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Sierra Leone : 10 000 sacs de riz produit localement stockés à Kambia pour renforcer les réserves stratégiques de céréales du pays grâce au soutien du FSRP

Publié le 2 octobre 2025

La Sierra Leone a franchi une étape importante vers le renforcement de la sécurité alimentaire nationale en stockant plus de 10 000 sacs de riz produit localement dans la réserve stratégique de céréales de Kobia, dans le district de Kambia. Cette étape importante, financée par le Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) soutenu par la Banque mondiale, constitue un élément clé du pilier 3 du programme Feed Salone : agrégation, transformation et liens avec le marché. Elle représente un mécanisme durable pour répondre aux crises alimentaires tout en renforçant la chaîne de valeur du riz.

Le ministre de l’Agriculture, M. Henry Musa Kpaka, a visité l'installation, qui contient actuellement 10 000 sacs, avec un stock initial de 1 200 tonnes de riz acheté et transformé par la Sierra Leone Produce Marketing Company et le Programme alimentaire mondial (PAM). Le ministre a souligné que cette initiative a non seulement créé des marchés sûrs pour les agriculteurs, mais a également contribué à réduire les exportations illicites de riz aux points frontaliers de Kambia, stimulant ainsi la participation du secteur privé au programme Feed Salone.

La réserve stratégique de céréales est conçue pour servir de stock tampon, garantissant la disponibilité des denrées alimentaires en cas d'urgence, de fluctuations des prix et de pénuries d'approvisionnement, tout en protégeant les populations vulnérables contre les crises alimentaires déclenchées par des catastrophes naturelles, des défaillances du marché ou l'instabilité géopolitique.

Dans un futur proche, dans le cadre de l'initiative Feed Salone, le ministère de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire (MAFS) à travers le FSRP mettra en place un système de silos intégrés d'une capacité de 4 000 tonnes à Gbondapi, dans le district de Pujehun. Cette installation moderne servira de centre de transformation et de stockage du riz, jetant ainsi les bases de la création d'une autorité chargée des réserves alimentaires. Selon le ministre, cette autorité est en cours de création et sera chargée de gérer l'initiative, de développer des mécanismes de financement durables et d'assurer une gestion efficace des crises.

Cette étape importante permet à la Sierra Leone non seulement de répondre aux normes internationales en matière de sécurité alimentaire, mais aussi de contribuer de manière significative au fonctionnement de la Réserve régionale de sécurité alimentaire de la CEDEAO.

Tchad/Lutte antiacridienne : le pays en état d’alerte face à une menace imminente

Publié le 2 octobre 2025

Face à une menace grandissante de criquets pèlerins, le Tchad renforce sa vigilance. Depuis le début du mois de septembre, l’Agence Nationale de Lutte Antiacridienne (ANLA) a lancé une vaste campagne de prospection, couvrant un territoire de plus de 320 000 km². Cette opération préventive a pour objectif principal de surveiller les zones à risque, identifier d’éventuels foyers de reproduction et empêcher toute invasion de criquets en provenance des pays frontaliers, notamment ceux de la Corne de l’Afrique et du Sahel.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte régional de plus en plus préoccupant. Le dérèglement climatique, la variabilité des saisons et les cycles migratoires des insectes ravageurs, comme le criquet pèlerin, rendent les systèmes agricoles vulnérables. Pour faire face à ces défis, le Tchad bénéficie du soutien du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel (PRSA-TD). Ce projet, financé par la Banque mondiale, regroupe huit pays de la région et trois organisations régionales, avec une ambition commune : renforcer la sécurité alimentaire et améliorer la résilience face aux menaces climatiques et biologiques.

Sur le terrain, le dispositif mis en place par l’ANLA est impressionnant. Plusieurs équipes mobiles, composées de spécialistes en prospection, en traitement, en logistique et en analyse des données, sillonnent les zones identifiées comme sensibles. Leur mission : détecter à temps les premières manifestations d’infestation et intervenir immédiatement. Les moyens déployés incluent des drones de surveillance, des véhicules équipés, ainsi que des produits phytosanitaires pour traiter les foyers de manière ciblée.

