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Les acteurs et partenaires du FSRP saluent les premiers résultats après plus de deux (2) années de mise en œuvre

Publié le 13 février 2025

Le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) a tenu sa première réunion de synthèse des missions d'appui pour l'année 2024. L'événement a eu lieu du 15 au 17 mai 2024 à Lomé au Togo. Plus soixante-dix (70) participants venus du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo ainsi que des Institutions régionales (CILSS, CORAF et CEDEAO) et de la Banque mondiale ont fait le point de la mise en œuvre du FSRP selon ses principes de mise en œuvre.

En trois (03) jours d’échanges, les participants ont partagé les informations sur les différentes activités menées durant les derniers six (6) mois aux niveaux national et régional tout en passant en revue les défis liés à la mise en œuvre du FSRP avant de proposer des pistes de solutions pour relever lesdits défis.

Les travaux ont été focalisés sur (i) les sessions parallèles entre les pays et les organisations régionales sur les sujets spécifiques relatifs aux services numériques, à la gestion intégrée des paysages, au renforcement du commerce régional et des marchés agricoles, à la chaine de valeur du riz et au genre ; (ii) les sessions en plénière pour passer en revue les défis communs et proposer des solutions pouvant contribuer à la réussite de la mise en œuvre du FSRP.

Une des innovations au cours de cette rencontre régionale, a été l’exposition des produits et des innovations par les acteurs et bénéficiaires du FSRP/Togo. Une vingtaine de producteurs venant des principales zones de productions agricoles du Togo a partagé les produits générés avec l’appui du FSRP.

Cette première réunion de synthèse des missions d'appui pour l'année 2024 du FSRP a été une plateforme pour promouvoir le partage des connaissances, renforcer la coordination entre les acteurs et définir les orientations stratégiques pour l'avenir du programme. Les premiers pays (Burkina Faso, Mali, Niger et Togo) sont à mi-parcours de mise en œuvre de leurs activités.

Sur le terrain, les activités du FSRP ciblent essentiellement la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires, le renforcement de la résilience des systèmes de production agro-sylvo--pastoraux, la facilitation du commerce de biens et d'intrants agricoles à l'intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l'Ouest. Après deux (02) années de mise en œuvre, des résultats significatifs ont été notés et les actions menées dans les pays et au niveau régional ont atteint en 2023, un total de 1 281 766 bénéficiaires directs dont 37% de femmes.

On note dans l’ensemble que le FSRP est un outil unique qui renforce l’intégration régionale avec les échanges des technologies et des innovations et la mobilité des chercheurs et des acteurs entre les pays, ce qui va considérablement contribuer à la mise en œuvre de l’ECOWAP et donc accélérer la transformation du secteur agricole dans la sous-région.

1ère Assemblée générale de l'Observatoire du riz de la CEDEAO : les parties prenantes du secteur rizicole adoptent une feuille de route pour le développement de la filière

Publié le 13 février 2025

Plus de 150 participants issus des Etats de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires ont pris part à la première Assemblée générale (AG) de l’Observatoire du riz de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) tenue les 21 et 22 mai 2024 à Abuja, au Nigeria. En deux (02) jours d’échanges, l’AG a fait le bilan des activités menées et a approuvé une feuille de route pour accélérer la croissance du secteur rizicole en Afrique de l'Ouest.

Créé en 2021 pour opérationnaliser l’Offensive Riz de la CEDEAO, l’Observatoire du Riz de la CEDEAO (ERO) coordonne les programmes liés au secteur rizicole, les investissements publics/privés et le suivi des recommandations politiques pour les décideurs clés. L’objectif principal de Offensive Riz est d’aider l’Afrique de l’Ouest à atteindre l’autosuffisance en riz d’ici 2030 grâce à des entreprises agricoles rentables, résilientes et écologiquement durables, qui contribuent à la croissance économique rurale, à la réduction de la pauvreté et à l’équité pour les femmes.

Après deux (02) années de travaux intenses dans les pays et au niveau régional, l’ERO a présenté les principales réalisations et les documents de stratégie à approuver à ses principales parties prenantes que sont les organisations paysannes, les transformateurs et les usiniers, les négociants et les distributeurs, les fournisseurs d’intrants, les instituts de recherche, les agences gouvernementales et les ministères, les organisations de développement et les ONG, les institutions financières, les sections nationales de l’ERO et les membres des groupes de travail sur le riz des États membres de la CEDEAO.

