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Burkina Faso/Centre-Ouest: 70 femmes et jeunes formés sur les techniques de production, de commercialisation des semences de qualité sur la gestion des entreprises semencières

Publié le 15 février 2025

Accroitre l’offre des semences de qualité et dynamiser l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes dans le secteur semencier, c’est l’objectif global des sessions de formations des acteurs évoluant dans les entreprises semencières, sélectionnés dans sept régions du Burkina Faso (Boucle du Mouhoun, Centre-Ouest, Hauts-Bassins, Nord, Centre-Sud, Centre-Est et Est).

Organisées par la Coordination nationale du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest au Burkina Faso, ces sessions de formation ont été animées par les experts de la Direction Générale de la protection des végétaux (DGPV) et l’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA) du Burkina Faso et facilitées par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF).

A Koudougou, dans la région du Centre-ouest, le PRSA Burkina Faso a contribué à renforcer, du 08 au 11 août, les capacités de plus 70 femmes et jeunes sur la multiplication, la conservation, la commercialisation des semences de qualité et sur la gestion des entreprises semencières.

Les modules partagés ont permis aux participants d'avoir des connaissances essentielles pour assurer la production, la transformation et la commercialisation des semences de qualité et bio fortifiées (avec une priorité sur les semences maraîchères). En outre, les apprenants ont acquis des compétences en matière de création et de gestion des entreprises semencières, toutes choses qui leur permettront d’être des leaders dans la chaine de valeur des semences de qualité.

Après le Centre-Ouest, le PRSA Burkina Faso projette de renforcer les capacités d’autres acteurs dans la région du Centre-Sud. A travers ces formations, le PRSA veut promouvoir la mise à échelle inclusive des semences de qualité au Burkina Faso et dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Développement rizicole au Burkina Faso: la plateforme nationale de l’Observatoire du riz mise en place

Publié le 15 février 2025

Le Burkina Faso dispose depuis le 25 juillet 2023 de sa plateforme nationale de l’observatoire du riz. La mise en place de l’équipe chargée d’implémenter les activités relatives au développement rizicole a été précédée d’une séance de formation et de sensibilisation des principaux acteurs publics et privés de la filière riz au Burkina Faso.

Avec l’appui de la Secrétaire exécutive de l’Observatoire du Riz de la CEDEAO, Dr Boladalé, les acteurs clés du développement rizicole au Burkina Faso ont eu une meilleure compréhension de l’Offensive riz de la CEDEAO qui a été adoptée en 2014 pour une relance durable de la riziculture en Afrique de l'Ouest et pour soutenir les stratégies nationales de développement de la riziculture des États membres en vue d'atteindre l'autosuffisance en riz d'ici 2025. En vue de faciliter et accélérer la mise en œuvre de l'Offensive riz, la CEDEAO a créé l'Observatoire du riz en tant que mécanisme de partenariat et de coordination pour catalyser le développement du secteur rizicole en Afrique de l'Ouest.

Pour un impact au niveau de toute la région, il est essentiel d'avoir des plateformes nationales établies dans les différents États membres en collaboration avec les groupes nationaux de riziculteurs et le soutien des partenaires.

Le processus de mise en place de la plateforme nationale de l’Observatoire du riz du Burkina Faso s’est déroulé en diverses étapes ponctuées de consultations initiales avec les principales parties prenantes.

Cette plateforme a une lourde responsabilité d’organiser les parties prenantes et de faciliter la mise œuvre de l’offensive riz au Burkina Faso afin de parvenir à une synergie et à une meilleure coordination des initiatives liées au secteur rizicole, des investissements publics et privés. L’équipe du programme de résilience du système alimentaire a été aussi sensibilisée pour soutenir les activités de la plateforme Observatoire du riz du Burkina Faso dont l’équipe a été officiellement installée et comprend des acteurs et partenaires composés des acteurs du public et du privé, des institutions de recherche, des institutions financières et des acteurs de la société civile.Outre le renforcement des capacités des acteurs de la filière riz, l’équipe de la plateforme nationale dirigée par KIE Georges fera aussi la cartographie des acteurs et de collecte de données et de communication régulière sur le développement de la chaîne de valeur du riz au Burkina Faso.

