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Tchad : le Comité national de pilotage approuve le plan de travail et de budget pour l’année 2024

Publié le 7 novembre 2024

La première session du Comité national de pilotage (CNP) du Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) au Tchad s’est tenue à N’Djaména/Tchad, le 22 février 2024. Cette réunion organisée sous l’égide du Ministère de la production et de la transformation agricoles a permis aux membres du CNP de passer en revue l’état de la mise en œuvre du FSRP au Tchad, tout en examinant le Plan de travail et le budget annuel (PTBA) 2024 en vue de son approbation.

Composé des représentants du gouvernement, des partenaires au développement et des organisations de producteurs et du secteur privé, le Comité de pilotage est chargé de superviser la mise en œuvre du FSRP et d’assurer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans ce programme en cohérence avec la Stratégie nationale de développement agricole.

Lors de cette première session, les membres du Comité national de pilotage ont eu un bref aperçu des données de base du FSRP et les principaux indicateurs de réalisation et discuté la cohérence des activités planifiées avec les politiques sectorielles avant de s’assurer que l’ensemble des activités programmées s’alignent avec celles convenues dans le document du projet (PAD).

Concernant le Plan de travail et le budget annuel 2024, les membres du CNP ont examiné les axes d’intervention, notamment le renforcement des capacités des acteurs locaux, le développement de l’agriculture durable, la promotion de l’entrepreneuriat agricole et la mise en place de filets de sécurité sociale pour les populations vulnérables. Ils ont ensuite apprécié le chronogramme de réalisation des activités avant de valider à l’unanimité le plan de travail et budget annuel 2024.   

Rappelons que le FSRP au Tchad cible 600 000 acteurs du système alimentaire ayant accès aux services de conseil en hydro et agrométéorologie, 75 000 producteurs adoptant des technologies et services agricoles climato-intelligents et 4 000 hectares de surface sous pratiques de gestion intégrée du paysage. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en augmentant la production agricole et en promouvant le développement rural inclusif et également le commerce intra-régional avec les pays ouest-africains voisins du Tchad.

Lors de la clôture de cette première session du CNP, les membres ont appelé à la mobilisation de tous les partenaires pour soutenir le FSRP et contribuer à renforcer la résilience des systèmes alimentaires au Tchad.

Tchad : les acteurs du FSRP formés à la mise en place de plateformes d’innovation

Publié le 7 novembre 2024

En vue d’accélérer la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) au Tchad, les acteurs et partenaires sont formées aux approches et mécanismes innovants pour la production et la diffusion des technologies agricoles.

Plus de 50 personnes issues des différentes provinces de mise en œuvre du FSRP au Tchad ont été formées aux techniques de mise en place des plateformes d’innovation. Cette formation assurée avec l’appui du CORAF a été animée par le Laboratoire de Recherche sur l'Innovation pour le Développement Agricole (LRIDA) de l’Université de Parakou du Bénin.

Le FSRP Tchad focalise ses activités dans les chaînes de valeurs prioritaires que sont le maïs, le blé et le sésame. A travers le mécanisme des plateformes d’innovation, il s’agit de contribuer à assurer un transfert réussi des technologies et innovations agricoles.

Dans les échanges et à travers des partages d’expériences, les participants ont appris que les plateformes d’innovations constituent un outil de dialogue entre les différents acteurs de la chaîne des valeurs pour identifier collectivement les défis et trouver les opportunités d’améliorer la production et la commercialisation par l’adoption des meilleures technologies et innovations. Les plateformes d’innovations regroupent des structures de recherche, des organisations de producteurs, des services techniques d’appui-conseil et de vulgarisation agricoles, des ONG et de la société civile.

A travers des exercices pratiques, formateurs et apprenants ont diagnostiqué les problèmes, exploré les opportunités et recherché des solutions aux défis. C’est la démarche promue par les plateformes d’innovation pour insérer les producteurs ruraux dans les chaînes de valeur en Afrique de l’Ouest. Ainsi regroupés, les acteurs sociaux et économiques tentent de résoudre les contraintes auxquelles ils font face. Ils construisent ainsi de nouvelles synergies. A travers une interrelation collaborative, producteurs agricoles, transformateurs, acheteurs, transporteurs, chercheurs, vulgarisateurs, etc. apprennent les uns des autres, se comprennent mieux et développent des échanges gagnant-gagnant.

