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Communication sensible au genre : les spécialistes communication du FSRP conscientisés

Publié le 13 février 2025

« La Communication est essentielle pour contribuer à la prise en compte du genre dans les activités au niveau régional et dans les pays », c’est l’une des conclusions majeures de Dr Mariame MAIGA, Conseillère régionale genre et développement social au CORAF et du FSRP qui a animé le webinaire sur la communication sensible au genre tenu le 18 janvier 2024.

En effet, le programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) dont l’objectif de développement est d’accroître la préparation contre l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans les pays participants fait de la prise en compte du genre, un axe majeur.

Dans cette optique, toutes les activités menées aussi bien dans les pays qu’au niveau régional doivent être sensibles au genre et à la jeunesse, en abordant et en répondant aux besoins spécifiques des groupes défavorisés tels que les femmes et les jeunes, ainsi que d'autres groupes vulnérables tels que les personnes vivant avec un handicap, les veuves, les orphelins, les personnes âgées, les réfugiés climatiques, etc.

Le FSRP se fixe comme objectif de faire bénéficier les groupes vulnérables du potentiel des chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques pour sortir de la pauvreté et répondre aux besoins alimentaires face au changement climatique.

Pour y arriver, toutes les parties prenantes du FSRP sont en train d’être formées sur les approches et les mécanismes de prise en compte du genre dans les activités.

Une quinzaine de spécialistes en communications des pays et des organisations régionales a donc eu une meilleure compréhension sur l'importance de la communication sensible au genre. Ils ont été informés des outils pratiques pour intégrer une perspective de genre dans les plans de communication et les activités tout en étant encouragés à la création de messages inclusifs et égalitaires afin de promouvoir l’image de marque (branding) FSRP sensible au genre, dans les institutions régionales et les pays de mise en œuvre du programme.

Avec des exemples bien précis et des situations vécues, Dr Mariame MAIGA et Mme Adèle KOUASSI, Journaliste spécialisée sur la prise en compte du genre dans le milieu rural en Côte d’Ivoire, ont d’abord relevé les freins, stigmates et défis rencontrés par les personnes vulnérables en société et dans le milieu rural.

Les formatrices ont surtout partagé des exemples et cas concrets que les activités de communication publicitaire ou communication sociale contribuent à diffuser de manière consciente ou inconsciente.

Le Webinaire a été également axé sur les mécanismes et approches pour la prise en compte du genre dans les activités de communication résumés en 6 étapes : (i) la collecte des données de terrain, (ii) la formulation de l’objectif de l’activité, (iii) l’identification des publics cibles, (iv) le choix des moyens de communication, (v) l’élaboration du message, (vi) la planification et le budget prévisionnel.

Au regard de l’intérêt accordé à cette thématique par les participants et afin de leur permettre de véritablement effectuer des travaux pratiques, une autre session de formation est prévue cette année en présentiel.

Commerce des produits agricoles : la CEDEAO entend renforcer son partenariat avec l’AOCTAH pour la collecte des données aux frontières

Publié le 12 février 2025

La Coordination régionale du FSRP a eu une séance de travail entre une équipe du Secrétariat permanent de l’Association ouest-africaine du Commerce transfrontalier des Produits Alimentaires Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques (AOCTAH/WACTAF) à Lomé, le vendredi 24 novembre 2023.

Les échanges sur la collecte des données relatives au commerce des produits agricoles au niveau des frontières en appui aux pays du FSRP.

L’Afrique de l'Ouest est caractérisée par une grande diversité de produits agricoles, allant des céréales (comme le mil et le maïs) aux cultures vivrières (comme le manioc), en passant par les produits d'élevage. Cela offre un potentiel important pour le commerce intrarégional qui est un aspect important du développement économique de la région.

On note néanmoins que certains pays de la région font face à des défis de sécurité alimentaire, ce qui peut limiter leur capacité à participer pleinement au commerce intrarégional. En outre les normes de qualité et de sécurité des produits agricoles varient d'un pays à l'autre, ce qui peut entraver le commerce en créant des obstacles techniques.