Burkina Faso: l’INERA vulgarise les résultats de la recherche agricole pour plus de résilience dans la lutte contre l’insécurité alimentair

Publié le 15 février 2025

L’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) a organisé du 25 au 28 mai 2023 à Ouagadougou, la quatorzième édition de la Foire aux semences améliorées de plantes sous le thème « Contribution des résultats de la recherche agricole à la résilience des populations et à l’employabilité des jeunes et des femmes : cas des semences améliorées dans le contexte de crises sécuritaires et alimentaires ».

La faible exploitation des résultats de recherches sur les semences ne favorise pas de meilleurs rendements agricoles. Pour pallier cette situation, l’INERA organise chaque année une foire pour promouvoir les semences améliorées ainsi que les technologies et systèmes innovants de production agricole.  Selon Dr Hamidou Traoré, Directeur de l’INERA, « l’approvisionnement des producteurs en semences améliorées, en quantité et en qualité, peut être une solution à la lutte contre l’insécurité alimentaire et contribuer à la création de richesse tout en responsabilisant plus de jeunes et de femmes dans l’agriculture ». Aussi souligne-t-il que « c’est cet objectif et la situation sécuritaire et alimentaire préoccupante dans le Sahel et au Burkina Faso en particulier, qui ont motivé le choix du thème de la foire en 2023 ».

Du reste, assure-t-il « pour la campagne agricole humide 2023-2024, il sera mis à la disposition des producteurs et à des prix subventionnés, 21666 tonnes d’engrais minéraux, 1582 tonnes de semences de variétés améliorées, 358 tonnes de semences fourragères, 305 unités de matériels motorisés et 2500 tonnes d’aliments pour animaux. »

L’édition 2023 de la Foire aux semences améliorées de plantes a été marquée par des sessions d’information, de communication et de sensibilisation ; des activités de renforcement de capacités techniques des utilisateurs des produits de la recherche ; la vente de semences de base et des plants produits par l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles. Elle a connu la participation de plusieurs semenciers et producteurs agricoles venus des 13 régions du Burkina Faso.

Cette activité s’est déroulée dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest au Burkina Faso dont l’INERA est le centre national de spécialisation  sur les fruits et légumes (CNS-FL). Le CNS-FL s’emploie, entre autres, à contribuer à la promotion de la recherche et la vulgarisation des semences de qualité, à travers la foire aux semences qui permet de rapprocher les populations des résultats de recherche et de contribuer à leur vulgarisation. 

FSRP-Burkina Faso : 650 000 personnes vulnérables dans 7 régions ciblées et 26 000 hectares de terres cultivables à aménager

Publié le 15 février 2025

Au Burkina Faso, grâce au Programme de résilience du système alimentaire (PRSA /FSRP) financé par la Banque mondiale avec une contribution de l’État burkinabé, environ 120 millions de Dollars américains soit 72 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour soutenir 100.000 ménages vulnérables soit 650.000 personnes dont 325.000 femmes et jeunes et aider à l’aménagement de 26 000 hectares.

Ces bénéficiaires issus de 7 régions du Burkina Faso (Haut-Bassins, Boucle du Mouhoun, Nord, Centre-Ouest, Est, Centre-Est et Centre-Sud) recevront des appuis spécifiques pour produire et commercialiser leurs produits dans un environnement plus stable en raison de la situation transfrontalière des zones ciblées.

Pour y arriver « le FSRP fournira des informations climatiques et hydrométéorologiques pour aider les agriculteurs des zones cibles à planifier leur production en fonction des événements climatiques et des conditions météorologiques. Ces conseils numériques vont aider à la prise de décisions éclairées concernant le choix des semences, les périodes de semis, les zones de production, ainsi que la survenue éventuelle des catastrophes naturelles telles que les inondations » a souligné M. Edouard SANOU, Coordonnateur du FSRP-Burkina Faso au cours des séances de sensibilisation des bénéficiaires du FSRP.

