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Niger : 8 mares réhabilitées avec l’appui du PRSA

Publié le 5 novembre 2025

Le Niger, bien que pays à climat sec dispose d’abondantes ressources en eau souterraine et de surface. Le territoire compte plus de 1000 mares, parmi lesquelles 175 sont permanentes et sont menacées particulièrement par l’ensablement. Ces ressources en eau participent de façon importante à l’alimentation des populations et du bétail, ainsi qu’à la production agricole de décrue ou irriguée. Cependant le tarissement rapide de ces points d’eau reste une contrainte pour exploitation par la pratique des cultures autour, l’abreuvement du bétail et les besoins domestiques. Afin de soulager les populations des zones rurales qui souvent peinent à trouver de l’eau pour leur besoin, la Banque mondiale à travers le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) a appuyé l’Etat du Niger pour la réalisation des ouvrages des mobilisations des eaux notamment l’aménagement de huit (8) mares à des fins agro-pastorales et halieutiques dans la zone d’intervention du Programme. Suite à une étude techniques réalisée par les services du Génie dans les régions de Tahoua et Zinder, il a été révélé que dans ces régions les mares sont très souvent confrontées aux phénomènes de rabattement précoce de la nappe, l’assèchement ou le tarissement des mares posant un problème de disponibilité des volumes d’eau et des terres pour satisfaire aux besoins des usagers.

Des travaux d’aménagement de huit (08) mares des deux régions par le surcreusement, la reconstitution des seuils, et la protection mécanique et biologique sont entrepris pour contribuer efficacement au développement des activités de production agro-sylvo--pastorale en vue du renforcement de la résilience des populations bénéficiaires des communes de ZERMOU, MIRRIAH, et DUNGASS dans la région de Zinder, les communes de BOUZA, TAMA et MALBAZA dans la région de Tahoua.

Ces aménagements permettront la mise en valeur directe autour des mares de superficies agricoles, la recharge de la nappe, l’augmentation des revenus tirés des investissements par la population et la restauration durable des écosystèmes.

Sierra Leone : SLARI et l'IITA ont formé des producteurs de semences de manioc avec le soutien du FSRP

Publié le 5 novembre 2025

L'Institut de recherche agricole de Sierra Leone (SLARI), en partenariat avec l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) et le Programme pour la résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), a organisé une formation de cinq jours à l'intention des producteurs de semences de manioc, du 6 au 11 octobre 2025, au Taiama Resort, à Taiama Junction, dans le district de Moyamba.

Cette formation a permis de renforcer les capacités des agriculteurs, des techniciens de recherche et des acteurs du secteur privé impliqués dans la multiplication et la distribution des semences de manioc à travers le pays. L'objectif était d'améliorer la production de semences de manioc de haute qualité afin de soutenir les efforts nationaux en matière de sécurité alimentaire et de contribuer à l'initiative Feed Salone.

Lors de la séance d'ouverture, le directeur général adjoint de SLARI, le révérend Dr Prince E. Norman, a souligné que cette initiative contribuait à améliorer la chaîne de valeur du manioc en fournissant aux agriculteurs des conseils scientifiques et de meilleurs matériaux de plantation. Le représentant de l'IITA, le Dr Thank God, a souligné l'importance du manioc pour l'emploi et la croissance agro-industrielle en Sierra Leone, tandis que le représentant du FSRP, M. Mohamed Sippo, a salué la collaboration entre les trois institutions.

Le Dr Janatu Veronica Sesay, de l'Agence de certification des semences de Sierra Leone (SLeSCA), a souligné l'importance de la certification des semences pour garantir la qualité et protéger les agriculteurs.

Tout au long de la semaine, les participants ont découvert les normes de production des semences de manioc, la gestion des maladies, l'inspection des champs et la manipulation après récolte. La formation s'est terminée par une remise symbolique de semences et une journée champêtre consacrée au manioc, marquant une étape concrète vers le renforcement du système de semences de manioc en Sierra Leone.

