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Togo : 28 362 producteurs bénéficient des semences certifiées et engrais pour la campagne agricole 2024

Publié le 5 août 2024

Dans le cadre de l’appui additionnel du GAFSP, le FSRP TOGO a acquis des kits d’intrants composés de semences certifiées de variétés améliorées de maïs (maïs biofortifié), niébé, soja, riz et d’autres intrants (fertilisants, pesticides, etc.) au profit de 28 362 producteurs agricoles sélectionnés prioritairement au niveau des organisations de producteurs (OP) et des sites aménagés dont les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) et les bas-fonds.

Cet appui du FSRP vient renforcer celui apporté en 2023 à environ 22 746 producteurs de la région des savanes et de la préfecture de la Kéran et vise à améliorer les capacités productives des bénéficiaires.

Sous la supervision de l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT), les opérations de distribution des semences ont démarré dans les régions de la Kara, centrale, plateaux Est et Maritime et va se poursuivre par la distribution des engrais destinés uniquement aux bénéficiaires des semences de maïs et de riz.

A Doufelgou dans la région de la Kara, certains bénéficiaires procèdent à la mise en terre des semences, aussitôt reçues. C’est le cas de Dissirama, producteur de soja et Sanda Kagbanda qui ne cachent pas leur satisfaction. Dissirama a confié « J’ai un champ de trois hectares que je partage avec ma femme. L’année dernière nous avions semé du soja avec les anciennes variétés mais malheureusement nous n’avons pas eu de bons résultats. Nous étions dans la perspective de changer de culture quand l’ICAT nous a informé de cet appui du FSRP. Et comme la période est propice, nous procédons immédiatement au semis dans l’espoir que cette fois-ci, la récolte soit meilleure ».

Sanda Kagbanda a souligné: « Je cultive le maïs et je fais aussi du niébé. Avant, pour recevoir les semences, on nous demandait de venir à l’agence. Pour quitter de chez nous et aller à l’agence, vraiment c’était loin. Il faut payer le transport et toutes les charges. Mais aujourd’hui le FSRP nous a facilité la tâche en rapprochant les semences de nous. Non seulement c’est proche mais aussi c’est de bonne qualité. Avec ça, je sens que la saison va bien finir. »

Pour rappel, il est prévu pour un producteur de riz de bénéficier d’un kit composé de 10 kg de semences de riz, un sac de 50 kg d’engrais NPK 151515 et 25 kg d’urée 46% N.  Pour un bénéficiaire de kit de maïs, il est prévu 10 kg de semences, 100 kg d’engrais NPK 151515 et 50 kg d’urée 46% N. Quant au bénéficiaire des semences de soja, il est prévu 20 kg de semence de soja ; et pour le niébé, il est prévu 10 kg de semence et 2 litres d’insecticides.

Sensibilisation du personnel de l’ARAA sur la prévention des VBG et EAS/HS

Publié le 22 juillet 2024

La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), l’exploitation et abus sexuel (EAS) et le harcèlement sexuel (HS) prennent une nouvelle dimension au sein de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA). Du 9 au 10 juillet 2024, Mme Assétou KABORE, spécialiste en prévention et atténuation des risques de VBG/EAS/HS, a mené des séances d’information et de sensibilisation à Lomé, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

L’appui technique de Mme KABORE s’inscrivait dans le cadre général de la mise en œuvre de la note de bonne pratique et du Cadre Environnementales et Sociales (CES) de la Banque Mondiale. La mise en œuvre du FSRP déclenche NES1, NES2, NES5 et NES n°10 entre autres. Le déclenchement de ces normes  exige l’élaboration des instruments tels que Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES), le Plan de Gestion de la Main d’Œuvre (PGMO), le Cadre de Politique de Réinstallation des Populations (CPRP) et le Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP). En effet chacun de ces outils accordent une attention particulière à la prévention et à l’atténuation des risques liés aux EAS/HS.

Afin d’atteindre l’efficience dans la mise en œuvre des activités de SES, la Banque Mondiale a adopté une stratégie de mutualisation des experts. La spécialiste en prévention et atténuation des risques de VBG, Mme KABORE est basée au CILSS, mais avec pour mandat de couvrir, la CEDEAO/ARAA et le CORAF. Un plan d’action pour la période 2023-2024 a été élaboré, mettant l’accent sur la prévention, l’atténuation et la réponse aux risques de VBG et d’EAS/HS.

