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La Commission de la CEDEAO consulte les organisations interprofessionnelles agroalimentaires transfrontalières de l’Afrique de l’Ouest en vue de l’émergence d’un commerce régional inclusif

Publié le 9 février 2025

Cette consultation organisée par la Commission de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été un cadre pour faire un auto-diagnostic institutionnel et organisationnel des structures interprofessionnelles agroalimentaires transfrontalières fonctionnelles ou émergentes de l’Afrique de l’Ouest, en y intégrant les questions de genre et de sauvegardes environnementale et sociale.

Une quarantaine de représentants des Organisations interprofessionnelles agroalimentaires y ont pris part, du 31 octobre au 3 novembre 2023 à Dakar/Sénégal, pour réfléchir sur la promotion d’un commerce régional inclusif des produits agroalimentaires générés par les entreprises locales.

En quatre jours d’échanges, les acteurs et partenaires du marché intra-régional des produits agroalimentaires ont, à travers les outils Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces (FFOM) et Politique, Economique, Social, Technologique, Ecologique et Légal (PESTEL) identifié les défis actuels des organisations interprofessionnelles qui entravent leur fonctionnement et impacte sur l’atteinte de leurs objectifs.

La rencontre régionale de Dakar s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale et coordonné par la CEDEAO, le CILSS et le CORAF au bénéfice de 7 pays pour le moment (Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sierra Leone, Tchad et Togo). Elle a enregistré la participation du programme du commerce des produits agricoles de la CEDEAO (EAT).

En Afrique de l’Ouest, les productions agricoles connaissent depuis quelques années des augmentations intéressantes mais leur commercialisation est encore faible.

Le représentant de la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO à cette rencontre, Dr Bio Soulé GOURA n’a pas manqué de souligner l’importance des marchés agricoles dans l’économie ouest-africaine « Le marché assure et facilite l’accessibilité à l’alimentation par la fonction de transfert des biens, produits et services qu’il assure et facilite entre producteurs, distributeurs, manufacturiers et les consommateurs. Il est de ce fait le premier garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ».

En effet, dans la sous-région, le fonctionnement du marché, notamment des échanges de biens alimentaires, tant au niveau national que transfrontalier est important, avec un énorme potentiel, mais présente de nombreuses imperfections qui ne lui permettent pas de jouer le rôle de garant de la coordination de l’économie, et garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

C’est pourquoi les résultats de la rencontre de Dakar sont attendus comme la souligné, le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, de l’Equipement Rural et de la Souveraineté Alimentaire du Sénégal, M. Malick N’DAO « les résultats de cette consultation viendront combler un vide et permettront aux pays, de renforcer le commerce intra-régional dans notre sous-région d’autant plus que les statistiques officielles indiquent que le commerce des produits agroalimentaires ne représente qu’environ 20 à 25 % de la valeur du commerce intra-régional, qui lui-même ne représente qu’environ 15 % maximum des transactions commerciales globales de la région».

Les acteurs partenaires présents ont élaboré des plans d’actions prioritaires pour renforcer les acquis et corriger leurs faiblesses à travers des activités clés à mener à court, moyen et long termes. Le FSRP au niveau régional et dans les pays prendra en compte quelques activités dans son plan de travail et budget (PTBA) de 2024 pour contribuer à renforcer ces partenaires clés afin de dynamiser le commerce intra-régional en Afrique de l’Ouest.

La rencontre de Dakar est donc une première étape pour aider à relever les nombreux défis à l’éclosion d’un véritable marché intra-régional au profit des acteurs et partenaires évoluant dans le secteur de l’agroalimentaire.

Les experts sur les questions douanières et le commerce régional se familiarisent avec les nouvelles règles d’origine (CO) du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO

Publié le 7 février 2025

Une vingtaine d’experts représentants les Points Focaux des Comités Nationaux de Reconnaissance de l’Origine Communautaire (CNROC) venus des administrations douanières, des ministères en charge de l’industrie et du secteur privé, s’est réunie du 16 au 20 octobre à Cotonou/Bénin pour se familiariser avec les nouvelles procédures de la CEDEAO pour la reconnaissance de 'origine communautaire et de certification des produits.