Pour faciliter les échanges et le commerce des produits agricoles, le FSRP mettra en œuvre des mécanismes liés au marché en aidant à lever les barrières commerciales et les tracasseries routières pour faciliter le commerce intrarégional et augmenter les profits.

La recherche pour le développement est au cœur du FSRP qui contribuera à renforcer les capacités de recherche sur les fruits et légumes. L’Institut de l’Environnement et des Recherches Agricoles (INERA), le centre national de recherche du Burkina Faso se verra renforcé pour jouer un rôle de centre régional d’excellence pour les fruits et légumes en Afrique de l’Ouest. En outre, des infrastructures seront mises à la disposition des agriculteurs pour soutenir les projets hydroagricoles et la restauration des terres dégradées.

Divers accompagnements seront effectifs pour soutenir des projets et micros projets agricoles en équipements et les bénéficiaires y contribueront à hauteur de 50 %. Le programme prévoit également la mise en place des technologies accessibles aux femmes et aux jeunes et des initiatives d’aménagement de près de 26 000 hectares dont la réhabilitation du bas-fond agricole de Bama.

Du 3 au 7 avril 2023, les acteurs et partenaires des 7 régions du Burkina Faso ciblées se sont imprégnés des objectifs, des résultats attendus, des stratégies de mise en œuvre et des arrangements institutionnels et organisationnels du FSRP au Burkina Faso  pour s’approprier les procédures nationales et de la Banque mondiale et mieux comprendre la stratégie de ciblage et le mode opératoire de la gestion des connaissances, de la prise en compte du genre et des mesures de sauvegardes environnementales et sociales.

Rappelons que le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) est une initiative importante qui vise à renforcer la capacité de la région à faire face aux crises alimentaires et climatiques. Conçu par la CEDEAO et ses bras techniques que sont le CORAF et le CILSS et financé par la Banque mondiale, le FSRP constitue un effort commun pour aider les parties prenantes à faire face aux défis qu’elles rencontrent.

Le FSRP a une approche multi-phase. La première phase du programme, d’un montant de 395,74 millions de Dollars américains dont 330 millions de la Banque mondiale, bénéficie à quatre pays : le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo et à trois institutions régionales (CEDEAO, CILSS et CORAF). La deuxième phase d’un montant de 315 millions de Dollars américains cible trois pays : le Ghana, la Sierra Leone et le Tchad.

Mission d’appui en suivi-évaluation du FSRP aux pays : un pas vers l’harmonisation des méthodes de collecte des informations sur des indicateurs dans six (06) pays du programme

Publié le 14 février 2025

Du mois de juillet à début octobre, une équipe technique de suivi-évaluation composée des coordinations régionales du CILSS, du CORAF, de la CEDEAO et de la Banque mondiale a mené des missions d’appui en suivi-évaluation dans six pays du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP). Cette mission, qui a couvert le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Togo, le Ghana et la Sierra Leone, visait à améliorer la gestion des performances du FSRP en harmonisant les méthodes de mesure et les sources de données des indicateurs du cadre de résultats du programme.

L'objectif principal était de parvenir à un système de suivi-évaluation fiable, qui permettrait de gérer la performance du FSRP de manière optimale. Ces rencontres ont particulièrement bénéficié aux pays de la première phase de mise en œuvre du programme, désormais à mi-parcours. Celles-ci ont offert aux acteurs nationaux une occasion d’harmoniser leur compréhension des indicateurs du cadre de résultats et de réviser les fiches de collecte utilisées par l'ensemble des pays.

Les échanges ont été menés sous un format hybride, combinant des séances de travail en présentiel et en ligne. Ils ont réuni les experts de la CEDEAO, du CORAF, du CILSS, de la Banque Mondiale et les équipes de suivi-évaluation des pays concernés, en plus des services techniques partenaires impliqués dans la mise en œuvre du FSRP.

