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Togo : le pays marque son engagement dans la lutte contre les bioagresseurs

Publié le 1 janvier 2025

Les bioagresseurs constituent une contrainte majeure au développement agricole. Dans une démarche alignée avec l’approche des Centres Nationaux de Spécialisation (CNS) promue par le CORAF, le Togo à travers l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), se positionne comme un CNS pour aborder le défi des bioagresseurs qui entravent la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne.

L’ITRA et les experts de la région se sont réunis à Lomé, du 09 au 11 août 2023, pour aborder les problématiques liées aux ravageurs et aux maladies impactant les cultures et l’élevage. Ces  spécialistes, comprenant des phytopathologistes, entomologistes, nématologistes, malherbologistes, ainsi que des vétérinaires du Togo et d’autres pays membres de la CEDEAO et du Tchad, témoigne de l’engagement régional pour une réponse collective à ces défis cruciaux.

Une approche régionale pour lutter contre les bioagresseurs

La mise en place du CNS sur les bioagresseurs au Togo reflète la détermination de la région à aborder les enjeux agricoles majeurs avec une perspective commune. Cette avancée constitue une contribution significative pour la sécurité alimentaire et le développement agricole en Afrique subsaharienne et au-delà. De même, la mise en place de ce Centre au Togo bénéficie du soutien des autorités nationales et s’inscrit dans le cadre du Programme sur la Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP), financé par la Banque mondiale.

Par ailleurs, le concept de Centre National de Spécialisation (CNS) s’aligne parfaitement avec l’engagement régional en faveur de l’intégration, notamment dans l’espace CEDEAO. Cette approche vise à mutualiser les efforts de recherche pour relever les défis agricoles communs et à exploiter les avantages comparatifs de chaque pays dans une chaîne de valeur spécifique.

Une Synergie pour une recherche mutuelle

Le Togo rejoint ainsi d’autres pays de la région qui ont déjà mis en place des CNS dans des domaines tels que le maïs, les céréales sèches, le bétail, les fruits et légumes, les racines et tubercules, le riz, la banane plantain, l’aquaculture et le riz de mangrove. Cette initiative témoigne de l’importance croissante accordée à la recherche et au développement agricoles pour répondre aux défis alimentaires et environnementaux sur le plan régional.

En capitalisant sur les expériences des CNS précédents, le Togo est bien positionné pour faire progresser la gestion des bioagresseurs et contribuer à la sécurité alimentaire régionale. Le lancement réussi du CNS bioagresseurs témoigne de la volonté du Togo de relever les défis agricoles de manière proactive et innovante, avec l’appui du CORAF et de la CEDEAO et d’autres partenaires régionaux. Cet exemple illustre la manière dont la recherche et le développement agricoles peuvent jouer un rôle crucial dans la réalisation d’une agriculture durable et résiliente, tout en renforçant la coopération régionale et les partenariats.

Togo : des outils et intrants agricoles acquis au profit de 1727 producteurs maraichers dont 719 femmes

Publié le 15 décembre 2024

En appui à la mise en œuvre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS), le programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) au Togo a distribué des intrants et outils agricoles à 1727 producteurs maraichers dont 719 femmes de la région des savanes et la préfecture de la Kéran, le 24 août 2023 à Dapaong.

Destinés à améliorer la productivité des exploitations agricoles ciblées, ces intrants et outils estimés à plus de 613 millions FCFA sont composés pour chaque producteur, de semences certifiées de tomate, de piment et d'oignon ; des outils maraîchers (machines à pulvériser, brouettes, arrosoirs, râteaux, pelles, binettes, houes, coupe-coupe, etc.), des fertilisants et biopesticides.

En tant que bénéficiaire, Mme Minlékibé ne cache pas sa joie « Je suis particulièrement émue parce que le projet FSRP dont j’entendais parler, je n’avais jamais imaginé en être bénéficiaire. Mais aujourd’hui j’en suis une. Je remercie tous les partenaires pour tous ces appuis qu’ils nous ont apportés et j’exprime ma reconnaissance au Chef de l’Etat qui a permis que ces outils nous parviennent ».

Des directeurs régionaux, centraux, coordonnateurs, autorités locales et administratives de la région présents à cette cérémonie de distribution officielle des intrants et outils agricoles ont encouragé les bénéficiaires à faire un bon usage afin d’améliorer leurs productions et donc leurs revenus. 