Pour contribuer à améliorer le commerce intrarégional des produits agricoles en Afrique de l'Ouest, la CEDEAO met œuvre la composante 3 du FSRP afin de développer les chaines de valeur et de renforcer l’intégration entre les pays de la sous-région ouest africaine en levant les obstacles liés aux échanges.

Afin d’opérationnaliser les activités sur le terrain, des échanges ont été entrepris avec des organisations ayant l’expérience sur le commerce intrarégional des produits agricoles dont l’AOCTAH dont le mandat est de promouvoir la solidarité en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que de commerce dans les espaces CILSS et CEDEAO.

Des pistes de collaboration seront axées sur l’usage des points focaux pays de l’AOCTAH pour appuyer à la collecte des données aux frontières dans les pays bénéficiaires du FSRP. Des échanges approfondis auront bientôt lieu pour rendre effectif le partenariat et travailler avec les pays.

La collaboration CEDEAO-AOCTAH permettra de faciliter les échanges entre les pays tout en promouvant les normes et règles aux frontières et dans les pays pour faciliter la commercialisation des produits agricoles au sein et au-delà des frontières nationales. 

Lutte contre les crises alimentaires : les référentiels régionaux de stockage de proximité adoptés à Lomé

Publié le 11 février 2025

Acteurs et partenaires du système alimentaire en Afrique de l’Ouest se sont réunis à Lomé du 14 au 18 novembre pour le lancement du mémento du stockage de proximité et finaliser la charte sur le fonctionnement des stocks de proximité en Afrique de l’Ouest et le cadre multi-acteurs.

Cette rencontre régionale s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie régionale de stockage de la CEDEAO.  En effet le stockage des vivres est une pratique très ancienne dans les localités rurales pour faire face aux périodes de soudure marquées par des disettes et famines et mais aussi face aux risques climatiques. Dans ce système de stockage, les stocks de proximité revêtent une importance majeure au niveau des différentes dimensions de la sécurité alimentaire et plus particulièrement (i) au niveau de la prévention et de la gestion des crises alimentaires cycliques et conjoncturelles (dans les zones déficitaires), y compris les crises pastorales (aliments du bétail) et (ii) pour approvisionner le marché et les stocks nationaux et régionaux de sécurité alimentaire (dans les zones excédentaires).

Malgré cette importance, les acteurs et partenaires n’avaient pas de documents de référence pour servir de guide à la réussite des activités de stockage au niveau local.

Sous la coordination de la CEDEAO, les parties prenantes se sont mises ensemble pour développer un mémento du stockage de proximité, une charte des bonnes pratiques des stockeurs de proximité et un cadre multi-acteurs d’intervention.

La rencontre de Lomé a été donc une occasion de réunir les parties-prenantes du stockage de proximité et leur soumettre les documents élaborés pour validation et diffusion. C’est pourquoi, le Directeur de l’Agriculture et du développement Rural de la CEDEAO, Alain SY TRAORE a marqué sa satisfaction de voir ce processus avancé avec des résultats significatifs grâce à l’implication de tous. Il a surtout salué l’implication des organisations de producteurs « les Organisations de producteurs ont pris le leadership du processus tant au niveau politique avec l’implication des réseaux régionaux, qu’au niveau plus technique avec l’investissement considérable de leurs responsables de stockage dans la production de ces outils de référence sur le stockage de proximité »

Face aux multiples chocs auxquels la région fait face et qui conduisent à un accroissement impressionnant des personnes vulnérables, en incapacité de couvrir leurs besoins de base, la CEDEAO mise sur le déploiement simultané du stockage de proximité, des stocks nationaux et de la Réserve régionale de sécurité alimentaire.

Le représentant du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural du Togo, le Colonel AGADAZI Ouro-Koura, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui est un signe de la mobilisation des acteurs et partenaires pour juguler les crises alimentaires auxquelles de nombreux personnes font en Afrique de l’Ouest et en cela le stockage de proximité est une solution pour la lutte contre l’insécurité alimentaire.

