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Burkina Faso : 102 ménages vulnérables bénéficient des paniers de résilience avec l’appui du PRSA

Publié le 20 février 2025

La récurrence des perturbations climatiques, les attaques de ravageurs (chenilles légionnaires, et autres), les maladies phytosanitaires couplés au climat sécuritaire fragile constituent des facteurs exposant chaque année de nombreuses personnes au risque d’insécurité alimentaire et de malnutrition.

La conséquence majeure est la décapitalisation des moyens d’existence des communautés avec pour corollaire la détérioration de l’état nutritionnel des groupes les plus vulnérables. Face à cette situation, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, Composante Burkina Faso (PRSA-BF) a entrepris en collaboration avec le Secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA) mettre en œuvre le panier de résilience (PdR).

Le PdR est un paquet d’interventions qui visent à renforcer la résilience des populations vulnérables. Il permet d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables à travers le renforcement de leurs moyens d’existence.  Ainsi, le Programme a accompagné 102 ménages vulnérables dont 18 dirigés par des femmes et 07 par des jeunes. Ces ménages sont issus de 09 villages relevant de 03 régions. Chaque ménage a bénéficié de : i) 30 kg de semences de maïs ; ii) 10kg de semences de niébé ; iii) 80 g de semences maraichères (tomate et oignon) ; iv) 750 kg d’engrais (200 kg NPK, 550 kg Urée) ; v) labours de 3 ha ; vi) 01 kits de matériels de production maraichères (brouette, arrosoir, binette, etc.) ; vii) de l’encadrement technique de proximité. Ces appuis ont permis à chaque ménage d’emblaver 01 ha de niébé, 02 ha de maïs et 0, 25ha de maraichage

Ces ménages seront accompagnés sur une période de 03 ans et l’objectif visé aux termes de l’appui est de faire sortir ces ménages de leur situation de ménages vulnérables.

A l’issue de la première année, les bénéficiaires ont enregistré un accroissement de leurs productions et une augmentation de leurs rendements et de leurs revenus. Cela a permis aux ménages de satisfaire convenablement leurs besoins alimentaires et nutritionnels et de diversifier leurs sources de revenus grâce à la réalisation d’activités connexes (petit élevage et autres) suite à la vente du surplus de leur production ; toute chose contribuant à l’amélioration de leurs moyens d’existence et au renforcement de leur résilience.

Monsieur BOUGMA Piraogo Marcel, est l’un des bénéficiaires du PdR du village de Nassoulou dans la commune de Kindi, à la province du Boulkiemdé dans la région du Centre Ouest. Il témoigne avoir conscience des avantages du PdR à travers ce récit : « Avant les appuis, nous produisions le maïs derrière nos cages en petite quantité pour en consommer frais dès la récolte. Nous ne savions pas que nos sols étaient adaptés pour permettre la culture de cette spéculation sur de telles superficies. Aussi, par faute de moyens, nous n’avions jamais essayé. Cette expérience nous a montré que la production du maïs est rentable et je compte la poursuivre. Ma production du niébé et des produits maraîchers n’était pas aussi développée, mais les appuis conseils et les dotations que j’ai reçus ont permis de beaucoup l’améliorer ».

Madame KIEMTORE Jeanne, bénéficiaire de la même localité dit être satisfaite de l’initiative et le relate en ces termes « Je ne produisais pas du maïs car je ne disposais pas suffisamment de ressource pour le faire. C’est dire donc que nous n’en consommions pas. Je produisais le niébé sur une petite portion seulement. Ce qui ne nous permettais pas d’être à l’abri des besoins alimentaires et autres. Les appuis, m’ont permis d’avoir du maïs et du niébé en grande quantité pouvant me permettre d’assurer la consommation alimentaire de mon ménage sur plusieurs années. Je vais travailler à maintenir cette dynamique ».
 