Durant deux jours à Lomé, les échanges avec le personnel de l’ARAA, incluant le personnel d’appui, les chauffeurs, agents techniques de nettoyage, le personnel fiduciaire, le management et le Comité de gestion des plaintes, y compris les plaintes sensibles, ont permis de sensibiliser sur les EAS/HS et leurs implications dans la mise en œuvre des activités du FSRP. Mme KABORE, assistée par l’expert en sauvegarde environnementale, Gaoussou DIARRA, a mis en évidence l’importance de la signature du code de conduite par le personnel, l’adoption des mesures de prévention des EAS/HS incluant l’affichage des affiches et kakémonos de sensibilisation.

Les séances d’échanges ont également permis de constater la prise en compte des questions de Genre, VBG et EAS/HS dans la gestion des infrastructures bureautiques et logistiques, et d’évaluer la mise en œuvre du plan d’action EAS/HS au sein de l’ARAA/CEDEAO. Les besoins en renforcement de capacités ont été identifiés pour inspirer l’élaboration d’un plan d’action actualisé pour 2025 et 2026.

L’appui technique a pris fin par la formulation de recommandations pour améliorer la prévention, l’atténuation et la réponse aux risques de VBG et d’EAS/HS au sein de l’ARAA. Ces recommandations visent à renforcer les capacités institutionnelles et à garantir un environnement de travail sécurisé et respectueux des droits humains fondamentaux pour tous les employés.

Ces séances de sensibilisation marquent une étape importante dans l’engagement de l’ARAA et du projet FSRP pour la prévention des VBG et d’EAS/HS. En sensibilisant le personnel et en mettant en place des actions concrètes, l’ARAA montre la voie vers une meilleure intégration des normes sociales et environnementales y compris les EAS/HS dans la région ouest-africaine.

Togo : l’approche SMART VALLEYS enseignée à 20 riziculteurs pilotes pour son appropriation et son extension à 120 autres riziculteurs

Publié le 1 juillet 2024

Au Togo comme dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, les aménagements des terres agricoles, surtout les bas-fonds nécessitent des ressources humaines et financières assez coûteuses pour les exploitants agricoles. Ces derniers sont souvent confrontés au manque de connaissances pour exploiter à bon escient le type d’aménagement mis à leur disposition avec un moyen financier assez limité pour les entretenir.

Face à ces contraintes auxquelles s’ajoutent les effets du changement climatique, l’approche SMART VALLEYS est de plus en plus évoquée comme une solution durable pouvant renforcer la résilience des producteurs de riz.

Moins coûteux et durable, le SMART VALLEYS est un système d’aménagement sommaire des bas-fonds qui est conçu pour faciliter la rétention et la gestion des eaux pluviales dans les champs, réduisant ainsi la perte d’engrais dû aux inondations et favorisant une augmentation des rendements à la récolte.

Dans l’optique de promouvoir cette approche innovante et de renforcer la résilience des producteurs de riz, le FSRP/TOGO soutient la formation d’un pool de riziculteurs formateurs endogènes à travers le Conseil Interprofessionnel de la filière riz au Togo (CIFR/TOGO), organisée du 24 au 29 juin 2024 à la ferme-école Togo Food de Tchangaïdè, suivie des sessions théoriques et pratiques avec des démonstrations d’aménagement sommaire sur les bas-fonds.

. Cette formation des producteurs rizicoles qui s’est déroulée à Blitta dans la région centrale vise à renforcer les capacités techniques des riziculteurs pour l’appropriation et l’extension de la technologie d’aménagement simple, durable et peu onéreuse des bas-fonds rizicoles pour la gestion de l’eau et de l’espace à travers l’approche SMART-VALLEYS.

Pour faciliter la pratique et la diffusion de la technologie, le FSRP/Togo a offert aux producteurs, en dehors de la formation, des outils d’aménagement composés des brouettes, des bottes, cordeaux, coupe-coupe, décamètres, des pioches et bien d’autres matériels dont la remise symbolique a été faite à l’ouverture de la formation par le Directeur Régional en charge de l’Agriculture M. ANADI Bayodjéba en présence du directeur régional de l’ICAT et du Président du conseil d’administration du CIFR. Il a remercié le FSRP/Togo pour ces appuis multiformes à l’endroit des acteurs de la filière riz au Togo et exhorté les bénéficiaires à en faire bon usage.