Les données collectées au cours de cette campagne jouent un rôle crucial. Elles permettent non seulement de réagir rapidement à toute menace détectée, mais aussi d’enrichir les bases de données existantes afin de mieux anticiper les risques futurs. En améliorant les capacités de prévision, le Tchad se dote d’un outil stratégique pour prévenir les famines, protéger les cultures et sauvegarder les moyens de subsistance des populations rurales.

En somme, cette campagne de prospection marque une étape décisive dans la stratégie nationale de lutte contre les invasions acridiennes. Elle illustre également l’importance de la coopération régionale face à des menaces transfrontalières qui ignorent les frontières. À travers cette initiative, le PRSA-TD confirme son engagement en faveur de la sécurité alimentaire et de la protection de son patrimoine agricole.

Tchad : un atelier stratégique pour finaliser le manuel de financement du PRSA

Publié le 2 octobre 2025

À une vingtaine de kilomètres de N’Djamena, la localité de Bakara a abrité, du 10 au 16 septembre, un atelier stratégique consacré à la finalisation du manuel de financement des sous-projets du Projet de Renforcement de la Résilience des Systèmes Agroalimentaires au Tchad (PRSA-TD).

La première session, du 10 au 14 septembre, a été consacrée à une révision critique du document par les acteurs nationaux. La seconde, tenue les 15 et 16 septembre, a porté sur la validation technique de la version enrichie, en présence de représentants ministériels.

Les travaux, coordonnés par l’équipe du PRSA-TD, ont été focalisés sur une approche participative combinant séances plénières, groupes de travail thématiques et analyses comparatives.

Une première version du manuel avait déjà été élaborée sur les critères d’éligibilité, les procédures financières ainsi que les modalités de suivi et d’évaluation. Toutefois, afin de mieux l’adapter aux réalités du terrain, une relecture approfondie était nécessaire.

La rencontre de Bakara a permis de passer en revue les différentes parties du document en vue d’obtenir une version finalisée et validée du manuel, ainsi qu’un rapport consolidé de l’ensemble des recommandations techniques formulées au cours des échanges.

Cette rencontre a été certes technique mais elle a été une occasion pour les Autorités tchadiennes de renforcer la gouvernance financière de manière inclusive et transparente. Elle a constitué également une étape clé dans la mise en œuvre du PRSA-TD qui vise à accroître la résilience face aux défis climatiques, économiques et sociaux pour parvenir à la souveraineté alimentaire.

Togo: 75 producteurs de la Plateforme d’innovation manioc frais outillés sur les bonnes pratiques de production de manioc

Publié le 2 octobre 2025

Soixante-quinze producteurs issus d’organisations paysannes, dont vingt-cinq femmes, membres de la Plateforme d’Innovation Manioc Frais (PIMF), ont bénéficié d’une formation sur les bonnes pratiques culturales du manioc avec l’appui du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).

Organisée du 26 au 29 août, cette session a permis de renforcer les compétences des participants sur l’ensemble de l’itinéraire technique, depuis le choix des variétés jusqu’à la gestion des bioagresseurs, en passant par l’application des meilleures pratiques culturales. Cet accompagnement illustre l’engagement du FSRP à soutenir de façon concrète et durable les acteurs des chaînes de valeur agricoles comme l’a souligné M. Ognankitan Koffi Dodji, président de la PIMF : « Je salue le FSRP pour cet appui exceptionnel. Dans les prochains jours, nous suivrons les producteurs afin de nous assurer de la mise en pratique effective des acquis de la formation et du respect de l’itinéraire technique par les bénéficiaires. »

