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Célébration de la journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments : la CEDEAO promeut les pratiques alimentaires sûres et saines

Publié le 10 janvier 2025

La communauté internationale a célébré le 7 juin 2023, la 5ème journée de la sécurité sanitaire des aliments sur le thème « les normes alimentaires sauvent des vies » en invitant chacun à faire des efforts pour adopter des pratiques alimentaires saines.
Le département aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO a mis à profit cette journée pour faire un « état des lieux de la règlementation et des enjeux pour la sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest et au Sahel sous le prisme des normes alimentaires et du défi de la disponibilité d’aliments sains dans l’espace CEDEAO ».
Au cours d’un webinaire ouvert au public (99 participants connectés, dont 14 étudiants master en nutrition et sécurité sanitaire des aliments), la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural (DADR) de la CEDEAO a présenté les principales normes et règlementations régionales existantes et surtout les activités en cours en vue d’harmoniser les codes et règlements régionaux et nationaux pour la sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest et au Sahel. C’est aussi une activité initiée par la CEDEAO pour sensibiliser les populations car « Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), chaque année, environ 600 millions d’individus – soit près d’une personne sur dix dans le monde – tombent malades après avoir ingéré des aliments contaminés et il s’avère nécessaire d’initier et de renforcer des activités de sensibilisation et de conscientisation de la population régionale sur les enjeux de la sécurité sanitaire des alimentaire et sur les dispositions nécessaires à prendre dans les systèmes alimentaires » a souligné Septime HOUSSOU-GOE, Chargé de programme à la DADR à l’ouverture de cette rencontre au nom du Directeur Alain SY TRAORE. 
Un état des lieux de la règlementation et enjeux pour la sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest et au Sahel a été présenté par Dr Gbemenou Joselin Benoit GNONLONFIN, Expert Sanitaire et Phytosanitaire (SPS) à la DADR. Dr GNONLONFIN a ensuite donné des perspectives dans la mise en œuvre et l’harmonisation des règlements nationales et régionales qui se résument comme suit : i) Organiser la formation dans le pays des inspecteurs sanitaires et phytosanitaires et des autorités compétentes concernées sur les guides harmonisés et la prise de décision, ii) soutenir la participation annuelle aux processus d'établissement des normes Codex sur les questions régionales prioritaires de sécurité sanitaire des aliments : contaminants, additifs alimentaires, résidus de pesticides et médicaments vétérinaires, hygiène alimentaire et contribution à l'établissement de limites/normes au sein du comité respectif du codex, soutenir la participation annuelle à la réunion du comité SPS de l'OMC à Genève pour coordonner les négociations commerciales et fournir des mises à jour sur les mesures SPS mises en œuvre, iii) soutenir la génération, gestion et utilisation de données pour l'établissement de normes régionales et internationales (exemples Gombo : résidus de pesticides (effectuer une évaluation des résidus de pesticides et générer des données à utiliser dans l'extrapolation (utilisation dans le groupement de cultures), Cacao : concentration en métalaxil dans la cacao), iv) Mise en place d'une base de données fonctionnelle à guichet unique. 
Les expériences nationales du Bénin et du Ghana ont été également partagées. Les actions de sécurité sanitaire des aliments et de mise en œuvre du CODEX Alimentarius ont été présentées.  Experts en nutrition et en sécurité sanitaire des aliments, étudiants, enseignants chercheurs, journalistes, acteurs du secteur privé, décideurs ont suivi les présentations et ont surtout participé aux échanges. 
Au cours de cette rencontre qui était la première qu’a organisée la DADR, les acteurs et partenaires de l’ECOWAP ont été familiarisés aux enjeux et aux questions de sécurité sanitaire des aliments, ils ont eu quelques approches pour adopter des comportements idoines afin d’éviter les maladies causées par le manque d’aliments sains grâce à la sécurité sanitaire des aliments. Ils ont surtout été informés de l’existence de règlementations régionales et des normes codex dans les Etats membres de la CEDEAO
Au regard de l’importance du sujet aux niveaux sanitaire et socio-économique, les participants ont félicité la CEDEAO pour l’initiative et suggéré de (i) poursuivre, soutenir et renforcer la participation des Etats membres de la CEDEAO et Mauritanie et Tchad a la participation au processus d’élaboration des normes internationales, ii) poursuivre et renforcer l’harmonisation des réglementations nationales et régionales, (iii) renforcer la formation qualifiante et diplômante dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments sur toute la chaîne de valeurs, (iii) renforcer les capacités des laboratoires d’analyse et de contrôle selon les normes internationales, (iv) renforcer les collaborations entre les institutions nationales et régionales.
Après cette première expérience qui a été appréciée par tous les acteurs et partenaires, la CEDEAO a pris l’engagement d’en faire une rencontre annuelle qui servira non seulement à faire le point de la mise en œuvre des actions de sécurité sanitaire des aliments dans l’espace CEDEAO mais aussi de faire des projections pour l’avenir.
Rappelons que la tenue de ce webinaire s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale et coordonné au niveau régional par la CEDEAO en collaboration avec le CILSS et le CORAF et les autres partenaires avec 7 pays bénéficiaires actuellement : le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Ghana, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.  