Selon les apprenants, ces différents équipements offerts par le FSRP est un atout à la restitution de la formation. Elle facilite les démonstrations et permettront de montrer aux producteurs, la différence entre les méthodes traditionnelles et celle du SMART VALLEYS très simple à réaliser. C’est ce qu’affirme dame Komla à travers ce témoignage :« Je suis madame KOMLA Mamalinawè et je cultive le riz à Titigbé dans la préfecture de Sotouboua. Etant une femme, je n’ai pas une grande superficie cultivable. Je faisais avec les méthodes traditionnelles héritées de nos parents pour cultiver mon riz avec toutes les conséquences possibles. Mais grâce à cette formation, j’ai bénéficié doublement. Je peux maintenant faire des aménagements et espérer une bonne récolte à la fin » ; nous a-t-elle confié.

Célébration de la Journée Internationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments : la CEDEAO et la FAO sensibilisent les acteurs du système alimentaire à adopter des pratiques alimentaires sûres et saines

Publié le 1 juillet 2024

La communauté internationale a célébré le 7 juin 2024, la 6ème journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments sur le thème «Sécurité sanitaire des aliments : préparons-nous à l’imprévu» en invitant chacun à faire des efforts pour adopter des pratiques alimentaires saines.

Le Département des Affaires Economiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO et le Bureau de sous régional de la FAO en Afrique de l’Ouest ont mis à profit cette journée pour sensibiliser les acteurs du système alimentaire ouest africain sur les enjeux et l’importance de la sécurité sanitaire des aliments et de contribuer à promouvoir des pratiques alimentaires sûres et saines à toutes les échelles des chaines de valeur agricoles et de la société.

Au cours d’un webinaire ouvert au public, les experts des deux institutions et ceux des pays ont d’une part présenté l’état de préparation de la Région Afrique de l‘Ouest et du Sahel aux urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l‘Ouest et ont partagé quelques bonnes pratiques des Etats membres à gérer les urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments et à garantir aux populations une alimentation saine et sûre.

Comme recommandé par les acteurs au cours du premier webinaire organisé par la CEDEAO le 07 juin 2023, le webinaire devient une activité annuelle initiée par la CEDEAO pour sensibiliser les populations car « Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), chaque année, environ 600 millions d’individus – soit près d’une personne sur dix dans le monde – tombent malades après avoir ingéré des aliments contaminés et il s’avère nécessaire d’initier et de renforcer des activités de sensibilisation et de conscientisation de la population régionale sur les enjeux de la sécurité sanitaire des alimentaire et sur les dispositions nécessaires à prendre dans les systèmes alimentaires » a souligné M. Septime HOUSSOU-GOE, Chargé de programme à la Direction de l’Agriculture et du Développement Rural à l’ouverture de cette rencontre au nom du Directeur M. Alain SY TRAORE.

Avant le représentant du DADR, M. Drissi Mehdi, intervenant au nom du Représentant du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest a salué cette initiative conjointe de la FAO et la CEDEAO pour le Bien-être de nos populations.

Il a rappelé quelques actions clés menées par la FAO pour une alimentation saine dans le monde et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest avant de souligner que “la FAO est prête à travailler en étroite collaboration avec la CEDEAO à travers un programme structurant pour faire adopter les bonnes pratiques d’alimentation saine et sûre dans notre sous-région. “

Un état des lieux de la règlementation et enjeux pour la sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest et au Sahel a été fait par  le Professeur Ousmane SARR de la Faculté de médecine de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. Dr Mamadou N’DIAYE, Spécialiste en sécurité sanitaire des aliments au Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest dont l’accent a été mis sur la « Préparation de la Région ».

Ces deux communications ont été suivies du partage d’expériences des pays sur les dynamiques nationales en matière de gestion des urgences en matière de la sécurité sanitaire des aliments.

