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Ghana : le FSRP renforce les capacités des acteurs de mise en œuvre sur les questions de gestion environnementale et sociale, le genre et les violences basées sur le genre

Publié le 15 février 2025

Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) a mobilisé 120 agents de vulgarisation agricole, 56 responsables de programme et 56 directeurs de district de l'agriculture pour diffuser et encourager les pratiques de gestion des risques environnementaux et sociaux (ESRM) auprès des agriculteurs dans les zones sud, centre et nord des sites de projet du FSRP au Ghana. Ils ont également amélioré leurs connaissances sur les concepts de genre et l'analyse et le traitement des incidents liés au genre.

Le FSRP est tenu, en vertu du cadre environnemental et social (ESF) de la Banque mondiale et des exigences environnementales nationales du Ghana, de veiller à ce que toutes les activités du projet soient conformes aux exigences du cadre en menant toutes les activités du projet d'une manière durable sur le plan environnemental et socialement acceptable. En cas de lacunes dans l'une ou l'autre des politiques, c'est la politique la plus stricte qui est appliquée. En outre, pour gérer de manière compétente les attentes des parties prenantes, la portée du projet doit être suffisamment détaillée pour que les parties prenantes puissent la comprendre.

Les participants seront chargés à leur tour de guider les agriculteurs pour qu'ils se conforment aux exigences de l'ESRM et intègrent les dimensions de genre dans toutes les activités du projet. Ils doivent également jouer un rôle de contrôle à cet égard et alerter l'unité de mise en œuvre du projet du FSRP pour qu'elle réponde en temps utile aux préoccupations des parties prenantes concernant les activités du projet.

Dans cette optique, les participants ont été initiés au cadre environnemental et social de la Banque mondiale (ESF), au plan d'engagement environnemental et social (ESCP), au plan d'engagement des parties prenantes (SEP), à la procédure de gestion du travail (LMP), au plan de gestion intégrée des nuisibles (IPMP), à l'exploitation et aux abus sexuels ainsi qu'au harcèlement sexuel (SEA/SH).

Le FSRP devrait atteindre un taux d'inclusion des femmes de 40 % dans toutes les activités du projet, conformément à la stratégie de promotion de l'égalité des sexes élaborée pour le projet. Le plan d'action du Ghana sur le genre pour atteindre cet objectif exige que tous les partenaires de mise en œuvre soient formés pour intégrer intentionnellement le genre dans tous les sous-projets du projet.

La session sur le genre, qui a couvert les concepts de base du genre, les outils d'analyse du genre, le calendrier saisonnier, le tableau des activités quotidiennes, la division du travail selon le genre et les services de conseil en vulgarisation, a suscité des discussions chargées d'émotion parmi les participants, en particulier sur les rôles domestiques stéréotypés des deux sexes.

La spécialiste des risques environnementaux du FSRP, Mme Emelda Adii, a fait remarquer aux participants que certaines parties prenantes considèrent les projets comme des facteurs de risque qu'il faut éviter et ne sont donc pas disposées à participer aux activités du projet. Il est donc nécessaire de les impliquer avec des messages plus clairs, de manière transparente, régulière et en tenant compte de leurs craintes et de leurs attentes.

Le spécialiste des risques sociaux du FSRP, Adu Nyarko Andorful, a rappelé que les sites de projet ne peuvent pas utiliser de main-d'œuvre servile, comme les prisonniers, même s'ils sont prêts à faire le travail. Il a également précisé que le travail des enfants n'est pas autorisé sur les sites de projet et que de tels cas doivent être signalés au FSRP. 

Mali : 4000 ha de terres dégradées à réhabiliter à travers la gestion intégrée des paysages

Publié le 15 février 2025

Une équipe technique du FSRP Mali a effectué du 22 mars au 2 avril 2023, une mission d’information et de sensibilisation des acteurs locaux sur le Programme ainsi que le concept de gestion intégrée des paysages (GIP). Cette mission s’inscrivait dans le cadre du démarrage des activités relatives à la Gestion intégrée des paysages (GIP).