Intégration du commerce et des marchés agricoles régionaux : la CEDEAO a fait le bilan de mise en œuvre de la Composante 3 du FSRP avec les pays

Publié le 7 novembre 2024

Du 29 au 31 octobre, Lomé, la capitale togolaise a accueilli une rencontre cruciale pour les acteurs et partenaires de mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP). Cet atelier a permis de faire le point sur les activités de la composante 3 du programme, consacrée à l’intégration du commerce et des marchés agricoles régionaux. Ce bilan, à mi-parcours du programme lancé en juin 2022, s’est avéré stratégique pour mesurer l’impact des actions menées dans cette région en vue de renforcer la sécurité alimentaire.

Cette année 2024, charnière pour le FSRP, représente une période d’évaluation et d’ajustement des activités en vue d’atteindre les objectifs fixés pour 2026. Durant cet atelier de trois jours, les discussions ont porté sur l’analyse des progrès réalisés, les succès obtenus, ainsi que les défis rencontrés, ouvrant la voie à des recommandations pour surmonter les obstacles identifiés.

Les activités de la composante 3 du FSRP visent à créer un environnement commercial unifié, en harmonisant les normes sanitaires et phytosanitaires entre les États membres, en modernisant les infrastructures de transport et de stockage, et en promouvant des corridors commerciaux stratégiques. Ces initiatives permettent de réduire les coûts de transaction, tout en améliorant l’accès aux informations sur les marchés agricoles pour une meilleure planification et des prises de décision économiques plus éclairées pour les producteurs.

Au cours de cette rencontre et au regard des échanges fructueux avec les pays, tous les acteurs ont réaffirmé leur volonté de bénéficier des appuis de la CEDEAO pour mieux comprendre et faciliter ainsi la mise en œuvre des règlements et mesures communautaires en vue d’améliorer la qualité des produits locaux et accroître la compétitivité des producteurs sur le marché régional. Les échanges intra-régionaux de produits agricoles devraient s’intensifier, consolidant ainsi la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux perturbations climatiques et économiques.

Financé par la Banque mondiale, le FSRP lie étroitement les actions nationales et régionales afin d’assurer une réponse coordonnée aux défis alimentaires de la région. La composante 3 joue un rôle fondamental dans ce processus, visant à stimuler le commerce agricole en développant les principaux corridors de commerce et en soutenant les chaînes de valeur prioritaires.

Les efforts conjoints des acteurs régionaux et nationaux démontrent une vision partagée de l’intégration des marchés agricoles comme levier pour la sécurité alimentaire et le développement durable en Afrique de l’Ouest. La CEDEAO continuera de jouer un rôle pivot en accompagnant les États membres dans la réalisation des ambitions du FSRP, dont la composante 3 reste un moteur essentiel pour l’avenir du commerce et de la résilience agricole dans la région.

Collaboration entre la CEDEAO et AKADEMIYA 2063 : une synergie pour le renforcement des politiques agricoles en Afrique de l’Ouest

Publié le 5 octobre 2024

En marge du Forum africain sur les systèmes alimentaires tenu du 2 au 6 septembre à Kigali, une rencontre s’est tenue entre le Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO, Alain Sy Traoré, et le Président Exécutif d’AKADEMIYA 2063, Dr Ousmane Badiane. Accompagné de Konlani Kanfitin, Chef de la Division des Opérations Techniques de l’ARAA (Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation), Alain Sy Traoré a engagé des discussions stratégiques sur la collaboration entre la CEDEAO et AKADEMIYA 2063, avec un focus particulier sur la mise en œuvre de l’outil SCORECARD dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

L’outil SCORECARD, déjà déployé dans sept pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, est un instrument crucial visant à faciliter le commerce intra-régional des produits agricoles, et ainsi renforcer la sécurité alimentaire régionale. « Cet outil permet aux États de mieux suivre et évaluer leurs progrès en matière de politiques agricoles, tout en facilitant une meilleure intégration régionale », a souligné Alain Sy Traoré.