Sierra Leone : 30 variétés améliorées de maïs, de riz et de manioc diffusées par le Président Julius Maada Bio grâce au soutien du FSRP

Publié le 5 novembre 2025

L'Institut agricole de Sierra Leone (SLARI) à travers l’une de ses branches, le Centre de recherche Rokupr dans le district de Kambia, a diffusé 30 variétés améliorées à haut rendement grâce au soutien du Programme de résilience des systèmes alimentaires financé par la Banque mondiale. La cérémonie de diffusion a été faite par Son Excellence le Président Julius Maada Bio. Ces variétés sont composées du maïs, du riz et du manioc (8 variétés de maïs, 14 variétés de riz et du manioc développées par des chercheurs sierra-léonais).

Les variétés de riz diffusées sont des variétés à haut rendement capables de produire 7 à 8 tonnes par hectare, ce qui représente un bond considérable par rapport à la moyenne nationale de 2 à 3 tonnes.

Dans son discours liminaire, le président Bio a qualifié cette diffusion de percée scientifique et de démonstration de l'engagement de son gouvernement à autonomiser les agriculteurs et à renforcer les systèmes alimentaires nationaux. « La mise sur le marché de ces nouvelles variétés marque un tournant dans notre vision Feed Salone. Grâce à la recherche et à l'innovation, nous donnons aux agriculteurs accès à des semences qui augmenteront les rendements, renforceront la résilience et garantiront la sécurité alimentaire », a-t-il déclaré.

Il a souligné que la transformation agricole doit s'appuyer sur la science et des pratiques fondées sur des preuves, affirmant que « l'agriculture est une science ».

Le ministre de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, le Dr Henry Musa Kpaka, a réaffirmé l'engagement du gouvernement à fournir des semences améliorées aux agriculteurs de la Sierra Leone. Il a souligné que le pilier 2 de Feed Salone se concentre sur le renforcement du système de semences et d'intrants, et que les nouvelles variétés mises sur le marché permettraient d'augmenter la productivité, d'accroître les revenus des agriculteurs et de réduire les importations alimentaires.

En l'honneur du leadership du Président en matière de sécurité alimentaire, une nouvelle variété de manioc a été baptisée « Maada Cassava ».

Le Président Bio, accompagné du ministre de l'Agriculture, du directeur général du SLARI et du chef de projet du FSRP, a visité des parcelles de démonstration afin d'observer les performances des variétés.

La cérémonie a réuni des agriculteurs, des chercheurs, des partenaires de développement et des dirigeants communautaires, qui ont tous salué l'investissement du gouvernement dans la recherche et l'innovation agricoles.

Tchad : 129 étudiants bénéficient de bourses pour des formations diplômantes au Centre Régional AGHRYMET avec l’appui du PRSA

Publié le 5 novembre 2025

La salle de réunion du Ministère de la Production et de l’Industrialisation Agricole a abrité ce vendredi la cérémonie officielle de départ des 129 étudiants tchadiens bénéficiaires des bourses du Programme de Résilience de Système Alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest et au Sahel (PRSA-TD), le 31 octobre 2025.

Placée sous la présidence du Ministre de la Production et de l’Industrialisation Agricole, la cérémonie a réuni plusieurs personnalités parmi lesquelles, le coordonnateur national par intérim du PRSA-TD, les partenaires d’exécution du programme, ainsi que les lauréats et leurs familles.

Dans son mot de bienvenue, le coordonnateur par intérim du PRSA-TD a rappelé que cette première vague marque une étape déterminante dans la mise en œuvre du programme, qui vise à renforcer les capacités humaines et institutionnelles en faveur d’un système alimentaire plus résilient, inclusif et durable.

Prenant la parole, le Ministre de la Production et de l’Industrialisation Agricole a exprimé sa fierté et sa satisfaction de voir ces jeunes Tchadiens s’engager dans une aventure académique porteuse d’espoir.