Dans les Cercles de Ségou et Niono dans la région de Ségou, les Cercles de Koutiala et Yorosso dans la région de Koutiala et les Cercles de Sikasso et Kadiolo dans la région de Sikasso, l’équipe de la coordination nationale du FSRP Mali a informé et sensibilisé les bénéficiaires sur les principales activités du programme mais aussi les activités relatives à la GIP en particulier. Des données ont été collectées à travers la cartographie participative pour une pré-identification des sites d’implantation de la GIP afin de préciser les territoires d’intervention du programme en matière de GIP.

Les principales parties-prenantes des services déconcentrés de l’agriculture, des eaux et forêts, du génie rural, des productions animales et industriels, de l'hydraulique et de la météorologie ainsi que des autorités administratives et politiques des localités visitées ont mieux compris la démarche de la GIP. Ce mécanisme innovant de gestion de l’environnement permet aux populations d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et l'état nutritionnel des ménages ruraux vulnérables et leur résilience aux risques climatiques. La GIP est une approche spatiale, écologique et socio-économique de la gestion des ressources naturelles. Elle a pour finalité d’assurer le bien- être des populations au niveau de leur territoire à travers une vision partagée et portée par l’ensemble des acteurs. Elle permet de restaurer les ressources naturelles, d’améliorer la rentabilité des productions agricoles et d’anticiper, voire de gérer les conflits au niveau du territoire.

Les acteurs et partenaires sur le terrain, constitués en groupes de travail ont élaboré des cartes mentales désignant, entre autres, les zones de production de riz, de maïs, l’échalote/oignon. Ils ont aussi répertorié

les éléments du relief, les terres dégradées, les zones d’insécurité, les produits forestiers non ligneux. Les solutions développées à cet égard ont trait à l’adoption d’une vision commune de développement sur 25 ans, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de développement intégré du territoire sur une période de 5 ans.

Au total, 71 communes prioritaires ont été sélectionnées, selon onze critères prédéfinis pour recevoir les interventions du programme. Les activités programmées en faveur des acteurs bénéficiaires du programme, sont entre autres, la restauration de 4. 000 ha de terres dégradées (1.400 ha à Sikasso, autant d’ha à Kadiolo, Koutiala et Yorosso et 1.200 ha à Ségou et Niono). Aussi, 50 ha de petites exploitations agricoles seront réhabilités. Il est également prévu l’aménagement de 1000 ha de plaines inondables.

Sur le volet de l’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les paysages prioritaires, le programme appuiera au niveau de chaque commune d'intervention le renforcement des espaces d'éducation à l'alimentation et à la nutrition.

Burkina Faso : les plateformes d’innovation, un levier pour la résilience agricole et la dynamisation de la filière oignon à Boromo

Publié le 15 février 2025

Du 18 au 19 novembre 2024, à Boromo, dans la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso, s’est tenu une formation stratégique dédiée aux acteurs de la plateforme d’innovation oignon. Cette initiative visait à renforcer les capacités des producteurs pour mieux faire face aux ravageurs et maladies qui affectent les cultures d’oignon.

Environ 29 participants, venus des différentes provinces de la Boucle du Mouhoun, se sont réunis pour bénéficier des conseils et techniques dispensés par les experts de la Direction Régionale de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques (DRARAH). Ces sessions permettront aux producteurs de maîtriser des méthodes efficaces de lutte contre les nuisibles, un enjeu crucial pour augmenter leur productivité et, in fine, maximiser leurs revenus.

L’ouverture officielle de cette formation a été présidée par Madame la Directrice Provinciale de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques des Balé, représentant le Directeur Régional. Elle a salué l’engagement des participants et souligné l’importance de ces plateformes pour le développement des filières agricoles locales.

Les plateformes d’innovation agricoles, comme celle de la Boucle du Mouhoun, constituent des espaces privilégiés pour le partage de connaissances, l’expérimentation de solutions adaptées aux réalités locales et la mise en réseau des différents acteurs. En favorisant l’adoption de bonnes pratiques agricoles et l’accès à des technologies adaptées, ces plateformes contribuent non seulement à une meilleure gestion des défis phytosanitaires, mais aussi à l’amélioration de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance des communautés rurales.

