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Mise en œuvre du FSRP par la CEDEAO : des progrès significatifs notés à l’issue de la mission d’appui de la Banque mondiale

Publié le 5 février 2025

La deuxième mission d’appui de mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP/PRSA) pour l’année 2023, de la Banque mondiale à la CEDEAO/ARAA s’est tenue du 25 au 27 octobre 2023 à Lomé au Siège de l’ARAA.

Les échanges entre la Banque mondiale et la CEDEAO ont porté sur les réalisations du FSRP pour l’année 2023 et la planification de 2024. Des sujets spécifiques ont été abordés sur le suivi-évaluation, l’agenda de la CEDEAO sur la santé des sols et les engrais, l’Observatoire du Riz de la CEDEAO, la sauvegarde environnementale et la visibilité du Programme.

Mme Katie Freeman, Task Team Leader (TTL) du FSRP à la Banque mondiale a félicité la Coordination régionale (CEDEAO/ARAA) pour les progrès réalisés et l’a encouragée à poursuivre les efforts pour l’atteinte de l’objectif de développement du FSRP. M. Alain Sy Traoré, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO a salué les appuis multiformes de la BM à toutes les parties prenantes du FSRP avant de souligner l’engagement de la CEDEAO pour la réussite du FSRP en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Prise en compte du genre dans les activités des projets et programmes: les responsables de l’ARAA sensibilisés

Publié le 4 février 2025

Dr Mariame Maiga, Conseillère Régionale Genre et Développement social au CORAF a effectué une mission d’appui technique genre à la Coordination régionale du Programme de Résilience des Systèmes Alimentaires (FSRP) et aux Responsables de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’Alimentation (ARAA) du 18 au 22 septembre, à Lomé au Togo. Les appuis ont consisté en des rencontres avec les membres de l’équipe régionale de coordination du FSRP et à la sensibilisation des responsables et les coordonnateurs de projets de l’ARAA pour une meilleure prise en compte du genre dans les activités des projets et des programmes.

Avec l’équipe régionale de coordination du FSRP, Dr Maiga a passé en revue les activités planifiées et en cours de mise en œuvre pour juger du niveau de prise en compte du genre et procédé à actions correctives si nécessaire.  Le screening des activités en cours pour la communication, le suivi-évaluation, ainsi que les activités de sauvegardes environnementales a été fait.

Avec les experts de la CEDEAO en charge de la composante intégration marchés et commerce, la séance de travail a d’abord consisté à la sensibilisation à la prise en compte des dimensions genre et jeunes dans la mise en œuvre de la composante.

La séance de sensibilisation des responsables de l’ARAA et des coordonnateurs des projets a consisté à expliquer en de termes simples le genre qui se définit comme les attributs et les opportunités socialement construits associés au fait d'être un homme ou une femme. C’est aussi la façon dont notre société définit la masculinité et la féminité en termes de comportement approprié pour les hommes et les femmes.

La formatrice a insisté sur l'égalité des sexes et la non-discrimination fondée sur le sexe sont des droits humains fondamentaux, reconnus dans les déclarations internationales et mentionnés dans la plupart des constitutions nationales.

Au regard de l’intérêt des participants aux séances de sensibilisation au genre, Dr Maiga s’est dit disposée à accompagner non seulement la coordination régionale et les experts de la composante sur l’intégration des marchés et du commerce mais aussi les activités clés de l’ARAA si la demande est faite au CORAF afin de parvenir à une meilleure prise en compte du genre dans toutes les activités des projets et programmes.

Sauvegarde environnementale et sociale : les experts du FSRP ont harmonisé leurs approches de mise en œuvre des activités pour plus d’impact dans les pays et au niveau régional

Publié le 2 février 2025

Les experts du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) en charge de la sauvegarde environnementale et sociale y compris les violences basées sur le genre (VBG) se sont retrouvés du 5 au 8 septembre 2023 à Accra au Ghana pour faire le point de la mise en œuvre des activités aussi dans les pays qu’au niveau régional.