Togo: le Gouvernement s’engage au respect des normes environnementales et sociales dans la mise en œuvre du FSRP

Publié le 15 décembre 2024

Le Gouvernement togolais a bénéficié d’un financement additionnel auprès du Global agriculture and food security program (GAFSP) pour la mise en œuvre du programme de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l'Ouest (FSRP) dont l’objectif est d’accroître la préparation à l'insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires au Togo.

Conformément aux normes environnementales et sociales (NES) applicables aux projets financés par la Banque mondiale, un Plan d’engagement environnemental et social (PEES) a été élaboré. L’élaboration de ce plan qui est un instrument prescrit dans le cadre de l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux, témoigne de l’engagement du Gouvernement en matière de respect des normes environnementales et sociales. Il énonce les mesures et actions de gestion efficace des risques environnementaux et sociaux associés aux activités du projet puis précise les ressources, les niveaux de responsabilité et les délais de mise en œuvre.

Le document du PEES ainsi élaboré s’intègre dans la gestion quotidienne du FSRP et peut être consulté auprès de la coordination nationale du FSRP/Togo   (https://agriculture.gouv.tg/documentation/).

Togo : 180 groupements de femmes et de jeunes sensibilisés sur la règlementation semencière et les opportunités d’emplois inclusifs dans le sous-secteur semencier

Publié le 12 décembre 2024

Du 27 au 28 juillet 2023, une tournée régionale de sensibilisation a regroupé à Atakpamé et à Kara, des groupements de femmes et de jeunes sur la réglementation semencière et les opportunités d’emplois inclusifs dans le sous-secteur semencier au Togo.

Organisée dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA-Togo), cette activité a permis à de nouvelles personnes d’intégrer la chaîne de valeur des semences agricoles et plants afin d’accroître l’offre des semences et plants de qualité dans le pays. Pendant deux jours, les responsables de la direction des semences agricoles et plants ont sensibilisé 180 groupements de jeunes et de femmes sur les différents aspects de la règlementation semencière dans l’espace CEDEAO ainsi que les opportunités d’emploi dans le secteur semencier au Togo. Cette sensibilisation a connu un engouement et une participation active de toutes les parties prenantes.

A Atakpamé comme à Kara, les participants ont témoigné et partagé leur expérience en tant que producteur semencier et l’impact des accompagnements qu’ils ont eus du Ministère de l’agriculture à travers ses différents projets de développement. C’est l’exemple de Wolou Assamati, producteur semencier basé à Atakpamé qui relate : « Je m’appelle Assamati Wolou et je suis producteur de semences. Je produis des semences depuis 2009. Au début on faisait des superficies de 2 hectares parfois 1 voire 0.5. Mais en 2013, la DSP et les projets PADAT et PPAAO nous ont formés.  A partir de ce moment, les choses ont changé. Actuellement moi je fais plus de 15 hectares pour le maïs et 20 ha pour le soja. Avec la DSP, nous certifions les semences et avons aussi créé des points de vente dans les villages pour organiser la commercialisation de nos semences. (…) Nous travaillons aussi avec les inspecteurs qui passent dans nos champs 2 ou 3 fois avant la récolte. »

A Kara, les travaux ont été présidés par le Directeur régional de l’agriculture de ladite région et ont été l’occasion d’échanger sur les critères d’accès aux instruments financiers du PRSA à travers ses guichets et sur l’apport du fonds d’appui au secteur semencier mis en place depuis 2014 par le Gouvernement. Les échanges ont également porté sur les innovations majeures entreprises au sein du Ministère de l’agriculture pour booster le secteur, notamment l’agence de transformation agricole et la nouvelle direction de l’entrepreneuriat et du financement agricole.

Il est à noter que cette tournée de sensibilisation vient en prélude à l’appui technique du CORAF qui consiste à former les producteurs semenciers sur les chaînes de valeurs de semences et la création de business modèle inclusif afin de contribuer efficacement à la mise à échelle et la promotion des semences de qualité.

Togo/Campagne agricole 2023-2024: des appuis multiformes à plus de 29 000 producteurs grâce au PRSA

Publié le 12 décembre 2024

Plus de 29 000 bénéficiaires dans la région des savanes et la préfecture de la Kéran ont bénéficié d’appuis multiformes en semences certifiées de riz et soja, en outils maraichers, en biopesticides et fertilisants dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) pour accroître considérablement la productivité agricole, augmenter les revenus des producteurs pour enfin assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable au Togo.