Les échanges ont porté sur la situation du secteur rizicole de chaque pays, les principales initiatives en cours pour développer la chaîne de valeur du riz, les mesures politiques adoptées dans ce domaine, ainsi que les recommandations pour une action régionale en soutien aux États membres.

L’Assemblée générale a, à l’issue des discussions, approuvé la feuille de route régionale pour le développement du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest tout en demandant son alignement sur les stratégies nationales de développement du riz des pays avec prise en compte leurs priorités respectives.

La sous-région ouest-africaine produit environ 17 millions de tonnes de riz usiné par an. Selon la FAO (2023) la consommation de riz par habitant en Afrique de l'Ouest est l'une des plus élevées au monde, allant de 100 à 200 kilogrammes par personne et par an, selon le pays. Au regard de cette importance et pour assurer une auto-suffisance en production rizicole dans la durabilité, l’AG a recommandé le renforcement et l’implication du secteur privé avec une synergie d'actions entre les agro-dealers et les distributeurs d'intrants des pays ainsi que l’implication des Institutions bancaires nationales et régionales.

En marge de l’AG, les conclusions et recommandations de la première AG de l’ERO ont été examinées par le Conseil d’Administration, réuni le 23 mai 2024 en vue de l’élaboration d’un plan d’actions pour leur mise en œuvre. Le Conseil d’Administration présidé par M. Alain SY TRAORE, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO comprend les représentants des partenaires scientifiques, des partenaires au développement, du secteur privé et des pays.

La tenue de la première AG de l’ERO est un jalon important dans la mise en œuvre de l’Offensive Riz de la CEDEAO qui elle-même est cadre majeur de la Politique agricole (ECOWAP) de la CEDEAO.

Communication sensible au genre : les spécialistes communication du FSRP conscientisés

Publié le 13 février 2025

« La Communication est essentielle pour contribuer à la prise en compte du genre dans les activités au niveau régional et dans les pays », c’est l’une des conclusions majeures de Dr Mariame MAIGA, Conseillère régionale genre et développement social au CORAF et du FSRP qui a animé le webinaire sur la communication sensible au genre tenu le 18 janvier 2024.

En effet, le programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) dont l’objectif de développement est d’accroître la préparation contre l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans les pays participants fait de la prise en compte du genre, un axe majeur.

Dans cette optique, toutes les activités menées aussi bien dans les pays qu’au niveau régional doivent être sensibles au genre et à la jeunesse, en abordant et en répondant aux besoins spécifiques des groupes défavorisés tels que les femmes et les jeunes, ainsi que d'autres groupes vulnérables tels que les personnes vivant avec un handicap, les veuves, les orphelins, les personnes âgées, les réfugiés climatiques, etc.

Le FSRP se fixe comme objectif de faire bénéficier les groupes vulnérables du potentiel des chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques pour sortir de la pauvreté et répondre aux besoins alimentaires face au changement climatique.

Pour y arriver, toutes les parties prenantes du FSRP sont en train d’être formées sur les approches et les mécanismes de prise en compte du genre dans les activités.

Une quinzaine de spécialistes en communications des pays et des organisations régionales a donc eu une meilleure compréhension sur l'importance de la communication sensible au genre. Ils ont été informés des outils pratiques pour intégrer une perspective de genre dans les plans de communication et les activités tout en étant encouragés à la création de messages inclusifs et égalitaires afin de promouvoir l’image de marque (branding) FSRP sensible au genre, dans les institutions régionales et les pays de mise en œuvre du programme.

Avec des exemples bien précis et des situations vécues, Dr Mariame MAIGA et Mme Adèle KOUASSI, Journaliste spécialisée sur la prise en compte du genre dans le milieu rural en Côte d’Ivoire, ont d’abord relevé les freins, stigmates et défis rencontrés par les personnes vulnérables en société et dans le milieu rural.

Les formatrices ont surtout partagé des exemples et cas concrets que les activités de communication publicitaire ou communication sociale contribuent à diffuser de manière consciente ou inconsciente.

Le Webinaire a été également axé sur les mécanismes et approches pour la prise en compte du genre dans les activités de communication résumés en 6 étapes : (i) la collecte des données de terrain, (ii) la formulation de l’objectif de l’activité, (iii) l’identification des publics cibles, (iv) le choix des moyens de communication, (v) l’élaboration du message, (vi) la planification et le budget prévisionnel.