En quatre jours de travaux marqués par des échanges d’expérience, les experts venus du Ghana, du Mali, de la Sierra Leone, du Tchad, du Togo, de la CEDEAO et CORAF et leurs homologues du Niger, du CILSS et de la Banque (en ligne) ont fait l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations dans les différents instruments de sauvegarde environnementale et sociale préparés par les pays et les partenaires. Les représentants des pays et des institutions régionales (CEDEAO, CORAF et CILSS) ont présenté les mécanismes de gestion des plaintes et les comités installés pour leur opérationnalisation.

Avec les différentes communications, les experts ont eu une meilleure compréhension des notions de Genre, de violence basée sur le Genre, et d’Exploitation et Abus Sexuels/ Harcèlement Sexuel (EAS/HS.)

Cette rencontre régionale a été aussi une opportunité d’outiller les experts des pays et les partenaires de mise en œuvre du FSRP sur les mécanismes appropriés de mise en œuvre efficiente des différents instruments de sauvegarde élaborés et validés.

Ensemble, les participants ont défini des indicateurs de sauvegarde environnementale et sociale avant d’élaborer un plan d’action de mise en œuvre de ces recommandations par pays et par institution et contribué à l’élaboration des plans d’action VBG/EAS/HS par pays par les experts nationaux.

Cette rencontre régionale a pris fin par l’élaboration d’une feuille de route pour le suivi et l’appui aux pays afin d’harmoniser la prise en compte des aspects de sauvegarde environnementale et sociale incluant les VBG/EAS/HS dans les différentes activités.

Rappelons que le respect des normes environnementales et sociales lors de la mise en œuvre des activités du FSRP est une exigence légale des pays et des institutions partenaires. En effet, la prise en compte des mesures de sauvegarde environnementales et sociale contribue non seulement à l’atteinte des objectifs du projet mais aussi assure sa durabilité et son appropriation par les partenaires de mise en œuvre. C’est dans ce cadre que l’ensemble des pays plus les institutions partenaires ont élaboré, validé et mettent en œuvre des instruments de sauvegarde en fonction des normes déclenchées du nouveau cadre environnemental et social de la Banque mondiale. La prise en compte des recommandations lors de la mise en œuvre de ces instruments demeure un préalable à toute activité du FSRP. 

Sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest : plus de 50 experts s’accordent sur un mécanisme de génération des données pour les travaux du Codex Alimentarius

Publié le 1 février 2025

Au moment où, sur le plan international, les pays rivalisent d’ardeur en termes de normalisation, on constate qu’en Afrique de l’Ouest et le Sahel, peu de données scientifiques sont fournies pour l’élaboration de normes dans le domaine agroalimentaire.

Pour trouver une solution durable, la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural (DADR) de la CEDEAO avec l’appui des partenaires, a convié plus de 50 experts pour réfléchir et proposer un mécanisme innovant de génération des données pour contribuer aux travaux du Codex Alimentarius du 28 au 30 août à Lomé.

Les trois jours d’échanges ont été une occasion de renforcer les capacités des experts pour combler ce manque de données afin d’améliorer la surveillance, l’inspection et la génération de données pour produire des résultats fiables et tirer parti des avantages comparatifs des laboratoires de la région pour le renforcement des capacités, la planification anticipée, à moyen et à long termes.

En outre les échanges ont aussi contribué à la mise en réseau des laboratoires aux niveaux national et régional et faciliter le flux continu d'informations sur les besoins en données du Codex et leur intégration dans les activités nationales d'analyse des aliments et les programmes de recherche.

Les participants ont également identifié les travaux du Codex prioritaires pour la région relativement aux contaminants, aux additifs alimentaires, aux pesticides et médicaments vétérinaires et à l’hygiène alimentaire et microbiologique.