Les échanges ont également porté sur la possibilité de formaliser cette collaboration à travers un protocole d’accord entre la CEDEAO et AKADEMIYA 2063. Cet accord viserait à renforcer les capacités des États membres dans le développement de la nouvelle politique agricole de la CEDEAO 2025-2035, un chantier stratégique pour l’avenir de l’agriculture en Afrique de l’Ouest.

AKADEMIYA 2063, dont le siège est basé à Kigali, s’est donné pour mission de soutenir les efforts des États membres de l’Union africaine dans la réalisation de l’Agenda 2063. L’objectif est de transformer les économies africaines pour stimuler la croissance et la prospérité. L’institution fournit des données et analyses de pointe, indispensables pour orienter les politiques publiques des pays africains, tout en promouvant l’apprentissage mutuel entre les États.

Le renforcement de la collaboration entre la CEDEAO et AKADEMIYA 2063 s’avère stratégique pour l’Afrique de l’Ouest, une région en quête de politiques agricoles robustes et adaptées aux défis contemporains. En unissant leurs forces, ces deux institutions visent à promouvoir une meilleure gouvernance des politiques agricoles, fondée sur des données actualisées et des analyses pertinentes, tant au niveau des États membres que sur le plan régional.

La CEDEAO et ses partenaires ont promu la feuille de route sur le riz 2025-2035 pour que les partenaires de développement s’engagent à assurer la suffisance en riz en Afrique de l’Ouest.

Publié le 17 septembre 2024

La CEDEAO a organisé un événement parallèle sur “L’accroissement des investissements pour l’autosuffisance en riz en Afrique de l’Ouest : Opportunités et défis” le 3 septembre à Kigali, au Rwanda, en partenariat avec la BAD, la JICA, l’AGRA et la Banque mondiale lors du Forum 2024 sur les systèmes alimentaires en Afrique.

Cet événement organisé sous les auspices de Mme Massandjé Touré-Litsé, Commissaire aux affaires économiques et à l’agriculture de la CEDEAO, a été l’occasion de partager les expériences nationales en matière de développement du secteur rizicole et de renforcer l’implication de plusieurs partenaires au développement pour une mise en œuvre réussie de la feuille de route sur le riz 2025-2035.

Plus de 300 personnes composées de ministres, de gouverneurs, de chercheurs, de producteurs et de transformateurs de riz, d’étudiants… et de partenaires techniques et au développement ont participé à cet événement qui a favorisé la formation de partenariats stratégiques essentiels au développement et à la mise en œuvre de paquets d’investissement complets dans le secteur du riz identifiés dans la feuille de route.

Les différentes interventions ont permis d’identifier et de lever les obstacles à l’investissement en comprenant ces défis et en formulant des solutions réalisables pour les surmonter.

Les participants ont acquis des connaissances pratiques et des stratégies éprouvées sur des modèles d’investissement réussis qui peuvent être reproduits et adaptés dans différentes régions.

L’événement parallèle était organisé autour de deux panels de haut niveau : Cadres politiques et solutions durables de la CEDEAO et Financement des innovations rizicoles durables, afin de promouvoir le dialogue et la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens pour améliorer la mise en œuvre et l’impact des politiques.

Pendant le panel, le ministre de l’agriculture et de la sécurité alimentaire de Sierra Leone, Dr Henri Musa Kpaka ; le gouverneur de l’État de Jigawa au Nigeria, HE. Malam Umar A. Mamadi et les représentants des ministères de l’agriculture du Ghana, du Bénin et du Sénégal ont partagé leurs expériences dans le développement du secteur rizicole. Les panélistes ont partagé les meilleures pratiques, identifié les opportunités pour renforcer la durabilité, et recommandé des solutions sur les lacunes politiques et les approches innovantes, comme l’a souligné le ministre de l’agriculture et de la sécurité alimentaire de la Sierra Leone : “En Sierra Leone, le riz est le principal aliment de base et nous continuons d’en importer de grandes quantités. Depuis mon arrivée au ministère, j’ai décidé de changer les choses en investissant dans la production agricole, car notre climat et notre végétation le permettent. Et nous avons commencé par produire des semences certifiées et les commercialiser pour réduire les prix du marché et permettre à la majorité de la population d’y accéder facilement. Les efforts de la CEDEAO à travers la feuille de route sur le riz sont bénéfiques pour nous“. L’un des principaux défis au développement du secteur du riz est l’accès au financement.