A la fin de la rencontre de Lomé, le mémento du stockage de proximité en Afrique de l’Ouest a été lancé, la charte sur le fonctionnement des stocks de proximité en Afrique de l’Ouest a été finalisée avec l’implication des parties prenantes ainsi que le processus d’élaboration du cadre d’intervention multi-acteur en faveur du stockage de proximité.

A propos des Référentiels de proximité

  1. Le mémento du stockage de proximité en Afrique de l’Ouest est un manuel de référence dans la région, qui permet aux organisations exerçants cette activité de disposer d’une codification claire des bonnes pratiques sur l’ensemble des domaines relatifs à leur activité établie sur la base d’expériences concrètes et vécues par ces dernières. Il est rédigé dans un langage très accessible pour les organisations et illustré par des schémas simples et pourra être décliné dans les langues nationales ;
  2. La charte des bonnes pratiques des stockeurs de proximité constitue un instrument de référence produit sur la base de la capitalisation des meilleures pratiques de la région. Elle est conçue pour guider le développement du stockage de proximité à partir de connaissances accumulées et capitalisées et contribuer à la structuration progressive des organisations locales et de leur unions, fédérations et réseaux. La charte repose sur un ensemble de standards qui fournit des garanties minimales de bonnes gestions tant au niveau de la gouvernance, que de la gestion technique et financière. La charte concerne l’ensemble des parties prenantes impliquées dans la gestion de la problématique de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. L’adhésion des organisations de stockage à cette charte facilite la mobilisation des appuis externes et la contractualisation avec les deux lignes de défenses.
  3. Le cadre régional multi-acteur d’intervention définit une vision partagée du stockage de proximité et sa place dans le dispositif global de stockage. Il permet aux organisations nationales et régionales de mieux cerner son fonctionnement pour affiner les modalités de coopération et négocier les relations contractuelles avec les institutions publiques et humanitaires. Il prend en compte le volet aliment-bétail

Facilitation du commerce régional en Afrique de l’Ouest : le Comité régional a tenu sa 4ème réunion à Abuja, au Nigeria

Publié le 10 février 2025

La 4ème réunion du Comité Régional de Facilitation du Commerce a permis d'examiner la mise en œuvre des réformes de facilitation des échanges dans le cadre de l'Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l'OMC et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Plus de 20 participants issus de 11 pays de la CEDEAO y ont pris part du 20 au 22 novembre 2023 à Abuja au Nigeria.

En trois jours d’intenses travaux, l'état d'avancement de la mise en œuvre des instruments de facilitation des échanges existants (AFE de l'OMC, ZLECAf, etc.) a été mis à jour ; le Statut du Programme d'autonomisation en ligne de la CEDEAO pour les Comités nationaux de facilitation des échanges (CNFE) a également été actualisé ; les termes de référence des sous-comité du Comité Régional de Facilitation des Echanges ont été validés ; les questions liées aux barrières non tarifaires (BNT) dans la région et celles liées à la libre circulation des marchandises dans la région ont aussi été examinées. La réunion a aussi fait des propositions pour renforcer la collaboration entre les comités nationaux du commerce et ceux du transport et du transit.

Les recommandations issues de cette rencontre seront mises en œuvre afin d’améliorer la libre circulation des produits dans l’espace ouest-africain en droite ligne avec les efforts de la Commission de la CEDEAO. En effet, elle a déployé des efforts pour la conception d'instruments régionaux, d'outils et d'organes institutionnels, ainsi que de renforcement des capacités des parties prenantes, dans le but de promouvoir une mise en œuvre coordonnée et efficace des réformes de facilitation des échanges dans les États membres, à la suite des engagements pris dans le cadre de l'Accord de libre-échange de l'OMC, de l'Accord de libre-échange africain et des protocoles régionaux.