Au regard de l’intérêt accordé à cette thématique par les participants et afin de leur permettre de véritablement effectuer des travaux pratiques, une autre session de formation est prévue cette année en présentiel.

Commerce des produits agricoles : la CEDEAO entend renforcer son partenariat avec l’AOCTAH pour la collecte des données aux frontières

Publié le 12 février 2025

La Coordination régionale du FSRP a eu une séance de travail entre une équipe du Secrétariat permanent de l’Association ouest-africaine du Commerce transfrontalier des Produits Alimentaires Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques (AOCTAH/WACTAF) à Lomé, le vendredi 24 novembre 2023.

Les échanges sur la collecte des données relatives au commerce des produits agricoles au niveau des frontières en appui aux pays du FSRP.

L’Afrique de l'Ouest est caractérisée par une grande diversité de produits agricoles, allant des céréales (comme le mil et le maïs) aux cultures vivrières (comme le manioc), en passant par les produits d'élevage. Cela offre un potentiel important pour le commerce intrarégional qui est un aspect important du développement économique de la région.

On note néanmoins que certains pays de la région font face à des défis de sécurité alimentaire, ce qui peut limiter leur capacité à participer pleinement au commerce intrarégional. En outre les normes de qualité et de sécurité des produits agricoles varient d'un pays à l'autre, ce qui peut entraver le commerce en créant des obstacles techniques.

Pour contribuer à améliorer le commerce intrarégional des produits agricoles en Afrique de l'Ouest, la CEDEAO met œuvre la composante 3 du FSRP afin de développer les chaines de valeur et de renforcer l’intégration entre les pays de la sous-région ouest africaine en levant les obstacles liés aux échanges.

Afin d’opérationnaliser les activités sur le terrain, des échanges ont été entrepris avec des organisations ayant l’expérience sur le commerce intrarégional des produits agricoles dont l’AOCTAH dont le mandat est de promouvoir la solidarité en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que de commerce dans les espaces CILSS et CEDEAO.

Des pistes de collaboration seront axées sur l’usage des points focaux pays de l’AOCTAH pour appuyer à la collecte des données aux frontières dans les pays bénéficiaires du FSRP. Des échanges approfondis auront bientôt lieu pour rendre effectif le partenariat et travailler avec les pays.

La collaboration CEDEAO-AOCTAH permettra de faciliter les échanges entre les pays tout en promouvant les normes et règles aux frontières et dans les pays pour faciliter la commercialisation des produits agricoles au sein et au-delà des frontières nationales. 

Lutte contre les crises alimentaires : les référentiels régionaux de stockage de proximité adoptés à Lomé

Publié le 11 février 2025

Acteurs et partenaires du système alimentaire en Afrique de l’Ouest se sont réunis à Lomé du 14 au 18 novembre pour le lancement du mémento du stockage de proximité et finaliser la charte sur le fonctionnement des stocks de proximité en Afrique de l’Ouest et le cadre multi-acteurs.

Cette rencontre régionale s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie régionale de stockage de la CEDEAO.  En effet le stockage des vivres est une pratique très ancienne dans les localités rurales pour faire face aux périodes de soudure marquées par des disettes et famines et mais aussi face aux risques climatiques. Dans ce système de stockage, les stocks de proximité revêtent une importance majeure au niveau des différentes dimensions de la sécurité alimentaire et plus particulièrement (i) au niveau de la prévention et de la gestion des crises alimentaires cycliques et conjoncturelles (dans les zones déficitaires), y compris les crises pastorales (aliments du bétail) et (ii) pour approvisionner le marché et les stocks nationaux et régionaux de sécurité alimentaire (dans les zones excédentaires).

Malgré cette importance, les acteurs et partenaires n’avaient pas de documents de référence pour servir de guide à la réussite des activités de stockage au niveau local.

Sous la coordination de la CEDEAO, les parties prenantes se sont mises ensemble pour développer un mémento du stockage de proximité, une charte des bonnes pratiques des stockeurs de proximité et un cadre multi-acteurs d’intervention.