Le Gouverneur de l’État de Jigawa a parlé de ce problème et a partagé sa solution : “Dans l’État de Jigawa, nous avons travaillé avec des institutions financières qui ont accepté de soutenir l’industrie du riz. Tous les riziculteurs qui possèdent leurs propres parcelles ont été identifiés. Les banques les aident à acheter des semences et des engrais. Au moment de la récolte, les banques les aident à commercialiser leurs produits et à recouvrer leurs prêts. Ce système est plus rentable à la fois pour les banques et pour les producteurs“.  L’événement parallèle a permis d’aligner la feuille de route pour le riz sur les stratégies nationales de développement du riz des États membres, en vue d’une mise en œuvre efficace et d’un plus grand impact.

La deuxième session du panel s’est concentrée sur le “Financement des innovations rizicoles durables” afin de débloquer les investissements pour un secteur rizicole résilient.  Elle réunit des financiers, des acteurs du secteur privé et des partenaires du développement. Les représentants de la BAD, de la JICA, de l’AFEX et de la Banque mondiale, sous la modération d’Alain Sy Traore, directeur de l’agriculture et du développement rural de la CEDEAO, ont exploré les interventions potentielles et les innovations durables pour améliorer l’accès au financement pour les agriculteurs et les meuniers afin de stimuler le développement de la chaîne de valeur du riz, et les mécanismes pour réduire les risques des investissements dans la chaîne de valeur du riz. Les panélistes ont encouragé l’introduction de schémas innovants de réduction des risques pour encourager les investissements du secteur privé et les prêts des institutions financières. Cela peut être réalisé, par exemple, à travers des systèmes d’assurance innovants tels que l’assurance des récoltes, l’assurance de l’indice météorologique pour se protéger contre les pertes de récolte, les mécanismes de couverture des prix pour protéger les agriculteurs de la volatilité des prix.

En conclusion de l’événement parallèle, le Directeur de l’agriculture et du développement rural a déclaré : “Depuis l’adoption de la feuille de route pour le riz, c’est la première fois que nous la partageons avec un large public tel que ce forum. Notre objectif est de changer la tendance dans 10 ans et de réduire le taux d’importation de riz dans nos pays respectifs. Des actions sont en cours pour y parvenir. Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’un soutien financier et de la coordination de toutes les politiques agricoles pour y parvenir. C’est possible ».

L’organisation de l’événement parallèle de la CEDEAO et de ses partenaires lors du Forum sur les systèmes alimentaires en Afrique (AFS) 2024, a offert une plateforme essentielle pour faire progresser l’innovation agricole. Le forum a réuni des leaders mondiaux, des investisseurs et des parties prenantes pour discuter des moyens de transformer les systèmes alimentaires à travers l’Afrique. L’événement a favorisé les partenariats, partagé des idées pratiques et formulé des recommandations concrètes pour atteindre l’autosuffisance en riz en Afrique de l’Ouest.

En participant au Forum AFS 2024, la CEDEAO et ses partenaires ont amplifié leurs efforts de transformation du secteur rizicole et accru la visibilité de l’Observatoire du riz de la CEDEAO.  L’ORE, une plateforme multipartite établie en partenariat avec des organisations telles que la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale, la Fondation Bill & Melinda Gates (BMGF) et d’autres, est au cœur de la coordination des activités et des investissements dans le secteur rizicole de l’Afrique de l’Ouest.

Basé à la Commission de la CEDEAO, sous la direction de l’agriculture et du développement rural, l’ERO vise à aligner les parties prenantes, y compris les agriculteurs, les usiniers, les donateurs et les institutions, afin de réduire la duplication et de maximiser l’utilisation des ressources. Sa mission est de faciliter la collaboration, de catalyser la croissance et de suivre les progrès, pour finalement conduire la région vers une production rizicole compétitive, durable et résiliente.