Cette formation s’inscrivait dans le cadre des activités du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA), un programme financé par la Banque mondiale. Le PRSA met un accent particulier sur l’accompagnement des initiatives locales comme les plateformes d’innovation, qui jouent un rôle clé dans l’autonomisation des producteurs face aux aléas climatiques et économiques.  Avec cette session de formation, les producteurs de la région repartent mieux armés pour relever les défis posés par les ravageurs et maladies. Cette démarche proactive illustre l’importance des plateformes d’innovation dans la transformation durable de l’agriculture africaine.

Ces structures collaboratives, soutenues par des acteurs publics et privés, offrent des cadres pour tester et diffuser des innovations agricoles. Elles sont aujourd’hui reconnues comme un outil clé pour accélérer la modernisation des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest.

Dans la Boucle du Mouhoun, l’avenir de l’oignon semble prometteur, grâce à des initiatives telles que celle-ci, qui illustrent l’importance de l’innovation et du renforcement des capacités pour bâtir une agriculture résiliente et prospère.

Tchad : le FSRP renforce les capacités de 50 jeunes sur la gestion durable des ressources naturelles

Publié le 15 février 2025

50 jeunes Agriculteurs y compris les femmes bénéficiaires du PRSA dans les provinces du Logone oriental, du Logone occidental, du Mayo-kebbi Ouest ont été formés du 26 au 27 juin 2024 sur la prévention et la gestion de la pollution et l’utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles. Les formations ont été axées sur l’utilisation rationnelle des ressources naturelles et sur prévention et gestion de la pollution.

Au cours de  02 jours, les apprenants ont eu de nouvelles connaissances sur la consommation d’eau et d’énergie et problématique d’une utilisation non responsable des ressources naturelles. En ce qui concerne la prévention et gestion de la pollution, ils ont appris les techniques de gestion des pesticides/insecticides et la gestion des déchets (emballages des produits chimiques). L’ensemble de ces formations a été suivi de démonstrations pratiques de prétraitement d’une pollution de l’eau (procédés de dégrillage, de dessablage ou de déshuilage-dégraissage).

On note dans l’ensemble que les activités économiques et surtout et particulièrement celles ayant une attache agricole sont souvent à l’origine de la pollution de l’air, de l’eau et des sols, et appauvrissent les ressources déjà limitées. Ces effets peuvent indubitablement menacer la santé des personnes, les services éco systémiques et l’environnement à l’échelle locale, régionale et mondiale. Les concentrations atmosphériques actuelles et prévisionnelles de gaz à effet de serre (GES) menacent du coup le bien-être des générations actuelles et futures. Ainsi, l’utilisation plus efficace et rationnelle des ressources, la prévention de la pollution et les techniques et pratiques d’atténuation s’imposent. D’où la nécessité de la tenue de la présente formation, socle de la préservation et de la gestion rationnelle des ressources naturelles pour les générations actuelles et futures. 

Le FSRP-Burkina Faso se dote d’un plan d’action pour la mise en place de Villages Intelligents face au Climat

Publié le 15 février 2025

Suite à l’atelier de renforcement des capacités organisé à Bamako par le CORAF et l’Alliance Bioversity International and CIAT, dans le cadre du projet Accélération des impacts de la recherche climatique du CGIAR pour l'Afrique (AICCRA), les acteurs du Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA/FSRP) ont renforcé leurs connaissances sur la mise en œuvre des Villages Intelligents face au Climat (VIC). À la suite de cette formation, le PRSA Burkina Faso (PRSA-BF) a tenu un atelier national de restitution à Manga, du 30 septembre au 4 octobre 2024, afin d'élaborer un plan d’action pour l’implémentation des VIC dans le pays.

L'événement, qui a rassemblé des chercheurs, des experts en météorologie, des représentants d’ONG et des acteurs du secteur agro-sylvo-pastoral, a été marqué par la participation du Dr Robert Zougmore, Directeur Programme AICCRA, Alliance Bioversity et CIAT. L’objectif principal était de doter le FSRP-BF d’un plan d'action concret pour intégrer les VIC dans ses zones d'intervention, en s'appuyant sur l’expérience pilote du village climato-intelligent de Ouda, dans la région du Centre-Sud.