La rencontre de Lomé a été donc une occasion de réunir les parties-prenantes du stockage de proximité et leur soumettre les documents élaborés pour validation et diffusion. C’est pourquoi, le Directeur de l’Agriculture et du développement Rural de la CEDEAO, Alain SY TRAORE a marqué sa satisfaction de voir ce processus avancé avec des résultats significatifs grâce à l’implication de tous. Il a surtout salué l’implication des organisations de producteurs « les Organisations de producteurs ont pris le leadership du processus tant au niveau politique avec l’implication des réseaux régionaux, qu’au niveau plus technique avec l’investissement considérable de leurs responsables de stockage dans la production de ces outils de référence sur le stockage de proximité »

Face aux multiples chocs auxquels la région fait face et qui conduisent à un accroissement impressionnant des personnes vulnérables, en incapacité de couvrir leurs besoins de base, la CEDEAO mise sur le déploiement simultané du stockage de proximité, des stocks nationaux et de la Réserve régionale de sécurité alimentaire.

Le représentant du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural du Togo, le Colonel AGADAZI Ouro-Koura, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui est un signe de la mobilisation des acteurs et partenaires pour juguler les crises alimentaires auxquelles de nombreux personnes font en Afrique de l’Ouest et en cela le stockage de proximité est une solution pour la lutte contre l’insécurité alimentaire.

A la fin de la rencontre de Lomé, le mémento du stockage de proximité en Afrique de l’Ouest a été lancé, la charte sur le fonctionnement des stocks de proximité en Afrique de l’Ouest a été finalisée avec l’implication des parties prenantes ainsi que le processus d’élaboration du cadre d’intervention multi-acteur en faveur du stockage de proximité.

A propos des Référentiels de proximité

  1. Le mémento du stockage de proximité en Afrique de l’Ouest est un manuel de référence dans la région, qui permet aux organisations exerçants cette activité de disposer d’une codification claire des bonnes pratiques sur l’ensemble des domaines relatifs à leur activité établie sur la base d’expériences concrètes et vécues par ces dernières. Il est rédigé dans un langage très accessible pour les organisations et illustré par des schémas simples et pourra être décliné dans les langues nationales ;
  2. La charte des bonnes pratiques des stockeurs de proximité constitue un instrument de référence produit sur la base de la capitalisation des meilleures pratiques de la région. Elle est conçue pour guider le développement du stockage de proximité à partir de connaissances accumulées et capitalisées et contribuer à la structuration progressive des organisations locales et de leur unions, fédérations et réseaux. La charte repose sur un ensemble de standards qui fournit des garanties minimales de bonnes gestions tant au niveau de la gouvernance, que de la gestion technique et financière. La charte concerne l’ensemble des parties prenantes impliquées dans la gestion de la problématique de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. L’adhésion des organisations de stockage à cette charte facilite la mobilisation des appuis externes et la contractualisation avec les deux lignes de défenses.
  3. Le cadre régional multi-acteur d’intervention définit une vision partagée du stockage de proximité et sa place dans le dispositif global de stockage. Il permet aux organisations nationales et régionales de mieux cerner son fonctionnement pour affiner les modalités de coopération et négocier les relations contractuelles avec les institutions publiques et humanitaires. Il prend en compte le volet aliment-bétail

Facilitation du commerce régional en Afrique de l’Ouest : le Comité régional a tenu sa 4ème réunion à Abuja, au Nigeria

Publié le 10 février 2025

La 4ème réunion du Comité Régional de Facilitation du Commerce a permis d'examiner la mise en œuvre des réformes de facilitation des échanges dans le cadre de l'Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l'OMC et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Plus de 20 participants issus de 11 pays de la CEDEAO y ont pris part du 20 au 22 novembre 2023 à Abuja au Nigeria.

En trois jours d’intenses travaux, l'état d'avancement de la mise en œuvre des instruments de facilitation des échanges existants (AFE de l'OMC, ZLECAf, etc.) a été mis à jour ; le Statut du Programme d'autonomisation en ligne de la CEDEAO pour les Comités nationaux de facilitation des échanges (CNFE) a également été actualisé ; les termes de référence des sous-comité du Comité Régional de Facilitation des Echanges ont été validés ; les questions liées aux barrières non tarifaires (BNT) dans la région et celles liées à la libre circulation des marchandises dans la région ont aussi été examinées. La réunion a aussi fait des propositions pour renforcer la collaboration entre les comités nationaux du commerce et ceux du transport et du transit.