Célébration de la Journée Internationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments : la CEDEAO et la FAO sensibilisent les acteurs du système alimentaire à adopter des pratiques alimentaires sûres et saines

Publié le 1 juillet 2024

La communauté internationale a célébré le 7 juin 2024, la 6ème journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments sur le thème «Sécurité sanitaire des aliments : préparons-nous à l’imprévu» en invitant chacun à faire des efforts pour adopter des pratiques alimentaires saines.

Le Département des Affaires Economiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO et le Bureau de sous régional de la FAO en Afrique de l’Ouest ont mis à profit cette journée pour sensibiliser les acteurs du système alimentaire ouest africain sur les enjeux et l’importance de la sécurité sanitaire des aliments et de contribuer à promouvoir des pratiques alimentaires sûres et saines à toutes les échelles des chaines de valeur agricoles et de la société.

Au cours d’un webinaire ouvert au public, les experts des deux institutions et ceux des pays ont d’une part présenté l’état de préparation de la Région Afrique de l‘Ouest et du Sahel aux urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l‘Ouest et ont partagé quelques bonnes pratiques des Etats membres à gérer les urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments et à garantir aux populations une alimentation saine et sûre.

Comme recommandé par les acteurs au cours du premier webinaire organisé par la CEDEAO le 07 juin 2023, le webinaire devient une activité annuelle initiée par la CEDEAO pour sensibiliser les populations car « Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), chaque année, environ 600 millions d’individus – soit près d’une personne sur dix dans le monde – tombent malades après avoir ingéré des aliments contaminés et il s’avère nécessaire d’initier et de renforcer des activités de sensibilisation et de conscientisation de la population régionale sur les enjeux de la sécurité sanitaire des alimentaire et sur les dispositions nécessaires à prendre dans les systèmes alimentaires » a souligné M. Septime HOUSSOU-GOE, Chargé de programme à la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural à l’ouverture de cette rencontre au nom du Directeur M. Alain SY TRAORE.

Avant le représentant du DADR, M. Drissi Mehdi, intervenant au nom du Représentant du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest a salué cette initiative conjointe de la FAO et la CEDEAO pour le Bien-être de nos populations.

Il a rappelé quelques actions clés menées par la FAO pour une alimentation saine dans le monde et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest avant de souligner que “la FAO est prête à travailler en étroite collaboration avec la CEDEAO à travers un programme structurant pour faire adopter les bonnes pratiques d’alimentation saine et sûre dans notre sous-région. “

Un état des lieux de la règlementation et enjeux pour la sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest et au Sahel a été fait par  le Professeur Ousmane SARR de la Faculté de médecine de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. Dr Mamadou N’DIAYE, Spécialiste en sécurité sanitaire des aliments au Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest dont l’accent a été mis sur la « Préparation de la Région ».

Ces deux communications ont été suivies du partage d’expériences des pays sur les dynamiques nationales en matière de gestion des urgences en matière de la sécurité sanitaire des aliments.

Les expériences nationales du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali ont été également partagées. Les mécanismes de gouvernance de la sécurité sanitaire des aliments et d’implication des Etats dans les activités du CODEX Alimentarius ont été présentées et suivies des échanges/discussions des participants.

Les acteurs et partenaires de l’ECOWAP ont été familiarisés aux enjeux et aux questions de sécurité sanitaire des aliments. Ils ont eu quelques approches pour adopter des comportements idoines afin d’éviter les maladies causées par le manque d’aliments sains grâce à la sécurité sanitaire des aliments. Ils ont surtout été informés de l’existence de règlementations régionales et des normes codex dans les Etats membres de la CEDEAO.

Au regard de l’importance du sujet pour la santé et le développement socio-économique, les participants ont félicité la CEDEAO et la FAO pour l’initiative et ont suggéré de : (i) poursuivre le  soutien au renforcement de la participation des Etats membres de la CEDEAO et Mauritanie et Tchad au processus d’élaboration des normes internationales ; (ii) poursuivre le renforcement de l’harmonisation des réglementations nationales et régionales ; (iii) renforcer la formation qualifiante et diplômante dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments sur toute la chaîne de valeurs ; (iii) renforcer les capacités des laboratoires d’analyse et de contrôle selon les normes internationales et enfin (iv) renforcer les collaborations entre les institutions nationales et régionales.

Ce webinaire a démontré encore une fois qu’il y beaucoup d’efforts à faire pour mobilier les décideurs et faire changer les comportements des populations. Un Appel à l’action en direction des Gouvernements et des acteurs non étatiques a été lancé par la FAO et la CEDEAO.