Organisée par la CEDEAO avec l’appui du Bureau interafricain de ressources africaines (UA-BIRA), de la FAO, de l’OMS et de du Département Agriculture des Etats Unis (USDA), bureau de Codex-US, cette rencontre s’est tenue dans le cadre des actions du forum de convergence règlementaire de la sécurité sanitaire des aliments mis en place en juillet 2022 et constitue donc une plateforme satellite de réflexions et de génération des données pour les travaux du Codex.

La réunion a pris fin par les discussions sur les questions de procédure et de gouvernance nécessaires à la mise en place du Réseau régional des laboratoires de sécurité sanitaire des aliments de la CEDEAO et du Sahel.

Mesures de sauvegardes environnementales et sociales : l’ARAA installe son comité de gestion des plaintes

Publié le 30 janvier 2025

Les enjeux environnementaux et sociaux incluant les aspects de violence basée sur le genre occupent une place de choix dans le fonctionnement des institutions. L’Agence régionale pour l’agri-culture et l’alimentation (ARAA) dont le mandat est d’assurer l’exécution technique des pro-grammes et plans d’investissement régionaux concourant à la mise en œuvre de la Politique agricole régionale, se doit d’intégrer l’appli-cation des mesures environnemen-tales et sociales dans son fonctionnement. C’est pourquoi, dans le cadre de la mise en œuvre des activités de sauvegarde environnementale et sociale, l’unité de coordination régionale du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) a organisé un atelier de renforcement des capacités du personnel de l’ARAA sur les notions de sauvegarde environnementale et sociale incluant les violences basées sur le genre du 7 au 8 août 2023 à Lomé.

Ces deux jours de formation ont été une opportunité pour la quarantaine de participants d’échanger avec l’équipe de formation composée de : M. Mohamed Youba Sokona, expert sauvegarde environnementale à la Banque mondiale; M. Baidy Tall, expert développement social au CORAF; Mme Assétou S. Kaboré, experte Violences basées sur le genre (VBG) de l’AGRHYMET et de M. Gaoussou Diarra, expert sauvegarde environnementale à l’ARAA.

A travers des explications soutenues par des exemples concrets tirés de l’expérience de mise en œuvre de projets antérieurs, les participants ont eu une meilleure compréhension des principes et du fonctionnement du Cadre environnementale et social (CES) de la Banque mondiale qui sert à la protection des populations et de l'environnement dans un éventail de domaines. Il met l'accent sur le renforcement des capacités institutionnelles et humaines et sur l'appropriation des projets par les pays. Le CES promeut aussi une meilleure efficacité, flexibilité et proportionnalité et tient compte de la nécessité de la consolidation et d e l'harmonisation des politiques entre les bailleurs de fonds et les autres entités participant au financement. Le CES repose sur 10 normes.

En ce qui concerne le Mécanisme de gestion des plaintes, c’est un système qui permet de recevoir, instruire, traiter de manière transparente, équitable et efficace les plaintes résultant de la mise en œuvre des activités des projets. C’est un instrument qui accorde aux parties prenantes le droit de dénoncer les abus, les insuffisances, les dommages, les violations de droit ou des accords passés et de demander la réparation ou la cessation du fait préjudiciable.

Le personnel de l’ARAA a été sensibilisé sur les mesures et codes relatifs à la violence basée sur le genre et les habitudes à adopter au sein de l’organisation et entre collègues.

L’atelier a pris fin par la mise en place du Comité de gestion des plaintes de l’ARAA composé de : BANE Abdoulaye, Conseiller juridique et Président du Comité; Gaoussou DIARRA, expert en sauvegarde environnementale du FSRP, Secrétaire du Comité; Carine SOME, Assistante en communication et chargée de communication du Comité; Gloria AKPOTO, Assistante administrative et Armel OGUNIYI, expert en suivi-évaluation, tous deux membres du Comité.

Le Comité a pour rôle de répondre aux questions ou clarifications relatives aux plaintes, de trouver des solutions aux problèmes et incompréhensions résultant de la mise en œuvre des activités et de traiter efficacement et de façon équitable les réclamations et les plaintes. 

