Aller au contenu principal

Niger: 30 champs écoles paysans mis en place à Diffa, Tillabéry, Tahoua et Zinder

Publié le 3 décembre 2024

L’approche champ école paysan est une des stratégies retenues par le PRSA Niger pour soutenir la dissémination et l’application à grande échelle des connaissances, des technologies et de l’Agriculture Intelligente face au Changement Climatique (AIC), dans le but d’augmenter la résilience et l’adaptation des producteurs des régions cibles.

C’est dans cette optique que le Ministère de l’agriculture et de l’élevage à travers la Direction Générale de l’Agriculture a signé une convention 960 producteurs et productrices de partenariat avec le FSRP-Niger pour appuyer la mise en œuvre des activités de renforcement de capacités techniques des acteurs des filières (niébé et oignon), conduisant vers l’adoption et l’intensification progressive des systèmes de production, renforcée par la structuration et le développement des filières cibles qui sont l’oignon et le niébé.

L’approche Champ Ecole paysan (CEP) est le cadre utilisé pour la dissémination et l’application à grande échelle des connaissances, des technologies et des approches d’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) au niveau de la zone d’intervention du PRSA Niger.

Ainsi, pour campagne agricole 2023/2024, le PRSA/Niger a mis en place 30 CEP au niveau des 4 zones d’intervention du projet à savoir Diffa, Tillabéry, Tahoua et Zinder.

Le cycle de mise en oeuvre de ces champs écoles couvrira la période d’avril à octobre 2023 pour les cultures cibles, notamment le niébé et l’oignon.

L’implémentation de ces champs écoles a été précédée par la formation en amont de 30 Facilitateurs qui sont chargés de conduire la mise en œuvre technique et l’encadrement des producteurs.

Au stade actuel du processus de mise en œuvre, 960 producteurs et productrices ont été sensibilisés et formés par les facilitateurs sur les techniques et pratiques en démonstration sur sites. Le site de Tsaida Nomade (Région de Tahoua, Département de Bouza, Commune rurale de Tama) héberge un champ école pour la démonstration des performances de la Varièté améliorée de Niébe TN5-78 au stade de floraison. Ces producteurs sont désormais outillés comme experts locaux pour appliquer et diffuser ces technologies dans leurs propres champs ; de contribuer à augmenter leur propre résilience face aux crises et catastrophes naturelles et d’assurer le suivi régulier des activités champs écoles à tous les niveaux. 

Gestion intégrée des paysages au Niger: 170 ha dans la commune de Namaro bientôt aménagés

Publié le 3 décembre 2024

Afin de développer les activités agricoles de la population de la Commune de Namaro située à environ 50 km de Niamey sur la rive droite du fleuve Niger, deux actions clés sont prévues : la confection des demi-lunes sur 100 ha et la fixation de dune sur 70 ha sur le site de LATAKABIA  dans la commune rurale de Namaro pour la restauration des terres. Il s’agira de mener des activités de récupération de 170 ha en travaux de demi-lune ou fixation de dunes, ce qui contribuera à l’atteinte de l’objectif de 32 000 ha pour l’ensemble des 32 communes de la zone d’intervention du FSRP au Niger

Cette commune est la première à bénéficier de ces appuis qui consisteront en des activités de restauration des terres et permettront de générer des revenus pour les travailleurs mais aussi la récupération de 100 ha de glacis et la fixation de 70 ha dune afin de restaurer le capital productif de ces terres.

Dans un court terme, ces activités de restauration des terres sont une opportunité de lutter contre la pauvreté des ménages, d’accroitre la résilience des ménages, de créer des emplois pour les jeunes et aux femmes et de recouvrer le couvert végétal à travers les demi-lunes qui seront faites par les bénéficiaires qui ont pris l’engagement d’exécuter les travaux selon les standards pour le bien de la communauté.

Ces appuis aux populations de la commune de Namaro s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la sous Composante 2.2 du FSRP « renforcement de la sécurité alimentaire régionale par la gestion intégrée du paysage » et pour laquelle la Coordination nationale du programme à travers des acteurs de terrain identifie des sites de petits périmètres irrigués et conduit des aménagements de bas-fonds.