L’une des étapes cruciales de cette mission a consisté à effectuer une revue complète des indicateurs du cadre de résultats régional. Cela inclut l’examen des résultats calculés, des formules de calcul appliquées, des données collectées ainsi que des outils de collecte utilisés dans chaque pays. Ce travail technique a permis une harmonisation indispensable pour garantir la fiabilité et la comparabilité des données entre les différents pays d’intervention du programme.

Les indicateurs jugés prioritaires ont été minutieusement examinés. Parmi eux, on retrouve notamment : (i) ODP2 (Nombre de bénéficiaires du programme) ; (ii) ODP3 (Nombre d’acteurs du système alimentaire ayant accès à des services de conseil hydrologique et agrométéorologique) ; (iii) ODP4 (Superficie des terres sous pratiques de gestion durable des paysages) ; (iv) ODP5 (Nombre de producteurs adoptant des technologies et services agricoles adaptés au changement climatique) ; et (v) IRI1 (Pourcentage d’utilisateurs satisfaits ayant accès à des services de conseil climatique et agricole).

Ces indicateurs sont au cœur de l’évaluation des progrès accomplis par le programme et offrent un aperçu des premiers impacts des interventions sur les bénéficiaires.

À l’issue de cette mission d’appui, la Coordination régionale du FSRP disposera d’une vue d’ensemble des données nationales, permettant ainsi une évaluation plus fine de la performance globale du programme. Ce suivi rigoureux est essentiel pour juger de l’efficacité des interventions du FSRP et pour assurer une meilleure résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO et ses partenaires promeuvent la feuille de route sur le riz 2025-2035 pour plus d’investissements pour l’autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest

Publié le 14 février 2025

La CEDEAO a organisé un événement parallèle sur "L'accroissement des investissements pour l'autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest : Opportunités et défis" le 3 septembre, en partenariat avec la BAD, la JICA, l'AGRA et la Banque mondiale lors du Forum 2024 sur les systèmes alimentaires en Afrique tenu du 2 au 6 septembre 2024.

Plus de 300 personnes composées de ministres, de gouverneurs, de chercheurs, de producteurs et de transformateurs de riz, d'étudiants... et de partenaires techniques et au développement ont participé à cet événement qui a favorisé la formation de partenariats stratégiques essentiels au développement et à la mise en œuvre de paquets d'investissement complets dans le secteur du riz identifiés dans la feuille de route.

Les différentes interventions ont permis d'identifier et de lever les obstacles à l'investissement en comprenant ces défis et en formulant des solutions réalisables pour les surmonter.

L'événement parallèle était organisé autour de deux panels de haut niveau : Cadres politiques et solutions durables de la CEDEAO et Financement des innovations rizicoles durables, afin de promouvoir le dialogue et la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens pour améliorer la mise en œuvre et l'impact des politiques.

Pendant le premier panel, le Ministre de l'Agriculture et de la sécurité alimentaire de Sierra Leone, Dr Henri Musa Kpaka ; le Gouverneur de l'État de Jigawa au Nigeria, HE. Malam Umar A. Mamadi et les Représentants des Ministères de l'Agriculture du Ghana, du Bénin et du Sénégal ont partagé leurs expériences dans le développement du secteur rizicole. Les panélistes ont partagé les meilleures pratiques, identifié les opportunités pour renforcer la durabilité, et recommandé des solutions sur les lacunes politiques et les approches innovantes.

Le deuxième panel s'est focalisé sur le "Financement des innovations rizicoles durables" afin de débloquer les investissements pour un secteur rizicole résilient.  Elle réunit des financiers, des acteurs du secteur privé et des partenaires du développement. Les représentants de la BAD, de la JICA, de l'AFEX et de la Banque mondiale, sous la modération d'Alain Sy Traore, directeur de l'agriculture et du développement rural de la CEDEAO, ont exploré les interventions potentielles et les innovations durables pour améliorer l'accès au financement pour les agriculteurs et les meuniers afin de stimuler le développement de la chaîne de valeur du riz, et les mécanismes pour réduire les risques des investissements dans la chaîne de valeur du riz. Les panélistes ont encouragé l'introduction de schémas innovants de réduction des risques pour encourager les investissements du secteur privé et les prêts des institutions financières.