En effet, avec l'évolution des procédures de reconnaissance de l'origine dans le monde et la nécessité de s'assurer que le Schéma de Libéralisation du Commerce de la CEDEAO devienne un véritable vecteur d’intégration régionale et de croissance économique en Afrique de l'Ouest, la CEDEAO a, par Acte Additionnel A/SA.7/12/18 du 22 décembre 2018, révisé ses protocoles relatifs à l'origine communautaire et aux procédures applicables aux marchandises originaires de la CEDEAO. Par ailleurs, deux règlements sur les modalités de mise en œuvre de l'Acte additionnel ont été adoptés en décembre 2021 par le Conseil des ministres de la CEDEAO.

L'objectif principal de ces réformes est de mettre à jour et de simplifier les procédures de reconnaissance de l'origine communautaire et de certification tout en respectant les engagements des États membres avec d'autres organisations internationales telles que l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD) et l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

A travers des sessions théoriques et pratiques, les apprenants sont désormais aptes à identifier un produit comme étant originaire conformément aux nouvelles règles d'origine de la CEDEAO. En outre, les points focaux présents à Cotonou auront la charge de former à leur tour dans leur pays respectif, les autres parties prenantes concernées sur le traitement tarifaire préférentiel de la CEDEAO.

Cette première session de formation des formateurs sera suivie d’autres sessions afin de contribuer à une meilleure compréhension des nouvelles règles d’origine de la CEDEAO et en faciliter leur mise en œuvre.

A l’issue des travaux une série de recommandations ont été formulées à l’attention de la Commission de la CEDEAO et des Etats membres. La mise en œuvre de ces recommandations contribuera, à n’en pas douter, à une meilleure appropriation des textes par les CNROC. 

Deuxième réunion de synthèse des missions d'appui 2023 : le FSRP sur la bonne voie pour l'atteinte de son objectif de développement

Publié le 8 février 2025

Les principales parties prenantes de mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP) se sont retrouvées du 28 novembre au 1er décembre 2023, en format hybride, pour la deuxième réunion de synthèse des missions de supervision de la Banque mondiale pour l’année 2023.

Six mois après la première réunion de synthèse tenue au Sénégal, plus de 55 acteurs et partenaires impliqués dans la mise en œuvre du FSRP ont partagé les résultats obtenus au cours de l’année 2023 et les principales activités prévues pour l’année 2024.

Les institutions régionales (CILSS, CORAF et CEDEAO) en charge respectivement des composantes opérationnelles 1, 2 et 3 ont animé des sessions sur les activités au niveau régional et dans les pays.

Les principaux résultats atteints dans le cadre des services de conseils numériques pour prévenir les crises alimentaires, de la durabilité du système de production agricole et de l’intégration du commerce et des marchés régionaux ont été partagés. Les expériences ont été également partagées et des propositions de solutions ont été faites pour faire face aux principaux défis.

Les niveaux de réalisation des principaux indicateurs ont été présentés. Il ressort qu’après deux années de mise en œuvre, le FSRP a contribué à réduire l’insécurité alimentaire de 16% dans les zones d’intervention de la phase 1 du programme. Ce sont 1 221 760 bénéficiaires directs dont 22% de femmes ont bénéficié des actions du FSRP.  Les chiffres clés à retenir sont les suivants :

  • Plus de 654 000 acteurs du système alimentaire, dont 29% de femmes, ont eu accès aux services de conseil hydro et agrométéorologiques grâce au programme ;
  • Près de 22 000 hectares de terre ont été mises sous pratiques de technologies de gestion durable du paysage ;
  • Plus de 226 000 producteurs, dont 30% de femmes ont adopté des technologies et services agricoles intelligents face au climat ;
  • 24 technologies ont été mises à la disposition des agriculteurs par le consortium des instituts de recherche nationaux, du CGIAR et d’autres instituts internationaux ;
  • Près de de 3 200 000 personnes vulnérables peuvent potentiellement être soutenus pendant 1 mois par la Réserve régionale de sécurité ; 55 acteurs du secteur privé et près de 123 000 agricultrices ont reçu des biens et services pour augmenter respectivement le commerce régional, et la commercialisation des chaines de valeur prioritaires du programme.

En quatre jours d’échanges, la réunion de synthèse des missions de supervision a été une opportunité pour partager les résultats issus de la mise en œuvre du FSRP dans les pays et au niveau régional. L’apprentissage et la création de synergies entre toutes les parties prenantes du FSRP sont des fruits tirés de cette rencontre régionale.

