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La CEDEAO sensibilise les acteurs du Ghana et du Burkina Faso sur le principe de la reconnaissance mutuelle entre les pays dans le cadre des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS)

Publié le 1 juillet 2024

La CEDEAO a formé une centaine de praticiens et de régulateurs ghanéens et burkinabés impliqués dans le commerce alimentaire et agricole, sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), afin d’assurer la sécurité alimentaire dans la sous-région, du 10 au 14 juin 2024 à Accra/Ghana et du 19 au 21 juin 2024 à Ouagadougou/Burkina Faso. L’objectif principal des sessions organisées dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire de l’Afrique de l’Ouest (FSRP) était de créer un forum d’acquisition de connaissances pour les autorités ghanéennes et burkinabé impliquées dans la réglementation des normes de manipulation des aliments et celles impliquées dans le commerce transfrontalier des produits alimentaires et agroalimentaires. Dans chaque pays, les travaux ont été axés sur des sessions de formation et de partage des connaissances, des visites d’inspection sur le terrain et des démonstrations pratiques sur l’inspection sanitaire et la prise de décision concernant les maladies d’origine alimentaire en mettant l’accent sur la protection des consommateurs contre les maladies, les blessures ou la mort causées par la consommation d’aliments.

Les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) sont des mesures de quarantaine et de biosécurité appliquées pour protéger la vie ou la santé humaine, animale ou végétale contre les risques liés à l’introduction, à l’établissement et à la propagation de ravageurs et de maladies et contre les risques liés aux additifs, toxines et contaminants présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux.

Les formations ont porté sur les thématiques suivantes : les “Principes généraux d’hygiène alimentaire” ; les “Accords SPS” ; l'”Analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP)” ; les “Systèmes d’inspection et de certification des importations et exportations alimentaires” ; le “Cadre législatif et réglementaire en vigueur au Ghana et au Burkina Faso” et le “Guide harmonisé de l’inspection sanitaire et de la prise de décision”.

Au cours des différentes sessions de formation, les facilitateurs ont également présenté aux équipes pays, le nouveau guide sanitaire et phytosanitaire harmonisé basé sur le risque développé par la CEDEAO, afin d’harmoniser les protocoles à travers le pays.

Après les séances en salle, des visites de terrain ont été organisées, qui sont entre autres (i)  l’inspection sanitaire des produits importés (comme les conserves et les produits frais – produits laitiers et viande), (ii) l’inspection sanitaire des produits destinés à l’exportation et l’inspection sanitaire des produits locaux (comme la viande, le poisson et d’autres produits frais).

Les régulateurs ont procédé à l’identification des produits, à l’inspection physique des produits, à la détection et à l’identification des signes de non-conformité, des produits non sains, des techniques de collecte, d’identification et d’emballage des échantillons en vue d’une analyse plus poussée en laboratoire.

A travers ces formations, les acteurs et partenaires ont apprécié les différentes initiatives et appuis apportés par la CEDEAO dans la région. Ensuite, ils ont souhaité que la CEDEAO puisse mobiliser tous les moyens pour défendre efficacement la production agricole commerciale et la productivité dans des chaînes de valeur sélectionnées dans la région.

Première Assemblée Générale de l’Observatoire du riz de la CEDEAO : les parties prenantes du secteur rizicole adoptent une feuille de route pour le développement de la filière

Publié le 24 mai 2024

Plus de 150 participants issus des Etats de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires ont pris part à la première Assemblée générale (AG) de l’Observatoire du riz de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenue les 21 et 22 mai à Abuja, au Nigeria. En deux jours d’échanges, l’AG a fait le bilan des activités menées et a adopté une feuille de route pour accélérer la croissance du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest.

Créé en 2021 pour opérationnaliser l’Offensive Riz de la CEDEAO, l’Observatoire du Riz de la CEDEAO (ERO) coordonne les programmes liés au secteur rizicole, les investissements publics/privés et les recommandations politiques pour les décideurs clés, afin d’aider l’Afrique de l’Ouest à atteindre l’autosuffisance en riz d’ici à 2030 grâce à des entreprises agricoles rentables, résilientes et écologiquement durables qui contribuent à la croissance économique rurale, à la réduction de la pauvreté et à l’équité pour les femmes.