Les participants ont acquis des connaissances pratiques et des stratégies éprouvées sur des modèles d'investissement réussis qui peuvent être reproduits et adaptés dans différentes régions.

L'organisation de l'événement parallèle de la CEDEAO et de ses partenaires lors du Forum sur les systèmes alimentaires en Afrique (AFS) 2024, a offert une plateforme essentielle pour faire progresser l'innovation agricole. Le forum a réuni des leaders mondiaux, des investisseurs et des parties prenantes pour discuter des moyens de transformer les systèmes alimentaires à travers l'Afrique. L'événement a favorisé les partenariats, partagé des idées pratiques et formulé des recommandations concrètes pour atteindre l'autosuffisance en riz en Afrique de l'Ouest.

En participant au Forum AFS 2024, la CEDEAO et ses partenaires ont amplifié leurs efforts de transformation du secteur rizicole et accru la visibilité de l'Observatoire du riz de la CEDEAO. 

Les experts de l'ARAA et du cabinet WILLIS TOWERS WATSON échangent sur l'étude de faisabilité de la conception d'une solution de transfert de risque pour la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire de la CEDEAO

Publié le 13 février 2025

Dans le cadre de l’appui de la Banque mondiale au renforcement de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA) de la CEDEAO à travers les activités GRiF de la composante 3 du FSRP, une visite du cabinet WILLIS TOWERS WATSON aux experts de l’ARAA/CEDEAO notamment ceux en charge de la conception et de la mise en œuvre du mécanisme de transfert de risque (l'équipe PIU) a eu lieu du 03 au 05 juin 2024 à Lomé/Togo.

Les échanges ont porté généralement sur l'étude de faisabilité de l'instrument de transfert de risque/financement et particulièrement sur le potentiel, les données et la modélisation de l'instrument.

Après trois (03) jours d’échanges, les consultants du WTW et les experts de l’ARAA se sont accordés sur les facteurs de sécurité alimentaire, qui doivent être considérés en priorité, sur une vision plus claire du type d'instruments potentiels, la définition et la discussion sur le type de données nécessaires à l'évaluation de la sécurité alimentaire et enfin sur le type de données/indicateurs/proxy qui seront utilisés pour concevoir l'indice déclencheur les interventions de la réserve régionale.

Les experts de l’ARAA et ceux de WTW ont défini ensemble les étapes les plus importantes à franchir pour finaliser l’instrument. On peut noter que ces échanges ont été une occasion pour une meilleure compréhension des exigences de la réserve et de la CEDEAO en ce qui concerne le mécanisme de soutien et une compréhension plus claire des exigences et des préférences du marché (assureurs et investisseurs) en ce qui concerne ces risques et ces instruments.

Avant la rencontre de Lomé, les experts de l’ARAA et ceux de WTW avaient ensemble mené une évaluation holistique des risques axée sur l'identification et l'évaluation des principaux moteurs structurels et actuels de l'insécurité alimentaire dans la région, ainsi que des indicateurs qui pourraient être utiles, seuls ou en combinaison, en tant que proxys pour divers éléments de l'insécurité alimentaire dans la région de la CEDEAO, tant au niveau national que régional.

WTW a consulté l'équipe de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RFSR) de la CEDEAO pour examiner et parvenir à une compréhension commune des différents aspects de la RFSR, y compris les coûts financiers, l'historique des décaissements (pays, dates de distribution, produits alimentaires et volume distribué, nombre de bénéficiaires), les accords d'achat déjà en place, et toute lacune dans les données et les contraintes de liquidité. WTW utilisera les informations collectées pour estimer le nombre de bénéficiaires actuellement atteints, le nombre qui doit être atteint et le nombre qui pourrait être atteint grâce à la mise en œuvre du ou des mécanismes financiers proposés pour étendre le champ d'application du RFSR.