Dans l’ensemble, on note des résultats significatifs et la Banque mondiale a encouragé chaque acteur à redoubler d’efforts dans l’atteinte des objectifs du FSRP.

La CEDEAO se dote d’un Guide harmonisé d'inspection sanitaire et de prise de décision basée sur le risque

Publié le 6 février 2025

Experts et partenaires des questions de sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest se sont retrouvés du 4 au 6 octobre 2023 à Abidjan pour valider le Guide harmonisé d'inspection sanitaire et de prise de décision basée sur le risque, un document cadre de référence pour prendre des décisions dans le cadre du programme d'inspection afin d'encourager la conformité ou de prendre des mesures coercitives.

La quarantaine de participants venus de 14 des 17 pays de l’espace CEDEAO-CILSS a d’abord examiné le contenu du projet de guide élaboré par les groupes de travail techniques et pré-validés par le groupe d'experts en parcourant chaque section et les textes proposés avant de procéder à sa validation. Cette ultime étape a marqué la fin du processus d’élaboration de ce document important qui a commencé en mai 2023 à Cotonou avec l’atelier de formation des experts et la mise en place d'un groupe de travail technique régional qui ont abouti à l’élaboration du projet de guide. En juillet 2023, une rencontre régionale de pré-validation du projet de document guide a permis à Dakar, Sénégal, d’avancer dans son élaboration.

L’élaboration de ce guide s’inscrit dans la mise en place d'un mécanisme régional pour la convergence des mesures réglementaires en matière de sécurité sanitaire des aliments entre les pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et du Sahel, comme indiqué dans le règlement régional harmonisé de la CEDEAO C/REG.21/11/10. C’est pourquoi, le Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la Commission de la CEDEAO, Alain Sy Traoré s’est réjoui de l’existence de ce document : « Notre sous-région est la seule région d'Afrique à disposer d'un tel mécanisme de coordination, de coopération, de synergie des actions et de responsabilité mutuelle. L’élaboration du présent guide est une étape que vous avez réussie mais le défi reste sa mise en œuvre au niveau régional dans les pays pour véritablement toucher toutes les parties prenantes impliquées dans la chaine de valeur de la production à la consommation des produits alimentaires » à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre régionale.

Les aliments consommés en Afrique de l’Ouest sont produits, gérés, livrés dans la plupart des cas, dans des conditions assez difficiles souvent sans respect des mesures sanitaires. Pour garantir la sécurité sanitaire des aliments, l'inspection des aliments est un élément clé du système de production, de transformation et de distribution des denrées alimentaires.  L'harmonisation des protocoles d'inspection sanitaire des aliments est essentielle, c’est pourquoi le "Guide harmonisé d'inspection sanitaire et de prise de décision basée sur le risque" dont s’est dotée la CEDEAO vient aider à améliorer la sécurité sanitaire des aliments et assurer aussi la santé des populations.

Les participants ont élaboré une feuille de route avec des actions précises comprenant la validation du Guide par les Instances de la CEDEAO (Conseil des Ministres) et le pré-test du guide dans les pays afin de procéder aux ajustements nécessaires et le rendre public.

Mise en œuvre du FSRP par la CEDEAO : des progrès significatifs notés à l’issue de la mission d’appui de la Banque mondiale

Publié le 5 février 2025

La deuxième mission d’appui de mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP/PRSA) pour l’année 2023, de la Banque mondiale à la CEDEAO/ARAA s’est tenue du 25 au 27 octobre 2023 à Lomé au Siège de l’ARAA.

Les échanges entre la Banque mondiale et la CEDEAO ont porté sur les réalisations du FSRP pour l’année 2023 et la planification de 2024. Des sujets spécifiques ont été abordés sur le suivi-évaluation, l’agenda de la CEDEAO sur la santé des sols et les engrais, l’Observatoire du Riz de la CEDEAO, la sauvegarde environnementale et la visibilité du Programme.