Les expériences nationales du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali ont été également partagées. Les mécanismes de gouvernance de la sécurité sanitaire des aliments et d’implication des Etats dans les activités du CODEX Alimentarius ont été présentées et suivies des échanges/discussions des participants.

Les acteurs et partenaires de l’ECOWAP ont été familiarisés aux enjeux et aux questions de sécurité sanitaire des aliments. Ils ont eu quelques approches pour adopter des comportements idoines afin d’éviter les maladies causées par le manque d’aliments sains grâce à la sécurité sanitaire des aliments. Ils ont surtout été informés de l’existence de règlementations régionales et des normes codex dans les Etats membres de la CEDEAO.

Au regard de l’importance du sujet pour la santé et le développement socio-économique, les participants ont félicité la CEDEAO et la FAO pour l’initiative et ont suggéré de : (i) poursuivre le  soutien au renforcement de la participation des Etats membres de la CEDEAO et Mauritanie et Tchad au processus d’élaboration des normes internationales ; (ii) poursuivre le renforcement de l’harmonisation des réglementations nationales et régionales ; (iii) renforcer la formation qualifiante et diplômante dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments sur toute la chaîne de valeurs ; (iii) renforcer les capacités des laboratoires d’analyse et de contrôle selon les normes internationales et enfin (iv) renforcer les collaborations entre les institutions nationales et régionales.

Ce webinaire a démontré encore une fois qu’il y beaucoup d’efforts à faire pour mobilier les décideurs et faire changer les comportements des populations. Un Appel à l’action en direction des Gouvernements et des acteurs non étatiques a été lancé par la FAO et la CEDEAO.

Ces deux institutions se sont accordées à développer un Programme Régional de Renforcement des capacités des pays sur la Sécurité Sanitaire des Aliments et les grands axes de ce programme ont été partagés avec les participants.

Rappelons que la tenue de ce webinaire s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale et coordonné au niveau régional par la CEDEAO en collaboration avec le CILSS et le CORAF et les autres partenaires avec 8 pays bénéficiaires (Burkina Faso, Mali, Niger, Ghana, Sierra Leone, Sénégal, Tchad et Togo).

La CEDEAO sensibilise les acteurs du Ghana et du Burkina Faso sur le principe de la reconnaissance mutuelle entre les pays dans le cadre des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS)

Publié le 1 juillet 2024

La CEDEAO a formé une centaine de praticiens et de régulateurs ghanéens et burkinabés impliqués dans le commerce alimentaire et agricole, sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), afin d’assurer la sécurité alimentaire dans la sous-région, du 10 au 14 juin 2024 à Accra/Ghana et du 19 au 21 juin 2024 à Ouagadougou/Burkina Faso. L’objectif principal des sessions organisées dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire de l’Afrique de l’Ouest (FSRP) était de créer un forum d’acquisition de connaissances pour les autorités ghanéennes et burkinabé impliquées dans la réglementation des normes de manipulation des aliments et celles impliquées dans le commerce transfrontalier des produits alimentaires et agroalimentaires. Dans chaque pays, les travaux ont été axés sur des sessions de formation et de partage des connaissances, des visites d’inspection sur le terrain et des démonstrations pratiques sur l’inspection sanitaire et la prise de décision concernant les maladies d’origine alimentaire en mettant l’accent sur la protection des consommateurs contre les maladies, les blessures ou la mort causées par la consommation d’aliments.

Les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) sont des mesures de quarantaine et de biosécurité appliquées pour protéger la vie ou la santé humaine, animale ou végétale contre les risques liés à l’introduction, à l’établissement et à la propagation de ravageurs et de maladies et contre les risques liés aux additifs, toxines et contaminants présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux.

Les formations ont porté sur les thématiques suivantes : les “Principes généraux d’hygiène alimentaire” ; les “Accords SPS” ; l'”Analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP)” ; les “Systèmes d’inspection et de certification des importations et exportations alimentaires” ; le “Cadre législatif et réglementaire en vigueur au Ghana et au Burkina Faso” et le “Guide harmonisé de l’inspection sanitaire et de la prise de décision”.

Au cours des différentes sessions de formation, les facilitateurs ont également présenté aux équipes pays, le nouveau guide sanitaire et phytosanitaire harmonisé basé sur le risque développé par la CEDEAO, afin d’harmoniser les protocoles à travers le pays.