Niger: 68 acteurs de la filière semencière dont 12 femmes formés aux techniques de production des semences et à la gestion des entreprises semencières

Publié le 3 décembre 2024

Afin de développer des opportunités de création d’emplois pour les femmes et les jeunes dans la chaine de valeur des semences pour leur autonomisation sociale économique, la coordination nationale du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) au Niger a organisé, 27 juillet au 02 août 2023 des sessions de formation dans les régions de Tillabéry et Tahoua à l’endroit de 68 acteurs de la chaine de valeur semences.

Ces sessions de formation, sous la facilitation du CORAF, visent à contribuer à la mise à l’échelle des semences de qualité, résiliente à la sècheresse, pour répondre à la très forte demande en semences de qualité au Niger.

Ainsi, pendant 3 jours, les participants ont eu une meilleure connaissance de la règlementation semencière au Niger; le schéma de la production des semences au Niger ainsi que les documents administratifs y afférents ; les normes techniques de production de semence de niébé, d’oignon et de riz et les aspects techniques et agronomiques et la défense des cultures.

En outre, ces sessions ont permis de renforcer les capacités des entreprises agricoles de femmes et de jeunes dans la multiplication, la commercialisation et la gestion des entreprises semencières en vue d’accroitre l’offre des semences de qualité dans les communes d’intervention du PRSA Niger et impulser l’entreprenariat des femmes et des jeunes dans le secteur semencier.

Niger : le PRSA soutient le renforcement des filières stratégiques

Publié le 3 décembre 2024

Le Niger dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA), s’est engagé à appuyer le développement de 3 chaines de valeurs stratégiques dont la filière Bétail-Viande-Lait. Parmi les priorités fixées par le programme, figure le renforcement organisationnel des acteurs de ces filières.

C’est dans ce cadre que le PRSA, en partenariat avec la Direction de l’action coopérative et de la promotion des organisations des éleveurs (DAC/POE, Ministère de l’Elevage) a organisé des ateliers sur l’état des lieux des collèges de la filière Bétail-Viande-Lait des 4 régions (Diffa, Zinder, Tahoua et Tillaberi) de la zone d’intervention du programme.

L’objectif de cette activité est de faire un état des lieux des collèges de l’interprofession Bétail-Vande-Lait assorti des plans d’actions en vue de les rendre opérationnels pour un développement effectif.

Ces ateliers qui ont réuni l’ensemble des acteurs de la filière Bétail-Viande-Lait ont permis de :

  • répertorier les différents collèges des Inter Professions (IP) des filières bétail-viande-lait existantes dans la zone d’intervention ;
  • faire un diagnostic approfondi des organisations, leurs fonctionnements et la gouvernance des interprofessions ciblées ;
  • proposer des plans d’actions pour la promotion de cette chaine de valeur avec l’appui du PRSA.

Togo : acquisition et distribution de 315 géniteurs de pintades à 45 éleveurs de la région des savanes

Publié le 19 novembre 2024

Dans ses multiples actions de soutien aux éleveurs, le FSRP TOGO a acquis 315 géniteurs pintades dont 225 femelles et 90 mâles pour distribution à 45 éleveurs de la région des savanes.

Ces géniteurs volailles acquis dans le cadre de la mise en œuvre du FSRP sont issus des fermes semi-modernes des éleveurs commerciaux du Projet d’appui au secteur agricole (PASA). Une complémentarité entre les deux projets qui permet aujourd’hui à monsieur TOURE Abdoumoumouni, éleveur commercial du PASA et fournisseur de géniteurs au FSRP, d’avoir de nouvelles ambitions. Parti de 5 têtes, monsieur TOURE est aujourd’hui à plus de 600 têtes de pintades : « J’ai commencé mon élevage en 2013 avec 5 têtes dans un petit enclos. Mes pintades dormaient la plupart du temps, dans les arbres et pondaient dans la brousse, ce qui occasionnait des vols non seulement des œufs mais aussi des volailles. J’ai continué comme ça jusqu’en 2015 où le projet PASA m’a construit un Poulailler traditionnel amélioré (PTA). Très vite, mon unité d’élevage a commencé à s’améliorer surtout avec l’accompagnement des services techniques. C’est ainsi qu’en 2018, j’ai encore bénéficié de l’appui des fonds compétitifs du PASA. Cet appui m’a considérablement lancé car c’est grâce à ce dernier que j’ai construit ce poulailler semi moderne qui m’a permis de sécuriser mon élevage et d’agrandir facilement l’effectif. Actuellement j’ai plus de 600 pintadesBien que bénéficiaire du PASA, je suis aujourd’hui fournisseur au FSRP qui vient d’acheter 315 pintades à plus d’un million de francs CFA. A vrai dire, je n’ai jamais rêvé d’une telle chose. Je suis tellement ému de cette action du FSRP. Cet argent va me permettre de reconstituer le noyau de reproduction, d’accroître l’effectif des volailles et naturellement de subvenir aux besoins de la famille ». Nous a t-il raconté.