« À travers cette initiative, le Gouvernement, avec le soutien financier de la Banque mondiale et l’appui technique du Centre Régional AGRHYMET, réaffirme sa volonté de placer le développement du capital humain au centre de la transformation du secteur agricole », a-t-il déclaré.

Sur les 183 boursiers sélectionnés, 129 poursuivront leurs formations professionnelles au Centre Régional AGRHYMET dans des domaines tels que la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la gestion des ressources naturelles, la protection des végétaux et le changement climatique. Les 54 autres intégreront des universités partenaires pour des formations de recherche en irrigation, biotechnologie alimentaire, fertilité des sols ou statistique agricole.

Le Ministre, aux côtés du Coordonnateur par intérim du PRSA-TD, a remis un chèque symbolique de trente millions de francs CFA à deux étudiants représentant l’ensemble des bénéficiaires, en signe d’encouragement et de reconnaissance. À cette occasion, le Ministre a exhorté les lauréats à faire preuve de discipline, de rigueur et de patriotisme tout au long de leur formation.

« Vous êtes désormais les ambassadeurs du Tchad. Revenez avec des compétences solides pour contribuer à la résilience du système alimentaire national », a-t-il lancé.

Cette cérémonie, empreinte d’émotion et d’optimisme, traduit la vision du Tchad d’assurer la sécurité alimentaire durable par la formation d’une nouvelle génération de cadres agricoles compétents et engagés.

Togo : la lutte biologique contre la chenille légionnaire d’automne porte ses fruits avec l’appui du FSRP

Publié le 5 novembre 2025

Face aux pertes agricoles causées par la chenille légionnaire d’automne, le Togo opère un tournant stratégique en misant sur la lutte biologique.

En mai 2025, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a appuyé une opération de lâcher massif de parasitoïdes dans plusieurs Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), notamment dans les régions des Plateaux Est et de la Kara.

Cette approche repose sur l’élevage en laboratoire de deux espèces de parasitoïdes particulièrement efficaces (12 000 individus de Cotesia marginiventris et 3 800 individus de Chelonus insularis) qui sont introduits directement dans les champs de maïs pour neutraliser de manière naturelle la chenille légionnaire.

Afin de maximiser l’efficacité de cette méthode, les producteurs ont été sensibilisés à l'importance de ne pas appliquer de traitements chimiques pendant deux semaines après les lâchers. Cela a permis aux parasitoïdes de s’établir durablement dans les zones traitées.

Cinq mois plus tard, les premiers résultats sont prometteurs.

Les témoignages des producteurs confirment un impact positif sur les rendements en maïsiculture. « Cette année, les attaques sont vraiment moindres. Les chenilles n'ont pas trop dérangé comme les années précédentes », témoigne un producteur de la ZAAP Bouladè, à Assoli.

Sur la ZAAP Atifoutou, la tendance est similaire. Les attaques de la chenille légionnaire d’automne ont été nettement plus faibles cette année, entraînant une amélioration de la qualité des récoltes et une réduction de l’usage de produits chimiques.

Cette amélioration constatée sur le terrain confirme l'efficacité de l'approche biologique adoptée.  A ce jour, 7 sites ont déjà été couverts avec succès. L’objectif à court terme est d’étendre la méthode à l’ensemble du territoire, tout en poursuivant l’élevage en masse des parasitoïdes dans les laboratoires togolais.

Pour le FSRP, cette initiative marque une avancée majeure dans la lutte contre un fléau qui sévit au Togo depuis 2016. Elle représente une source d’espoir tangible pour les producteurs de maïs à travers le pays.

À propos du lâcher de parasitoïdes

Le lâcher a été réalisé en ouvrant légèrement la cage contenant les parasitoïdes, afin de leur permettre de sortir progressivement. Il est essentiel que les plants de maïs aient entre deux et quatre semaines après le semis au moment de l’opération. Cette précaution a un effet significatif sur le taux de parasitisme des chenilles légionnaires, notamment celles au stade larvaire L1.