Après deux années de travaux intenses dans les pays et au niveau régional, l’ERO a présenté les principales réalisations et les documents de stratégie à approuver à ses principales parties prenantes que sont les organisations paysannes, les transformateurs et les usiniers, les négociants et les distributeurs, les fournisseurs d’intrants, les instituts de recherche, les agences gouvernementales et les ministères, les organisations de développement et les ONG, les institutions financières, les sections nationales de l’ERO et les membres des groupes de travail sur le riz des États membres de la CEDEAO.

Les échanges ont porté sur la situation du secteur rizicole de chaque pays, les principales initiatives en cours pour développer la chaîne de valeur du riz, les mesures politiques adoptées dans ce domaine, ainsi que les recommandations pour une action régionale en soutien aux États membres.

L’Assemblée générale a, à l’issue des discussions, adopté la feuille de route régionale pour le développement du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest tout en demandant son alignement sur les stratégies nationales de développement du riz des pays avec prise en compte leurs priorités respectives.

La sous-région ouest-africaine produit environ 17 millions de tonnes de riz usiné par an. La consommation de riz par habitant en Afrique de l’Ouest est l’une des plus élevées au monde, allant de 100 à 200 kilogrammes par personne et par an, selon le pays. Au regard de cette importance et pour assurer une auto-suffisance en production rizicole dans la durabilité, l’AG a recommandé le renforcement et l’implication du secteur privé avec une synergie d’actions entre les agro-dealers et les distributeurs d’intrants des pays ainsi que l’implication des Institutions bancaires nationales et régionales.

Les conclusions et recommandations de la première AG de l’ERO ont été examinées par son Conseil d’Administration réuni le 23 mai en vue de l’élaboration d’un plan d’action pour leur mise en œuvre. Le Conseil d’Administration présidé par M. Alain SY TRAORE, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO comprend les représentants des partenaires scientifiques, des partenaires au développement, du secteur privé et des pays.

La tenue de la première AG de l’ERO est un jalon important dans la mise en œuvre de l’Offensive Riz de la CEDEAO qui, elle-même est le cadre majeur de la Politique agricole de la CEDEAO, l’ECOWAP.

Aussi, le secteur du riz étant loin d’atteindre l’autosuffisance en Afrique de l’Ouest dont la majorité des pays continuent d’importer une part importante de leurs besoins en riz, la mise en œuvre des recommandations de cette rencontre permettra de renforcer la coopération régionale et les partenariats entre les pays qui, du reste, partagent des défis et des opportunités similaires. En les faisant travailler ensemble, l’Observatoire du Riz pourra tirer parti des forces de chacun et partager ainsi les connaissances et créer des synergies qui profiteront à toute la région.

Les règles du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO présentées aux parties prenantes des Etats membres du Mano River Union

Publié le 1 mai 2024

Sous les auspices de la Task Force sur le Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO, la Direction de l’Union Douanière et de la Fiscalité de la Commission de la CEDEAO en collaboration avec la coordination régionale du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP) a convié les principales parties prenantes en charge de la mise en œuvre du SLE en  Côte d’Ivoire, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone à une session de formation sur les nouvelles règles d’origine du Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO.

La rencontre s’est tenue du 16 au 18 avril 2024, à Freetown en Sierra Leone autour de trois phases dont la rencontre de concertation entre la Task Force sur le SLE et les acteurs et les points focaux des instituions en charge de la mise en œuvre du SLE, une vise terrain à la frontière Liberia/Sierra Leone et la présentation du SLE aux acteurs économiques prives.

A travers des échanges et surtout le partage d’expérience, les capacités des organismes gouvernementaux mettant en œuvre les textes sur le commerce en général et le commerce des produits agro-sylvo-pastoraux en particulier ont été renforcées. En outre, les acteurs du secteur privé ont été sensibilisés pour une meilleure compréhension et exploitation des avantages que leur offrent les différents textes commerciaux dont principalement le SLE. Cette rencontre a été aussi une opportunité d’identifier les défis spécifiques aux pays du Mano River Union dans la mise en œuvre des textes communautaires et de proposer des solutions idoines pour les adresser.