Rappelons que l'étude de faisabilité sur l'instrument de financement des risques pour la réserve régionale de sécurité alimentaire (RFSR) de la CEDEAO est une activité financée par le GRiF qui explore la faisabilité de la conception et de la mise en œuvre d'une solution de transfert des risques pour la RFSR afin d'améliorer la résilience de la réserve régionale contre les principaux risques d'insécurité alimentaire. La RFSR répond à l'insécurité alimentaire induite par diverses sources de crises alimentaires, y compris les chocs agro-climatiques, les conflits ou les crises socio-politiques, les crises sanitaires (Ebola, Covid-19) et les chocs soudains des prix des denrées alimentaires. Le RFSR est conçu pour compléter les mécanismes nationaux de réponse à la sécurité alimentaire.

Un tel instrument serait une structure unique en son genre, fournissant un effet de démonstration pour de nouveaux mécanismes de financement pour le développement. Avec un cadre approprié, il peut catalyser un financement accru du système de réserves alimentaires, y compris l'infrastructure et la gestion des stocks alimentaires, en attirant des capitaux privés pour compléter les contributions des donateurs et des États membres de la CEDEAO. Un large éventail d'instruments financiers est à l'étude, depuis les solutions d'assurance et les obligations jusqu'aux options sur les produits de base.

Après la rencontre de Lomé, les futures actions à mener sont entre autres, l’organisation d’une table ronde entre l'entreprise WTW, l'équipe GRiF et les assureurs afin de mesurer leur appétit pour l'instrument potentiel et également la sélection des données et développement de l'indice. 

Prise en compte du genre et des jeunes dans les activités agroalimentaires : le FSRP sensibilise les responsables des interprofessions en Afrique de l’Ouest

Publié le 13 février 2025

La coordination régionale du Programme de résilience du système alimentaire de l'Afrique de l'Ouest (FSRP) a organisé du 07 au 09 mai 2024 à Accra au Ghana, un atelier de formation sur le genre destiné aux interprofessions des chaines de valeur agroalimentaires régionales. L'objectif global de cet atelier est d’outiller les organisations interprofessionnelles agro-alimentaires transfrontalières pour la prise en compte des dimensions genre et jeunes dans les politiques, projets et programmes de développement durable des organisations interprofessionnelles régionales, en vue de favoriser l’émergence d’un commerce régional plus inclusif.

En se concentrant sur les besoins spécifiques des femmes et des jeunes, les participants ont mis en évidence les obstacles rencontrés dans la pratique agricole et les principaux problèmes de facilitation du commerce rencontrés aux frontières, en particulier dans le commerce agroalimentaire. Ils ont partagé également des idées stratégiques sur le commerce intrarégional, les politiques et accords de libre-échanges, y compris les protocoles/instruments opérationnels ; les relations CEDEAO-AfCFTA de l’UA; le commerce des femmes dans l'AfCFTA par rapport aux opportunités et défis d'accès au marché et les solutions pour une AfCFTA sensible au genre/protocole sur les femmes et les jeunes dans l'AfCFTA).

Parmi les participants figuraient les principaux partenaires des organisations interprofessionnelles identifiées par la CEDEAO au niveau régional, notamment le CORAF, les experts en genre de la FAO, l’International Trade Center (ITC), la Direction de l'agriculture et du développement rural (DADR) de la CEDEAO et les représentants de la coordination régionale du FSRP.

Dr Mariame Maiga, conseillère régionale en genre du CORAF, formatrice principale et modératrice, a développé les deux concepts Genre et Sexe, et a mis en exergue la différence entre le genre et le sexe dont elle a résumé le concept de SEXE comme étant un facteur biologique et le GENRE comme étant un facteur sociologique. La modératrice a encouragé les échanges de question-réponse pour aboutir à une explication claire des concepts genre avec des exemples pertinents des participants.