Après les séances en salle, des visites de terrain ont été organisées, qui sont entre autres (i)  l’inspection sanitaire des produits importés (comme les conserves et les produits frais – produits laitiers et viande), (ii) l’inspection sanitaire des produits destinés à l’exportation et l’inspection sanitaire des produits locaux (comme la viande, le poisson et d’autres produits frais).

Les régulateurs ont procédé à l’identification des produits, à l’inspection physique des produits, à la détection et à l’identification des signes de non-conformité, des produits non sains, des techniques de collecte, d’identification et d’emballage des échantillons en vue d’une analyse plus poussée en laboratoire.

A travers ces formations, les acteurs et partenaires ont apprécié les différentes initiatives et appuis apportés par la CEDEAO dans la région. Ensuite, ils ont souhaité que la CEDEAO puisse mobiliser tous les moyens pour défendre efficacement la production agricole commerciale et la productivité dans des chaînes de valeur sélectionnées dans la région.

La CEDEAO et le CORAF partagent les principales réalisations des composantes 2 et 3 du programme FSRP avec la nouvelle Chef du programme (TTL) au niveau de la Banque mondiale

Publié le 1 juillet 2024

Nommée récemment comme chargée du FSRP au niveau régional, Mme Ashwini Rekha Sebastian, Agroéconomiste principale à la Banque mondiale a échangé avec les responsables et experts des composantes 2, confiée au CORAF et 3 confiée à la CEDEAO du programme du 26 au 28 juin 2024 à Lomé au siège de l’ARAA/CEDEAO. Elle est également chargée du FSRP Ghana remplace à ce poste de Task Team Leader (TTL), Chef de projet régional du FSRP, Mme Katie Kennedy Freeman appelée à d’autres fonctions.

Les principales réalisations des deux composantes, les principaux défis et les orientations stratégiques ont été abordés au cours des échanges techniques. Avec les experts et responsables de chacune des Institutions, les plans de travail pour la durée de vie du FSRP ont été examinés. Pour les activités de 2024, le plan de travail et le budget annuel des deux (2) institutions ont été passés en revue.

Avec le CORAF, les échanges ont porté, d’une part sur la consolidation des systèmes régionaux de recherche et de vulgarisation agricoles des innovations technologiques adaptées aux systèmes alimentaires de la région (technologies intelligentes du point de vue du climat, de la nutrition, du genre et de la jeunesse) et d’autre part, la gestion intégrée des paysages (GIP), une approche qui vise à assurer que les ressources naturelles sont protégées dans la mise en œuvre du FSRP.

Les discussions avec la CEDEAO ont été essentiellement sur l’augmentation du commerce alimentaire intrarégional entre les zones excédentaires et déficitaires, la création de valeur ajoutée dans les chaînes de valeur régionales prioritaires, le développement de la filière riz avec l’appui de l’Observatoire du Riz de la CEDEAO (ERO) et les questions de facilitation du commerce régional et la vulgarisation des règlements et mesures régionales favorisant les échanges entre les pays.. L’accent a été aussi mis sur l’appui à la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA) et les questions de sécurité sanitaire des aliments.

A l’issue des échanges, la TTL, chargée du projet a relevé qu’elle a beaucoup appris sur les réalisations et les défis rencontrés sur le terrain. Elle a exhorté les responsables et experts des composantes 2 et 3, à accélérer la mise en œuvre des PTBA annuels en lien avec les indicateurs clés du FSRP afin de contribuer à l’atteinte d’objectif de développement du projet. Elle a aussi insisté sur la nécessité pour les organisations régionales d’être plus présentes dans les pays et de renforcer leurs appuis techniques à ces derniers.

Première Assemblée Générale de l’Observatoire du riz de la CEDEAO : les parties prenantes du secteur rizicole adoptent une feuille de route pour le développement de la filière

Publié le 24 mai 2024

Plus de 150 participants issus des Etats de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires ont pris part à la première Assemblée générale (AG) de l’Observatoire du riz de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenue les 21 et 22 mai à Abuja, au Nigeria. En deux jours d’échanges, l’AG a fait le bilan des activités menées et a adopté une feuille de route pour accélérer la croissance du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest.