Ces deux institutions se sont accordées à développer un Programme Régional de Renforcement des capacités des pays sur la Sécurité Sanitaire des Aliments et les grands axes de ce programme ont été partagés avec les participants.

Rappelons que la tenue de ce webinaire s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale et coordonné au niveau régional par la CEDEAO en collaboration avec le CILSS et le CORAF et les autres partenaires avec 8 pays bénéficiaires (Burkina Faso, Mali, Niger, Ghana, Sierra Leone, Sénégal, Tchad et Togo).

La CEDEAO sensibilise les acteurs du Ghana et du Burkina Faso sur le principe de la reconnaissance mutuelle entre les pays dans le cadre des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS)

Publié le 1 juillet 2024

La CEDEAO a formé une centaine de praticiens et de régulateurs ghanéens et burkinabés impliqués dans le commerce alimentaire et agricole, sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), afin d’assurer la sécurité alimentaire dans la sous-région, du 10 au 14 juin 2024 à Accra/Ghana et du 19 au 21 juin 2024 à Ouagadougou/Burkina Faso. L’objectif principal des sessions organisées dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire de l’Afrique de l’Ouest (FSRP) était de créer un forum d’acquisition de connaissances pour les autorités ghanéennes et burkinabé impliquées dans la réglementation des normes de manipulation des aliments et celles impliquées dans le commerce transfrontalier des produits alimentaires et agroalimentaires. Dans chaque pays, les travaux ont été axés sur des sessions de formation et de partage des connaissances, des visites d’inspection sur le terrain et des démonstrations pratiques sur l’inspection sanitaire et la prise de décision concernant les maladies d’origine alimentaire en mettant l’accent sur la protection des consommateurs contre les maladies, les blessures ou la mort causées par la consommation d’aliments.

Les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) sont des mesures de quarantaine et de biosécurité appliquées pour protéger la vie ou la santé humaine, animale ou végétale contre les risques liés à l’introduction, à l’établissement et à la propagation de ravageurs et de maladies et contre les risques liés aux additifs, toxines et contaminants présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux.

Les formations ont porté sur les thématiques suivantes : les “Principes généraux d’hygiène alimentaire” ; les “Accords SPS” ; l'”Analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP)” ; les “Systèmes d’inspection et de certification des importations et exportations alimentaires” ; le “Cadre législatif et réglementaire en vigueur au Ghana et au Burkina Faso” et le “Guide harmonisé de l’inspection sanitaire et de la prise de décision”.

Au cours des différentes sessions de formation, les facilitateurs ont également présenté aux équipes pays, le nouveau guide sanitaire et phytosanitaire harmonisé basé sur le risque développé par la CEDEAO, afin d’harmoniser les protocoles à travers le pays.

Après les séances en salle, des visites de terrain ont été organisées, qui sont entre autres (i)  l’inspection sanitaire des produits importés (comme les conserves et les produits frais – produits laitiers et viande), (ii) l’inspection sanitaire des produits destinés à l’exportation et l’inspection sanitaire des produits locaux (comme la viande, le poisson et d’autres produits frais).

Les régulateurs ont procédé à l’identification des produits, à l’inspection physique des produits, à la détection et à l’identification des signes de non-conformité, des produits non sains, des techniques de collecte, d’identification et d’emballage des échantillons en vue d’une analyse plus poussée en laboratoire.

A travers ces formations, les acteurs et partenaires ont apprécié les différentes initiatives et appuis apportés par la CEDEAO dans la région. Ensuite, ils ont souhaité que la CEDEAO puisse mobiliser tous les moyens pour défendre efficacement la production agricole commerciale et la productivité dans des chaînes de valeur sélectionnées dans la région.

Première Assemblée Générale de l’Observatoire du riz de la CEDEAO : les parties prenantes du secteur rizicole adoptent une feuille de route pour le développement de la filière

Publié le 24 mai 2024

Plus de 150 participants issus des Etats de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires ont pris part à la première Assemblée générale (AG) de l’Observatoire du riz de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenue les 21 et 22 mai à Abuja, au Nigeria. En deux jours d’échanges, l’AG a fait le bilan des activités menées et a adopté une feuille de route pour accélérer la croissance du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest.