De ces 315 géniteurs pintades qui ont été achetés par le FSRP, chaque éleveur a reçu 7 géniteurs dont 2 mâles et 5 femelles.

A Gando dans la préfecture de l’Oti sud, madame Christine nous dévoile son projet d’élevage à la réception de ces 7 pintades. Elle ambitionne de devenir une productrice de référence dans la région des savanes. « Je m’appelle SANDO Christine, je suis cultivatrice à Takpapiéni dans le canton de Gando, commune Oti Sud 1. Le projet FSRP m’a donné 7 pintades aujourd’hui en plus d’un poulailler amélioré qu’il m’avait déjà construit.  En tant que femme, moi-même j’avais un projet, c’est de devenir un éleveur de référence à Gando ici. L’appui du FSRP me donne davantage de force pour agrandir mon élevage et pourvoir servir à long terme, toute la région des savanes, s’il plait à Dieu. »

Tout comme Christine, le FSRP Togo a construit des Poulaillers traditionnels améliorés (PTA) à chaque bénéficiaire avant de leur remettre les géniteurs. Ces actions du projet s’inscrivent dans le cadre du PURS et contribuent à renforcer la résilience de ces acteurs, améliorer leur productivité,  réduire la pauvreté en milieu rural et accroître leur revenu.

Togo 704 géniteurs ovins caprins acquis et distribués à 176 éleveurs de petits ruminants de la région des savanes

Publié le 16 novembre 2024

L’élevage des petits ruminants, comprenant les ovins et les caprins, représente une source essentielle de protéines animales au Togo. Ce secteur fournit une part importante de la viande consommée dans les zones urbaines et rurales, tout en constituant une source majeure de revenus pour les ménages ruraux. Par ailleurs, il contribue significativement au renforcement de l’économie nationale.

Cependant, cette activité, pratiquée selon des méthodes traditionnelles, est confrontée à des défis majeurs, notamment un taux élevé de mortalité lié à diverses maladies et à l’insécurité dans la région des Savanes, principale zone d’élevage du pays.

Pour faire face à ces contraintes, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo) a intégré, dans le cadre de son Programme d’Urgence pour la Résilience (PURS), une initiative visant à soutenir les petits éleveurs. Cette intervention consiste à leur fournir des géniteurs de qualité, tant pour les petits ruminants que pour les volailles.

La phase initiale de ce programme a impliqué l’identification de centres de production et de fermes capables de fournir les géniteurs nécessaires. À l’issue de cette étape, le FSRP-Togo a acquis des géniteurs ovins et caprins, qui ont été distribués aux éleveurs ciblés, en collaboration avec l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT).

Dans la région des Savanes, 176 éleveurs ont été sélectionnés pour bénéficier chacun d’un noyau reproducteur composé d’un mâle et de trois femelles. Parmi eux, 121 pratiquent l’élevage d’ovins et 55 celui des caprins. Au total, 704 géniteurs ont été distribués, incluant 121 béliers, 363 brebis, 55 boucs, et 165 chèvres.

Pour garantir la santé et les performances reproductives des géniteurs, des tests de brucellose ont été effectués avant leur remise aux bénéficiaires. M. Tchalon, biologiste à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), souligne l’importance de ces analyses : « Nous effectuons des tests de brucellose sur les géniteurs avant de les remettre aux bénéficiaires. Cette zoonose, transmissible à l’homme, peut déséquilibrer le système reproductif des animaux et entraîner des avortements. Ces tests nous permettent de nous assurer de leur état de santé et de leurs capacités reproductives. »

Les témoignages des bénéficiaires mettent en évidence l’impact de cette initiative. Kanfiyéne, éleveur à Naki-Est, partage son expérience : « J’élevais une dizaine de moutons qui me rapportaient un peu d’argent, mais j’ai subi des pertes importantes. Grâce au FSRP, j’ai reçu quatre géniteurs, dont un mâle. Cela m’a redonné espoir. »

De son côté, Daniel, éleveur à Tchamonga, exprime également sa satisfaction : « Je pratique l’élevage par passion, mais je manquais de moyens pour développer mon activité. Avec ces géniteurs robustes, je suis convaincu que mon troupeau s’agrandira et sera plus performant. »

En outre, Daniel avait déjà bénéficié d’une bergerie traditionnelle améliorée construite grâce au soutien du FSRP, renforçant ainsi les conditions d’élevage.