Créé en 2021 pour opérationnaliser l’Offensive Riz de la CEDEAO, l’Observatoire du Riz de la CEDEAO (ERO) coordonne les programmes liés au secteur rizicole, les investissements publics/privés et les recommandations politiques pour les décideurs clés, afin d’aider l’Afrique de l’Ouest à atteindre l’autosuffisance en riz d’ici à 2030 grâce à des entreprises agricoles rentables, résilientes et écologiquement durables qui contribuent à la croissance économique rurale, à la réduction de la pauvreté et à l’équité pour les femmes.

Après deux années de travaux intenses dans les pays et au niveau régional, l’ERO a présenté les principales réalisations et les documents de stratégie à approuver à ses principales parties prenantes que sont les organisations paysannes, les transformateurs et les usiniers, les négociants et les distributeurs, les fournisseurs d’intrants, les instituts de recherche, les agences gouvernementales et les ministères, les organisations de développement et les ONG, les institutions financières, les sections nationales de l’ERO et les membres des groupes de travail sur le riz des États membres de la CEDEAO.

Les échanges ont porté sur la situation du secteur rizicole de chaque pays, les principales initiatives en cours pour développer la chaîne de valeur du riz, les mesures politiques adoptées dans ce domaine, ainsi que les recommandations pour une action régionale en soutien aux États membres.

L’Assemblée générale a, à l’issue des discussions, adopté la feuille de route régionale pour le développement du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest tout en demandant son alignement sur les stratégies nationales de développement du riz des pays avec prise en compte leurs priorités respectives.

La sous-région ouest-africaine produit environ 17 millions de tonnes de riz usiné par an. La consommation de riz par habitant en Afrique de l’Ouest est l’une des plus élevées au monde, allant de 100 à 200 kilogrammes par personne et par an, selon le pays. Au regard de cette importance et pour assurer une auto-suffisance en production rizicole dans la durabilité, l’AG a recommandé le renforcement et l’implication du secteur privé avec une synergie d’actions entre les agro-dealers et les distributeurs d’intrants des pays ainsi que l’implication des Institutions bancaires nationales et régionales.

Les conclusions et recommandations de la première AG de l’ERO ont été examinées par son Conseil d’Administration réuni le 23 mai en vue de l’élaboration d’un plan d’action pour leur mise en œuvre. Le Conseil d’Administration présidé par M. Alain SY TRAORE, Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la CEDEAO comprend les représentants des partenaires scientifiques, des partenaires au développement, du secteur privé et des pays.

La tenue de la première AG de l’ERO est un jalon important dans la mise en œuvre de l’Offensive Riz de la CEDEAO qui, elle-même est le cadre majeur de la Politique agricole de la CEDEAO, l’ECOWAP.

Aussi, le secteur du riz étant loin d’atteindre l’autosuffisance en Afrique de l’Ouest dont la majorité des pays continuent d’importer une part importante de leurs besoins en riz, la mise en œuvre des recommandations de cette rencontre permettra de renforcer la coopération régionale et les partenariats entre les pays qui, du reste, partagent des défis et des opportunités similaires. En les faisant travailler ensemble, l’Observatoire du Riz pourra tirer parti des forces de chacun et partager ainsi les connaissances et créer des synergies qui profiteront à toute la région.

Les acteurs et partenaires du FSRP saluent les premiers résultats après plus de deux années de mise en œuvre

Publié le 17 mai 2024

Communiqué de presse

Le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a tenu sa première réunion de synthèse des missions d’appui pour l’année 2024. L’événement a eu lieu du 15 au 17 mai à Lomé, Togo.

Plus 70 participants venus du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo ainsi que des Institutions régionales (CILSS, CORAF et CEDEAO) et de la Banque mondiale ont fait le point de la mise en œuvre du Programme selon ses principes de mise en œuvre. Ils ont partagé et échangé les informations sur les différentes activités menées durant les derniers six mois aux niveaux national et régional tout en passant en revue les défis liés à la mise en œuvre du FSRP avant de proposer des pistes de solutions pour relever ces défis.