Les recommandations issues de cette rencontre seront mises en œuvre afin d’améliorer la libre circulation des produits dans l’espace ouest-africain en droite ligne avec les efforts de la Commission de la CEDEAO. En effet, elle a déployé des efforts pour la conception d'instruments régionaux, d'outils et d'organes institutionnels, ainsi que de renforcement des capacités des parties prenantes, dans le but de promouvoir une mise en œuvre coordonnée et efficace des réformes de facilitation des échanges dans les États membres, à la suite des engagements pris dans le cadre de l'Accord de libre-échange de l'OMC, de l'Accord de libre-échange africain et des protocoles régionaux.

La création du comité régional de facilitation des échanges, le lancement du mécanisme d'alerte sur les obstacles au commerce de la CEDEAO, le développement de stratégies régionales sur la facilitation des échanges et des transports, ainsi que l'élimination des barrières non tarifaires sont entre autres, des fruits des actions menées par la CEDEAO.

Au cours de sa 4e réunion, le Comité régional de facilitation des échanges a longuement discuté   de la stratégie régionale de facilitation du commerce et du transport développée par la Commission de la CEDEAO en vue de promouvoir une mise en œuvre coordonnée du commerce et du transport régional dans les 15 États membres. Conformément aux meilleures pratiques internationales, le Comité régional de Facilitation des Echanges cherche à promouvoir la collaboration entre les Comités nationaux de facilitation des échanges et les comités nationaux de facilitation du transport dans les États membres, afin de créer une synergie d’action entre ces deux comités et d'optimiser les ressources tant humaines que financières nécessaires à leur bon fonctionnement. 

La Commission de la CEDEAO consulte les organisations interprofessionnelles agroalimentaires transfrontalières de l’Afrique de l’Ouest en vue de l’émergence d’un commerce régional inclusif

Publié le 9 février 2025

Cette consultation organisée par la Commission de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été un cadre pour faire un auto-diagnostic institutionnel et organisationnel des structures interprofessionnelles agroalimentaires transfrontalières fonctionnelles ou émergentes de l’Afrique de l’Ouest, en y intégrant les questions de genre et de sauvegardes environnementale et sociale.

Une quarantaine de représentants des Organisations interprofessionnelles agroalimentaires y ont pris part, du 31 octobre au 3 novembre 2023 à Dakar/Sénégal, pour réfléchir sur la promotion d’un commerce régional inclusif des produits agroalimentaires générés par les entreprises locales.

En quatre jours d’échanges, les acteurs et partenaires du marché intra-régional des produits agroalimentaires ont, à travers les outils Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces (FFOM) et Politique, Economique, Social, Technologique, Ecologique et Légal (PESTEL) identifié les défis actuels des organisations interprofessionnelles qui entravent leur fonctionnement et impacte sur l’atteinte de leurs objectifs.

La rencontre régionale de Dakar s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale et coordonné par la CEDEAO, le CILSS et le CORAF au bénéfice de 7 pays pour le moment (Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sierra Leone, Tchad et Togo). Elle a enregistré la participation du programme du commerce des produits agricoles de la CEDEAO (EAT).

En Afrique de l’Ouest, les productions agricoles connaissent depuis quelques années des augmentations intéressantes mais leur commercialisation est encore faible.

Le représentant de la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO à cette rencontre, Dr Bio Soulé GOURA n’a pas manqué de souligner l’importance des marchés agricoles dans l’économie ouest-africaine « Le marché assure et facilite l’accessibilité à l’alimentation par la fonction de transfert des biens, produits et services qu’il assure et facilite entre producteurs, distributeurs, manufacturiers et les consommateurs. Il est de ce fait le premier garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ».

En effet, dans la sous-région, le fonctionnement du marché, notamment des échanges de biens alimentaires, tant au niveau national que transfrontalier est important, avec un énorme potentiel, mais présente de nombreuses imperfections qui ne lui permettent pas de jouer le rôle de garant de la coordination de l’économie, et garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

C’est pourquoi les résultats de la rencontre de Dakar sont attendus comme la souligné, le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, de l’Equipement Rural et de la Souveraineté Alimentaire du Sénégal, M. Malick N’DAO « les résultats de cette consultation viendront combler un vide et permettront aux pays, de renforcer le commerce intra-régional dans notre sous-région d’autant plus que les statistiques officielles indiquent que le commerce des produits agroalimentaires ne représente qu’environ 20 à 25 % de la valeur du commerce intra-régional, qui lui-même ne représente qu’environ 15 % maximum des transactions commerciales globales de la région».