Togo : 150 commerçantes s’imprègnent des procédures douanières et autres règlements du corridor Abidjan-Lagos

Publié le 7 novembre 2024

Les femmes jouent un rôle fondamental dans le commerce intra régional. Elles représentent plus de 70% des acteurs qui exercent des activités commerciales, locales ou transfrontalières en Afrique de l’Ouest. Cette forte présence des femmes dans le commerce régional est une marque du dynamisme de l’économie et des échanges en Afrique de l’Ouest.

Cependant, elles sont confrontées aux difficultés d’accès à l’information pour mieux exploiter les opportunités commerciales sur les marchés locaux et régionaux avec une forte méconnaissance des procédures douanières et autres exigences réglementaires du corridor Abidjan-Lagos.

Dans le but d’apporter une solution efficace à ces difficultés, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a soutenu le renforcement de 150 femmes et jeunes commerçantes sur le commerce transfrontalier sur les procédures douanières et autres exigences règlementaires du corridor Abidjan Lagos.

Cette formation visait à permettre aux commerçantes de maîtriser les procédures douanières et d’optimiser leurs connaissances sur les exigences réglementaires de ce corridor.

A Aného dans la préfecture des lacs, tout comme à Atakpamé dans l’Ogou, les commerçantes

ont suivi des présentations sur : (i) les enjeux et défis de la mise en œuvre de la ZLECAF pour les femmes ; (ii) l’initiative du commerce guidé (ICG) et les documents commerciaux de la ZLECAf ; (iii) le cadre organisationnel, les règles d’origines et les procédures de dédouanement des marchandises; (iv) le protocole de la ZLECAf sur les femmes et jeunes dans le commerce; (v) le commerce transfrontalier et le mécanisme d’élimination des barrières non tarifaires (BNT); (vi) le commerce transfrontalier et les facilités offertes par l’Association ouest-africaine du commerce transfrontalier des produits alimentaires, agro, sylvopastoraux et halieutiques (АОСТАН).

Ce renforcement contribue à alimenter l’indicateur R13.2 de la composante 3 relatif aux « Nombre d’agricultrice (acteurs de chaîne de valeur) ayant reçu des biens ou services pour améliorer leur commercialisation dans les chaînes de valeur sélectionnées ». A long terme l’activité pourrait également contribuer à l’indicateur ODP 6 relatif à la part de la production faisant l’objet d’échanges intra -régionaux dans certaines chaînes de valeur (riz, soja, volaille).

Tchad : des réflexions pour la création d'un Centre national de spécialisation du blé au Tchad

Publié le 7 novembre 2024

L’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD), en coopération avec le Centre ouest et centre africain pour la recherche et développement agricole (CORAF) a organisé un atelier régional pour réfléchir à la mise en place d’un centre national de spécialisation (CNS) du blé dans le pays dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience des systèmes alimentaires (PRSA), les 07 et 08 décembre à Ndjamena.

En effet, le Tchad a identifié trois chaînes de valeurs prioritaires, parmi lesquelles le blé. L'objectif était de réunir les acteurs de la chaîne de valeur blé, afin de réfléchir ensemble pour poser les jalons du CNS, et engager le processus de sa mise en place.

Pendant ces deux jours, les participants ont fait l'état des lieux de la recherche sur la chaîne de valeur blé, et partagé les expériences des autres pays ayant mis en place des centres nationaux de spécialisation.
 

Jadis, le Tchad, à travers ses polders du Lac, fut parmi les rares pays en Afrique de l’Ouest et du Centre, à produire et transformer le blé pour la consommation de toute l'Afrique centrale et quelques pays européens.

En tant que CNS sur le blé, le Tchad permettra de construire une synergie d'actions des institutions nationales et internationales sur cette thématique pour une recherche d'excellence afin de développer une chaîne de valeur, et réduire la dépendance des Etats vis-à-vis des importations.

4ème édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA) : Plus de 67 technologies et innovations partagées à Lomé

Publié le 7 novembre 2024

La quatrième édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA), organisée par le CORAF en partenariat avec l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), s’est déroulée du 21 au 25 octobre 2024 à Lomé, Togo. Placé sous le thème : « Facilitation de l’accès aux technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des ravageurs, pestes et maladies des plantes et des animaux », cet événement stratégique a rassemblé des acteurs clés du secteur agricole et de la recherche, devenant une plateforme de choix pour l’adoption de solutions innovantes en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le MITA 2024 a été une occasion de faciliter des échanges constructifs entre chercheurs, innovateurs, décideurs politiques et jeunes entrepreneurs agricoles. Le but : promouvoir des innovations à même de renforcer la sécurité alimentaire dans la région. Cette édition a enregistré la participation de 264 acteurs en présentiel, dont 84 femmes et 73 jeunes, témoignant de l’engagement multisectoriel et intergénérationnel en faveur d’une agriculture plus durable et résiliente.

