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Mali : 235 motoculteurs remis aux producteurs des régions de Ségou, Sikasso et Koutiala

Publié le 3 juin 2025

En pleine saison préparatoire des cultures, les coopératives agricoles des régions de Ségou, Sikasso et Koutiala viennent de bénéficier d’un important appui logistique dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA-Mali).

Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a présidé le mercredi 16 avril 2025, la cérémonie de remise de 235 motoculteurs et de leurs accessoires aux producteurs de ces régions, en présence de plusieurs personnalités du secteur agricole.

Le don, financé par la Banque mondiale, vise à améliorer la productivité agricole dans un pays où l’agriculture reste le pilier de l’économie nationale, mobilisant plus de 70 % de la population active.

Les trois zones bénéficiaires Ségou, Sikasso et Koutiala représentent des bassins agricoles majeurs pour la culture du riz et du maïs, deux denrées essentielles dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Pour le ministre Kelema, cette dotation marque une étape significative dans la politique de mécanisation agricole : « Le motoculteur représente un compromis entre la traction animale et le tracteur. Il est plus accessible financièrement et plus maniable, ce qui en fait un outil adapté aux exploitations familiales qui dominent notre paysage agricole. »

Le ministre a rappelé que ce geste s’inscrivait dans la vision du président de la Transition, qui a fait de la modernisation du secteur agricole un axe central de la Loi d’orientation agricole et de la Politique de développement agricole.

Le gouvernement mise sur la mécanisation pour accroître la production, améliorer les rendements et réduire la pénibilité du travail agricole. Le PRSA-Mali est un programme d’envergure régionale appuyé par la Banque mondiale à hauteur de 60 millions de dollars, sur une durée de cinq ans. Il vise à renforcer la résilience des systèmes alimentaires dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, tout en répondant aux menaces croissantes liées aux chocs climatiques et aux crises alimentaires. Au-delà de l’équipement, le PRSA-Mali déploie un ensemble d’initiatives structurantes : restauration mécanique de 4 000 hectares de terres dégradées, aménagement de 1 000 hectares de bas-fonds, création de 50 hectares de périmètres maraîchers, sans oublier la distribution gratuite de 4 360 tonnes de semences agricoles et la vente subventionnée de 15 000 tonnes d’engrais chimiques (DAP et NPK), ainsi que 8 564 tonnes d’engrais organiques Le choix du motoculteur s’explique également par sa capacité à transformer rapidement le quotidien des agriculteurs. Moins coûteux qu’un tracteur, plus maniable dans des parcelles exigües, le motoculteur répond aux besoins des exploitations rurales maliennes, souvent familiales et de petite taille. Il facilite le travail du sol, accélère les opérations culturales, et améliore la réactivité face aux aléas climatiques. La cérémonie du 16 avril ne fut pas seulement la remise d’un lot d’équipements. Elle symbolise une volonté affirmée de rompre avec une agriculture de subsistance pour entrer dans une ère de production durable, résiliente et mieux intégrée aux dynamiques économiques régionales.

Mali: 161616 producteurs dont 36 414 de femmes bénéficient de 1056 tonnes de semences agricoles pour la campagne 2023-2024

Publié le 15 février 2025

Le Gouvernement du Mali a sollicité et obtenu de la Banque mondiale, un financement pour appuyer les producteurs de la zone d’intervention du PRSA-Mali en semences. C’est dans ce cadre qu’au mois d’août 2023, le programme a acquis et distribué aux producteurs de ses communes d’intervention 1056 tonnes de semences améliorées composées : de 463 tonnes de maïs, 592 tonnes de riz et 1059kg d’oignon.e

L’acquisition de ces semences agricoles a mobilisé les responsables du programme, ainsi que toutes les parties prenantes, pour la réussite des opérations de distribution de ces intrants. Pour ce faire, des commissions ont été mises en place, du niveau national jusqu’au niveau cercle et communal.

Les 1056 tonnes de semences agricoles distribuées bénéficient à 161616 producteurs dont 36 414 (23%) femmes.

Le tableau ci-dessous donne le détail de la répartition et du nombre de bénéficiaires par cercle d’intervention du PRSA-Mali.

Région

Cercles

Quantités de semences livrées et distribuées

Nombre de bénéficiaires finaux des semences PRSA-Mali

  
  

Maïs                    (en tonne)

Riz               (en tonne)

Oignon (en kg)

HommeFemmeTotal  
SégouSégou

5

140

154

10 493

483

10 976

  
Niono

0

54

450

4424

4025

8 449

  
KoutialaKoutiala

40

40

100

13 167

819

13 986

  
Yorosso

10

10

40

1379

42

1 421

  
SikassoSikasso

373

303

247

81 396

26 852

108 248

  
Kadiolo

35

45

68

14 343

4193

18 536

  
TOTAL 

463

592

1 059

125 202

36 414

161 616

  
    

%

77

23

 

  

Il faut retenir, que malgré le retard constaté dans la livraison des semences, l’opération a été favorablement accueillie par l’ensemble des acteurs impliqués (producteurs, collectivités, administrations et encadrement).