Mme Katie Freeman, Task Team Leader (TTL) du FSRP à la Banque mondiale a félicité la Coordination régionale (CEDEAO/ARAA) pour les progrès réalisés et l’a encouragée à poursuivre les efforts pour l’atteinte de l’objectif de développement du FSRP. M. Alain Sy Traoré, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO a salué les appuis multiformes de la BM à toutes les parties prenantes du FSRP avant de souligner l’engagement de la CEDEAO pour la réussite du FSRP en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Prise en compte du genre dans les activités des projets et programmes: les responsables de l’ARAA sensibilisés

Publié le 4 février 2025

Dr Mariame Maiga, Conseillère Régionale Genre et Développement social au CORAF a effectué une mission d’appui technique genre à la Coordination régionale du Programme de Résilience des Systèmes Alimentaires (FSRP) et aux Responsables de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’Alimentation (ARAA) du 18 au 22 septembre, à Lomé au Togo. Les appuis ont consisté en des rencontres avec les membres de l’équipe régionale de coordination du FSRP et à la sensibilisation des responsables et les coordonnateurs de projets de l’ARAA pour une meilleure prise en compte du genre dans les activités des projets et des programmes.

Avec l’équipe régionale de coordination du FSRP, Dr Maiga a passé en revue les activités planifiées et en cours de mise en œuvre pour juger du niveau de prise en compte du genre et procédé à actions correctives si nécessaire.  Le screening des activités en cours pour la communication, le suivi-évaluation, ainsi que les activités de sauvegardes environnementales a été fait.

Avec les experts de la CEDEAO en charge de la composante intégration marchés et commerce, la séance de travail a d’abord consisté à la sensibilisation à la prise en compte des dimensions genre et jeunes dans la mise en œuvre de la composante.

La séance de sensibilisation des responsables de l’ARAA et des coordonnateurs des projets a consisté à expliquer en de termes simples le genre qui se définit comme les attributs et les opportunités socialement construits associés au fait d'être un homme ou une femme. C’est aussi la façon dont notre société définit la masculinité et la féminité en termes de comportement approprié pour les hommes et les femmes.

La formatrice a insisté sur l'égalité des sexes et la non-discrimination fondée sur le sexe sont des droits humains fondamentaux, reconnus dans les déclarations internationales et mentionnés dans la plupart des constitutions nationales.

Au regard de l’intérêt des participants aux séances de sensibilisation au genre, Dr Maiga s’est dit disposée à accompagner non seulement la coordination régionale et les experts de la composante sur l’intégration des marchés et du commerce mais aussi les activités clés de l’ARAA si la demande est faite au CORAF afin de parvenir à une meilleure prise en compte du genre dans toutes les activités des projets et programmes.

Sauvegarde environnementale et sociale : les experts du FSRP ont harmonisé leurs approches de mise en œuvre des activités pour plus d’impact dans les pays et au niveau régional

Publié le 2 février 2025

Les experts du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) en charge de la sauvegarde environnementale et sociale y compris les violences basées sur le genre (VBG) se sont retrouvés du 5 au 8 septembre 2023 à Accra au Ghana pour faire le point de la mise en œuvre des activités aussi dans les pays qu’au niveau régional.

En quatre jours de travaux marqués par des échanges d’expérience, les experts venus du Ghana, du Mali, de la Sierra Leone, du Tchad, du Togo, de la CEDEAO et CORAF et leurs homologues du Niger, du CILSS et de la Banque (en ligne) ont fait l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations dans les différents instruments de sauvegarde environnementale et sociale préparés par les pays et les partenaires. Les représentants des pays et des institutions régionales (CEDEAO, CORAF et CILSS) ont présenté les mécanismes de gestion des plaintes et les comités installés pour leur opérationnalisation.

Avec les différentes communications, les experts ont eu une meilleure compréhension des notions de Genre, de violence basée sur le Genre, et d’Exploitation et Abus Sexuels/ Harcèlement Sexuel (EAS/HS.)

Cette rencontre régionale a été aussi une opportunité d’outiller les experts des pays et les partenaires de mise en œuvre du FSRP sur les mécanismes appropriés de mise en œuvre efficiente des différents instruments de sauvegarde élaborés et validés.

Ensemble, les participants ont défini des indicateurs de sauvegarde environnementale et sociale avant d’élaborer un plan d’action de mise en œuvre de ces recommandations par pays et par institution et contribué à l’élaboration des plans d’action VBG/EAS/HS par pays par les experts nationaux.

Cette rencontre régionale a pris fin par l’élaboration d’une feuille de route pour le suivi et l’appui aux pays afin d’harmoniser la prise en compte des aspects de sauvegarde environnementale et sociale incluant les VBG/EAS/HS dans les différentes activités.