Le FSRP se dote d’une stratégie de communication et gestion des connaissances

Publié le 29 janvier 2025

Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) entend se faire davantage connaitre par les parties prenantes et diffuser ses résultats pour plus d’impact. Pour y arriver et tenant compte de la diversité et de la multiplicité des acteurs et partenaires, le programme vient de valider sa stratégie et son plan de communication et gestion des connaissances, du 10 au 12 juillet à Niamey.

Afin de faciliter la mise en œuvre du PRSA, la communication est au centre de ses actions et permet de contribuer à l’atteinte des objectifs du Projet. C’est pourquoi, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie et d’un plan de communication font partie intégrante de la stratégie globale de mise en œuvre du PRSA.

Pendant 3 jours, experts en communication et suivi-évaluation du PRSA se sont retrouvés pour finaliser la stratégie de communication du programme à partir de la version provisoire qui a été élaborée avec l’implication de tous les acteurs et partenaires. En rappel, un groupe d’experts composé des responsables en communication des Institutions mettant en œuvre le FSRP et des pays, a travaillé à collecter les informations sur les besoins en communication, la catégorisation des acteurs et partenaires, l’analyse des enjeux et problèmes de communication en Afrique de l’Ouest en lien avec les questions de changement climatique, d’agroécologie, de facilitation du commerce régional…A partir des données recueillies, les projets de stratégie et plan de communication ont été élaborés.

Toutes les sections des projets de documents ont été examinées pour en améliorer le contenu avant de les valider.

En outre, le projet de charte graphique du PRSA a été examiné pour doter le programme d’un manuel de visibilité. Les chargés de communication ont été sensibilisés à la création de pages et comptes Twitter et Facebook pour communiquer les résultats et mais aussi renforcer la visibilité du PRSA. Chaque spécialiste en communication élaborera un plan de communication détaillé pour faciliter la mise en œuvre de la stratégie de communication sur le terrain.

Le PRSA est à sa deuxième année de mise en œuvre des opérations sur le terrain et les manuels de communication et visibilité qui viennent d’être validés contribueront fortement non seulement à faire connaitre le programme mais aussi à mieux diffuser ses résultats. 

Crise alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest et au Sahel: la CEDEAO remobilise la Communauté régionale et internationale pour une assistance alimentaire d’urgence

Publié le 28 janvier 2025

Avec près de 42 millions de personnes confrontées actuellement à la faim et à la malnutrition et près de 10 millions de personnes déplacées internes, ou réfugiées dans les pays voisins, la région Afrique de l’Ouest et Sahel fait face à une gravité de la situation alimentaire et nutritionnelle.

En vue de trouver une réponse urgente à la situation, la commission de la CEDEAO a convié les dispositifs nationaux de gestion des crises alimentaires, les organisations régionales et la Communauté humanitaire internationale pour discuter de l’état de préparation de la réponse à l’insécurité alimentaire et améliorer la complémentarité/coordination entre les différents acteurs.

Du 25 au 26 juillet 2023 à Dakar, les acteurs et partenaires ont mesuré les capacités de réponse des pays, de la région et des partenaires sur la base des engagements ; identifié les gaps entre les besoins et les ressources disponibles et se sont accordés sur la stratégie de mobilisation complémentaire.

De manière consensuelle, les modalités et le dispositif d’intervention, de coordination et de suivi aux échelles nationale et régionale ont été passées en revue pour les rendre plus opérationnelles. Un point a été fait sur l’état des stocks alimentaires dans les pays et au niveau de la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire (RRSA) dont les capacités d’intervention progressent au service des pays en crise.

Les résultats de l’étude commanditée par la CEDEAO sur l’évaluation des besoins et capacités de réponse nationale et régionale ont été également partagés.

Face au nombre croissant d’année en année des personnes en situation de crise, les mécanismes de ciblage ont été évalués et les expériences nationales et régionales ont été partagées.   