Mme Francesca Distefano, experte en Genre et politiques au bureau Afrique de la FAO (participant en ligne), a donné aux membres un aperçu de la portée de la feuille de route régionale qui a été consensuellement élaborée au cours de la rencontre. En rappel, les femmes jouent un rôle clé dans le commerce régional et dans le développement du potentiel commercial, en tant que productrices, transformatrices, commerçantes de divers produits, commerçantes transfrontalières, gestionnaires et propriétaires d'entreprises. Pourtant, leur contribution au commerce agricole et les défis auxquels elles sont confrontées ne sont pas toujours reconnus et pris en compte dans les politiques, les projets et les programmes. La plupart de leurs difficultés spécifiques sont : l'accès au financement, les possibilités de prêts, le savoir-faire pour l'élaboration de plans d'affaires, les barrières non tarifaires, notamment les tracasseries routières, les multiples points de contrôle, les longs retards sur les routes et les perceptions illicites, ainsi que les barrières techniques, notamment les normes de sécurité alimentaire, la qualité et l'hygiène, les mesures sanitaires et phytosanitaires, le harcèlement sexuel, le viol et le chantage.

Compte tenu de ces éléments, le FSRP a élaboré un plan d'action régional sur le genre avec des actions concrètes à mettre en œuvre dans le cadre de la composante 3 (marché et commerce) pour faciliter l'accès des femmes et des jeunes défavorisés aux biens, aux installations et aux services commerciaux.

Pour assurer le suivi et l'évaluation de la prise en compte du genre dans la mise en œuvre des activités, il a été proposé aux interprofessions des chaines de valeur agroalimentaires régionales, de finaliser leurs plans d'actions et de soumettre au régional. 

Les acteurs et partenaires du FSRP saluent les premiers résultats après plus de deux (2) années de mise en œuvre

Publié le 13 février 2025

Le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) a tenu sa première réunion de synthèse des missions d'appui pour l'année 2024. L'événement a eu lieu du 15 au 17 mai 2024 à Lomé au Togo. Plus soixante-dix (70) participants venus du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo ainsi que des Institutions régionales (CILSS, CORAF et CEDEAO) et de la Banque mondiale ont fait le point de la mise en œuvre du FSRP selon ses principes de mise en œuvre.

En trois (03) jours d’échanges, les participants ont partagé les informations sur les différentes activités menées durant les derniers six (6) mois aux niveaux national et régional tout en passant en revue les défis liés à la mise en œuvre du FSRP avant de proposer des pistes de solutions pour relever lesdits défis.

Les travaux ont été focalisés sur (i) les sessions parallèles entre les pays et les organisations régionales sur les sujets spécifiques relatifs aux services numériques, à la gestion intégrée des paysages, au renforcement du commerce régional et des marchés agricoles, à la chaine de valeur du riz et au genre ; (ii) les sessions en plénière pour passer en revue les défis communs et proposer des solutions pouvant contribuer à la réussite de la mise en œuvre du FSRP.

Une des innovations au cours de cette rencontre régionale, a été l’exposition des produits et des innovations par les acteurs et bénéficiaires du FSRP/Togo. Une vingtaine de producteurs venant des principales zones de productions agricoles du Togo a partagé les produits générés avec l’appui du FSRP.

Cette première réunion de synthèse des missions d'appui pour l'année 2024 du FSRP a été une plateforme pour promouvoir le partage des connaissances, renforcer la coordination entre les acteurs et définir les orientations stratégiques pour l'avenir du programme. Les premiers pays (Burkina Faso, Mali, Niger et Togo) sont à mi-parcours de mise en œuvre de leurs activités.

Sur le terrain, les activités du FSRP ciblent essentiellement la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires, le renforcement de la résilience des systèmes de production agro-sylvo--pastoraux, la facilitation du commerce de biens et d'intrants agricoles à l'intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l'Ouest. Après deux (02) années de mise en œuvre, des résultats significatifs ont été notés et les actions menées dans les pays et au niveau régional ont atteint en 2023, un total de 1 281 766 bénéficiaires directs dont 37% de femmes.