L’approche VIC, initialement introduite par le programme CCAFS, s’est avérée prometteuse pour le développement de technologies et d'innovations climato-intelligentes en Afrique de l'Ouest. Elle favorise une démarche participative pour le développement de solutions adaptées au changement climatique, intégrant des innovations technologiques, institutionnelles et socio-économiques, ainsi que des politiques climato-intelligentes.

L'atelier de Manga a permis de consolider les connaissances sur les VIC, notamment en ce qui concerne la formulation et la mise en œuvre de cette approche. Une sortie de terrain à Ouda a permis aux participants d’observer les bénéfices concrets des technologies climato-intelligentes, telles que l’utilisation de semences améliorées, de la fumure organique, et des biopesticides, ainsi que des services agroclimatiques. Les échanges avec la communauté de Ouda ont illustré comment ces technologies contribuent à l’amélioration de la résilience des populations face aux aléas climatiques et à l’augmentation des rendements agricoles.

Durant les trois jours de l’atelier, les participants ont travaillé à l’élaboration d’un plan d’action pour la mise en œuvre des VIC au Burkina Faso. Les discussions ont porté sur la sélection des villages pilotes, la sécurisation foncière, l’encrage institutionnel, ainsi que l’identification des parties prenantes et des risques. Il a été convenu de mettre en place quatre VIC : un dans le sous-bassin du Kou, un dans la Sirba, et deux dans le Mouhoun Inférieur.

Le plan d'action élaboré comprend un chronogramme détaillé et un dispositif opérationnel qui sera intégré dans le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2025 du FSRP-BF, après validation par la Banque mondiale. Ce plan marque une étape décisive pour l'adoption de solutions climato-intelligentes et renforce l'engagement du FSRP-BF à promouvoir la résilience des communautés rurales à travers la diffusion de technologies climato-adaptées.

Les objectifs de l'atelier ont été pleinement atteints, offrant au FSRP-BF un cadre stratégique pour l’implémentation des VIC dans ses zones d’intervention. Le succès de cette démarche devrait permettre d’amplifier les résultats du FSRP-BF, notamment en contribuant à l'atteinte des indicateurs liés à la diffusion des technologies climato-intelligentes et à la résilience des systèmes alimentaires.

En résumé, l’initiative de mise en place des Villages Intelligents face au Climat au Burkina Faso s'inscrit dans une stratégie plus large visant à positionner les communautés rurales sur une trajectoire durable vers la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en intégrant les principes de gestion intégrée des paysages et d’agriculture climato-intelligente. Les résultats atteints à Manga augurent d’un avenir prometteur pour la résilience climatique au Burkina Faso et au-delà.

Niger/Prise en compte de la dimension genre et jeunes : les institutions et acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme formés

Publié le 15 février 2025

Du 12 au 14 Aout 2024 à Niamey, les principaux acteurs et partenaires impliqués dans la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) au Niger ont acquis des connaissances approfondies des méthodes et techniques pour une meilleure prise en compte de la dimension genre et jeunes dans le programme.

Pour contribuer à la résorption des inégalités et disparités entre les sexes et les exclusions dans le secteur agro-sylvo-pastoral et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le PRSA Niger s’est engagé à prendre en compte les besoins spécifiques des groupes défavorisés tels que les femmes et les jeunes.  Pour rappel, la première phase du PRSA au Niger vise 600 000 bénéficiaires directs avec au moins 40% de femmes

Cette formation qui avait pour objectif de faciliter la prise en compte des besoins spécifiques des groupes défavorisés tels que les femmes et les jeunes a été présidée par le Coordonnateur national du PRSA qui lors de son allocution d’ouverture a invité les participants à s’impliquer de façon soutenue aux travaux et à la formulation des suggestions à même d’optimiser les contributions pour un développement équilibré, inclusif et durable.