La création du comité régional de facilitation des échanges, le lancement du mécanisme d'alerte sur les obstacles au commerce de la CEDEAO, le développement de stratégies régionales sur la facilitation des échanges et des transports, ainsi que l'élimination des barrières non tarifaires sont entre autres, des fruits des actions menées par la CEDEAO.

Au cours de sa 4e réunion, le Comité régional de facilitation des échanges a longuement discuté   de la stratégie régionale de facilitation du commerce et du transport développée par la Commission de la CEDEAO en vue de promouvoir une mise en œuvre coordonnée du commerce et du transport régional dans les 15 États membres. Conformément aux meilleures pratiques internationales, le Comité régional de Facilitation des Echanges cherche à promouvoir la collaboration entre les Comités nationaux de facilitation des échanges et les comités nationaux de facilitation du transport dans les États membres, afin de créer une synergie d’action entre ces deux comités et d'optimiser les ressources tant humaines que financières nécessaires à leur bon fonctionnement. 

Togo : l’opération de distribution des kits d’outils de maraîchage lancée au profit de 5500 producteurs

Publié le 10 février 2025

A Akparè dans la préfecture de l’Ogou, le Gouverneur de la région des plateaux, le Général Dadja MAGANAWE a procédé le 19 décembre 2024 au nom du Ministre de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural, à la remise symbolique des kits d’outils de maraîchage aux producteurs maraîchers.

     Cette remise symbolique marque le début de l’opération de distribution des kits d’intrants et de petits matériels agricoles acquis par le FSRP au profit de 5500 producteurs maraîchers (dont 2475 femmes) identifiés dans les six régions agricoles du pays. Chaque producteur bénéficie d’un kit composé de semences (oignon, tomate et piment), d’un pulvérisateur, de 2 arrosoirs, d’une binette, d’une brouette, du biopesticide, du biofertilisant, d’une pelle, d’un râteau, d’une houe et d’une daba. Il est prévu également des motopompes au profit des groupes solidaires dynamiques afin de leur permettre de mieux s’approvisionner en eau pour satisfaire les besoins des cultures.

Cette action du FSRP Togo s’inscrit dans le cadre du financement additionnel du GAFSP et vise à renforcer la résilience des populations agricoles vulnérables par l’amélioration de leur productivité à travers l’utilisation des outils et intrants de qualité. C’est ce qu’a rappelé le coordonnateur opérateur opérationnel délégué du FSRP Togo dans son mot de circonstance, en ces termes : « Ces appuis du FSRP sont un engagement fort des plus hautes autorités à soutenir et à renforcer le secteur agricole dans son ensemble et par ricochet, contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est alors le moment idéal de vous encourager à faire un bon usage de ces appuis qui doivent vous permettre d’être désormais autonomes ».

Les autorités présentes ont exhorté à leur tour, les bénéficiaires à faire un bon usage de leurs kits. Cette remise est suivie de la visite d’un site de production maraîchère à Nangbéto.

Togo : 200 transformatrices de soja formées sur le respect des normes d’hygiène alimentaire et la diversification de l’offre de produits transformés

Publié le 10 février 2025

Au Togo, la transformation agroalimentaire est un secteur créateur de richesse et pourvoyeur d’emplois pour la population. La transformation du soja est dominée par des unités artisanales et semi-industrielles de petite taille avec, de nos jours, l’installation progressive des unités de grande taille sur le territoire national.

Pourtant, on note une faible consommation des produits transformés locaux par rapport aux produits importés due en partie aux conditions hygiéniques de leur production.

Afin de remédier à ces faiblesses, le programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP TOGO) soutient la formation de 200 transformatrices de soja sur le respect des normes d’hygiène alimentaire, la diversification de l’offre de produits transformés et la présentation de l’emballage. Cette formation vise à renforcer les femmes sur les notions d’hygiène, de qualité, de la maîtrise des dangers, d’emballage et des bonnes pratiques de transformation alimentaire pour leur permettre d’offrir à la population, une gamme diversifiée de produits transformés de bonne qualité.

