La coordination régionale du Programme de résilience du système alimentaire a convié les prenantes de la filière riz du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Ghana, du Togo, du Tchad et de la Sierra Leone à une rencontre d’échanges sur l’observatoire du Riz de la CEDEAO. Le 16 juin dernier, une trentaine d’acteurs et de partenaires a eu une meilleure compréhension du fonctionnement de l’Observatoire ainsi que les différentes activités prévues pour accompagner les pays à mettre en place des plateformes multi-acteurs pour dynamiser la filière riz en Afrique de l’Ouest.
Le riz est la deuxième céréale la plus consommée en Afrique, après le maïs. En Afrique de l’Ouest où l’on consomme plus des deux tiers de la céréale en Afrique Sub-saharienne, le riz a connu le plus grand essor avec une consommation multipliée par quatre au cours des 30 dernières années sous la triple influence de la croissance démographique, d’une forte l’urbanisation et de l’augmentation de la consommation de riz par habitant. La consommation ouest-africaine est ainsi passée de 5 millions de tonnes, au début des années 1990, à plus de 20 Mt à la fin de l’année 2021 (FAO, 2022).
Au regard de son importance pour véritablement contribuer à lutter contre l’insécurité alimentaire, le riz a été choisie comme chaine de valeur principale par l’ensemble des pays bénéficiaires du FSRP. Dans les pays, avec l’appui de la CEDEAO à travers son observatoire sur le riz, il s’agira de renforcer les capacités des acteurs de la filière et contribuer à coordonner les investissements de la production à la commercialisation du riz. L’observatoire se concentrera à faire la cartographies des acteurs et le renforcement de leur capacité de coordination, de collecte de données et de communication régulière sur le développement de la chaîne de valeur du riz. Des plateformes seront mises en place pour mieux conduire les différents processus sur le terrain avec une forte implication du secteur privé.
Les échanges avec les pays ont relevé l’intérêt des acteurs de la filière riz mais les besoins en termes de renforcement des capacités. Les principales actions en cours au Ghana, au Nigeria, au Togo, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire présenté par Dr Boladalé, responsable de l’Observatoire du riz de la CEDEAO, ont permis de mieux comprendre les activités à conduire sur le terrain et surtout la nature des appuis de la CEDEAO.
Des filières riz mieux organisées dans les pays avec des plateformes fonctionnelles contribueront à renforcer et à rendre opérationnel l’Observatoire du riz pour l'Afrique de l'Ouest, qui coordonnera ainsi au niveau régional les investissements dans le secteur du riz et informera les décisions politiques pour une meilleure régulation des marchés du riz.
Rappelons que l’observatoire du riz de CEDEAO a été créé pour résorber la question du riz dans la sous-région et vise principalement à créer un cadre de concertation entre les acteurs; renforcer des Partenariats public-privé ; coordonner les investissements du gouvernement, du secteur privé, et des partenaires techniques et financiers dans les solutions axées sur le marché pour soutenir la stratégie nationale de développement de la riziculture; conduire la transformation du secteur rizicole et faciliter l’accès au financement tout le long de la chaîne de valeur.