Cette édition a été enrichie par deux événements d’envergure : la 1ère édition du Sommet Ouest et Centre Africain de la Jeunesse, centré sur l’agriculture intelligente face au climat, et le prestigieux Prix de l’Innovation Agricole Abdoulaye Touré. Le Sommet de la Jeunesse a mobilisé des jeunes issus de divers horizons agricoles, leur offrant une tribune pour échanger avec des experts et présenter leurs innovations. Le Prix Abdoulaye Touré, quant à lui, a distingué six jeunes innovateurs, récompensés à hauteur de 10 000 dollars chacun, pour leurs contributions exemplaires dans le domaine agricole. Ces initiatives illustrent l’ambition de promouvoir les jeunes talents en tant que moteurs de changement dans l’agriculture africaine.

Parmi les 67 technologies et innovations partagées, 53 ont attiré une attention particulière, incluant 38 variétés de cultures et 15 équipements agricoles et technologies animales, exposées au parc technologique de l’ITRA à Davié. Ces solutions vont de variétés de cultures résistantes aux stress climatiques à des outils adaptés pour une gestion durable des terres et des ressources agricoles.

Quatre projets portés par des jeunes agro-entrepreneurs ont été présentés sous forme de « pitch » devant un jury composé de représentants d’institutions financières et de chefs d’entreprises. Parmi ceux-ci, le projet d’insecticide biologique de M. KONDOW Moubarack, conçu pour lutter contre les mirides du cacaoyer, s’est distingué comme la meilleure innovation, témoignant du potentiel des solutions locales pour répondre aux défis agricoles régionaux.

En réunissant des acteurs de divers pays, le MITA a démontré une fois de plus l’importance de la coopération bilatérale, régionale et internationale dans le secteur agricole. La rencontre a mis en avant le rôle des sciences, technologies et innovations (STI) dans le renforcement des systèmes alimentaires, abordant les composantes clés de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

L’édition 2024 a clos sur une note d’optimisme, fixant le rendez-vous pour la prochaine édition du MITA, prévue du 20 au 24 octobre 2025 au Mali. Cette future rencontre, placée sous le thème « Technologies et innovations pour la gestion Intégrée du Sol », intégrera de nouveau le Prix Abdoulaye Touré ainsi que le Sommet de la Jeunesse, affirmant la continuité d’une dynamique porteuse pour l’agriculture africaine.

En somme, le MITA 2024 a constitué un levier pour la transformation agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre, en renforçant la résilience des systèmes alimentaires par l’innovation.

Intégration du commerce et des marchés agricoles régionaux : la CEDEAO a fait le bilan de mise en œuvre de la Composante 3 du FSRP avec les pays

Publié le 7 novembre 2024

Du 29 au 31 octobre, Lomé, la capitale togolaise a accueilli une rencontre cruciale pour les acteurs et partenaires de mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP). Cet atelier a permis de faire le point sur les activités de la composante 3 du programme, consacrée à l’intégration du commerce et des marchés agricoles régionaux. Ce bilan, à mi-parcours du programme lancé en juin 2022, s’est avéré stratégique pour mesurer l’impact des actions menées dans cette région en vue de renforcer la sécurité alimentaire.

Cette année 2024, charnière pour le FSRP, représente une période d’évaluation et d’ajustement des activités en vue d’atteindre les objectifs fixés pour 2026. Durant cet atelier de trois jours, les discussions ont porté sur l’analyse des progrès réalisés, les succès obtenus, ainsi que les défis rencontrés, ouvrant la voie à des recommandations pour surmonter les obstacles identifiés.

Les activités de la composante 3 du FSRP visent à créer un environnement commercial unifié, en harmonisant les normes sanitaires et phytosanitaires entre les États membres, en modernisant les infrastructures de transport et de stockage, et en promouvant des corridors commerciaux stratégiques. Ces initiatives permettent de réduire les coûts de transaction, tout en améliorant l’accès aux informations sur les marchés agricoles pour une meilleure planification et des prises de décision économiques plus éclairées pour les producteurs.