Cette initiative va au-delà du simple transfert de connaissances techniques. Elle constitue également un acte de solidarité et de responsabilité partagée envers les producteurs aux dires des participants : « Aujourd’hui, nous avons beaucoup appris sur la culture du manioc. Même en tant que producteurs expérimentés, nous avons compris que certaines pratiques réduisaient nos rendements. Grâce à cette formation, nous repartons avec des connaissances solides que nous allons transmettre à nos pairs. »

L’atelier, organisé en deux vagues pour favoriser l’interaction et une meilleure assimilation des contenus, a été animé par le Dr Elikem SEGBEFIA, Responsable du programme manioc à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), en collaboration avec M. Ognankitan Koffi Dodji, Président de la PIMF.

Togo : 45 Conseillers techniques agricoles formés pour le suivi de la gestion de 60 motoculteurs

Publié le 2 octobre 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, il a été acquis 60 motoculteurs et accessoires au profit des Coopératives agricoles exploitants les Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) ciblées dans les régions des Savanes, de la Kara et la Centrale.

Cette action s’inscrit dans le cadre du soutien à la mise en œuvre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS).

Afin d’optimiser l’utilisation et la gestion de ces équipements, le FSRP a entrepris de renforcer
les capacités de 45 Conseillers techniques en gestion des entreprises agricoles (CTGEA) des cantons concernés sur le suivi de la gestion desdits motoculteurs par les bénéficiaires.

Il s’agissait d’outiller les conseillers agricoles des cantons dont sont issus les coopératives bénéficiaires des motoculteurs, aux bonnes pratiques d’utilisation et de suivi motoculteurs. Ces CTGEA auront la responsabilité de superviser l'utilisation, l’entretien et la gestion de ces équipements au sein des coopératives respectives des bénéficiaires.

La formation s’est tenue sur le site de l’Institut national de formation agricole (INFA de Tové) du 22 août au 05 septembre 2025. Deux sessions ont été organisées, chacune réunissant 
22 et 23 participants, formés par des spécialistes en mécanisation agricole de l’INFA.

Adoptant une approche combinant théorie et pratique, la formation a couvert plusieurs modules, notamment : (i) la maintenance préventive et corrective des motoculteurs, (ii) les bases 
de gestion d’une entreprise de services agricoles mécanisés, (iii) des travaux pratiques incluant la conduite des motoculteurs, l’attelage et le dételage, ainsi que la réalisation de travaux agricoles mécanisés.

Cette formation constitue une étape clé pour garantir une utilisation efficace et durable 
des équipements agricoles mis à disposition. Elle contribue à renforcer l’autonomie technique des coopératives et à assurer la pérennité des investissements réalisés dans le cadre du FSRP.

Organisée en prélude à la formation des conducteurs de motoculteurs, cette session 
de renforcement des capacités marque une phase préparatoire essentielle. Elle vise à doter les instances locales de gestion des équipements, des compétences nécessaires pour encadrer efficacement l’usage des motoculteurs, dans une logique de gestion durable et concertée au service du développement rural.

Mission d’appui de la Banque mondiale auprès de la CEDEAO : des progrès dans la mise en œuvre du FSRP

Publié le 7 septembre 2025

L’équipe régionale de la Banque mondiale a conduit une mission d’appui au Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP/PRSA) auprès de la CEDEAO du 25 au 26 août 2025. La rencontre, organisée au siège de l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) à Lomé/Togo, a évalué l’avancement des composantes Facilitation du commerce régional et la Coordination globale,  et a identifié des solutions pour améliorer la mise en œuvre du programme.

Les équipes de la Banque mondiale et de la CEDEAO étaient dirigées respectivement par Dr Ashwini Sebastian, TTL du FSRP, et par M. Alain Sy Traore, Directeur de l'Agriculture et du Développement Rural (DADR).

Durant deux (02) jours, les échanges ont porté sur les principales réalisations du premier semestre 2025 ainsi que sur le niveau de mise en œuvre des recommandations formulées lors de l’atelier de revue à mi-parcours de janvier 2025.