Créé en 2021 pour opérationnaliser l’Offensive Riz de la CEDEAO, l’Observatoire du Riz de la CEDEAO (ERO) coordonne les programmes liés au secteur rizicole, les investissements publics/privés et les recommandations politiques pour les décideurs clés, afin d’aider l’Afrique de l’Ouest à atteindre l’autosuffisance en riz d’ici à 2030 grâce à des entreprises agricoles rentables, résilientes et écologiquement durables qui contribuent à la croissance économique rurale, à la réduction de la pauvreté et à l’équité pour les femmes.

Après deux années de travaux intenses dans les pays et au niveau régional, l’ERO a présenté les principales réalisations et les documents de stratégie à approuver à ses principales parties prenantes que sont les organisations paysannes, les transformateurs et les usiniers, les négociants et les distributeurs, les fournisseurs d’intrants, les instituts de recherche, les agences gouvernementales et les ministères, les organisations de développement et les ONG, les institutions financières, les sections nationales de l’ERO et les membres des groupes de travail sur le riz des États membres de la CEDEAO.

Les échanges ont porté sur la situation du secteur rizicole de chaque pays, les principales initiatives en cours pour développer la chaîne de valeur du riz, les mesures politiques adoptées dans ce domaine, ainsi que les recommandations pour une action régionale en soutien aux États membres.

L’Assemblée générale a, à l’issue des discussions, adopté la feuille de route régionale pour le développement du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest tout en demandant son alignement sur les stratégies nationales de développement du riz des pays avec prise en compte leurs priorités respectives.

La sous-région ouest-africaine produit environ 17 millions de tonnes de riz usiné par an. La consommation de riz par habitant en Afrique de l’Ouest est l’une des plus élevées au monde, allant de 100 à 200 kilogrammes par personne et par an, selon le pays. Au regard de cette importance et pour assurer une auto-suffisance en production rizicole dans la durabilité, l’AG a recommandé le renforcement et l’implication du secteur privé avec une synergie d’actions entre les agro-dealers et les distributeurs d’intrants des pays ainsi que l’implication des Institutions bancaires nationales et régionales.

Les conclusions et recommandations de la première AG de l’ERO ont été examinées par son Conseil d’Administration réuni le 23 mai en vue de l’élaboration d’un plan d’action pour leur mise en œuvre. Le Conseil d’Administration présidé par M. Alain SY TRAORE, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO comprend les représentants des partenaires scientifiques, des partenaires au développement, du secteur privé et des pays.

La tenue de la première AG de l’ERO est un jalon important dans la mise en œuvre de l’Offensive Riz de la CEDEAO qui, elle-même est le cadre majeur de la Politique agricole de la CEDEAO, l’ECOWAP.

Aussi, le secteur du riz étant loin d’atteindre l’autosuffisance en Afrique de l’Ouest dont la majorité des pays continuent d’importer une part importante de leurs besoins en riz, la mise en œuvre des recommandations de cette rencontre permettra de renforcer la coopération régionale et les partenariats entre les pays qui, du reste, partagent des défis et des opportunités similaires. En les faisant travailler ensemble, l’Observatoire du Riz pourra tirer parti des forces de chacun et partager ainsi les connaissances et créer des synergies qui profiteront à toute la région.

Les règles du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO présentées aux parties prenantes des Etats membres du Mano River Union

Publié le 1 mai 2024

Sous les auspices de la Task Force sur le Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO, la Direction de l’Union Douanière et de la Fiscalité de la Commission de la CEDEAO en collaboration avec la coordination régionale du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP) a convié les principales parties prenantes en charge de la mise en œuvre du SLE en  Côte d’Ivoire, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone à une session de formation sur les nouvelles règles d’origine du Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO.

La rencontre s’est tenue du 16 au 18 avril 2024, à Freetown en Sierra Leone autour de trois phases dont la rencontre de concertation entre la Task Force sur le SLE et les acteurs et les points focaux des instituions en charge de la mise en œuvre du SLE, une vise terrain à la frontière Liberia/Sierra Leone et la présentation du SLE aux acteurs économiques prives.

A travers des échanges et surtout le partage d’expérience, les capacités des organismes gouvernementaux mettant en œuvre les textes sur le commerce en général et le commerce des produits agro-sylvo-pastoraux en particulier ont été renforcées. En outre, les acteurs du secteur privé ont été sensibilisés pour une meilleure compréhension et exploitation des avantages que leur offrent les différents textes commerciaux dont principalement le SLE. Cette rencontre a été aussi une opportunité d’identifier les défis spécifiques aux pays du Mano River Union dans la mise en œuvre des textes communautaires et de proposer des solutions idoines pour les adresser.