Cette intervention du PRSA-Togo s’inscrit dans la droite ligne des nombreuses actions que le projet met en œuvre dans le cadre du Programme d’urgence pour la région des savanes (PURS) destiné à renforcer la résilience des populations de cette zone septentrionale du Togo. A l’issue de la réception des kits, les bénéficiaires nous expriment leur satisfécit. C’est le cas de LANKOME Tilate, une bénéficiaire comblée de Tampialime dans la préfecture de Tandjouaré.

« Je me nomme LANKOME Tilate et je viens du village de Tampialime dans la préfecture de Tandjouaré. Notre coopérative a été identifiée pour bénéficier des semences améliorées de riz et de soja que le projet FSRP a acquis pour nous. Je fais partie du comité de gestion de notre coopérative en tant que trésorière. Notre organisation est une coopérative de la ZAAP*. Avant, on reconduisait les anciennes récoltes comme semences, mais cette fois-ci, avec les semences certifiées que le FSRP nous a acheté, nous sommes comblées. Nous n’allons plus utiliser les anciennes semences. Nous allons utiliser celles-ci avec la ferme conviction que son rendement sera meilleur. Cela nous permettra de subvenir aux besoins de nos maris et de nos enfants afin d’avoir un climat paisible dans la famille. Nous pouvons donc dire que cet appui annonce un lendemain meilleur pour nous les agricultrices. Nous remercions le gouvernement togolais spécifiquement le ministre de l’agriculture et le projet FSRP pour cet appui qui va agir positivement sur notre récolte et bénéficier à toute la famille. » raconte-t-elle toute heureuse et optimiste.

Togo: l’approche de Services Climatologiques Participatifs Intégrés pour l’Agriculture est vulgarisée au niveau paysan

Publié le 12 décembre 2024

L’un des secteurs les plus touchés par les effets du changement climatique est l’agriculture. En milieu rural, ces changements climatiques affectent directement les producteurs et exposent les ménages à l’insécurité alimentaire. Les ressources naturelles de base des systèmes de production sont sensibles et se détériorent.

Afin d’accroître la résilience des systèmes de production face aux effets des changements climatiques, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP Togo) appuie la formation des agents facilitateurs de la mise en œuvre de l’approche de Services Climatologiques Participatifs et Intégrés pour l’Agriculture (PICSA) au niveau des communautés rurales et agricoles.

L’objectif de cette formation est de contribuer au renforcement de la résilience des producteurs face à la variabilité et aux changements climatiques en vue d’une amélioration de la productivité agricole.

La formation s’est déroulée en deux phases. La première phase (théorique) a consisté à former les agents facilitateurs venus de l’Institut Togolais de Rechers Aagricoles (ITRA), l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT), l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET) et du CONACILSS. Quant à la deuxième phase (pratique), elle s’est faite sur le terrain à Farendè dans le canton de Lama-tessi, préfecture de la Binah et a regroupée plus de 90 producteurs de la localité.

En effet, ces travaux de terrain ont consisté en l’établissement de la carte d’allocation des ressources, du calendrier saisonnier, le calcul des probabilités des caractéristiques agro-climatiques à base des données historiques et la gestion des risques. Ce fut une séance interactive et participative qui a permis aux facilitateurs et aux exploitants agricoles, de s’imprégner davantage de l’approche PICSA pour une meilleure résilience face aux effets des changements climatiques au Togo.

Le FSRP appuie la formation de 3000 agriculteurs des ZAAP au Sud du Togo sur les pratiques agroécologiques et de gestion durable des terres

Publié le 12 décembre 2024

Dans le contexte spécifique des changements climatiques caractérisés par les sécheresses, l’irrégularité des pluies, la prolifération des ravageurs des plantes, le développement des bactéries nuisibles entrainant l’appauvrissement des terres cultivables, l’adoption des pratiques agroécologiques est la meilleure stratégie pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, lutter contre la pauvreté et créer des emplois en milieu rural à travers une exploitation durable des espaces aménagés.

Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) appuie à cet effet, la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) pour la formation de 3000 agriculteurs exploitants les ZAAP au sud Togo à travers son dispositif des fermes écoles agroécologiques.