Cette rencontre a été suivie d’une réunion restreinte avec les pays où se tiendront des interventions sur le plan alimentaire, nutritionnel et pastoral pour réviser la méthodologie de suivi-évaluation  des plans nationaux de réponse et des interventions de la RRSA intégrant les indicateurs relatifs aux dimensions sociales et environnementales, à l’approche « do no harm », à l’équité du genre, à la sécurité sanitaire des aliments, en étroite collaboration avec les experts spécialisés dans ces domaines. Elle s’est tenue les 27 et 28 juillet 2023. 

Elaboration du guide harmonisé d'inspection sanitaire basé sur le risque en Afrique de l’Ouest et au Sahel : les experts ont pré-validé le projet de guide

Publié le 25 janvier 2025

Une vingtaine d’experts sur les questions de sécurité sanitaire des aliments a répondu à l’invitation de la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural (DADR) de la CEDEAO pour examiner les progrès réalisés et pré-valider la première version du guide d'inspection sanitaire harmonisée et de prise de décision basé sur les risques. Du 3 au 6 juillet 2023 à Dakar, les participants ont passé en revue chaque section du projet de document pour y apporter les informations complémentaires et faire les corrections nécessaires.

Le guide d'inspection sanitaire harmonisée et de prise de décision basé sur les risques est un document clé dans la régulation du système alimentaire en Afrique de l’Ouest pour harmoniser les méthodes d'inspection et la prise de décision scientifique dans les pays membres de la CEDEAO et au Sahel. Il contribuera à assurer le commerce sûr des produits agricoles, à accroître la transparence de l'inspection sanitaire, la collecte et l’enregistrement de données à accélérer la mise à disposition des produits sains.

Sa disponibilité et surtout son utilisation permettront de relever les défis récurrents des questions de sécurité sanitaire des aliments en lien avec l’Accord Sanitaire et Phytosanitaire (SPS) de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et aussi l’Accord sur la Facilitation des Echanges (AFE), favoriser une meilleure coordination, collaboration, coopération et renforcer le renforcement des capacités ainsi qu'une mobilisation et une harmonisation accrues des ressources dans la région de l'Afrique de l'Ouest et du Sahel.

La Commission de la CEDEAO et ses partenaires entendent doter la région de ce guide avant la fin de l’année 2023 en mettant en œuvre un processus d’élaboration qui a commencé en mai 2023 pour prendre fin en septembre/octobre 2023. Le document final est attendu au mois d’octobre après son approbation par le Comité Convergence de la Sécurité Sanitaire des Aliments. 

Suivi et rapportage des activités du FSRP : les experts développent les outils appropriés et se familiarisent avec la plateforme MESECOPS

Publié le 24 janvier 2025

La coordination régionale du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP) a convié tous les spécialistes de suivi-évaluation du programme à un atelier de conception des outils de suivi et de collecte de données sur les résultats et les activités du programme ainsi qu’une formation à la plateforme MESECOPS du 19 au 23 juin à Agbélouvé au Togo.

La vingtaine de participants venant du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Togo, du Ghana, du Tchad, du CORAF et du CILSS a harmonisé sa compréhension du système de planification, de suivi-évaluation et de rapportage du FSRP avec un focus sur la plateforme MESECOPS  ainsi que les rôles des acteurs.

Pendant cinq jours, les spécialistes de suivi-évaluation du FSRP se sont attelés à développer les outils de collecte de données qui serviront de preuves de la réalisation des activités ainsi que les bénéficiaires touchés, et se sont familiarisés avec les modalités d’intégration des plans de travail et de budget annuel (PTBA) dans la plateforme MESECOPS pour le suivi et le rapportage de leur exécution en temps réel.

A travers des exercices pratiques précédés d’exemples précis, les concepts clés et les principaux indicateurs du FSRP ont été expliqués et des expériences ont été également partagées avec pour objectif de « faciliter le suivi et le rapportage efficaces et de qualité des résultats et des activités du FSRP et documenter ainsi les multiples interventions sur le terrain et capitaliser les résultats des activités pour l’évaluation des effets et les impacts du FSRP » a souligné Maty BA-DIAO, Coordonnatrice Régionale du FSRP qui a présidé tous les travaux de cette rencontre. Elle a encouragé les spécialistes suivi-évaluation à mettre en pratique toutes les connaissances apprises afin de doter le programme d’un système robuste de suivi-évaluation pour assurer la collecte, le traitement, l'analyse et le partage des informations aux niveaux national et régional.