Une fois la cage ouverte, les agents se déplacent à travers le champ de maïs, cage à la main, pour faciliter la dispersion des insectes.

Togo/accès aux données agrohydrométéorologiques : une nouvelle station météo installée avec l'appui du FSRP

Publié le 24 octobre 2025

Face aux défis du changement climatique, l’accès aux données agrohydrométéorologiques précises et en temps réel est devenu un levier essentiel pour sécuriser les campagnes agricoles et renforcer la résilience des producteurs. Afin de garantir la disponibilité en temps utile des données agrohydrométéorologiques essentielles aux acteurs des chaines de valeur agricole, tout en favorisant le développement de services intégrés via des plateformes numériques innovantes, le FSRP renforce la capacité des structures nationales afin de fournir des services d’information fiables. Le projet investit donc massivement pour appuyer l’Agence Nationale de la Météorologie du Togo (ANAMET), en la dotant d’équipements de pointe et en renforçant ses capacités opérationnelles.

Parmi les avancées les plus marquantes, l’installation d’une antenne de réception d’images satellitaires ouvre de nouvelles perspectives en matière de précision et de fiabilité des prévisions climatiques. Désormais, l’ANAMET accède à des données satellitaires de qualité, issues de modèles de prévision plus dynamiques et performants, lui permettant d’anticiper les conditions climatiques à venir.

À cela s’ajoute l’acquisition de nouvelles stations agrométéorologiques, prêtes à être déployées sur le terrain. Ces stations permettront un suivi localisé et en temps réel des paramètres agro-climatiques, un atout majeur pour les agriculteurs, notamment dans les zones à fort potentiel agricole.

La relance de la production et la diffusion d’informations pluvio-climatiques via le système d’information hydro agrométéorologiques (SIHAM) est une innovation décisive qui facilite l’accès en temps réel, aux prévisions agro météorologiques localisées. Ce dispositif mis en place par le FSRP, permet d’envoyer des prévisions directement aux producteurs agricoles, soit par SMS soit par appel vocal, dans les zones aménagées agricoles planifiées (ZAAP) et au-delà. Résultat : une meilleure anticipation, une réduction des pertes, et une optimisation des campagnes agricoles.

Par-delà les équipements, la réhabilitation des parcs météo et des bâtiments administratifs des différents centres à l’intérieur du pays ainsi que la réhabilitation apportée à la direction générale de la météorologie constituent un socle durable pour garantir un service public efficace, moderne et plus proche des besoins du terrain.

Chaque année, à l’approche de la saison des pluies, l’ANAMET en collaboration avec les structures techniques, élabore des prévisions agro-hydro-climatiques stratégiques. Grâce au soutien du FSRP, ces prévisions sont aujourd’hui plus fines, plus rapides, plus fiables et mieux diffusées, permettant aux agriculteurs, aux décideurs et aux acteurs socio-économiques de planifier leurs activités avec plus de confiance et d’efficacité.

Cette intervention du FSRP illustre comment des investissements ciblés dans la technologie, l’infrastructure et la diffusion de l’information peuvent transformer les systèmes d’alerte et de prévision, tout en redonnant aux producteurs le pouvoir de décider au bon moment partout ailleurs.

Sauvegarde environnementale et sociale, Genre, VBG, qualité, hygiène, santé et sécurité au travail : le personnel du CILSS se forme pour un cadre professionnel davantage sain, responsable et durable

Publié le 2 octobre 2025

Organisée du 22 au 25 septembre 2025, cette session de formation a permis au personnel du CILSS de consolider ses connaissances sur le cadre de gestion environnementale et sociale, les principes de genre, le mécanisme de gestion des plaintes, ainsi que les bonnes pratiques en matière de Qualité, Hygiène, Santé, Sécurité et Environnement (QHSSE). L’initiative a été soutenue par la composante 1 du Programme de Résilience des Systèmes Alimentaires (FSRP) et le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase 2 (PRAPS-2).