Cette première formation qui couvre les régions maritime, plateau Est et plateau Ouest, vise à renforcer la durabilité des systèmes de production pratiquées sur les ZAAP et la résilience des ménages bénéficiaires. C’est un total de 3000 agriculteurs qui seront formés en plusieurs étapes dont la première consiste en la formation de 300 paysans relais identifiés sur 60 ZAAP, qui se chargeront de relayer et de former à leur tour, les agriculteurs de leurs ZAAP respectives sur les pratiques agroécologiques apprises lors de la formation.

La cérémonie de lancement de cette série de formation a été marquée par la remise des kits constitués de bottes, de gilets, de manuels d’apprenant ont été offert par le projet aux participants.

A propos des ZAAP

Les Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) constituent des blocs de production d’au moins 100 ha de monoculture sur lesquels sont concentrés des producteurs pour une production encadrée. Elles permettent d’assurer une production en quantité importante et garantir un approvisionnement régulier en matière première des unités de transformation.

A ce jour, l’évolution des aménagements des sites a permis de profiler la stratégie ZAAP basée sur des principes qui découlent de la « vision stratégique Togo 2025 » du Gouvernement.

Gestion Durable des Terres : adoption de la fumure organique pour restaurer les terres

Publié le 4 décembre 2024

Au nord du Togo, les terres agricoles sont de plus en plus pauvres en nutriments à cause de l’érosion (flancs des montages et collines), du changement climatique et de l’utilisation abusive des pesticides et de l’engrais minéral par les producteurs.

Pour inverser cette tendance, le Ministère de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural, dans le cadre de la mise en œuvre du FSRP, a formé 4103 bénéficiaires sur les pratiques de gestion durable des terres (GDT) sur 60 Zones d’aménagement agricole planifiée (ZAAP), à l’adoption desdites pratiques et contribuer ainsi à restaurer les terres dégradées.

Dans la ZAAP de Kadjalla située dans la préfecture de Niamtougou, Atou Jean a fait partie des bénéficiaires de cette formation qui lui a permis d’apprendre des techniques de préparation du compost, engrais organique BOKASHI, apichi et paillage qu’il applique sur ses parcelles tout en réduisant l’utilisation de l’engrais minéral.

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Parcelle ayant reçu uniquement de l’engrais minéral
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Sur une parcelle de maïs de 1ha, il a appliqué sur un espace, 100 kg de fumure organique deux semaines avant le semis. Il y a ajouté quelques jours après, 75 kg d’engrais minéral (50 kg de NPK et 25 kg d’urée). Sur l’autre espace, il a appliqué uniquement que de l’engrais minéral (300 kg de NPK et 150 kg urée) sans y ajouter de la fumure organique.

Les plants de maïs ayant reçu l’engrais organique et un peu de l’engrais minéral sont vigoureux et poussent bien tandis que ceux sur lesquels il n’a appliqué que de l’engrais minéral, les plants sont jaunes et évoluent difficilement.

Il est l’attraction dans le village de Outi et il n’hésite pas à expliquer son secret. Atou Jean est heureux de savoir qu’il contribue ainsi à la restauration des terres dans son village et invite ses collègues producteurs à le suivre dans ce chemin plein d’avenir : « Je demande à tous les producteurs de la région d’adopter le bokashi qui est une réalité et permet vraiment de restaurer les terres. L’utilisation de l’engrais appauvrit de plus en plus nos terres et est dangereux pour nous-mêmes. Le boKashi, bien qu’il soit un peu contraignant à préparer, ne coûte rien comparé à l’engrais qui est de plus en plus cher. »

L’adoption de la fumure organique au nord du Togo est une pratique agricole essentielle pour restaurer la fertilité des terres. La fumure organique, qui comprend le compost, les résidus de culture et les déchets des animaux est une alternative écologique aux engrais chimiques. La matière organique améliore la structure du sol, augmentant sa capacité à retenir l’eau et à fournir des nutriments aux plantes.

En améliorant la cohésion du sol, la fumure organique réduit le lessivage des éléments nutritifs et permet de capter les sels minéraux nécessaires à la plante. Contrairement aux engrais chimiques qui offrent une solution à court terme, la fumure organique enrichit le sol durablement, favorisant une productivité agricole stable sur le long terme. Elle utilise des ressources locales et réduit la dépendance aux intrants coûteux, ce qui est particulièrement bénéfique pour les agriculteurs à faible revenu.

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