Globalement, la CEDEAO a enregistré des progrès notables dans la mise en œuvre du FSRP. L’équipe de coordination a été encouragée à intensifier ses efforts sur les activités techniques pouvant contribuer à faciliter le commerce agricole en Afrique de l’Ouest afin d’atteindre les indicateurs du Cadre de résultats du programme.

Niger : 9 025 kits distribués dans 4 régions en appui aux femmes transformatrices

Publié le 7 septembre 2025

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA), financé par la Banque mondiale à travers l’IDA, le Gouvernement du Niger a lancé une initiative ambitieuse visant à renforcer l’autonomie économique des femmes transformatrices et accroître leur participation active dans les chaînes de valeur agricoles, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et au développement inclusif.

Après une phase d’identification des bénéficiaires et de leurs besoins en équipements, le PRSA Niger a procédé à la distribution de  9 025 kits de transformation au profit de femmes organisées dans les régions d’intervention. Les différents kits ont été répartis comme suit : 3 243 kits (Tahoua) ; 1 884 kits (Zinder) ; 3 071 kits (Diffa) et 827 kits (Tillabéry).

Au total, 466 millions FCFA ont été mobilisés pour l’acquisition des équipements destinés aux femmes transformatrices. Ces équipements constituent un levier essentiel pour améliorer la qualité et la quantité des produits transformés, renforcer leurs capacités de commercialisation sur les marchés locaux et régionaux. En plus, lesdits appuis vont permettre d’accroître leurs revenus et leur autonomie économique, tout en contribuant à la résilience alimentaire de leurs communautés.

En dotant ces femmes d’outils adaptés, le PRSA poursuit son objectif central qui est d’accroître la préparation face à l’insécurité alimentaire et renforcer la résilience des systèmes alimentaires au Niger et en Afrique de l’Ouest.

Selon Hadjia Housseina : « Cet important appui du PRSA vient à point nommé pour faire face aux difficultés financières que les femmes rencontrent au niveau rural en vue de leur permettre de rehausser leurs chiffres d’affaires et de subvenir aux besoins primaires de la famille ». 

Sénégal : Une forte mobilisation des acteurs régionaux après la tournée nationale du FSRP sur le financement à coûts partagés (Matching Grant)

Publié le 7 septembre 2025

Le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA/FSRP) du Sénégal poursuit sa marche vers l’opérationnalisation du mécanisme de financement à coûts partagés (Matching Grant). Après la tournée nationale d’information et de sensibilisation organisée dans les treize (13) régions du Sénégal, la dynamique est désormais bien lancée. Les promoteurs privés, producteurs, éleveurs, jeunes et femmes, ainsi que les services techniques et les autorités locales, se sont fortement mobilisés pour saisir les opportunités qu’offre le programme. A date, plus de dix mille (10 000) dossiers de soumission de sous-projet ont été déjà enregistrés.

Au-delà des chiffres, la tournée a révélé une mobilisation sans précédent des communautés, des services techniques et des autorités locales. Le Matching Grant du FSRP s’impose désormais comme un outil concret et inclusif, favorisant la participation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs privés.

Le financement à coûts partagés du FSRP Sénégal est un mécanisme innovant qui appuie les producteurs, éleveurs, jeunes entrepreneurs et PME, les coopératives, à travers trois (03) guichets adaptés à leurs besoins.

Le premier guichet cible les petits sous-projets avec une subvention de 70% (et jusqu’à 80% pour les femmes et les jeunes) afin de faciliter l’accès aux intrants, à l’eau, aux infrastructures, à l’énergie et aux équipements de base.

Le deuxième accompagne, les PME et les jeunes porteurs de projets de transformation, production, stockage ou services agricoles innovants, avec une contribution de 50 % de l’investissement.

Enfin, le troisième guichet soutient les projets de plus grande envergure avec une subvention de 30%, favorisant la modernisation et la compétitivité du secteur agro-sylvo-pastoral.