Organisée de concert avec le Conseil Interprofessionnel de la Filière Soja au Togo (CIFS-Togo) cette formation a ciblé la famille des transformateurs organisée au sein de l’Association Togolaise des Transformateurs de Soja (ATTS) et elle est une occasion de remédier aux questions de normes, d’hygiène de qualité et d’emballage pour corriger les défaillances et offrir à la population des produits fabriqués dans de bonnes conditions hygiéniques.

En ce qui concerne les objectifs du FSRP, cette formation participe à l’adoption des technologies sensibles à la nutrition par les femmes transformatrices et contribue à court et moyen terme à la progression de la proportion de technologies sensibles à la nutrition et contribue à la mise en œuvre de la feuille de route Togo 2025 qui elle-même vise la promotion de la transformation locale à travers son troisième objectif, celui de renforcer les industries de transformation agroalimentaire et encourager l’agriculture à haute valeur ajoutée.

La formation s’est déroulée du 30 septembre au 02 octobre 2024 simultanément à Tsévié, Atakpamé, Kara et du 03 au 05 Octobre 2024 à Sokodé et à Dapaong.

Togo : Mise en place des groupes d'information agro-hydro-météorologiques sur les ZAAP d'excellence

Publié le 10 février 2025

Dans le cadre de son Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), le Togo poursuit ses efforts pour optimiser la diffusion des informations agro-climatiques auprès des producteurs agricoles. L'une des stratégies novatrices du programme repose sur la création de groupes de producteurs relais chargés de transmettre ces informations en langues locales aux exploitants agricoles au sein des Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) d'excellence.

Cette initiative, mise en œuvre en collaboration avec l'Institut de Conseil et d'Appui Technique (ICAT) et l'Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET), vise à pallier les contraintes d'accès à l'information auxquelles font face les producteurs, en particulier dans un contexte de changements climatiques de plus en plus prononcés. À travers ces relais d'information, les producteurs des ZAAP reçoivent des données météorologiques clés, leur permettant d’adapter leurs pratiques agricoles et ainsi limiter les pertes liées aux aléas climatiques.

À Ountivou, dans la région de l’Ogou, ainsi qu’à Atifoutou, dans le Moyen Mono, les retours des producteurs sur cette initiative sont globalement positifs. Le président de la ZAAP Katoré 2 s'est exprimé en ces termes : « L'information météorologique est capitale pour nous les producteurs. Avec le dérèglement climatique que nous vivons actuellement, ces informations nous aideront à mieux nous organiser dans nos activités champêtres et limiter les éventuelles pertes dues aux effets des changements climatiques. »

Cette approche innovante du FSRP a permis, à l'échelle nationale, la mise en place de plus de 40 sous-comités au sein des comités de gestion des ZAAP, chargés du relais des informations agro-hydro-météorologiques. Grâce à ces efforts conjoints, les producteurs togolais se trouvent mieux équipés pour faire face aux défis climatiques, garantissant ainsi une plus grande résilience de leurs activités agricoles.

La Commission de la CEDEAO consulte les organisations interprofessionnelles agroalimentaires transfrontalières de l’Afrique de l’Ouest en vue de l’émergence d’un commerce régional inclusif

Publié le 9 février 2025

Cette consultation organisée par la Commission de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été un cadre pour faire un auto-diagnostic institutionnel et organisationnel des structures interprofessionnelles agroalimentaires transfrontalières fonctionnelles ou émergentes de l’Afrique de l’Ouest, en y intégrant les questions de genre et de sauvegardes environnementale et sociale.

Une quarantaine de représentants des Organisations interprofessionnelles agroalimentaires y ont pris part, du 31 octobre au 3 novembre 2023 à Dakar/Sénégal, pour réfléchir sur la promotion d’un commerce régional inclusif des produits agroalimentaires générés par les entreprises locales.