Cette rencontre a vu la participation des membres de l’Unité de coordination nationale du PRSA, des représentants des antennes régionales et de toutes les structures partenaires de la mise en œuvre du programme. Elle a été animée par la Conseillère Genre du CORAF, Dr Mariame Maïga assistée par la Spécialiste en Développement Social/point focal genre de PRSA-Niger et la Spécialiste en VBG de PRSA-Niger

Intégration des marchés régionaux et du commerce agricole de la CEDEAO : le processus de mise en œuvre de EATM-SCORECARD lancé au Burkina Faso

Publié le 15 février 2025

Le Secrétaire Permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles, monsieur Yassia KINDO, a présidé l’atelier de lancement du processus de mise en œuvre du tableau de bord du commerce et du marché agricole (EATM Scorecard), le mercredi 17 avril 2024, à Ouagadougou.

Le tableau de bord du commerce et du marché agricole (EATM Scorecard) est un outil d’analyse visant à mieux documenter le commerce intrarégional des produits agroalimentaires et à renforcer la mise en œuvre des politiques régionales.

Il a été développé et mis en œuvre dans le cadre du Programme de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (PRSA) sous la composante trois relative à l’intégration régionale du commerce dudit programme.

Selon le Coordonnateur national de EATM Scorecard, Yves Gérard BAZIE, l’ambition ultime de cet outil est de renforcer la résilience des systèmes alimentaires grâce à l’amélioration du commerce intrarégional des produits agricoles et alimentaires. Il a expliqué qu’une équipe technique nationale, composée d’acteurs étatiques et non étatiques intervenants dans le commerce des produits agricoles, est déjà mise en place pour conduire les activités de EATM Scorecard au Burkina Faso.

Le travail dans sa phase pratique consistera à collecter les informations sur le commerce des produits agricoles pour renseigner la plateforme EATM Scorecard. L’équipe technique sera chargée ensuite de rendre compte des indicateurs générés dans le cadre de la gestion de cet outil.

L’innovation majeure de EATM Scorecard par rapport aux autres plateformes existantes, est qu’elle traite exclusivement des produits agricoles. Il s’agit un outil très important pour le Burkina Faso car il permettra aux décideurs de disposer de données de qualité pour suivre les politiques nationales en termes de commerce des produits agricoles et d’apporter des corrections en cas de dysfonctionnement.

Les Autorités présentes à cet atelier ont invité l’ensemble des acteurs intervenants dans le commerce des produits agricoles à une franche collaboration dans le cadre des opérations de collecte de données.

Burkina Faso/Adaptation au Changement climatique : le FSRP entend focaliser ses activités sur les projets carbone

Publié le 15 février 2025

Acteurs et partenaires du système alimentaire au Burkina Faso se sont retrouvés pour échanger sur les principales activités et les actions prioritaires en vue de mettre en place des mécanismes innovants pour l’adaptation au changement climatique.

Au Burkina Faso, la prise en compte des projets carbone est de plus en plus importante dans le cadre des efforts de lutte contre le changement climatique et de promotion du développement durable.

C’est pourquoi, cette rencontre initiée par le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques (MARAH) visait à renforcer les capacités de spécialistes sur le changement climatique, à la préparation de la mise en œuvre des projets carbone dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest, Composante Burkina Faso (FSRP-BF).

Les échanges ont permis d’évaluer les capacités institutionnelles et organisationnelles requises, de présenter les exigences pour les données et la gestion des projets carbone, d’identifier les insuffisances et les besoins et d’établir un plan de travail commun pour toutes les parties prenantes afin d’élaborer des projets de qualité.

En effet, les projets carbone permettent de promouvoir des pratiques agricoles respectueuses du climat, d’améliorer l’efficacité énergétique dans les exploitations et encourager l’utilisation de sources d’énergie renouvelables. Ils consistent à mettre en œuvre des mécanismes de réduction des émissions des gaz à effet de serre par la séquestration du carbone. Dans le but d’atténuer les effets du changement climatique et accroître la productivité agricole et les revenus des ménages grâce à la vente du carbone séquestré.