Rappelons que malgré l’instauration du SLE pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, les acteurs du commerce transfrontalier, notamment les chauffeurs et transporteurs, font face à de nombreuses difficultés le long des différents corridors. A ces défis, il faut ajouter le manque de professionnalisme des acteurs, qui se traduit souvent par le défaut de documentation requise sur les chargements et la non-conformité des moyens de transports, représente un autre facteur de tracasseries et renchérissent les coûts de revient à la destination finale.

Ces pratiques ont des conséquences néfastes, telles que des retards inutiles sur les routes, une augmentation des coûts de transport des marchandises et une limite de l’accès aux marchés des produits. En outre, le transport et la commercialisation des produits de l’agriculture et de l’élevage provenant de l’espace communautaire sont négativement impactés par ces entraves le long des corridors commerciaux, freinant par conséquent la circulation de ces produits des zones de production vers les zones de consommation.

Pour trouver une solution à cette situation, il a été, entre autres,  fortement recommandé de :  poursuivre la sensibilisation des acteurs du commerce transfrontalier afin qu’ils s’approprient pleinement les protocoles de la CEDEAO ; renforcer les capacités des Comités Nationaux  de Reconnaissance de l’Origine Communautaire (CNROC) des produits ; renforcer la collaboration entre les Points Focaux des institutions en charge de la mise en œuvre du SLE dont principalement les administrations des douanes.

23 acteurs formés à la collecte et au traitement des données du Tableau de bord du Commerce et du Marché agricole de la CEDEAO

Publié le 6 mars 2024

Vingt-trois (23) acteurs et partenaires spécialisés sur les questions du commerce et des marchés agricoles en Afrique de l’Ouest et du Tchad ont désormais une meilleure compréhension du Tableau de bord du Commerce et du Marché agricole de la CEDEAO (EATM-SCORECARD).

Ces acteurs venus du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo et des structures partenaires que sont le CILSS et l’AOCTAH (Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des produits Alimentaires Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques) ont passé en revue, du 19 au 22 février 2024 à Abuja/Nigeria, la méthodologie du Tableau de bord du Commerce et du Marché agricole de la CEDEAO, le processus de collecte des données, et l’utilisation de la plateforme de traitement et de rapportage. Ils ont la lourde charge de former à leur tour dans leurs pays respectifs, les autres acteurs de terrain pour faciliter la collecte et le traitement des données.

Avec la participation active des membres de la Task Force régionale issus des Directions du Commerce, de l’Agriculture, des Douanes, de l’Industrie et de la Libre Circulation de la CEDEAO, l‘atelier qui a allié les aspects théoriques et la pratique, a permis aux formateurs de AKADEMIYA 2063 de recueillir les besoins complémentaires des pays pour la finalisation de la plateforme et faciliter ainsi son utilisation par les acteurs à tous les niveaux.

Les résultats générés par le tableau de bord (EATM-SCORECARD) devront être utilisés par les décideurs pour influencer les réformes politiques pour la promotion du commerce intrarégional et renforcer la mise en oeuvre des politiques comme l’a souligné le Directeur du Commerce de la Commission de la CEDEAO, Dr Kolawole SOFOLA.“Il est crucial que nous reconnaissions l’importance des données dans la formulation de politiques et la prise de décisions. Des données précises et opportunes peuvent aider les gouvernements à concevoir des politiques agricoles adaptées, à anticiper les crises alimentaires, à soutenir les petits exploitants agricoles surtout les femmes et les jeunes et à promouvoir le commerce régional et international“.

En rappel, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), qui considère « l’intégration des marchés alimentaires régionaux et le commerce » comme un axe majeur et vise à faciliter le commerce des biens et des intrants agricoles à l’intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l’Ouest.

L’atelier de formation des formateurs à Abuja/Nigeria est une phase importante du processus de déploiement du Tableau de bord dans les pays avec la mise en pratique des connaissances acquises. Les acteurs nationaux et régionaux se sont accordés, à travers un calendrier, à formaliser la constitution des équipes dans les pays pour passer à la collecte des données et leur traitement afin de disposer des scores des pays avant le début du dernier trimestre de l’année 2024.

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