Rappelons que le respect des normes environnementales et sociales lors de la mise en œuvre des activités du FSRP est une exigence légale des pays et des institutions partenaires. En effet, la prise en compte des mesures de sauvegarde environnementales et sociale contribue non seulement à l’atteinte des objectifs du projet mais aussi assure sa durabilité et son appropriation par les partenaires de mise en œuvre. C’est dans ce cadre que l’ensemble des pays plus les institutions partenaires ont élaboré, validé et mettent en œuvre des instruments de sauvegarde en fonction des normes déclenchées du nouveau cadre environnemental et social de la Banque mondiale. La prise en compte des recommandations lors de la mise en œuvre de ces instruments demeure un préalable à toute activité du FSRP. 

Sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest : plus de 50 experts s’accordent sur un mécanisme de génération des données pour les travaux du Codex Alimentarius

Publié le 1 février 2025

Au moment où, sur le plan international, les pays rivalisent d’ardeur en termes de normalisation, on constate qu’en Afrique de l’Ouest et le Sahel, peu de données scientifiques sont fournies pour l’élaboration de normes dans le domaine agroalimentaire.

Pour trouver une solution durable, la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural (DADR) de la CEDEAO avec l’appui des partenaires, a convié plus de 50 experts pour réfléchir et proposer un mécanisme innovant de génération des données pour contribuer aux travaux du Codex Alimentarius du 28 au 30 août à Lomé.

Les trois jours d’échanges ont été une occasion de renforcer les capacités des experts pour combler ce manque de données afin d’améliorer la surveillance, l’inspection et la génération de données pour produire des résultats fiables et tirer parti des avantages comparatifs des laboratoires de la région pour le renforcement des capacités, la planification anticipée, à moyen et à long termes.

En outre les échanges ont aussi contribué à la mise en réseau des laboratoires aux niveaux national et régional et faciliter le flux continu d'informations sur les besoins en données du Codex et leur intégration dans les activités nationales d'analyse des aliments et les programmes de recherche.

Les participants ont également identifié les travaux du Codex prioritaires pour la région relativement aux contaminants, aux additifs alimentaires, aux pesticides et médicaments vétérinaires et à l’hygiène alimentaire et microbiologique.

Organisée par la CEDEAO avec l’appui du Bureau interafricain de ressources africaines (UA-BIRA), de la FAO, de l’OMS et de du Département Agriculture des Etats Unis (USDA), bureau de Codex-US, cette rencontre s’est tenue dans le cadre des actions du forum de convergence règlementaire de la sécurité sanitaire des aliments mis en place en juillet 2022 et constitue donc une plateforme satellite de réflexions et de génération des données pour les travaux du Codex.

La réunion a pris fin par les discussions sur les questions de procédure et de gouvernance nécessaires à la mise en place du Réseau régional des laboratoires de sécurité sanitaire des aliments de la CEDEAO et du Sahel.

Mesures de sauvegardes environnementales et sociales : l’ARAA installe son comité de gestion des plaintes

Publié le 30 janvier 2025

Les enjeux environnementaux et sociaux incluant les aspects de violence basée sur le genre occupent une place de choix dans le fonctionnement des institutions. L’Agence régionale pour l’agri-culture et l’alimentation (ARAA) dont le mandat est d’assurer l’exécution technique des pro-grammes et plans d’investissement régionaux concourant à la mise en œuvre de la Politique agricole régionale, se doit d’intégrer l’appli-cation des mesures environnemen-tales et sociales dans son fonctionnement. C’est pourquoi, dans le cadre de la mise en œuvre des activités de sauvegarde environnementale et sociale, l’unité de coordination régionale du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) a organisé un atelier de renforcement des capacités du personnel de l’ARAA sur les notions de sauvegarde environnementale et sociale incluant les violences basées sur le genre du 7 au 8 août 2023 à Lomé.

Ces deux jours de formation ont été une opportunité pour la quarantaine de participants d’échanger avec l’équipe de formation composée de : M. Mohamed Youba Sokona, expert sauvegarde environnementale à la Banque mondiale; M. Baidy Tall, expert développement social au CORAF; Mme Assétou S. Kaboré, experte Violences basées sur le genre (VBG) de l’AGRHYMET et de M. Gaoussou Diarra, expert sauvegarde environnementale à l’ARAA.