En quatre jours d’échanges, les acteurs et partenaires du marché intra-régional des produits agroalimentaires ont, à travers les outils Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces (FFOM) et Politique, Economique, Social, Technologique, Ecologique et Légal (PESTEL) identifié les défis actuels des organisations interprofessionnelles qui entravent leur fonctionnement et impacte sur l’atteinte de leurs objectifs.

La rencontre régionale de Dakar s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale et coordonné par la CEDEAO, le CILSS et le CORAF au bénéfice de 7 pays pour le moment (Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sierra Leone, Tchad et Togo). Elle a enregistré la participation du programme du commerce des produits agricoles de la CEDEAO (EAT).

En Afrique de l’Ouest, les productions agricoles connaissent depuis quelques années des augmentations intéressantes mais leur commercialisation est encore faible.

Le représentant de la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO à cette rencontre, Dr Bio Soulé GOURA n’a pas manqué de souligner l’importance des marchés agricoles dans l’économie ouest-africaine « Le marché assure et facilite l’accessibilité à l’alimentation par la fonction de transfert des biens, produits et services qu’il assure et facilite entre producteurs, distributeurs, manufacturiers et les consommateurs. Il est de ce fait le premier garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ».

En effet, dans la sous-région, le fonctionnement du marché, notamment des échanges de biens alimentaires, tant au niveau national que transfrontalier est important, avec un énorme potentiel, mais présente de nombreuses imperfections qui ne lui permettent pas de jouer le rôle de garant de la coordination de l’économie, et garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

C’est pourquoi les résultats de la rencontre de Dakar sont attendus comme la souligné, le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, de l’Equipement Rural et de la Souveraineté Alimentaire du Sénégal, M. Malick N’DAO « les résultats de cette consultation viendront combler un vide et permettront aux pays, de renforcer le commerce intra-régional dans notre sous-région d’autant plus que les statistiques officielles indiquent que le commerce des produits agroalimentaires ne représente qu’environ 20 à 25 % de la valeur du commerce intra-régional, qui lui-même ne représente qu’environ 15 % maximum des transactions commerciales globales de la région».

Les acteurs partenaires présents ont élaboré des plans d’actions prioritaires pour renforcer les acquis et corriger leurs faiblesses à travers des activités clés à mener à court, moyen et long termes. Le FSRP au niveau régional et dans les pays prendra en compte quelques activités dans son plan de travail et budget (PTBA) de 2024 pour contribuer à renforcer ces partenaires clés afin de dynamiser le commerce intra-régional en Afrique de l’Ouest.

La rencontre de Dakar est donc une première étape pour aider à relever les nombreux défis à l’éclosion d’un véritable marché intra-régional au profit des acteurs et partenaires évoluant dans le secteur de l’agroalimentaire.

Don de semences certifiées et engrais : FSRP-Togo soulage les agriculteurs vulnérables

Publié le 9 février 2025

C’est un appui significatif du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, Projet -Togo (PRSA/FSRP-Togo) aux producteurs de la région Maritime.

Principalement le jeudi 1er août 2024 dans les préfectures moyen-mono Vo, Yoto et Lacs, une distribution de semences certifiées de maïs et de riz a été faite aux profits des producteurs vulnérables de ces zones en perspective à la 2ème saison agricole dans le Sud du Togo.

"La sélection de ces petits producteurs a été faite en prenant en compte le degré de vulnérabilité, et malgré qu’ils soient dans ces conditions, la manière dont ils se battent pour la production agricole", indique Kokou Guidigan, Chef d’agence ICAT Bas-Mono.

Il souligne qu’après la distribution des intrants, son agence poursuivra son travail d’appui-conseil afin que les producteurs puissent suivre les itinéraires techniques de manière à assurer un rendement acceptable.

Selon la clé de répartition, chaque producteur et productrice a eu droit par exemple à 10 kg de semences de maïs pour emblaver demi-hectare. Cette quantité de semence leur permettra de sortir au minimum 2,5 tonnes de maïs après la production.