La campagne a connu un arrêt des pluies qui a atteint les 20 jours, après les périodes effectives d’installation des cultures, ce qui a nécessité des opérations de re-semis dans tous les cercles couverts par le programme.

La prise en compte des recommandations permettrait d’améliorer les prochaines opérations. Les producteurs demandent que les intrants agricoles leur parviennent au plus tard au mois de mai.

Mali : 4000 ha de terres dégradées à réhabiliter à travers la gestion intégrée des paysages

Publié le 15 février 2025

Une équipe technique du FSRP Mali a effectué du 22 mars au 2 avril 2023, une mission d’information et de sensibilisation des acteurs locaux sur le Programme ainsi que le concept de gestion intégrée des paysages (GIP). Cette mission s’inscrivait dans le cadre du démarrage des activités relatives à la Gestion intégrée des paysages (GIP).

Dans les Cercles de Ségou et Niono dans la région de Ségou, les Cercles de Koutiala et Yorosso dans la région de Koutiala et les Cercles de Sikasso et Kadiolo dans la région de Sikasso, l’équipe de la coordination nationale du FSRP Mali a informé et sensibilisé les bénéficiaires sur les principales activités du programme mais aussi les activités relatives à la GIP en particulier. Des données ont été collectées à travers la cartographie participative pour une pré-identification des sites d’implantation de la GIP afin de préciser les territoires d’intervention du programme en matière de GIP.

Les principales parties-prenantes des services déconcentrés de l’agriculture, des eaux et forêts, du génie rural, des productions animales et industriels, de l'hydraulique et de la météorologie ainsi que des autorités administratives et politiques des localités visitées ont mieux compris la démarche de la GIP. Ce mécanisme innovant de gestion de l’environnement permet aux populations d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et l'état nutritionnel des ménages ruraux vulnérables et leur résilience aux risques climatiques. La GIP est une approche spatiale, écologique et socio-économique de la gestion des ressources naturelles. Elle a pour finalité d’assurer le bien- être des populations au niveau de leur territoire à travers une vision partagée et portée par l’ensemble des acteurs. Elle permet de restaurer les ressources naturelles, d’améliorer la rentabilité des productions agricoles et d’anticiper, voire de gérer les conflits au niveau du territoire.

Les acteurs et partenaires sur le terrain, constitués en groupes de travail ont élaboré des cartes mentales désignant, entre autres, les zones de production de riz, de maïs, l’échalote/oignon. Ils ont aussi répertorié

les éléments du relief, les terres dégradées, les zones d’insécurité, les produits forestiers non ligneux. Les solutions développées à cet égard ont trait à l’adoption d’une vision commune de développement sur 25 ans, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de développement intégré du territoire sur une période de 5 ans.

Au total, 71 communes prioritaires ont été sélectionnées, selon onze critères prédéfinis pour recevoir les interventions du programme. Les activités programmées en faveur des acteurs bénéficiaires du programme, sont entre autres, la restauration de 4. 000 ha de terres dégradées (1.400 ha à Sikasso, autant d’ha à Kadiolo, Koutiala et Yorosso et 1.200 ha à Ségou et Niono). Aussi, 50 ha de petites exploitations agricoles seront réhabilités. Il est également prévu l’aménagement de 1000 ha de plaines inondables.

Sur le volet de l’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les paysages prioritaires, le programme appuiera au niveau de chaque commune d'intervention le renforcement des espaces d'éducation à l'alimentation et à la nutrition.

Mali : le parc technologique ouvre ses portes au public

Publié le 9 avril 2024

Les parties prenantes du développement agricole au Mali ont été invitées à la troisième journée portes  ouvertes du parc technologique du Mali.

Cette activité inscrite sous la mise en œuvre de la composante 2 du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest a été une occasion d’échanger avec les utilisateurs des technologies agricoles afin d’en assurer l’adoption et améliorer ainsi la production agricole.

Le parc technologique a ouvert ses portes pour la troisième année consécutive pour promouvoir la recherche, la formation et l’application des technologies dans le domaine de l’agro-foresterie, en mettant l’accent sur le développement durable et la sécurité alimentaire au Mali et en Afrique de l’Ouest.

Le parc technologique agricole au Mali est une initiative novatrice visant à moderniser et à améliorer l’efficacité du secteur agricole dans le pays. Il est initié et géré par l’Institut d’Economie Rurale (IER) et accueille des centres de recherche et de développement dédiés à l’agriculture, où des scientifiques et des experts peuvent travailler sur de nouvelles techniques de culture, des semences améliorées, des méthodes de lutte contre les ravageurs et les maladies, etc.

Le parc technologique agricole est aussi équipé d’infrastructures modernes telles que des laboratoires de recherche agricole, des installations de stockage et de transformation des récoltes, des serres pour la culture de plantes, etc.

Les visiteurs composés d’étudiants, de chercheurs, des chefs d’entreprises et de producteurs agricoles ont pu constater que le parc technologique agricole du Mali constitue un centre de formation et d’éducation agricole sur les meilleures pratiques agricoles, les nouvelles technologies et la gestion des entreprises agricoles.

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