Il est important de noter que la mise en œuvre de projets carbone nécessite une coordination entre les acteurs locaux, nationaux et internationaux, ainsi que des investissements financiers et techniques importants. Ainsi des actions de sensibilisation et d'éducation seront mises en œuvre pour informer les populations sur les enjeux liés au changement climatique et les encourager à adopter des pratiques plus durables.

Les projets carbone à mettre en œuvre dans le cadre du FSRP-BF bénéficieront de l’accompagnement technique des partenaires tels que les secrétariats techniques de la REDD+, UNIQUE et TIPAALGA.

Burkina Faso/campagne sèche : 19 022 T de semences et 1250 T d’engrais aux producteurs de la région du Nord

Publié le 15 février 2025

La composante Burkina Faso du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) a organisé des séances de distribution de semences et d’engrais à plusieurs producteurs de la région du Nord du pays.

Présidées par Monsieur le Ministre en charge de l'agriculture et du Gouverneur du Nord, ces sessions de remises de semences et d’engrais visent à renforcer la résilience des producteurs pendant la saison sèche marquée par le manque d’eau. Essentiellement productrice de produits maraichers, la région du Nord du Burkina Faso fait face à l’insécurité alimentaire due en partie à la sécheresse et à l’insécurité civile. Ce sont donc 19 022 T de semences et 1250 T d’engrais aux producteurs pour accroitre la production de maraichers l’une des chaines de valeurs clés du FSRP Burkina Faso.

Il faut noter que conformément à la volonté gouvernementale d’assurer aux populations Burkinabè une souveraineté alimentaire à l’horizon 2025, le FSRP est mis en œuvre dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Centre-Ouest, du Centre-Sud, de l’Est, des Hauts-Bassins et du Nord, grâce à l'accompagnement financier de la Banque mondiale et du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP).

Burkina Faso: le Comité Technique sur les évaluations environnementales valide les documents cadres de sauvegarde environnementale et sociale

Publié le 15 février 2025

Les questions environnementales et sociales impliquant les aspects de Violences basées sur le genre/Exploitation et Abus Sexuels/Harcèlement sexuel (VBG/EAS/HS) occupent une place de choix dans la mise œuvre des activités du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA-BF). A cet effet et pour une bonne exécution de ses activités comme les aménagements hydroagricoles, le financement des microprojets et la construction d’infrastructures entre autres, le PRSA-BF a commandité en juin 2021 l’élabo-ration des instruments de sauvegardes environnementales et sociales,  notamment 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐒𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 (𝐂𝐆𝐄𝐒), 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐏𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐑é𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 (𝐂𝐏𝐑) 𝐞𝐭  𝐥𝐞 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐆𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐏𝐞𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐏𝐞𝐬𝐭𝐢𝐜𝐢𝐝𝐞𝐬 (𝐏𝐆𝐏𝐏).              
Pour apprécier lesdits instruments, le Comité Technique sur les Evaluations Environ-nementales (𝐂𝐎𝐓𝐄𝐕𝐄) sous le sceau de l’Agence Nationale Des Evaluations Environ-nementales (𝐀𝐍𝐄𝐕𝐄) a organisé en août 2023, une session de travail à Ziniaré (région du Plateau-Central). Présidée par Dramane SAVADOGO, Directeur des évaluations environ-nementales stratégiques et notice d’impact sur l’environnement /ANEVE, l’activité a été exécutée en plénière par un groupe pluridisciplinaire et marquée par des exposés sur les trois (3) documents à examiner.

Koumbéyao Jean-Homère SOMDA, Spécialiste en sauvegarde environnementale du PRSA-BF, a présenté le 𝐂𝐆𝐄𝐒 et le 𝐏𝐆𝐏𝐏. Quant au 𝐂𝐏𝐑, il a été présenté par Panbagnounou LANOU, Spécialiste en Développement social. Ces exposés qui ont été suivis d’échanges, ont abouti à des recommandations et à la validation des différents documents sous réserve de la prise en compte des observations du COTEVE.

La validation des instruments de sauvegardes environnementales et sociales permet aujour-d’hui au Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest au Burkina Faso de se conformer au cadre législatif et réglementaire de la CEDEAO et aux Normes Environnementales et Sociales de la Banque mondiale.

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