"Cet appui vient au bon moment surtout dans nos préparatifs pour la prochaine petite saison des pluies. Cette deuxième saison va démarrer à partir de septembre et il est important pour nous d’avoir ces semences à disposition. Actuellement nous sommes en train de faire les dernières récoltes de la première saison et aussitôt fini, nous préparons en même temps les espaces pour le démarrage de la deuxième saison", confie Yawavi Kakpo Djakpata, productrice à Afagnan Totamé dans la préfecture de Bas-mono.

Soulignions qu’en 2023, le FSRP a bénéficié d’un financement additionnel de 20 millions de dollars USD du Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) avec pour objectif de contribuer à étendre les zones d’intervention, le nombre de bénéficiaires et prendre en compte des filières additionnelles telles que les cultures maraîchères, les petits ruminants, les racines et tubercules, le niébé.

Pour cette campagne agricole 2024-2025, le FSRP a étendu ses réalisations dans toutes les régions du pays, et qui a permis au projet d’acquérir au profit de 28 362 producteurs dont 13 895 femmes (48,99%) des semences certifiées de riz, de soja, de maïs et de niébé ainsi que de l’engrais.

À ce jour, sur toute l'étendue du territoire, la distribution des semences est faite à 98% en termes de semences certifiées et d'engrais. Pour cette campagne agricole 2024-2025, des semences certifiées de maïs, riz, soja et niébé ainsi que les engrais ont été distribuées à 28 362 producteurs vulnérables dans les milieux ruraux du pays.  

Cet appui qui est une extension de l’intervention du FSRP grâce aux fonds additionnels du GAFSP vient renforcer celui apporté en 2023 à environ 22 746 producteurs de la région des Savanes et de la préfecture de la Kéran dans le cadre du programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS).

Togo : les points focaux formés sur les techniques de collecte et de traitement des données du tableau de bord du commerce et du marché agricole de la CEDEAO

Publié le 9 février 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du FSRP intitulée « intégration des marchés alimentaires régionaux et le commerce », un tableau de bord du commerce et du marché agricole de la CEDEAO (EATM-Scorecard) a été développé.
Le Scorecard est un outil d’analyse qui vise à mieux documenter le commerce intra régional des produits agroalimentaires, identifier les lacunes des politiques commerciales agroalimentaires et renforcer la mise en œuvre des politiques régionales par les pays.
Pour rendre opérationnel le Scorecard et produire régulièrement des informations nécessaires au suivi des performances dans la mise en œuvre nationale des politiques et réglementations régionales, il a été organisé du 21 au 25 mai 2024, à l’hôtel Woezon à Kpalimé la formation des points focaux des structures impliquées dans la mise en œuvre du SCORECARD au Togo.
Cette formation visait à renforcer les compétences de ces points focaux sur la méthodologie, la collecte, le traitement, l’analyse et le rapportage des données. Elle est organisée en format hybride et regroupe une trentaine de participant en présentiel et en ligne.
Présidés par la direction des politiques de la planification et du suivi évaluation du ministère de l’agriculture, les travaux ont été ouverts par monsieur TAWO O. Kodjovi, qui a souhaité au nom de son directeur, la cordiale bienvenue aux participants avant de rappeler les objectifs et les résultats attendus des cinq jours d’activité. Il s’en est suivi l’intervention du responsable de la composante 3 du FSRP, monsieur NATOR Koffi Edoh qui a fait la présentation du programme en lien avec le SCORECARD, de son processus et sa méthodologie de mise en œuvre.
Cette formation a bénéficié des interventions en ligne de monsieur TCHADOUWA Abasse responsable de la composante 3 au niveau de la CEDEAO et de monsieur SUNDAY Odjo, vice-directeur des opérations de Akademyia 2063.
Il faut rappeler que cette formation au Togo, fait suite à la formation des formateurs organisée par l’ARAA/CEDEAO du 19 au 22 février 2024 à Abuja destinée prioritairement aux équipes des pays du FSRP (Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sierra Léone, Tchad et Togo). L’organisation de cet atelier a été appuyée techniquement par Akademyia 2063.
 

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