Les facteurs clés de succès sont l’engagement des bénéficiaires et de leur communauté pour la réussite de l’initiative, l’intégration du maïs dans les habitudes alimentaires des ménages vulnérables, la couverture de leurs besoins alimentaires et nutritionnels, l’adoption des bonnes pratiques agricoles par les bénéficiaires, l’accompagnement des services techniques et des autorités locales.
 

Tableau de bord du commerce et des marchés agricoles de la CEDEAO : Cinq pays se sont réunis pour l'analyse des données à Lomé

Publié le 19 février 2025

35 experts en commerce et développement agricole du Tchad, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, du Togo et de la Commission de la CEDEAO se sont réunis à Lomé du 24 au 28 février 2025 pour analyser et rapporter les données de 2024 sur les flux commerciaux de produits agri-coles dans la région.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du Programme de résilience du système alimentaire de l'Afrique de l'Ouest (FSRP), qui se concentre sur l'inté-gration des marchés et du commerce des produits alimentaires régionaux. Dans ce cadre, un outil d'analyse, le tableau de bord du commerce et des marchés agricoles de la CEDEAO (EATM-Scorecard) a été développé avec le soutien d'AKADEMIYA2063 pour faciliter la documentation du commerce intra-régional des produits agro-alimentaires, identifier les lacunes dans les poli-tiques commerciales et renforcer leur mise en œuvre au niveau régional. Grâce à cet outil, la CEDEAO vise à fournir aux décideurs des données stratégiques pour guider les réformes poli-tiques et promouvoir le commerce intra-régional.

Depuis février 2024, sept pays - le Ghana, le Niger, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, le Burkina Faso et le Mali - ont commencé à mettre en œuvre le tableau de bord. La collecte des données a été achevée au Ghana, au Niger, en Sierra Leone, au Tchad et au Togo, marquant une étape cruciale vers la phase d'analyse et de valorisation des données du projet.

L'atelier a été l'occasion d'apporter un soutien aux équipes techniques nationales. Plus préci-sément, les participants ont évalué le processus de collecte des données et analysé les don-nées afin d'identifier les lacunes et les informations manquantes, de se familiariser avec la pla-teforme du tableau de bord et de développer des outils d'analyse des données appropriés.

Dans des sessions parallèles, les spécialistes de la communication des pays et de la CEDEAO ont travaillé sur l'adaptation de la stratégie et des outils de communication liés à l'initiative.

L'ensemble du processus a été mené sous la supervision de l'équipe régionale du tableau de bord de la CEDEAO, composée d'experts de la Direction du commerce, de la Direction de l'agri-culture et du développement rural et de l'Agence régionale pour l'agriculture et l'alimentation (RAAF/ARAA).

S'exprimant au nom de la Commission de la CEDEAO à l'ouverture de l'atelier, M. Christopher Mensah-Yawson, Chargé de Programme pour le Développement du Commerce à la Direction du Commerce et Gestionnaire du Tableau de Bord au niveau régional, a souligné l'importance de cet outil pour faciliter le commerce intra-régional en Afrique de l'Ouest, encore faible entre les pays, et a appelé à l'extension de cet outil à d'autres pays de la CEDEAO non encore impli-qués dans le FSRP.

Cette initiative représente un pas décisif vers une meilleure intégration des marchés agricoles et un renforcement des politiques commerciales agroalimentaires en Afrique de l'Ouest. En outre, le tableau de bord améliorera la communication des données sur le commerce agricole, avec des recommandations pour les pays afin d'améliorer leur performance dans le contexte du commerce agricole.

Le premier rapport généré à l'aide du tableau de bord devrait être publié en juin 2025, en re-connaissance des 50 ans d'existence de la CEDEAO.

Après l'atelier, les équipes nationales organiseront des ateliers nationaux pour valider le pro-cessus de mise en œuvre du tableau de bord et les données avec le soutien de l'équipe régio-nale.

30 jeunes chercheurs des instituts de recherche agricole formés en méta-analyse dans le cadre du FSRP

Publié le 18 février 2025

A l’initiative du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF), une trentaine de jeunes chercheurs des Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) en Afrique de l'Ouest ont été formés en méta-analyses à Lomé/Togo. Cette rencontre régionale tenue du 29 octobre au 02 novembre 2024 a réuni des chercheurs et enseignants des pays bénéficiaires du Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) et les doctorants parrainés par ledit Programme, originaires d'une quinzaine de pays d’Afrique de l’Ouest.

Les participants ont été formés aux concepts fondamentaux de la gestion et de l'analyse des données agricoles en vue de maitriser les outils et les techniques pouvant leur permettre de mener des analyses de métadonnées.

Grâce à cette formation, les participants disposent d'une base de données exportable qu'ils pourront utiliser pour rédiger des articles scientifiques et capitaliser les résultats pour le CORAF ainsi que pour leurs SNRA respectifs.

Cette formation à Lomé/Togo initiée par le CORAF est une réponse aux besoins exprimés par ses membres en matière de renforcement des capacités sur les thématiques émergents et pratiques du secteur agricole.

De l’avis d’experts, la méta-analyse de données est devenue incontournable dans la recherche scientifique, et particulièrement dans le domaine agricole. Elle représente une évaluation quantitative des connaissances sur un sujet donné, constituant ainsi une compétence essentielle à acquérir, au-delà des compétences classiques de revue de littérature.

De fait, l’application de l’analyse des métadonnées dans le domaine de l’agriculture pourrait faciliter l’identification des lacunes de données et formuler de nouvelles et solides questions de recherche à traiter pour atteindre la sécurité alimentaire. En combinant les résultats d’études individuelles ou nationales, la méta-analyse aboutit à des résumés et des conclusions qui peuvent être utilisés pour expliquer les mécanismes ou phénomènes régionaux

Le Centre Régional AGRHYMET CCR-AOS convie ses partenaires à des échanges techniques régionaux pour une mise en œuvre réussie de la Composante 1 du FSRP

Publié le 18 février 2025

La Composante 1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FRSP), sous la coordination d’AGRHYMET CCR-AOS/CILSS, a organisé du 1er au 6 juillet 2024 à Accra (Ghana), deux rencontres techniques régionales, respectivement avec les pays bénéficiaires francophones et anglophones : Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Tchad, Togo, Sénégal et Sierra Leone. Au total, une cinquantaine de personnes ont pris part à ces deux rencontres.

Les deux rencontres régionales ont passé en revue la mise en œuvre de la composante 1 du FSRP qui portent sur les services de conseils numériques pour la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires. Aux cérémonies officielles de ces rencontres, le Chef de département « Climat, Eau et Météo » d’AGRHYMET CCR-AOS a souligné l’importance de ces cadres qui permettent de se trouver à la fois avec les coordinations du FSRP (régionale et nationales), mais surtout avec les services techniques en charge de la mise en œuvre du Projet. « Ces rencontres permettront aux coordinations du FSRP de mieux comprendre les besoins des services techniques et de les prendre en compte dans la planification », a déclaré Dr Abdou Ali. Le Coordonnateur national de FSRP du pays hôte, Osei Owusu Agyeman, a souligné la nécessité de la collaboration entre tous les acteurs : « Nous devons tous nous associer pour lutter contre l’insécurité alimentaire. C’est pourquoi nous nous sommes réunis ».

A travers des sessions plénières et des discussions de groupe, ces rencontres ont permis de partager les expériences entre pays. Il ressort des interventions que des succès ont été enregistrés toutefois des défis restent à être relevés. Les échanges ont aussi permis de mieux s’imprégner des activités d’AGRHYMET CCR-AOS à travers la présentation de la brochure par le Coordonnateur Dr Agali Alhassane du « Guide sur les services ». Les échanges ont permis de disposer une compréhension commune des indicateurs de suivi et d’évaluation du Programme.

Par ailleurs, l’équipe de mission de la composante 1 de FSRP a recueilli les besoins institutionnels des participants par pays. Ces besoins se focalisent essentiellement sur les formations techniques à la carte ou de longue durée suivant les thématiques des offres d’AGRHYMET CCR-AOS/CILSS. Avant de terminer chaque rencontre, des recommandations ont été formulées par les participants. L’une de celles-ci à l’endroit d’AGRHYMET CCR-AOS portent sur l’organisation périodique des rencontres techniques régionales avec les pays bénéficiaires. 

Renforcement des capacités du personnel du Centre régional AGRHYMET CCR-AOS sur le Genre et la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG)

Publié le 18 février 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP), il a été organisé, du 24 au 26 juin 2024 à Niamey/Niger, un atelier de renforcement de capacités du personnel d’AGRHYMET CCR-AOS, institution spécialisée du Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) basée à Niamey. Cette formation in situ a porté sur le thème : « Prise en compte du genre et des Violences Basées sur le Genre (VBG) des Abus et Exploitations Sexuels (AES) et harcèlements Sexuels (HS) dans l’élaboration des projets et programmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Elle a été organisée dans le cadre de la composante 1 de FSRP intitulée « Services de conseil numérique pour la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires » mise en œuvre par AGRHYMET CCR-AOS avec le financement de la Banque mondiale. L’objectif vise à contribuer à l’élimination des inégalités entre les hommes et les femmes dans les activités des secteurs agricoles et climatiques, cette importante formation a enregistré la participation d’une vingtaine d’experts d’AGRHYMET CCR-AOS actifs dans la conception et à la mise en œuvre des projets et programmes au bénéfice des communautés ouest-africaines et sahéliennes.

A la cérémonie d’ouverture, le Coordonnateur de la composante 1 du projet FSRP, Dr Alhassane Agali, a souhaité la bienvenue aux participants. Il a souligné que les questions des sauvegardes environnementales et sociales, en général et des VBG et AES/HS, en particulier sont bien inscrites dans l’agenda d’AGRHYMET CCR-AOS comme d’importantes normes de performance pour la sécurité des acteurs et bénéficiaires de ses interventions dans les pays de l’Afriques de l’Ouest et du Sahel. Le mot d’ouverture de l’atelier de formation a été prononcé par le Pr Atta Sanoussi, Chef du Département Formation et Recherche (DFR), Représentant le Directeur Général d’AGRHYMET CCR-AOS. Dans son allocution, Pr Sanoussi a mentionné la pertinence de l’activité qui s’inscrit dans la politique Genre du CILSS et a félicité la composante 1 du projet FSRP pour le choix de la thématique et de l’approche pédagogique.

L’atelier a été animé conjointement par Dr Mariame Maïga, Conseillère régionale Genre et Développement Social au CORAF (Sénégal) et l’Experte en prévention, lutte et atténuation des VBG du FSRP, Mme Assétou Kaboré (Niger) basée à AGRHYMET CCR-AOS. A l’issue de l’atelier, les participants ont manifesté leur satisfaction vis-à-vis des nouvelles connaissances acquises en lien avec le Genre et les VBG. En effet, les formatrices ont clarifié les notions de Genre et de VBG en lien spécifiquement avec la sécurité alimentaire et nutritionnelle, un domaine vital pour les femmes et les hommes exposés aux affres du changement climatiques dans la sous-région. 

Renforcement du programme académique de l’AGRHYMET CCR-AOS : des réflexions tenues à Dakar

Publié le 18 février 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Programme de Résilience du Système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), AGRHYMET CCR-AOS/CILSS a organisé en collaboration avec Walker Institute, du 21 au 26 juillet 2024 à Dakar (Sénégal), un atelier de co-développement de modules de formation et de validation d’outils d’évaluation de l’impact des formations. Walter Institute est affilié à l’University de Reading et est basé en Angleterre. Des modules ont été co-développés pour mettre à jour les formations du Département Formation et Recherche (DFR) d’AGRHYMET CCR-AOS et des formulaires en ligne ont été conçus pour permettre l’évaluation des formations.

Cet atelier organisé en présentiel est l’aboutissement de plusieurs sessions virtuelles de collaboration avec Walker Institute. Il a permis de renforcer le programme de formation du Centre AGRHYMET CCR-AOS en coproduisant un contenu final. Les experts ont aussi formulé des recommandations en vue de mettre en place un programme à long terme d’AGRHYMET CCR-AOS/CILSS y compris l’organisation d’écoles d’été.

Les participants des deux institutions à la rencontre de Dakar ont défini une feuille de route pour la suite de leur collaboration. Pour rappel, la composante 1 du FSRP est intitulé « Services de conseil numérique pour la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires » et est financée par la Banque mondiale. Le volet des formations est intégré dans la composante 1 et est consacré dans un rôle capital.

AGRHYMET Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET CCR-AOS) renforce les capacités de son personnel sur les notions de Qualité, Hygiène, Santé, Sécurité et Environnement au travail

Publié le 18 février 2025

Quarante (41) participants dont 08 femmes, tous membres du personnel du Centre régional AGRHYMET CCR-AOS se sont familiarisés avec les notions de « Qualité, Hygiène, Santé, Sécurité et Environnement (QHSSE) au travail » du 6 au 9 mai 2024 à Niamey au Niger. Cette formation en format hybride (en présentiel et en ligne) a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale.

A la cérémonie officielle d’ouverture, le 6 mai, le Responsable de la Composante 1 du FRSP, Dr Alhassane Agali, a souhaité la bienvenue aux participants et a situé le contexte de cette rencontre inscrite dans la mise en œuvre des activités de sauvegarde environnementale et sociale y compris les Exploitations, Abus Sexuels et Harcèlement Sexuel (EAS/HS). Le Directeur Général de l’AGRHYMET, représenté par Dr Abdou Ali, Chef du Département Information et Recherche, a salué la pertinence de la thématique et a encouragé les participants à en tirer le meilleur parti.

Les modules ont porté essentiellement sur la règlementation et les risques en matière QHSSE. Au cours de la formation, le chef de l’Unité de Management et des Ressources humaines du CILSS, a présenté le système d’évaluation des performances du personnel du CILSS. La formation a connu une participation active et a lié la pratique à la théorie à travers la visite orientée du laboratoire d’entomologie et la salle TELECOM de AGRHYMET.

La QHSSE fait référence à un ensemble de disciplines et de pratiques mises en place dans les organisations pour assurer un environnement de travail sûr, sain, respectueux de l’environnement et de haute qualité.

Cette formation contribuera à apporter des bénéfices considérables aux apprenants, à la fois en termes de sécurité, de santé, de compétences et de bien-être, tout en contribuant positivement à l'efficacité et à la réputation du centre régional AGHHYMET. C’est pourquoi le Directeur Général du centre régional AGRHYMET, Dr Mahalmoudou Hamadoun Maiga, n’a pas manqué de saluer les résultats atteints tout en exhortant les travailleurs bénéficiaires de cette formation à mettre en pratique les connaissances acquises pour le rayonnement du Centre AGRHYMET CCR-AOS. 

Journée portes ouvertes sur le parc technologique du Togo : les visiteurs découvrent les technologies et innovations pour booster la productivité agricole

Publié le 18 février 2025

Le parc de technologie agricole de Davié au Togo, piloté par l'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), a ouvert ses portes le mercredi 11 septembre 2024 aux producteurs agricoles et éleveurs du Togo. Cette journée portes ouvertes, organisée en partenariat avec le CORAF dans le cadre des projets FSRP et iREACH a permis aux participants de découvrir les dernières avancées technologiques développées pour améliorer les systèmes de production agricole et d’élevage.

Les parcs de technologies agricoles, mis en place dans 9 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre par le CORAF, sont des plateformes dynamiques qui rapprochent les producteurs des innovations agricoles. À Davié, plusieurs technologies ont été mises en lumière, notamment des semences climato-intelligentes à cycle court, des technologies pour l’aquaculture, l’élevage de lapins, de porcs et de volailles, les pratiques agronomiques ainsi que des solutions de transformation agroalimentaire.

Ce parc technologique joue un rôle clé dans la mise en relation des chercheurs et des agriculteurs, comblant le fossé entre la théorie et la pratique. Les résultats de recherche, testés sur différentes variétés et conditions de sol, sont présentés aux producteurs dans un environnement pratique où ils peuvent évaluer et adopter ces technologies pour leurs propres exploitations.

En complément de cette journée portes ouvertes, des visites régulières sont prévues pour les utilisateurs potentiels des technologies et innovations exposées. L'ITRA, avec le soutien du CORAF, travaille en partenariat avec des universités et écoles agricoles de la région afin d’offrir de contribuer à l’amélioration de la formation des acteurs du monde agricole de demain tout en renforçant l'adoption à grande échelle des technologies agricoles.

Il faut noter que l’initiative du parc de technologie agricole de Davié a commencé en 2023 avec l’accompagnement technique et financier des projets FSRP et iREACH coordonnés par le CORAF.

Plusieurs autres parcs de technologies agricoles sont en cours de mise en place au Togo pour rapprocher les producteurs des technologies et innovations disponibles afin qu’ils intègrent les technologies et innovations dans leur système de production. Grâce aux parcs de technologies agricoles, les producteurs togolais disposent d’outils concrets pour améliorer la productivité et répondre aux défis climatiques et économiques actuels.

Le CORAF et l’Alliance de Bioversity International et CIAT stimulent l’adoption des technologies climato-intelligentes dans la chaîne de valeur Riz

Publié le 18 février 2025

Face aux défis climatiques, les cultures stratégiques, comme le riz, doivent impérativement s’adapter pour garantir la résilience des systèmes de production agricole. C’est dans cette perspective que le CORAF, en partenariat avec l’Alliance de Bioversity International et CIAT, à travers le projet AICCRA (Accélérer l'impact de la recherche climatique du CGIAR en Afrique) AfricaRice, et le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), a organisé un atelier régional du 26 au 28 août 2024 à Cotonou/Bénin afin de discuter des innovations et des technologies capables de renforcer la résilience des systèmes rizicoles en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Dr Elliot Dossou-Yovo, Coordonnateur AICCRA Mali a présenté aux participants notamment les Coordonnateurs pays, les spécialistes riz et conseillers agricoles des pays de mise en œuvre du FSRP les différentes technologies éprouvées disponibles, en insistant sur la nécessité de créer des mécanismes efficaces pour leur adoption à grande échelle. Plusieurs technologies et innovations climato-intelligentes identifiées ont démontré leur potentiel à optimiser la production tout en tenant compte des contraintes climatiques. A titre d’exemples, on peut citer : RiceAdvice, Smart-Valleys, le mouillage et le séchage alternatifs (AWD), le système intégré riz-poisson, le Pay as you go, les variétés de riz résilientes au climat. Ces innovations sont cruciales pour améliorer la résilience des systèmes agricoles, augmenter la productivité, et garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour des millions de personnes dans la région.

« Dans la chaine de valeur riz, plusieurs technologies, innovations et savoirs de la recherche ont été développées et déployées dans les pays. Il urge que ces innovations soit mises à échelle afin d’atteindre et d’impacter positivement les bénéficiaires finaux que sont les exploitations agricoles familiales » a rappelé Dr. Angelo DJIHINTO, représentant l’INRAB à l’ouverture de l’atelier.

« La prise de conscience générale du changement climatique a conduit au développement de plusieurs approches et technologies intelligentes face au climat, qui restent malheureusement méconnues du grand public, notamment dans le secteur agricole. Leur adoption massive est indispensable pour la résilience de nos systèmes alimentaires. » a souligné Dr Komla Kyky Ganyo, assistant technique FSRP du CORAF.

Pour Dr Alcade Segnon, chercheur à l’Alliance de Bioversity International et CIAT et responsable scientifique Afrique de l’Ouest du projet AICCRA, «il est essentiel de diffuser ces technologies à grande échelle pour le bénéfice des producteurs africains. ».  

Financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par l’Alliance de Bioversity International et CIAT, le projet AICCRA vise à promouvoir l’adoption et l’utilisation des technologies et innovations d’agriculture intelligente face au climat ainsi que des services d’information climatique. En Afrique de l’Ouest, l’objectif est de garantir la mise à échelle de ces technologies et innovations en s’appuyant sur des partenariats multi-acteurs. Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (PRSA/FSRP) financé par la Banque mondiale et mis en œuvre dans 9 pays est considéré comme un canal idéal pour cette diffusion à grande échelle des technologies dans la chaine de valeur riz. Cet atelier vise à informer les parties prenantes du FSRP sur ces technologies disponibles et à définir des actions pour leur adoption dans la région.

Au terme des présentations, les participants ont identifié les activités clés, les recommandations à l’endroit des pays de mise en œuvre du FSRP et les meilleures stratégies pour diffuser ces technologies auprès des agriculteurs, en mettant un accent particulier sur les exploitations familiales qui représentent une large part de la production rizicole dans la région.

« La technologie Smart-Valley nous a beaucoup intéressé car celle nécessite la mobilisation de toute la communauté, surtout les femmes. De retour au Mali, nous allons sensibiliser davantage les parties prenantes afin de pourvoir mettre en œuvre cette innovation au Mali » a affirmé Sory Ibrahim Konaté de l’équipe FSRP Mali.

Par ailleurs, l'atelier a permis de dégager une feuille de route claire pour l'utilisation et la mise à échelle des technologies climato-intelligentes dans la chaîne de valeur riz. Cette feuille de route comprend des actions concrètes pour renforcer l'adoption de technologies dans les pays de mise en œuvre du FSRP.

Tchad : 25 acteurs de la chaîne de valeur sésame formés sur la gestion des pertes post-récolte et l’élaboration de plans d’affaires avec l’appui du PRSA

Publié le 15 février 2025

Dans le cadre de ses activités, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel (PRSA-TD) a organisé une formation de quatre (04) jours à la Plate-forme d’Innovation « Sésame Grain » de Tapol, dans la province du Logone occidental. L’initiative, en partenariat avec l’Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD), a réuni 25 participants, dont 15 femmes, pour aborder les thématiques clés sur la gestion des pertes post-récolte et l’élaboration de plans d’affaires.

Au programme, des sessions théoriques et des cas pratiques ont permis aux participants de mieux comprendre les enjeux liés à la conservation des produits agricoles et à la structuration de leurs activités. La formation a mis l’accent sur les technologies agricoles climato-intelligentes et sensibles au genre et à la nutrition, tout en abordant les stratégies de lutte contre les ravageurs et les maladies.

La gestion des pertes post-récolte est un problème majeur pour les producteurs agricoles du Tchad, où le climat et l’insuffisance des infrastructures compliquent le stockage et la conservation des récoltes. Grâce à cette formation, les agriculteurs ont acquis des compétences pratiques en matière de conservation et de stockage, afin de réduire les pertes, améliorer la qualité des produits et augmenter la rentabilité des exploitations agricoles.

L’élaboration de plans d’affaires est essentielle pour structurer l’activité des producteurs et faciliter l’accès au financement. En apprenant à concevoir des business plans adaptés aux réalités du marché, les participants pourront mieux gérer leurs ressources, attirer les investisseurs et développer leurs activités à une échelle plus large. Cet outil stratégique devrait permettre de renforcer la compétitivité du secteur agricole tchadien.

Il convient de souligner que ces formations, bien que spécifiques s’inscrivent dans une démarche globale de développement durable de l’agriculture au Tchad, visant à doter les petits producteurs des technologies et stratégies nécessaires pour faire face aux défis socio-économiques du pays.

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