On note dans l’ensemble que le FSRP est un outil unique qui renforce l’intégration régionale avec les échanges des technologies et des innovations et la mobilité des chercheurs et des acteurs entre les pays, ce qui va considérablement contribuer à la mise en œuvre de l’ECOWAP et donc accélérer la transformation du secteur agricole dans la sous-région.

1ère Assemblée générale de l'Observatoire du riz de la CEDEAO : les parties prenantes du secteur rizicole adoptent une feuille de route pour le développement de la filière

Publié le 13 février 2025

Plus de 150 participants issus des Etats de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires ont pris part à la première Assemblée générale (AG) de l’Observatoire du riz de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) tenue les 21 et 22 mai 2024 à Abuja, au Nigeria. En deux (02) jours d’échanges, l’AG a fait le bilan des activités menées et a approuvé une feuille de route pour accélérer la croissance du secteur rizicole en Afrique de l'Ouest.

Créé en 2021 pour opérationnaliser l’Offensive Riz de la CEDEAO, l’Observatoire du Riz de la CEDEAO (ERO) coordonne les programmes liés au secteur rizicole, les investissements publics/privés et le suivi des recommandations politiques pour les décideurs clés. L’objectif principal de Offensive Riz est d’aider l’Afrique de l’Ouest à atteindre l’autosuffisance en riz d’ici 2030 grâce à des entreprises agricoles rentables, résilientes et écologiquement durables, qui contribuent à la croissance économique rurale, à la réduction de la pauvreté et à l’équité pour les femmes.

Après deux (02) années de travaux intenses dans les pays et au niveau régional, l’ERO a présenté les principales réalisations et les documents de stratégie à approuver à ses principales parties prenantes que sont les organisations paysannes, les transformateurs et les usiniers, les négociants et les distributeurs, les fournisseurs d’intrants, les instituts de recherche, les agences gouvernementales et les ministères, les organisations de développement et les ONG, les institutions financières, les sections nationales de l’ERO et les membres des groupes de travail sur le riz des États membres de la CEDEAO.

Les échanges ont porté sur la situation du secteur rizicole de chaque pays, les principales initiatives en cours pour développer la chaîne de valeur du riz, les mesures politiques adoptées dans ce domaine, ainsi que les recommandations pour une action régionale en soutien aux États membres.

L’Assemblée générale a, à l’issue des discussions, approuvé la feuille de route régionale pour le développement du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest tout en demandant son alignement sur les stratégies nationales de développement du riz des pays avec prise en compte leurs priorités respectives.

La sous-région ouest-africaine produit environ 17 millions de tonnes de riz usiné par an. Selon la FAO (2023) la consommation de riz par habitant en Afrique de l'Ouest est l'une des plus élevées au monde, allant de 100 à 200 kilogrammes par personne et par an, selon le pays. Au regard de cette importance et pour assurer une auto-suffisance en production rizicole dans la durabilité, l’AG a recommandé le renforcement et l’implication du secteur privé avec une synergie d'actions entre les agro-dealers et les distributeurs d'intrants des pays ainsi que l’implication des Institutions bancaires nationales et régionales.

En marge de l’AG, les conclusions et recommandations de la première AG de l’ERO ont été examinées par le Conseil d’Administration, réuni le 23 mai 2024 en vue de l’élaboration d’un plan d’actions pour leur mise en œuvre. Le Conseil d’Administration présidé par M. Alain SY TRAORE, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO comprend les représentants des partenaires scientifiques, des partenaires au développement, du secteur privé et des pays.

La tenue de la première AG de l’ERO est un jalon important dans la mise en œuvre de l’Offensive Riz de la CEDEAO qui elle-même est cadre majeur de la Politique agricole (ECOWAP) de la CEDEAO.

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