Les modules interactifs animés par les experts(e)s en charge du genre et de la sauvegarde environnementale du PRAPS-2 et de la composante 1 du FSRP, appuyés par un consultant, sont centrés sur le cadre de gestion environnementale et sociale, les notions de genre et de violences basées sur le genre, le mécanisme de gestion des plaintes, ainsi que les exigences et les bonnes pratiques en matière de QHSSE. Cette formation permettra de renforcer la culture organisationnelle du CILSS autour de la protection des travailleurs et de l’environnement, de la sécurité, du bien-être et de la performance globale.

Le Secrétaire Exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye MOHAMADOU, a salué l’initiative de ce renforcement des capacités et établi sa cohérence avec la politique de gestion et de développement des ressources humaines de l’institution, axée sur la préservation de la sécurité, de la santé et de la qualité de vie au travail. Il a relevé le caractère impératif de la démarche et marqué sa disponibilité à accompagner l’intégration opérationnelle des notions développées.

Les participants ont recommandé la réalisation d’un diagnostic des risques susceptibles d’impacter le cadre professionnel, suivi de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un plan d’actions. 

Bénin : la CEDEAO forme 30 inspecteurs sur le Guide Harmonisé d’Inspection Sanitaire et sensibilise les acteurs du commerce transfrontalier sur le Certificat SPS Harmonisé

Publié le 2 octobre 2025

Au total, ce sont trente (30) inspecteurs représentant les différentes structures en charge du contrôle sanitaire au Benin qui ont répondu présents du 9 au 11 septembre 2025 à Cotonou, à la formation sur le Guide Harmonisé d’Inspection Sanitaire et de prise de Décision basée sur le Risque.

Organisée dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA), cette rencontre a été une opportunité de renforcer les capacités des inspecteurs du Bénin en vue de permettre au pays de tirer profit du marché régional voire continental des produits agricoles et agroalimentaires pour renforcer la sécurité sanitaire et nutritionnelles des aliments.

En rappel, le Guide d’inspection Sanitaire élaboré par la CEDEAO a été adopté en vue, entre autres, d’harmoniser les méthodes d’inspection et de prise de décision basées sur les risques et les données scientifiques, d’accroitre la transparence dans les inspections, et de faciliter la libre circulation des produits agro-sylvo-pastoraux en levant es obstacles techniques au commerce dans les Etats membres de la CEDEAO et du Sahel.

Comme dans les autres pays, la formation sur le Guide Harmonisé d’Inspection Sanitaire a été suivie le 12 septembre 2025, par une journée de sensibilisation des acteurs du commerce transfrontalier sur le Certificat SPS Harmonisé. L’adoption de ce certificat SPS répond au souci d’harmonisation des normes SPS nationales et leur adaptation aux bonnes pratiques internationales dont l’Accord SPS de l’Organisation mondiale du Commerce et l’Annexe 7 de la ZLECAf (portant sur les SPS), en vue de réduire les obstacles techniques aux échanges intra-communautaires des produits agro-sylvo-pastoraux, tout en préservant la santé humaine et animale et la protection des végétaux. 

Cinquante participants provenant aussi bien du secteur privé que public ont honoré de leur présence cette journée de sensibilisation organisée avec le soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin.

Outre la présentation du Certificat Phytosanitaire Harmonisé, les participants se sont familiarisés avec les autres protocoles adoptés par la CEDEAO, pour faciliter le commerce intra-communautaire, à savoir : le Schéma de Libéralisation des Échanges (SLE), le Tarif Extérieur Commun (TEC), le transit Communautaire, etc. 