Au cours de cette rencontre et au regard des échanges fructueux avec les pays, tous les acteurs ont réaffirmé leur volonté de bénéficier des appuis de la CEDEAO pour mieux comprendre et faciliter ainsi la mise en œuvre des règlements et mesures communautaires en vue d’améliorer la qualité des produits locaux et accroître la compétitivité des producteurs sur le marché régional. Les échanges intra-régionaux de produits agricoles devraient s’intensifier, consolidant ainsi la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux perturbations climatiques et économiques.

Financé par la Banque mondiale, le FSRP lie étroitement les actions nationales et régionales afin d’assurer une réponse coordonnée aux défis alimentaires de la région. La composante 3 joue un rôle fondamental dans ce processus, visant à stimuler le commerce agricole en développant les principaux corridors de commerce et en soutenant les chaînes de valeur prioritaires.

Les efforts conjoints des acteurs régionaux et nationaux démontrent une vision partagée de l’intégration des marchés agricoles comme levier pour la sécurité alimentaire et le développement durable en Afrique de l’Ouest. La CEDEAO continuera de jouer un rôle pivot en accompagnant les États membres dans la réalisation des ambitions du FSRP, dont la composante 3 reste un moteur essentiel pour l’avenir du commerce et de la résilience agricole dans la région.

Renforcement des capacités humaines des Instituts et Centres de recherche en Afrique de l’Ouest et du Centre : le CORAF organise les journées scientifiques des étudiants à Lomé

Publié le 5 novembre 2024

La formation des étudiants est au cœur de la politique de renforcement des capacités du CORAF, leader de la question de la recherche agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre. Dans cette optique, il a été organisé du 22 au 26 avril 2024 au Togo, des journées scientifiques des étudiants pour partager les résultats des thèses de doctorat et de master avec le Comité Scientifique et Technique (CST) du CORAF.

Cette initiative s’inscrivait dans le cadre du programme de résilience des systèmes alimentaires et qui vise à soutenir les centres nationaux de spécialisation à disposer de masse critique de chercheurs afin de mener des recherches de qualité et d'assurer la relève.

A titre d’exemple, en 2023, le CORAF a lancé un appel à candidatures de bourses d'études qui a permis de sélectionner 10 candidats pour des allocations de bourses de doctorat sur des sujets d'intérêt dans la sous-région Ouest-africaine. La sélection s’est faite à partir des priorités de la région avec la prise en compte des contraintes des principales chaînes de valeur agricole de la région. Les résultats de leurs travaux permettront de trouver des solutions aux défis identifiés.

La rencontre de Lomé a été une occasion pour le Comité Scientifique et technique du CORAF d’analyser et mieux orienter les boursiers sur leurs travaux de recherche. Ces étudiants boursiers venus du Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, côte d'ivoire, Tchad et Togo seront mieux accompagnés, guidés et orientés pour qu'au terme de leur recherche, que la sous-région puisse avoir des solutions agricoles pratiques qui à terme pourront facilement passer entre les mains des utilisateurs.

De manière pratique, au cours des travaux de Lomé, chaque étudiant et son superviseur ont présenté leur projet de travaux, comment ils comptent s'y prendre, quelles sont les méthodes pour y arriver, quels seront les résultats à générer et ensemble nous allons analyser en profondeur pour s'assurer que chaque étudiant reparte avec les bonnes orientations pour que son travail soit utile. 

Les capacités des acteurs des systèmes nationaux de recherche agricole renforcées en biotechnologie et en bio-informatique

Publié le 5 novembre 2024

Le CORAF dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), a récemment conclu une série d'ateliers de formation régionale visant à renforcer les compétences des acteurs des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) en biotechnologie et en bio-informatique. Ces ateliers, dont la dernière série s’est déroulée en fin d’année 2023 à la Faculté des Sciences et Technologies de l'Université Cheikh Anta Diop (FST/UCAD) à Dakar, ont rassemblé divers acteurs, dont des chercheurs, des étudiants et des ingénieurs venant du Burkina Faso, de la Gambie, du Ghana, du Mali, du Sénégal et du Togo.

Ces participants ont eu l'occasion d'approfondir leurs connaissances et de développer des compétences pratiques dans des domaines scientifiques essentiels notamment en biotechnologie et en bio-informatique. Ces formations régionales s'inscrivent dans la stratégie du CORAF et du projet FSRP visant à renforcer les compétences des chercheurs et acteurs des systèmes nationaux de recherche agricoles.