Dans les sept préfectures de la région des Savanes, 176 éleveurs ont bénéficié de cette initiative, avec un total de 704 géniteurs ovins et caprins, dont 484 ovins et 220 caprins. Cette intervention contribue non seulement à renforcer la résilience des éleveurs, mais également à améliorer la sécurité alimentaire et économique dans la région.

Le FSRP-Togo prévoit de poursuivre et d’étendre ses actions en faveur d’un élevage durable et performant, contribuant ainsi au développement rural et à l’économie nationale.

Transformation des farines à haute valeur nutritionnelle : les femmes de Yadè Sodè font la fierté de la Commune de Kozah 2 à Kara

Publié le 8 novembre 2024

A Yadè Sodè, dans la commune de Kozah 2 dans la région de la Kara, 10 femmes animées par la volonté d’être autonomes financièrement, créent aujourd’hui des merveilles avec les produits alimentaires qu’elles transforment. Elles émerveillent les enfants, leurs maris et les autres femmes par leurs produits qui contribuent à améliorer la nutrition des ménages et accroitre leurs revenus.

Quand on échange avec elles, elles ne tardent pas à livrer leurs secrets qui résultent des formations dont elles ont bénéficié dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest au Togo et le partenariat avec le Ministère de la Santé.

Trois d’entre ces femmes de la coopérative Merveille ont été choisies pour faire partie de la formation des formatrices. Elles ont appris les techniques de transformation du soja en farine enrichie, des éléments nutritifs de la patate douce à chaire orange et la préparation de la sauce à base de feuilles de moringa.

Après deux années de mise en œuvre des activités, les impacts sont légion sur la santé des familles grâce aux éléments nutritifs et sur la coopérative selon sa Présidente, Mme Adjélékou Préname: « Ce que nous avons appris au cours de la formation des formateurs, c’est surtout l’hygiène dans la transformation du soja en farine et en fromage. Avant, on ne tenait pas compte de certains détails qui faisaient que nos produits finis n’étaient pas de bonne qualité. Aujourd’hui, nous sommes fières de proposer des produits de qualité que tout le monde peut consommer en famille. »

Elles produisent 200 kilogrammes et ont vu leurs chiffres d’affairées s’accroitre passant de 50. 000 CFA à 150.000 Francs par mois.

En outre, les enfants de 6 mois à 5 ans qui manquent de vitamine corrigent la carence en avitaminose en consommant régulièrement les farines enrichies en moringa.

Très ambitieuses, les femmes de la coopérative « Merveilles », visent à accroitre leurs activités dont la production de 200kg à 500 Kg par mois et vendre les produits finis dans les supermarchés et au niveau international. Elles ont à cet effet décidé d’investir dans la production des produits vivriers tels que le maïs, le soja, le moringa, la patate douce à chaire orange et ont acquis une parcelle de 1 ha.

Une des particularités des femmes de la coopérative « Merveille » est l’emballage de la farine enrichie de soja produite grâce aux techniques apprises lors de la formation.

Elles louent les appuis du FSRP et ses partenaires qui leur ont permis d’accroitre leurs revenus malgré le procédé artisanal de production des produits finis.

Pour se professionnaliser davantage et moderniser leurs activités, ces femmes ambitionnent d’acquérir des équipements modernes de transformation à l’instar d’un moulin, des marmites ainsi que des emballages de qualité que ce soit sur fond propre ou sur la base d’un prêt. Elles envisagent de certifier leurs produits afin de les exposer dans les centres commerciaux et pharmacies.

Partant du soutien qu’elles ont eu du FSRP Togo, aujourd’hui les femmes de la coopérative « Merveilles » sont citées en exemples et sollicitées pour appuyer d’autres femmes dans d’autres localités qui souhaitent devenir des transformatrices agricoles.

S'abonner à