En 3 jours d’échanges, les travaux ont été focalisés sur (i) les sessions parallèles entre les pays et les organisations régionales sur les sujets spécifiques relatifs aux services numériques, à la gestion intégrée des paysages, au renforcement du commerce régional et des marchés agricoles, à la chaine de valeur du riz et au genre ; (ii) les sessions en plénière pour passer en revue les défis communs et proposer des solutions pouvant contribuer à la réussite de la mise en œuvre du FSRP.

Une des innovations au cours de cette rencontre régionale a été l’exposition des produits et des innovations par les acteurs et bénéficiaires du Togo. Une vingtaine de producteurs venant des principales zones de productions agricoles du Togo a partagé les produits générés avec l’appui du FSRP.

Cette première réunion de synthèse des missions d’appui pour l’année 2024 du FSRP a été une plateforme pour promouvoir le partage des connaissances, renforcer la coordination entre les acteurs et définir les orientations stratégiques pour l’avenir du programme puisque les premiers pays (le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo) sont à mi-parcours de mise en œuvre de leurs activités.

Sur le terrain, les activités du FSRP ciblent essentiellement la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires, le renforcement de la résilience des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux, la facilitation du commerce de biens et d’intrants agricoles à l’intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l’Ouest. Après deux années de mise en œuvre des résultats significatifs ont été notés et les actions menées dans les pays et au niveau régional ont atteint en 2023, un total de 1 281 766 bénéficiaires directs dont 37% de femmes.

Les représentants de la Banque mondiale, du CILSS, du CORAF, de la CEDEAO et du Ministre de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural du Togo, ont à la cérémonie d’ouverture, salué les progrès accomplis par le FSRP qui témoigne des efforts collectifs visant à renforcer la résilience du système alimentaire dans notre région avec des résultats tangibles dans les pays et au niveau régional.

On note dans l’ensemble que le FSRP est un outil unique qui renforce l’intégration régionale avec les échanges des technologies et des innovations et la mobilité des chercheurs et des acteurs entre les pays, ce qui va considérablement contribuer à la mise en œuvre de l’ECOWAP et donc accélérer la transformation du secteur agricole dans la sous-région.

Le technoparc de l’ITRA transforme les pratiques agricoles

Publié le 1 mai 2024

A Davié au Togo, une révolution agricole discrète mais significative est en train de prendre forme. Au cœur de cette transformation se trouve le parc de technologie agricole de l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), un lieu d’apprentissage et d’innovation qui change la donne pour les agriculteurs locaux. Dans ce parc, les technologies et innovations agricoles se mettent au service de l’agriculture pour contribuer à l’amélioration de la productivité agricole, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.
Lieu de démonstration de technologies et innovations agricoles
Le parc de technologie agricole de l’ITRA, situé au centre de recherche agronomique du Littoral CRAL à Davié, est le fruit d’une collaboration fructueuse avec le CORAF dans le cadre du programme Programme de Résilience du Système Alimentaire (FSRP) financé par la Banque Mondiale. Ce parc abrite une multitude de variétés de cultures à haut rendement, allant du maïs au soja en passant par le riz et le sorgho. Plusieurs variétés à haut rendement sont mis en exergue sur le parc. La création de ce parc vise à la diffusion des technologies et innovations issues de la recherche
« Ce parc est l’un des outils de diffusion de technologies générées par la récherche vers les producteurs. Ce parc a été réalisé grâce à l’appui du CORAF dans le cadre du FSRP pour transférer les technologies vers les producteurs » affirme Soulé Bifai Aboudoulaye ; coordinateur du parc de technologie agricole de Davié.
Ce qui rend le Technoparc si spécial, ce ne sont pas seulement les cultures qu’il abrite, mais aussi les programmes de sensibilisation et les visites guidées qui y sont organisés. Conscients que la méconnaissance des résultats de la recherche et la non-maîtrise des bonnes pratiques agricoles sont des obstacles majeurs pour les agriculteurs locaux, les initiateurs du Technoparc ont mis l’accent sur la communication et la personnalisation des besoins spécifiques de chaque région.
Diffusion des variétés à haut potentiel de rendement
« Les agents de l’ITRA nous ont apporté une nouvelle semence de riz, la variété Exbaika avec un cycle de 120 jours et un rendement potentiel de 8 tonnes à l’hectare. Nous l’avons testé et pour une première expérience, nous sommes satisfaits. Le riz que je produisais avant faisait 4 mois. De plus, la pluie a été au rendez-vous cette année » affirme Aglo Komi, producteur de riz à Akodésséwa au Togo.
Pour inviter les producteurs à découvrir et à s’approprier les innovations au parc, des journées portes ouvertes sont organisées avec l’appui du CORAF. Des supports de communication variés, allant de la télévision aux réseaux sociaux en passant par les réunions locales, ont été également utilisés pour informer les agriculteurs sur les avantages des nouvelles technologies agricoles. Des visites guidées ont été organisées pour permettre aux agriculteurs d’expérimenter ces nouvelles techniques sur le terrain, renforçant ainsi leur compréhension et leur confiance.
Apélété Fansouwodji, un producteur local, témoigne : « Ce qui m’a enchanté est qu’avant on produisait des sorghos de grandes tailles et le rendement n’était pas toujours au rendez-vous. Mais aujourd’hui, grâce au visite sur le technoparc de Davié, nous avons vu qu’il y a des sorghos de petites tailles qui produisent correctement ».
Le succès du Technoparc ne se limite pas à son impact sur les agriculteurs locaux. En mobilisant les acteurs locaux et en favorisant une communication transparente et inclusive, le parc crée une synergie entre les différents acteurs du secteur agricole. Cette approche holistique vise à étendre les bénéfices du parc à long terme, transformant ainsi la façon dont l’agriculture est pratiquée au Togo.