Avec un engagement total de 50 participants pour les deux formations, le CORAF a réussi à atteindre sa cible. Cette approche holistique vise à doter la région des compétences nécessaires pour relever les défis agricoles et alimentaires de manière innovante et durable.

Les modules de formation ont couvert des sujets cruciaux tels que les concepts de base et l'application des méthodes et outils biotechnologiques dans l'agriculture, les méthodes modernes de diagnostic des maladies végétales et animales, et les outils d'amélioration génétique des cultures et des animaux. De plus, des sessions ont été consacrées à l'analyse des données de séquençage et à l'exploitation des bases de données génétiques. Les participants ont ainsi acquis des connaissances approfondies sur l'utilisation des méthodes modernes dans la recherche agricole, améliorant ainsi leur capacité à contribuer à des systèmes alimentaires plus résilients.

À travers cette formation, le CORAF renouvelle son engagement dans le renforcement des capacités des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) en Afrique de l'Ouest et du Centre et à la création d'une communauté de chercheurs mieux équipés pour faire face aux défis actuels du secteur agricole. 

Résilience des systèmes alimentaires : le personnel des parcs de technologies agricoles formé

Publié le 5 novembre 2024

25 experts en suivi-évaluation et communication du Bénin, du Burkina-Faso, du Mali, du Ghana, du Tchad, du Togo, du Sénégal et de la Sierra-Leone ont eu une meilleure connaissance pour contribuer à la valorisation des technologies agricoles issus des centres de recherche afin de réduire l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Cette formation organisée par le CORAF à Dakar a permis aux participants d’avoir une compréhension approfondie de la valorisation des Parcs de Technologie Agricole (PTA), des cadres logiques, des indicateurs de performance et des outils de collecte de données numériques. L’atelier comprenait également des formations pratiques en communication stratégique, photographie, rédaction de success story et l’engagement des médias pour accroître la visibilité des PTA.

Afin de mesurer l’impact des PTA de manière efficace, des indicateurs de performance clés ont été définis, de même qu’un modèle de rapport concerté. Ces indicateurs englobent entre autres le nombre de technologies en démonstration dans le PTA, le nombre de visites individuelles et d’agriculteurs dans les PTA, ainsi que le nombre de partenariats public-privé créés. Ces données revêtent une importance cruciale pour évaluer l’efficacité des PTA et orienter les décisions futures.

Le CORAF et ses partenaires travaillent à garantir que les innovations soient mises à l’échelle de manière efficace en vue de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes et transformer l’industrie agricole dans la région.

Animation des Plateformes d'Innovation en Afrique de l’Ouest : le CORAF élabore des Programmes et Curricula de formation

Publié le 3 novembre 2024

Le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricole (CORAF) entend renforcer l’animation des Plateformes d’Innovation (PI) dans les pays et au niveau réseau régional. Cette approche que le CORAF a testée dans plusieurs pays dans le cadre de projets de vulgarisation des résultats de recherche agricole renforce les collaborations entre des organisations gouvernementales, des ONG, des entreprises privées, des universités et des agriculteurs locaux.

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP), le CORAF entend contribuer à la prise en compte des plateformes d’innovation dans les programmes et curricula de formation en Afrique de l’Ouest.

A cet effet une étude a été commanditée pour la faisabilité de cette vision. Du 3 au 5 avril 2024 à Ouagadougou, acteurs et partenaires du monde agricole ont été conviés à la restitution des résultats de cette étude en vue passer à l’étape de l’élaboration curricula de formation à implémenter dans les institutions et centres de formation agricoles.

Rappelons que les plateformes d'innovation agricole en Afrique de l'Ouest ont émergé comme des catalyseurs essentiels pour le développement agricole de la région.

Ce sont des hubs ou des centres physiques où les agriculteurs, les entrepreneurs, les chercheurs et d'autres acteurs du secteur agricole se rencontrent pour partager des idées, accéder à des formations et à des ressources, et développer des solutions innovantes.  Les PI soutiennent les jeunes entreprises agricoles en leur fournissant un espace, un mentorat, des formations, un financement et d'autres ressources pour développer leurs idées et leurs produits.

Les Plateformes d’innovation jouent un rôle crucial dans la promotion de l'innovation, de la productivité et de la durabilité dans le secteur agricole en Afrique de l'Ouest, en aidant les agriculteurs à relever les défis et à saisir les opportunités dans un environnement en évolution rapide.

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