO et les représentants de la coordination régionale du FSRP.

Dr Mariame Maiga, conseillère régionale en genre du CORAF, formatrice principale et modératrice, a développé les deux concepts Genre et Sexe, et a mis en exergue la différence entre le genre et le sexe dont elle a résumé le concept de SEXE comme étant un facteur biologique et le GENRE comme étant un facteur sociologique. La modératrice a encouragé les échanges de question-réponse pour aboutir à une explication claire des concepts genre avec des exemples pertinents des participants.

Mme Francesca Distefano, experte en Genre et politiques au bureau Afrique de la FAO (participant en ligne), a donné aux membres un aperçu de la portée de la feuille de route régionale qui a été consensuellement élaborée au cours de la rencontre. En rappel, les femmes jouent un rôle clé dans le commerce régional et dans le développement du potentiel commercial, en tant que productrices, transformatrices, commerçantes de divers produits, commerçantes transfrontalières, gestionnaires et propriétaires d'entreprises. Pourtant, leur contribution au commerce agricole et les défis auxquels elles sont confrontées ne sont pas toujours reconnus et pris en compte dans les politiques, les projets et les programmes. La plupart de leurs difficultés spécifiques sont : l'accès au financement, les possibilités de prêts, le savoir-faire pour l'élaboration de plans d'affaires, les barrières non tarifaires, notamment les tracasseries routières, les multiples points de contrôle, les longs retards sur les routes et les perceptions illicites, ainsi que les barrières techniques, notamment les normes de sécurité alimentaire, la qualité et l'hygiène, les mesures sanitaires et phytosanitaires, le harcèlement sexuel, le viol et le chantage.

Compte tenu de ces éléments, le FSRP a élaboré un plan d'action régional sur le genre avec des actions concrètes à mettre en œuvre dans le cadre de la composante 3 (marché et commerce) pour faciliter l'accès des femmes et des jeunes défavorisés aux biens, aux installations et aux services commerciaux.

Pour assurer le suivi et l'évaluation de la prise en compte du genre dans la mise en œuvre des activités, il a été proposé aux interprofessions des chaines de valeur agroalimentaires régionales, de finaliser leurs plans d'actions et de soumettre au régional. 

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