Cet atelier est une première d’une série de rencontres qui seront organisés dans le cadre de l’animation du système de suivi-évaluation du programme a permis aux spécialistes suivi-évaluation d’avoir une compréhension commune non seulement des indicateurs mais aussi des outils de collecte et de traitement des données.

Ils ont élaboré une feuille de route commune avec des actions claires leur permettant de documenter les interventions du FSRP au niveaux national et régional. 

Développement de la filière riz : les parties prenantes du FSRP font davantage connaissance avec l’Observatoire du riz de la CEDEAO

Publié le 22 janvier 2025

La coordination régionale du Programme de résilience du système alimentaire a convié les prenantes de la filière riz du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Ghana, du Togo, du Tchad et de la Sierra Leone à une rencontre d’échanges sur l’observatoire du Riz de la CEDEAO. Le 16 juin dernier, une trentaine d’acteurs et de partenaires a eu une meilleure compréhension du fonctionnement de l’Observatoire ainsi que les différentes activités prévues pour accompagner les pays à mettre en place des plateformes multi-acteurs pour dynamiser la filière riz en Afrique de l’Ouest.

Le riz est la deuxième céréale la plus consommée en Afrique, après le maïs. En Afrique de l’Ouest où l’on consomme plus des deux tiers de la céréale en Afrique Sub-saharienne, le riz a connu le plus grand essor avec une consommation multipliée par quatre au cours des 30 dernières années sous la triple influence de la croissance démographique, d’une forte l’urbanisation et de l’augmentation de la consommation de riz par habitant. La consommation ouest-africaine est ainsi passée de 5 millions de tonnes, au début des années 1990, à plus de 20 Mt à la fin de l’année 2021 (FAO, 2022).

Au regard de son importance pour véritablement contribuer à lutter contre l’insécurité alimentaire, le riz a été choisie comme chaine de valeur principale par l’ensemble des pays bénéficiaires du FSRP. Dans les pays, avec l’appui de la CEDEAO à travers son observatoire sur le riz, il s’agira de renforcer les capacités des acteurs de la filière et contribuer à coordonner les investissements de la production à la commercialisation du riz. L’observatoire se concentrera à faire la cartographies des acteurs et le renforcement de leur capacité de coordination, de collecte de données et de communication régulière sur le développement de la chaîne de valeur du riz. Des plateformes seront mises en place pour mieux conduire les différents processus sur le terrain avec une forte implication du secteur privé.

Les échanges avec les pays ont relevé l’intérêt des acteurs de la filière riz mais les besoins en termes de renforcement des capacités. Les principales actions en cours au Ghana, au Nigeria, au Togo, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire présenté par Dr Boladalé, responsable de l’Observatoire du riz de la CEDEAO, ont permis de mieux comprendre les activités à conduire sur le terrain et surtout la nature des appuis de la CEDEAO.

Des filières riz mieux organisées dans les pays avec des plateformes fonctionnelles contribueront à renforcer et à rendre opérationnel l’Observatoire du riz pour l'Afrique de l'Ouest, qui coordonnera ainsi au niveau régional les investissements dans le secteur du riz et informera les décisions politiques pour une meilleure régulation des marchés du riz.

Rappelons que l’observatoire du riz de CEDEAO a été créé pour résorber la question du riz dans la sous-région et vise principalement à créer un cadre de concertation entre les acteurs; renforcer des Partenariats public-privé ; coordonner les investissements du gouvernement, du secteur privé, et des partenaires techniques et financiers dans les solutions axées sur le marché pour soutenir la stratégie nationale de développement de la riziculture; conduire la transformation du secteur rizicole et  faciliter l’accès au financement tout le long de la chaîne de valeur.

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