Rappelons que malgré l’instauration du SLE pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, les acteurs du commerce transfrontalier, notamment les chauffeurs et transporteurs, font face à de nombreuses difficultés le long des différents corridors. A ces défis, il faut ajouter le manque de professionnalisme des acteurs, qui se traduit souvent par le défaut de documentation requise sur les chargements et la non-conformité des moyens de transports, représente un autre facteur de tracasseries et renchérissent les coûts de revient à la destination finale.

Ces pratiques ont des conséquences néfastes, telles que des retards inutiles sur les routes, une augmentation des coûts de transport des marchandises et une limite de l’accès aux marchés des produits. En outre, le transport et la commercialisation des produits de l’agriculture et de l’élevage provenant de l’espace communautaire sont négativement impactés par ces entraves le long des corridors commerciaux, freinant par conséquent la circulation de ces produits des zones de production vers les zones de consommation.

Pour trouver une solution à cette situation, il a été, entre autres,  fortement recommandé de :  poursuivre la sensibilisation des acteurs du commerce transfrontalier afin qu’ils s’approprient pleinement les protocoles de la CEDEAO ; renforcer les capacités des Comités Nationaux  de Reconnaissance de l’Origine Communautaire (CNROC) des produits ; renforcer la collaboration entre les Points Focaux des institutions en charge de la mise en œuvre du SLE dont principalement les administrations des douanes.

23 acteurs formés à la collecte et au traitement des données du Tableau de bord du Commerce et du Marché agricole de la CEDEAO

Publié le 6 mars 2024

Vingt-trois (23) acteurs et partenaires spécialisés sur les questions du commerce et des marchés agricoles en Afrique de l’Ouest et du Tchad ont désormais une meilleure compréhension du Tableau de bord du Commerce et du Marché agricole de la CEDEAO (EATM-SCORECARD).

Ces acteurs venus du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo et des structures partenaires que sont le CILSS et l’AOCTAH (Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des produits Alimentaires Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques) ont passé en revue, du 19 au 22 février 2024 à Abuja/Nigeria, la méthodologie du Tableau de bord du Commerce et du Marché agricole de la CEDEAO, le processus de collecte des données, et l’utilisation de la plateforme de traitement et de rapportage. Ils ont la lourde charge de former à leur tour dans leurs pays respectifs, les autres acteurs de terrain pour faciliter la collecte et le traitement des données.

Avec la participation active des membres de la Task Force régionale issus des Directions du Commerce, de l’Agriculture, des Douanes, de l’Industrie et de la Libre Circulation de la CEDEAO, l‘atelier qui a allié les aspects théoriques et la pratique, a permis aux formateurs de AKADEMIYA 2063 de recueillir les besoins complémentaires des pays pour la finalisation de la plateforme et faciliter ainsi son utilisation par les acteurs à tous les niveaux.

Les résultats générés par le tableau de bord (EATM-SCORECARD) devront être utilisés par les décideurs pour influencer les réformes politiques pour la promotion du commerce intrarégional et renforcer la mise en oeuvre des politiques comme l’a souligné le Directeur du Commerce de la Commission de la CEDEAO, Dr Kolawole SOFOLA.“Il est crucial que nous reconnaissions l’importance des données dans la formulation de politiques et la prise de décisions. Des données précises et opportunes peuvent aider les gouvernements à concevoir des politiques agricoles adaptées, à anticiper les crises alimentaires, à soutenir les petits exploitants agricoles surtout les femmes et les jeunes et à promouvoir le commerce régional et international“.

En rappel, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), qui considère « l’intégration des marchés alimentaires régionaux et le commerce » comme un axe majeur et vise à faciliter le commerce des biens et des intrants agricoles à l’intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l’Ouest.

L’atelier de formation des formateurs à Abuja/Nigeria est une phase importante du processus de déploiement du Tableau de bord dans les pays avec la mise en pratique des connaissances acquises. Les acteurs nationaux et régionaux se sont accordés, à travers un calendrier, à formaliser la constitution des équipes dans les pays pour passer à la collecte des données et leur traitement afin de disposer des scores des pays avant le début du dernier trimestre de l’année 2024.

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