Les acteurs partenaires présents ont élaboré des plans d’actions prioritaires pour renforcer les acquis et corriger leurs faiblesses à travers des activités clés à mener à court, moyen et long termes. Le FSRP au niveau régional et dans les pays prendra en compte quelques activités dans son plan de travail et budget (PTBA) de 2024 pour contribuer à renforcer ces partenaires clés afin de dynamiser le commerce intra-régional en Afrique de l’Ouest.

La rencontre de Dakar est donc une première étape pour aider à relever les nombreux défis à l’éclosion d’un véritable marché intra-régional au profit des acteurs et partenaires évoluant dans le secteur de l’agroalimentaire.

Les experts sur les questions douanières et le commerce régional se familiarisent avec les nouvelles règles d’origine (CO) du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO

Publié le 7 février 2025

Une vingtaine d’experts représentants les Points Focaux des Comités Nationaux de Reconnaissance de l’Origine Communautaire (CNROC) venus des administrations douanières, des ministères en charge de l’industrie et du secteur privé, s’est réunie du 16 au 20 octobre à Cotonou/Bénin pour se familiariser avec les nouvelles procédures de la CEDEAO pour la reconnaissance de 'origine communautaire et de certification des produits.

En effet, avec l'évolution des procédures de reconnaissance de l'origine dans le monde et la nécessité de s'assurer que le Schéma de Libéralisation du Commerce de la CEDEAO devienne un véritable vecteur d’intégration régionale et de croissance économique en Afrique de l'Ouest, la CEDEAO a, par Acte Additionnel A/SA.7/12/18 du 22 décembre 2018, révisé ses protocoles relatifs à l'origine communautaire et aux procédures applicables aux marchandises originaires de la CEDEAO. Par ailleurs, deux règlements sur les modalités de mise en œuvre de l'Acte additionnel ont été adoptés en décembre 2021 par le Conseil des ministres de la CEDEAO.

L'objectif principal de ces réformes est de mettre à jour et de simplifier les procédures de reconnaissance de l'origine communautaire et de certification tout en respectant les engagements des États membres avec d'autres organisations internationales telles que l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD) et l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

A travers des sessions théoriques et pratiques, les apprenants sont désormais aptes à identifier un produit comme étant originaire conformément aux nouvelles règles d'origine de la CEDEAO. En outre, les points focaux présents à Cotonou auront la charge de former à leur tour dans leur pays respectif, les autres parties prenantes concernées sur le traitement tarifaire préférentiel de la CEDEAO.

Cette première session de formation des formateurs sera suivie d’autres sessions afin de contribuer à une meilleure compréhension des nouvelles règles d’origine de la CEDEAO et en faciliter leur mise en œuvre.

A l’issue des travaux une série de recommandations ont été formulées à l’attention de la Commission de la CEDEAO et des Etats membres. La mise en œuvre de ces recommandations contribuera, à n’en pas douter, à une meilleure appropriation des textes par les CNROC. 

Deuxième réunion de synthèse des missions d'appui 2023 : le FSRP sur la bonne voie pour l'atteinte de son objectif de développement

Publié le 8 février 2025

Les principales parties prenantes de mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP) se sont retrouvées du 28 novembre au 1er décembre 2023, en format hybride, pour la deuxième réunion de synthèse des missions de supervision de la Banque mondiale pour l’année 2023.

Six mois après la première réunion de synthèse tenue au Sénégal, plus de 55 acteurs et partenaires impliqués dans la mise en œuvre du FSRP ont partagé les résultats obtenus au cours de l’année 2023 et les principales activités prévues pour l’année 2024.

Les institutions régionales (CILSS, CORAF et CEDEAO) en charge respectivement des composantes opérationnelles 1, 2 et 3 ont animé des sessions sur les activités au niveau régional et dans les pays.

Les principaux résultats atteints dans le cadre des services de conseils numériques pour prévenir les crises alimentaires, de la durabilité du système de production agricole et de l’intégration du commerce et des marchés régionaux ont été partagés. Les expériences ont été également partagées et des propositions de solutions ont été faites pour faire face aux principaux défis.