Une dynamique nationale enclenchée après la tournée d’information du FSRP

L’unité de gestion du FSRP, accompagnée de ses partenaires stratégiques à savoir le Fonds d’Appui au Développement du Secteur Rural (FADSR) et le Fonds de Stabulation (FONSTAB), a rencontré les acteurs clés dans les 13 régions afin de d'informer et de diffuser largement le mécanisme mais aussi et surtout de créer une mobilisation citoyenne autour des guichets, des critères d’éligibilité et des modalités de soumission. 

Pour toucher le plus grand nombre, la stratégie de communication a combiné des rencontres d’information, des réunions ciblées, des passages dans les médias nationaux – télévision, radio, presse écrite et en ligne, des émissions en langues locales sur les radios communautaires, – ainsi qu’une présence active sur les réseaux sociaux. Cette approche multicanale a permis de renforcer l’adhésion et de clarifier les conditions d’accès au financement. Les acteurs rencontrés ont pris l’engagement d’être des relais dans leurs territoires respectifs afin que nul ne soit laissé en marge du processus. En plus, l’UGP a déroulé une série de concertation avec les acteurs des chaines de valeur notamment les collèges des producteurs et des transformateurs de l’oignon et l’interprofession avicole pour recueillir leurs problématiques en vue d’une meilleure prise en charge des contraintes.   

Des résultats tangibles : Plus de 10 000 de dossiers déjà reçus

Au sortir de la tournée, le constat est clair : les communautés locales sont mobilisées, les services techniques régionaux jouent pleinement leur rôle, et un flux continu de dossiers de sous-projets témoigne de la pertinence et de l’adhésion au mécanisme.

Les premiers résultats sont encourageants. Les services techniques déconcentrés reçoivent régulièrement des dossiers de sous-projets. A la suite de la publication des appels a projet des guichets 2 et 3, plus de dix mille (10 000) dossiers sont déjà reçus au niveau des Services départementaux de l’agriculture et de l’Elevage. Ces structures assurent un premier filtre de conformité, avant transmission au Comité national, qui statuera sur l’éligibilité des premiers bénéficiaires.

Cette dynamique démontre l’appropriation du mécanisme par les acteurs, mais aussi la confiance placée dans le FSRP comme levier de relance et de modernisation du secteur agro-sylvo-pastoral.

Au-delà des chiffres, la tournée a révélé une mobilisation sans précédent des communautés, des services techniques et des autorités locales. Le Matching Grant du FSRP s’impose désormais comme un outil concret et inclusif, favorisant la participation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs privés.

Sierra Leone : Distribution de 45 motos pour renforcer les services de vulgarisation agricole avec l’appui du FSRP

Publié le 7 septembre 2025

Le Ministère de l'Agriculture et de la Sécurité Alimentaire (MAFS), à travers le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale, a remis 45 motos neuves aux agents de vulgarisation agricole des districts agricoles de Sierra Leone.

Cette initiative vise à renforcer la prestation de services de vulgarisation au niveau communautaire, afin de garantir que les agriculteurs, y compris ceux des zones les plus reculées, puissent accéder rapidement à un accompagnement de proximité, à de pratiques améliorées et à de techniques agricoles modernes.

Saluant cette initiative du FSRP, le Ministre de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Dr Henry Musa Kpaka, a souligné que la mobilité constituait depuis longtemps un obstacle pour les agents de première ligne. « Trop souvent, nos agents de vulgarisation ont eu des difficultés à atteindre les agriculteurs des communautés difficiles d'accès. Ces motos permettront à nos agents de se déplacer pour former et soutenir les agriculteurs grâce à des services essentiels qui transformeront leur productivité », a-t-il souligné.

Le Dr Kepifri Lakoh, chef de projet du FSRP, a réaffirmé l'engagement du programme en faveur de la modernisation de la vulgarisation agricole. