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Sénégal : financement de 50 fermes modernes de 20 hectares dédiées aux coopératives agricoles communautaires (CAC)

Publié le 15 février 2025

Dans le cadre des orientations stratégiques du Gouvernement du Sénégal en matière de souveraineté alimentaire, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA-FSRP SN) finance à hauteur de 22,5 millions de dollars la mise en place de 1000 hectares répartis sur 50 fermes modernes de 20 ha dédiées aux coopératives agricoles communautaires (CAC).

Le Sénégal fait un pas de plus vers l’atteinte de la souveraineté alimentaire grâce à la contribution du FSRP –SN qui va financer cinquante (50) fermes agricoles modernes.  Ces fermes seront dédiées aux Coopératives Agricoles Communautaires (CAC) et réparties sur une superficie totale de mille (1 000) ha dans différentes régions du Sénégal.

La mise en place des CAC constitue une initiative adossée à la Stratégie de souveraineté alimentaire (SSA) initiée par le Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage (MASAE). Elle contribue à la mise en œuvre de la vision des nouvelles autorités exprimée dans le référentiel 2050 pour « un Sénégal Souverain, Juste et Prospère » à travers une approche systémique et des efforts endogènes. Les CAC visent donc à stimuler le développement rural, créer des emplois durables à travers la mise en exploitation des fermes agricoles dotées d’infrastructures modernes.

Une coopérative agricole communautaire est une organisation collective formée par des agriculteurs et éleveurs d'un même espace communautaire, dans le but de mutualiser leurs ressources pour améliorer leurs pratiques et promouvoir le développement économique local.

Plusieurs variantes de fermes couvrant des superficies de 20 ha extensibles à 200 ha et implantées dans des communes à potentialités avérées ont été étudiées. Pour chaque ferme, la superficie sera divisée en parcelles allant de 1 à 5 hectares qui seront allouées aux bénéficiaires.

A terme, l’enjeu derrière la mise en place des CAC est de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire du pays. En effet, la réduction de la dépendance alimentaire du Sénégal constitue un enjeu majeur lié à la mise en place des CAC, si l’on sait que 1070 milliards de FCFA sont dépensés chaque année par le Sénégal en importation de denrées alimentaires, selon Dr Mabouba Diagne, Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage (MASAE) citant les chiffres de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). A l’en croire, « … un pays qui importe autant de nourriture, exporte des emplois. La souveraineté alimentaire passe par la limitation des importations et une « nouvelle approche » de développement agricole... ».

Le FSRP SN, pour impulser les CAC à travers les agences d’exécution !

Cette nouvelle approche dans la modernisation des systèmes d'exploitation agricole et pastorale se veut un exemple de partenariat réussi entre le FSRP SN, la tutelle, les services techniques, les partenaires financiers et les collectivités territoriales. C’est ainsi qu’à la suite de la mission de supervision de la Banque Mondiale tenue en novembre 2024, et conformément aux orientations du Gouvernement du Sénégal, il a été retenu de procéder à la restructuration du FSRP afin d’impulser la création des CAC en relation avec l’Agence Nationale d’Insertion et de Développement Agricole (ANIDA) et la Direction des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels (DBRLA).

L’objectif visé à travers ce partenariat est de réaliser trente (30) fermes de vingt (20) ha par l’ANIDA (600ha) et vingt (20) fermes de vingt (20) ha par la DBRLA (400ha). Les activités à financer vont porter sur la réalisation de fermes agricoles, d’élevage ou intégrées, équipées de forages avec des systèmes d’irrigation (pivot, goutte à goutte, aspersion) au solaire et au groupe électrogène d’appoint pour le pompage intégrant des bassins de reprise pour sécuriser l’approvisionnement en eau. Les fermes seront également équipées de magasins de stockage modernes, de serres et d’autres infrastructures.

Un comité technique multiacteurs mis en place par le Ministère de l’agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage travaille sur la modélisation des CAC et propose d’y intégrer les aspects de mécanisation. En outre, les agences d’exécution du FSRP SN ont recommandé la mise en place de fonds de roulement et des services de conseil agricole permettant le suivi et la planification des activités de production agricole et animale.

L’ANIDA et la DBRLA jouent un rôle clé dans l’identification des sites, la conception des périmètres agricoles et d’élevage modernes et l’accompagnement technique des coopératives bénéficiaires, en rapport avec la tutelle, le comité technique et le FSRP SN. A ce jour, le processus d’identification des sites est en cours, en étroite collaboration avec les maires des communes concernées.

Pour la livraison des CAC, le FSRP et ses deux agences d’exécution comptent s’appuyer sur le capital expérience des AGEX et les acquis de projets d’irrigation. Les premières étapes franchies par le Comité technique démontrent que les bases sont solides pour transformer cette ambition en réalité. Le FSRP SN, en accompagnant ce projet, confirme ainsi son rôle de catalyseur dans le renouveau agricole sénégalais.

Ghana : Le vice-président régional de la Banque mondiale pour la région Afrique, M. Ousmane Diagana, a visité les principales réalisations du Ghana en matière de résilience des systèmes alimentaires

Publié le 15 février 2025

Le vice-président régional de la Banque mondiale pour la région Afrique, M. Ousmane Diagana, a visité des sites agricoles clés au Ghana, notamment le système d'irrigation de Kpong à Asutuare et le système d'irrigation de Kpong Left Bank.

Sa visite le 13 janvier 2025 a mis en évidence l'engagement de la Banque mondiale à soutenir la transformation agricole du Ghana et à promouvoir la croissance économique grâce à des pratiques agricoles durables.

La participation de la Banque mondiale au projet du commerce agricole du Ghana a donné des résultats impressionnants, la productivité atteignant près de six tonnes par hectare, soit un peu moins que l'objectif de sept tonnes. Ces résultats démontrent l'impact transformateur du projet sur le secteur agricole ghanéen.

Au cours des discussions, M. Diagana a souligné la position stratégique du Ghana en tant que plaque tournante régionale, offrant des possibilités de collaboration avec les pays voisins tels que la Sierra Leone afin d'améliorer la productivité agricole.

Il a souligné les avantages économiques d'une augmentation de la production locale de riz afin de réduire la dépendance à l'égard des importations. En se concentrant sur la production locale, le Ghana pourrait canaliser des fonds vers des secteurs essentiels tels que l'éducation et les soins de santé, tout en créant des emplois dans l'ensemble de la chaîne de valeur agricole.

La Banque mondiale s'est engagée à combler le déficit de financement de 30 millions de dollars pour la mise en œuvre du programme de résilience des systèmes alimentaires (FSRP) afin d'améliorer l'irrigation et la productivité agricole.

La Banque mondiale a réaffirmé son engagement à soutenir de telles initiatives, en soulignant l'importance d'objectifs ambitieux et de partenariats solides. M. Diagana a appelé à une collaboration accrue avec le secteur privé afin de créer un environnement propice aux investissements agricoles, qui stimuleraient la création d'emplois et renforceraient la résilience économique.

M. Osei Owusu Agyeman, Coordonnateur National du Programme de résilience des systèmes alimentaires (FSRP-Ghana), a souligné les initiatives en cours dans le cadre du FSRP, notamment la construction et la rénovation de laboratoires vétérinaires à Dormaa Ahenkro et Accra, ainsi que de laboratoires et de banques de semences dans les installations du CSIR à Bunso, Kumasi et Tamale, conçues pour renforcer les liens entre la recherche et l'industrie. Par ailleurs, les entrepôts, les postes frontières et les marchés ont été réhabilités afin de renforcer les capacités commerciales régionales. 

Le FSRP Ghana a à son actif de nombreuses réalisations clés, comme le soutien aux produits de base prioritaires tels que le maïs, le riz, le soja, les tomates et la volaille, la promotion de technologies intelligentes face au climat, sensibles aux jeunes et au genre, ainsi que la surveillance des ravageurs et des maladies pour protéger les cultures et le bétail. L'achat de 20 stations météorologiques automatisées pour l'Agence météorologique du Ghana est une étape clé pour fournir des prévisions météorologiques locales et des informations climatiques adaptées aux agriculteurs. Les initiatives du FSRP reposent sur les piliers de la durabilité, de l'appropriation et des partenariats public-privé, qui visent tous à renforcer la préparation du Ghana contre l'insécurité alimentaire.

Tchad : Remise de plus de 3000 tonnes de semences améliorées aux producteurs en prélude à la campagne agricole 2024

Publié le 15 février 2025

En préparation à la campagne agricole 2024, la coordination nationale du Programme de Résilience du Système Alimentaire au Tchad (PRSA-Tchad) a lancé une vaste opération de distribution de semences améliorées. Plus de 3000 tonnes de semences de sésame et de maïs ont été remises à plus de 5000 producteurs dans les régions du Logone occidental et du Logone oriental.

Cette initiative, menée du 15 au 20 juillet 2024 par la coordination régionale de Moundou du PRSA-Tchad, vise à renforcer la résilience des ménages vulnérables qui dépendent principalement de l'agriculture pour leurs revenus. Lors de cette campagne de distribution, les responsables du PRSA-Tchad ont également eu l'occasion de rencontrer les membres du collège des femmes semencières, soulignant ainsi l'importance de l'inclusion des femmes dans le développement agricole.

L'objectif principal de cette distribution est de fournir aux producteurs des semences de qualité supérieure, ce qui permettra d'améliorer la production agricole et de garantir la sécurité alimentaire des communautés locales. En disposant de semences améliorées, les agriculteurs peuvent espérer une récolte plus abondante et plus résistante aux aléas climatiques, contribuant ainsi à une meilleure résilience face aux défis environnementaux et économiques.

Le PRSA-Tchad financé par la Banque mondiale continue de soutenir les agriculteurs à travers diverses initiatives et programmes, démontrant son engagement à améliorer les conditions de vie des populations rurales et à assurer la durabilité du système alimentaire au Tchad. Cette distribution de semences n'est qu'une des nombreuses actions entreprises pour renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir le développement agricole dans le pays.

Ghana : dégustation publique de poulet produit localement lors de la Journée nationale des agriculteurs

Publié le 15 février 2025

Dans le cadre des activités organisées pour la Journée nationale des agriculteurs (AGRIFEST 2024), le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP/PRSA) a présenté une initiative originale intitulée « FSRP Chicken Road Show ». Cette exposition itinérante, initiée par le Ministère de l’Alimentation et de l'Agriculture du Ghana (MOFA), a permis de promouvoir le poulet de chair produit localement, en offrant au public l'opportunité de déguster gratuitement entre 1 000 et 2 000 poulets lors des festivités organisées au parc Efua Sutherland à Accra/Ghana.

En 2021, les importations de poulets et de produits dérivés au Ghana ont excédé 300 millions de dollars. Pour répondre à cette dépendance à l’égard des importations, le MOFA et le FSRP mettent en œuvre un Programme d’Intensification de l’Aviculture (PIS). Doté d’un financement de 12,5 millions de dollars sur cinq (5) ans, ce programme ambitionne de revitaliser l’industrie locale du poulet de chair en soutenant la production, la transformation et la commercialisation d’au moins deux millions de volailles par an.

Les éleveurs bénéficiaires, à travers des crédits d'intrants, reçoivent des poussins d’un jour, des aliments pour animaux et des vaccins. En outre, ils sont formés aux meilleures pratiques modernes et aux technologies climato-résilientes. Des subventions de contrepartie leur permettent d’acquérir des équipements pour la transformation et le stockage frigorifique, éléments essentiels pour une production durable et compétitive.

En juillet 2024, 22 éleveurs provenant de six (6) régions – Ashanti, Bono, Volta, Greater Accra, Central et Eastern – ont été sélectionnés pour rejoindre le programme. Depuis, huit (8) d’entre eux ont reçu : 360 500 poussins d’un jour, 911 000 doses de vaccins (notamment HBI, Lasota, Umboro 1 & 2) et 1 179 tonnes d’aliments pour animaux.

Ces efforts, représentant un investissement de près de 830 000 USD, ont permis de produire environ 400 000 poulets en seulement quatre mois (jusqu’à fin octobre 2024).

Les poulets produits dans le cadre du FSRP/PRSA sont soumis à des inspections rigoureuses menées par des équipes de contrôle composées de représentants de l’APD-MOFA, du Département des services vétérinaires, ainsi que des experts sociaux et environnementaux du FSRP/PRSA. Ces inspections garantissent le respect des normes industrielles, notamment en matière de biosécurité, de qualité des aliments, de protocoles de vaccination et de santé générale des volailles.

Cette exposition itinérante ne s’est pas contentée de promouvoir le poulet local. Elle a mis également en avant les efforts du MOFA et du FSRP/PRSA pour développer une production avicole durable, saine et abordable. En dégustant ces poulets grillés sur place, le public a pu non seulement apprécier leur qualité, mais aussi mieux comprendre l’importance de soutenir les producteurs locaux.

Avec le soutien de la Banque mondiale, cette initiative symbolise l’engagement du Ghana à construire une industrie avicole autonome, durable et résiliente, bénéfique à la fois pour les producteurs et les consommateurs.

Mali: 161616 producteurs dont 36 414 de femmes bénéficient de 1056 tonnes de semences agricoles pour la campagne 2023-2024

Publié le 15 février 2025

Le Gouvernement du Mali a sollicité et obtenu de la Banque mondiale, un financement pour appuyer les producteurs de la zone d’intervention du PRSA-Mali en semences. C’est dans ce cadre qu’au mois d’août 2023, le programme a acquis et distribué aux producteurs de ses communes d’intervention 1056 tonnes de semences améliorées composées : de 463 tonnes de maïs, 592 tonnes de riz et 1059kg d’oignon.e

L’acquisition de ces semences agricoles a mobilisé les responsables du programme, ainsi que toutes les parties prenantes, pour la réussite des opérations de distribution de ces intrants. Pour ce faire, des commissions ont été mises en place, du niveau national jusqu’au niveau cercle et communal.

Les 1056 tonnes de semences agricoles distribuées bénéficient à 161616 producteurs dont 36 414 (23%) femmes.

Le tableau ci-dessous donne le détail de la répartition et du nombre de bénéficiaires par cercle d’intervention du PRSA-Mali.

Région

Cercles

Quantités de semences livrées et distribuées

Nombre de bénéficiaires finaux des semences PRSA-Mali

  
  

Maïs                    (en tonne)

Riz               (en tonne)

Oignon (en kg)

HommeFemmeTotal  
SégouSégou

5

140

154

10 493

483

10 976

  
Niono

0

54

450

4424

4025

8 449

  
KoutialaKoutiala

40

40

100

13 167

819

13 986

  
Yorosso

10

10

40

1379

42

1 421

  
SikassoSikasso

373

303

247

81 396

26 852

108 248

  
Kadiolo

35

45

68

14 343

4193

18 536

  
TOTAL 

463

592

1 059

125 202

36 414

161 616

  
    

%

77

23

 

  

Il faut retenir, que malgré le retard constaté dans la livraison des semences, l’opération a été favorablement accueillie par l’ensemble des acteurs impliqués (producteurs, collectivités, administrations et encadrement).

La campagne a connu un arrêt des pluies qui a atteint les 20 jours, après les périodes effectives d’installation des cultures, ce qui a nécessité des opérations de re-semis dans tous les cercles couverts par le programme.

La prise en compte des recommandations permettrait d’améliorer les prochaines opérations. Les producteurs demandent que les intrants agricoles leur parviennent au plus tard au mois de mai.

Burkina Faso : Suivi de la réalisation des activités sur le terrain dans la région de la Boucle du Mouhoun

Publié le 15 février 2025

Du 20 au 23 janvier 2025, une mission de supervision conduite par le Coordonnateur du Programme de Résilience du Système Alimentaire du Burkina Faso (PRSA-BF), accompagné de la spécialiste chaînes de valeur, s’est rendue dans la région de la Boucle du Mouhoun pour évaluer les avancées du programme sur le terrain.

La mission a débuté par une visite de courtoisie aux autorités locales, marquant ainsi l’importance de la collaboration avec les acteurs institutionnels dans la mise en œuvre des initiatives du PRSA-BF. Par la suite, l’équipe s’est dirigée sur le terrain, accompagnée par des membres de l’Unité de Gestion Régionale (UGR). Plusieurs réalisations ont été visitées, notamment les microprojets soutenus dans divers maillons des chaînes de valeur agricoles et les magasins de stockage en construction dans les provinces du Mouhoun et des Balés.

L’évaluation a mis en lumière des avancées encourageantes, notamment un état d’avancement jugé satisfaisant dans la construction des magasins de stockage. Ces infrastructures stratégiques visent à renforcer la capacité des producteurs à mieux conserver leurs récoltes et à réduire les pertes post-récolte.

Cependant, des insuffisances ont été relevées sur certains aspects des microprojets. Face à ces défis, des observations et recommandations ont été formulées pour améliorer l’efficacité et l’impact des interventions. Ces propositions serviront de base pour ajuster les actions du programme et maximiser les retombées pour les communautés bénéficiaires.

Le Coordonnateur du PRSA-BF a également apporté une lueur d’espoir aux producteurs des bas-fonds identifiés pour des travaux d’aménagement. Il les a rassurés que les sites seront prochainement remis aux entreprises pour démarrer les travaux, concrétisant ainsi une étape cruciale pour l’amélioration des moyens de subsistance des populations locales.

Cette mission illustre l’engagement du PRSA-BF à suivre de près la mise en œuvre de ses activités et à travailler en synergie avec les parties prenantes pour renforcer la résilience des systèmes alimentaires au Burkina Faso. À travers un suivi rigoureux et des ajustements stratégiques, le programme ambitionne de créer un impact durable pour les populations rurales.

Ghana : formation des formateurs pour améliorer la production des tomates et faire face aux pénuries

Publié le 15 février 2025

Afin de remédier aux fluctuations annuelles des prix des tomates dans le pays et d'assurer la disponibilité des tomates tout au long de l'année au Ghana, le Ministère de l'alimentation et de l'agriculture, par l'intermédiaire du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP), a déployé une combinaison d'interventions dans des sites de production de tomates sélectionnés dans le pays, principalement dans le nord du Ghana. Dans le cadre de cette initiative, plusieurs exercices pratiques sur le terrain ont été organisés à l'intention des responsables techniques de l'agriculture.

Les interventions, qui bénéficient d'une subvention norvégienne de 2 274 300 dollars et d'une supervision de la Banque mondiale, visent à réorganiser l'industrie ghanéenne de la tomate en vue d'une production en saison sèche.

Au total, 1500 producteurs de tomates seront soutenus par le programme de tomates norvégien du FSRP, avec des intrants et une mise à niveau des connaissances en vue de produire un total de 10 000 tonnes de tomates d'ici février de l'année prochaine.

A Tono, localité située au Nord Est du Ghana, la formation pratique a consisté en des tests de germination, la préparation de balles de riz carbonisées pour le biochar, la stérilisation des milieux pédologiques, l'établissement de pépinières en plateaux et en casiers, l'établissement de pépinières au sol, la construction de filets anti-insectes et la solarisation du sol.

Les tomates sont un élément essentiel du régime alimentaire au Ghana, représentant 40 % des dépenses en légumes. Cependant, seulement 34 % des 1,4 million de tonnes de tomates consommées chaque année sont produites localement, ce qui entraîne des importations substantielles (en particulier entre décembre et mai).

La formation des producteurs et les acteurs de la chaîne de valeur des tomates qui sera assurée par les services techniques du Ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture du Ghana permettra aux producteurs d’utiliser des semences de qualité et bien adaptées aux variations saisonnières et climatiques locales. Cette formation permettra de pallier les problèmes logistiques liés à la lutte contre les parasites et les maladies, de services de vulgarisation limités, de mauvaises pratiques agronomiques et agricoles qui conduisent aux faibles rendements dans la production des tomates. 

Burkina Faso : Plus de 15 milliards de FCFA à investir en 2025 pour renforcer la résilience alimentaire avec l’appui du FSRP

Publié le 15 février 2025

La deuxième session du Comité de pilotage du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest, Composante Burkina Faso (PRSA-BF), s’est tenue le lundi 30 décembre 2024, sous la présidence de monsieur Moussa ZIDA, Responsable du Programme budgétaire 075 intitulé « Aménagement Hydro-agricoles et Irrigation ». Cette session a permis de dresser le bilan annuel du programme et d’adopter le plan de travail et le budget pour l’année 2025.

À la date du 30 septembre 2024, le PRSA-BF a affiché des résultats prometteurs avec un taux d’exécution physique de 74 % et un taux d’exécution financière de 78,38 %, couplé à un décaissement de 50,90 %. Par ailleurs, 78 % de la cible des bénéficiaires directs ont été atteints, traduisant une avancée significative dans la réalisation des objectifs du programme.

En termes de réalisations concrètes, on note en ce qui concerne l’appui au labour, plus de 6 000 hectares de bas-fonds et hautes terres mis en valeur au profit de 11 399 producteurs, dont 42 % de femmes et 39 % de jeunes. On note aussi la distribution de 37 500 tonnes d’engrais et de 1 338 tonnes de semences améliorées au bénéfice de 472 479 producteurs, avec 28,7 % de femmes et 32 % de jeunes parmi eux. Relativement aux études techniques, les réalisations concernent l’aménagement de 2 680 hectares de bas-fonds.

Ces performances traduisent l’engagement du PRSA-BF à répondre efficacement aux enjeux de sécurité alimentaire et de résilience dans un contexte marqué par des défis croissants.

Pour l’année 2025, le PRSA-BF prévoit d’investir plus de 15 milliards de FCFA dans la mise en œuvre de ses activités. Ce montant, selon Moussa ZIDA, pourrait être revu à la hausse pour intégrer les nouvelles orientations stratégiques du ministère en charge de l’agriculture. Les principales interventions se focaliseront sur l’aménagement de périmètres irrigués, de bas-fonds et de jardins maraîchers et la construction d’infrastructures de stockage adaptées aux besoins des producteurs.

Monsieur ZIDA a salué l’unité de gestion du PRSA-BF pour sa contribution active à la réalisation de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025, tout en l’encourageant à maintenir cet élan. Il a également insisté sur la nécessité de prendre en compte les recommandations issues de la dernière mission conjointe Gouvernement/Banque mondiale pour optimiser les résultats du programme.

Avec des investissements ambitieux et une stratégie renforcée, le PRSA-BF se positionne comme un acteur clé dans la transformation structurelle du secteur agricole burkinabè et l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

Niger : distribution de 143,5 tonnes de semences améliorées dans 32 communes

Publié le 15 février 2025

Dans le cadre de l’initiative visant à améliorer l’accès des producteurs aux technologies d’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC), le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA) au Niger a distribué 143,5 tonnes de semences améliorées à travers 32 communes situées dans quatre régions ciblées par le programme. Pour la campagne agricole de 2023, ces semences, composées de niébé, de riz et de maïs, ont bénéficié à 9 383 producteurs.

Parmi les bénéficiaires figure M. Ousmane Sabo, producteur de riz dans la commune de Zermou, région de Zinder. Il témoigne :

« Les semences de riz fournies par le PRSA-Niger m’ont permis d’emblaver près d’un hectare l’année dernière, augmentant ainsi ma production par rapport aux campagnes précédentes. Grâce à ces semences, j’ai pu produire jusqu’à 20 sacs de 75 kg de riz paddy, contre seulement 4 sacs auparavant. Avec une bonne saison des pluies cette année, je m’attends à produire davantage sur la même superficie. Cette récolte m’a permis non seulement de subvenir aux besoins alimentaires de ma famille, mais aussi de vendre une partie pour couvrir les dépenses de santé et d’habillement. »

En plus de son impact direct sur la production, cet appui du PRSA-Niger encourage la diffusion de pratiques améliorées auprès des producteurs locaux, souvent réticents à adopter de nouvelles variétés. M. Sabo souligne la transformation de son exploitation et son rôle pionnier :

« Au début, d’autres producteurs étaient sceptiques quant à l’efficacité de ces semences. Mais après avoir vu les résultats, je suis déterminé à continuer. »

En 2023 et 2024, le PRSA-Niger a distribué près de 400 tonnes de semences améliorées dans les zones d’intervention du programme, contribuant ainsi à renforcer la résilience agricole face aux aléas climatiques et à améliorer la sécurité alimentaire dans le pays.

Ghana : le FSRP renforce les capacités des acteurs de mise en œuvre sur les questions de gestion environnementale et sociale, le genre et les violences basées sur le genre

Publié le 15 février 2025

Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) a mobilisé 120 agents de vulgarisation agricole, 56 responsables de programme et 56 directeurs de district de l'agriculture pour diffuser et encourager les pratiques de gestion des risques environnementaux et sociaux (ESRM) auprès des agriculteurs dans les zones sud, centre et nord des sites de projet du FSRP au Ghana. Ils ont également amélioré leurs connaissances sur les concepts de genre et l'analyse et le traitement des incidents liés au genre.

Le FSRP est tenu, en vertu du cadre environnemental et social (ESF) de la Banque mondiale et des exigences environnementales nationales du Ghana, de veiller à ce que toutes les activités du projet soient conformes aux exigences du cadre en menant toutes les activités du projet d'une manière durable sur le plan environnemental et socialement acceptable. En cas de lacunes dans l'une ou l'autre des politiques, c'est la politique la plus stricte qui est appliquée. En outre, pour gérer de manière compétente les attentes des parties prenantes, la portée du projet doit être suffisamment détaillée pour que les parties prenantes puissent la comprendre.

Les participants seront chargés à leur tour de guider les agriculteurs pour qu'ils se conforment aux exigences de l'ESRM et intègrent les dimensions de genre dans toutes les activités du projet. Ils doivent également jouer un rôle de contrôle à cet égard et alerter l'unité de mise en œuvre du projet du FSRP pour qu'elle réponde en temps utile aux préoccupations des parties prenantes concernant les activités du projet.

Dans cette optique, les participants ont été initiés au cadre environnemental et social de la Banque mondiale (ESF), au plan d'engagement environnemental et social (ESCP), au plan d'engagement des parties prenantes (SEP), à la procédure de gestion du travail (LMP), au plan de gestion intégrée des nuisibles (IPMP), à l'exploitation et aux abus sexuels ainsi qu'au harcèlement sexuel (SEA/SH).

Le FSRP devrait atteindre un taux d'inclusion des femmes de 40 % dans toutes les activités du projet, conformément à la stratégie de promotion de l'égalité des sexes élaborée pour le projet. Le plan d'action du Ghana sur le genre pour atteindre cet objectif exige que tous les partenaires de mise en œuvre soient formés pour intégrer intentionnellement le genre dans tous les sous-projets du projet.

La session sur le genre, qui a couvert les concepts de base du genre, les outils d'analyse du genre, le calendrier saisonnier, le tableau des activités quotidiennes, la division du travail selon le genre et les services de conseil en vulgarisation, a suscité des discussions chargées d'émotion parmi les participants, en particulier sur les rôles domestiques stéréotypés des deux sexes.

La spécialiste des risques environnementaux du FSRP, Mme Emelda Adii, a fait remarquer aux participants que certaines parties prenantes considèrent les projets comme des facteurs de risque qu'il faut éviter et ne sont donc pas disposées à participer aux activités du projet. Il est donc nécessaire de les impliquer avec des messages plus clairs, de manière transparente, régulière et en tenant compte de leurs craintes et de leurs attentes.

Le spécialiste des risques sociaux du FSRP, Adu Nyarko Andorful, a rappelé que les sites de projet ne peuvent pas utiliser de main-d'œuvre servile, comme les prisonniers, même s'ils sont prêts à faire le travail. Il a également précisé que le travail des enfants n'est pas autorisé sur les sites de projet et que de tels cas doivent être signalés au FSRP. 

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