Les règles du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO présentées aux parties prenantes des Etats membres du Mano River Union

Publié le 1 mai 2024

Sous les auspices de la Task Force sur le Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO, la Direction de l’Union Douanière et de la Fiscalité de la Commission de la CEDEAO en collaboration avec la coordination régionale du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP) a convié les principales parties prenantes en charge de la mise en œuvre du SLE en  Côte d’Ivoire, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone à une session de formation sur les nouvelles règles d’origine du Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO.

La rencontre s’est tenue du 16 au 18 avril 2024, à Freetown en Sierra Leone autour de trois phases dont la rencontre de concertation entre la Task Force sur le SLE et les acteurs et les points focaux des instituions en charge de la mise en œuvre du SLE, une vise terrain à la frontière Liberia/Sierra Leone et la présentation du SLE aux acteurs économiques prives.

A travers des échanges et surtout le partage d’expérience, les capacités des organismes gouvernementaux mettant en œuvre les textes sur le commerce en général et le commerce des produits agro-sylvo-pastoraux en particulier ont été renforcées. En outre, les acteurs du secteur privé ont été sensibilisés pour une meilleure compréhension et exploitation des avantages que leur offrent les différents textes commerciaux dont principalement le SLE. Cette rencontre a été aussi une opportunité d’identifier les défis spécifiques aux pays du Mano River Union dans la mise en œuvre des textes communautaires et de proposer des solutions idoines pour les adresser.

Rappelons que malgré l’instauration du SLE pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, les acteurs du commerce transfrontalier, notamment les chauffeurs et transporteurs, font face à de nombreuses difficultés le long des différents corridors. A ces défis, il faut ajouter le manque de professionnalisme des acteurs, qui se traduit souvent par le défaut de documentation requise sur les chargements et la non-conformité des moyens de transports, représente un autre facteur de tracasseries et renchérissent les coûts de revient à la destination finale.

Ces pratiques ont des conséquences néfastes, telles que des retards inutiles sur les routes, une augmentation des coûts de transport des marchandises et une limite de l’accès aux marchés des produits. En outre, le transport et la commercialisation des produits de l’agriculture et de l’élevage provenant de l’espace communautaire sont négativement impactés par ces entraves le long des corridors commerciaux, freinant par conséquent la circulation de ces produits des zones de production vers les zones de consommation.

Pour trouver une solution à cette situation, il a été, entre autres,  fortement recommandé de :  poursuivre la sensibilisation des acteurs du commerce transfrontalier afin qu’ils s’approprient pleinement les protocoles de la CEDEAO ; renforcer les capacités des Comités Nationaux  de Reconnaissance de l’Origine Communautaire (CNROC) des produits ; renforcer la collaboration entre les Points Focaux des institutions en charge de la mise en œuvre du SLE dont principalement les administrations des douanes.

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