Burkina Faso/Infrastructures de stockage : 9 magasins d’une capacité de 5 500 tonnes offerts à la SONAGESS

Publié le 2 octobre 2025

Le 23 septembre 2025, le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIE, a procédé à la remise symbolique des clés d’un magasin de stockage à la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), au siège régional de cette institution à Tenkodogo. D’une capacité de 1 000 tonnes, ce magasin s’inscrit dans un ensemble de neuf infrastructures similaires, réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA).

Selon le Coordonnateur du PRSA, Monsieur Salif TENTIKA, cette initiative s’aligne également sur les objectifs de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025. Celle-ci vise non seulement à soutenir les producteurs dans l’accroissement des rendements agricoles, mais également à relever les défis liés à la gestion post-récolte, en particulier le stockage et la conservation des denrées alimentaires. Un système de stockage approprié permet, en effet, de prévenir les pertes économiques dues au bradage des produits, tout en favorisant une meilleure valorisation de la production. C’est dans cette perspective que la SONAGESS, dont le mandat initial de gestion des stocks de sécurité alimentaire a été élargi à l’appui aux producteurs par l’accroissement des achats auprès des organisations paysannes, bénéficie de cet accompagnement.

Le Directeur général de la SONAGESS, Monsieur Stéphane Gildas TIENDREBEOGO, a salué la pertinence de cette initiative qui vient renforcer les capacités de stockage de l’institution à la veille de la campagne de collecte bord champ. Il a exprimé sa reconnaissance au Ministre d’État ainsi qu’aux plus hautes autorités nationales pour avoir autorisé cette action stratégique.

Il convient de rappeler que, pour la campagne humide 2025-2026, un objectif de collecte de 530 000 tonnes est fixé. Ces volumes concerneront principalement le riz paddy, le mil, le maïs, le niébé et le sorgho, dans les zones de production reconnues pour ces spéculations. À cet égard, la SONAGESS lance un appel à un engagement renforcé en vue de soutenir cette opération, condition essentielle pour consolider la souveraineté alimentaire nationale, notamment à travers la mise à disposition d’infrastructures de stockage et de moyens logistiques adaptés.

Niger : 324 femmes des régions de Tahoua, Tillabéry et Zinder dotées de Kits Caprins par le PRSA

Publié le 2 octobre 2025

Le programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP Niger) a appuyé 324 femmes de sa zone d’intervention en kits caprins composés de 3 animaux dont 1 male géniteur (Bouc) et 2 femelles reproductrices (Chèvres) par femme. L’objectif de cette action est de soutenir les efforts des femmes dans le renforcement de la sécurité alimentaire et la résilience des ménages vulnérables en soutenant leur capital productif bétail en vue de leur permettre de faire face aux crises climatiques et économiques.

Cette initiative du PRSA s’inscrit dans une dynamique globale d’autonomisation économique des femmes et de renforcement de la résilience des ménages dans les régions d’interventions du projet.

Selon, M. Mahamadou Ibro chef d’antenne PRSA de Zinder, les ménages de ces localités ciblées sont fortement tributaires des activités de subsistance telles que l’élevage, l’agriculture et dans une certaine mesure le petit commerce. Cette opération d’appui en kits caprins qui a démarré en 2025, a permis à 324 femmes vulnérables de bénéficier de 972 animaux reproducteurs pour un coût global de 48 600 000 FCFA. 

Mme Saoudé bénéficiaire de kits du village de Dogo dans la région de Zinder témoigne « je pratiquais auparavant l‘élevage des petits ruminants, mais malheureusement depuis trois ans je n’ai plus rien, avec la mauvaise campagne agricole, tous mes animaux sont morts je pu vendre quelques-uns, mais dieu merci avec cet appui du PRSA j’ai eu la motivation, et je peux vous garantir que ce kit va me permettre de reconstituer mon cheptel »

Les bénéficiaires ont porté leur choix sur la chèvre parce que cette espèce a la particularité d’être très prolifique et par conséquent une réponse efficace aux besoins multiples des femmes dans la vie des ménages.

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