Les niveaux de réalisation des principaux indicateurs ont été présentés. Il ressort qu’après deux années de mise en œuvre, le FSRP a contribué à réduire l’insécurité alimentaire de 16% dans les zones d’intervention de la phase 1 du programme. Ce sont 1 221 760 bénéficiaires directs dont 22% de femmes ont bénéficié des actions du FSRP.  Les chiffres clés à retenir sont les suivants :

  • Plus de 654 000 acteurs du système alimentaire, dont 29% de femmes, ont eu accès aux services de conseil hydro et agrométéorologiques grâce au programme ;
  • Près de 22 000 hectares de terre ont été mises sous pratiques de technologies de gestion durable du paysage ;
  • Plus de 226 000 producteurs, dont 30% de femmes ont adopté des technologies et services agricoles intelligents face au climat ;
  • 24 technologies ont été mises à la disposition des agriculteurs par le consortium des instituts de recherche nationaux, du CGIAR et d’autres instituts internationaux ;
  • Près de de 3 200 000 personnes vulnérables peuvent potentiellement être soutenus pendant 1 mois par la Réserve régionale de sécurité ; 55 acteurs du secteur privé et près de 123 000 agricultrices ont reçu des biens et services pour augmenter respectivement le commerce régional, et la commercialisation des chaines de valeur prioritaires du programme.

En quatre jours d’échanges, la réunion de synthèse des missions de supervision a été une opportunité pour partager les résultats issus de la mise en œuvre du FSRP dans les pays et au niveau régional. L’apprentissage et la création de synergies entre toutes les parties prenantes du FSRP sont des fruits tirés de cette rencontre régionale.

Dans l’ensemble, on note des résultats significatifs et la Banque mondiale a encouragé chaque acteur à redoubler d’efforts dans l’atteinte des objectifs du FSRP.

La CEDEAO se dote d’un Guide harmonisé d'inspection sanitaire et de prise de décision basée sur le risque

Publié le 6 février 2025

Experts et partenaires des questions de sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest se sont retrouvés du 4 au 6 octobre 2023 à Abidjan pour valider le Guide harmonisé d'inspection sanitaire et de prise de décision basée sur le risque, un document cadre de référence pour prendre des décisions dans le cadre du programme d'inspection afin d'encourager la conformité ou de prendre des mesures coercitives.

La quarantaine de participants venus de 14 des 17 pays de l’espace CEDEAO-CILSS a d’abord examiné le contenu du projet de guide élaboré par les groupes de travail techniques et pré-validés par le groupe d'experts en parcourant chaque section et les textes proposés avant de procéder à sa validation. Cette ultime étape a marqué la fin du processus d’élaboration de ce document important qui a commencé en mai 2023 à Cotonou avec l’atelier de formation des experts et la mise en place d'un groupe de travail technique régional qui ont abouti à l’élaboration du projet de guide. En juillet 2023, une rencontre régionale de pré-validation du projet de document guide a permis à Dakar, Sénégal, d’avancer dans son élaboration.

L’élaboration de ce guide s’inscrit dans la mise en place d'un mécanisme régional pour la convergence des mesures réglementaires en matière de sécurité sanitaire des aliments entre les pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et du Sahel, comme indiqué dans le règlement régional harmonisé de la CEDEAO C/REG.21/11/10. C’est pourquoi, le Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la Commission de la CEDEAO, Alain Sy Traoré s’est réjoui de l’existence de ce document : « Notre sous-région est la seule région d'Afrique à disposer d'un tel mécanisme de coordination, de coopération, de synergie des actions et de responsabilité mutuelle. L’élaboration du présent guide est une étape que vous avez réussie mais le défi reste sa mise en œuvre au niveau régional dans les pays pour véritablement toucher toutes les parties prenantes impliquées dans la chaine de valeur de la production à la consommation des produits alimentaires » à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre régionale.

Les aliments consommés en Afrique de l’Ouest sont produits, gérés, livrés dans la plupart des cas, dans des conditions assez difficiles souvent sans respect des mesures sanitaires. Pour garantir la sécurité sanitaire des aliments, l'inspection des aliments est un élément clé du système de production, de transformation et de distribution des denrées alimentaires.  L'harmonisation des protocoles d'inspection sanitaire des aliments est essentielle, c’est pourquoi le "Guide harmonisé d'inspection sanitaire et de prise de décision basée sur le risque" dont s’est dotée la CEDEAO vient aider à améliorer la sécurité sanitaire des aliments et assurer aussi la santé des populations.

Les participants ont élaboré une feuille de route avec des actions précises comprenant la validation du Guide par les Instances de la CEDEAO (Conseil des Ministres) et le pré-test du guide dans les pays afin de procéder aux ajustements nécessaires et le rendre public.

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