A travers des explications soutenues par des exemples concrets tirés de l’expérience de mise en œuvre de projets antérieurs, les participants ont eu une meilleure compréhension des principes et du fonctionnement du Cadre environnementale et social (CES) de la Banque mondiale qui sert à la protection des populations et de l'environnement dans un éventail de domaines. Il met l'accent sur le renforcement des capacités institutionnelles et humaines et sur l'appropriation des projets par les pays. Le CES promeut aussi une meilleure efficacité, flexibilité et proportionnalité et tient compte de la nécessité de la consolidation et d e l'harmonisation des politiques entre les bailleurs de fonds et les autres entités participant au financement. Le CES repose sur 10 normes.

En ce qui concerne le Mécanisme de gestion des plaintes, c’est un système qui permet de recevoir, instruire, traiter de manière transparente, équitable et efficace les plaintes résultant de la mise en œuvre des activités des projets. C’est un instrument qui accorde aux parties prenantes le droit de dénoncer les abus, les insuffisances, les dommages, les violations de droit ou des accords passés et de demander la réparation ou la cessation du fait préjudiciable.

Le personnel de l’ARAA a été sensibilisé sur les mesures et codes relatifs à la violence basée sur le genre et les habitudes à adopter au sein de l’organisation et entre collègues.

L’atelier a pris fin par la mise en place du Comité de gestion des plaintes de l’ARAA composé de : BANE Abdoulaye, Conseiller juridique et Président du Comité; Gaoussou DIARRA, expert en sauvegarde environnementale du FSRP, Secrétaire du Comité; Carine SOME, Assistante en communication et chargée de communication du Comité; Gloria AKPOTO, Assistante administrative et Armel OGUNIYI, expert en suivi-évaluation, tous deux membres du Comité.

Le Comité a pour rôle de répondre aux questions ou clarifications relatives aux plaintes, de trouver des solutions aux problèmes et incompréhensions résultant de la mise en œuvre des activités et de traiter efficacement et de façon équitable les réclamations et les plaintes. 

Le FSRP se dote d’une stratégie de communication et gestion des connaissances

Publié le 29 janvier 2025

Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) entend se faire davantage connaitre par les parties prenantes et diffuser ses résultats pour plus d’impact. Pour y arriver et tenant compte de la diversité et de la multiplicité des acteurs et partenaires, le programme vient de valider sa stratégie et son plan de communication et gestion des connaissances, du 10 au 12 juillet à Niamey.

Afin de faciliter la mise en œuvre du PRSA, la communication est au centre de ses actions et permet de contribuer à l’atteinte des objectifs du Projet. C’est pourquoi, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie et d’un plan de communication font partie intégrante de la stratégie globale de mise en œuvre du PRSA.

Pendant 3 jours, experts en communication et suivi-évaluation du PRSA se sont retrouvés pour finaliser la stratégie de communication du programme à partir de la version provisoire qui a été élaborée avec l’implication de tous les acteurs et partenaires. En rappel, un groupe d’experts composé des responsables en communication des Institutions mettant en œuvre le FSRP et des pays, a travaillé à collecter les informations sur les besoins en communication, la catégorisation des acteurs et partenaires, l’analyse des enjeux et problèmes de communication en Afrique de l’Ouest en lien avec les questions de changement climatique, d’agroécologie, de facilitation du commerce régional…A partir des données recueillies, les projets de stratégie et plan de communication ont été élaborés.

Toutes les sections des projets de documents ont été examinées pour en améliorer le contenu avant de les valider.

En outre, le projet de charte graphique du PRSA a été examiné pour doter le programme d’un manuel de visibilité. Les chargés de communication ont été sensibilisés à la création de pages et comptes Twitter et Facebook pour communiquer les résultats et mais aussi renforcer la visibilité du PRSA. Chaque spécialiste en communication élaborera un plan de communication détaillé pour faciliter la mise en œuvre de la stratégie de communication sur le terrain.

Le PRSA est à sa deuxième année de mise en œuvre des opérations sur le terrain et les manuels de communication et visibilité qui viennent d’être validés contribueront fortement non seulement à faire connaitre le programme mais aussi à mieux diffuser ses résultats. 

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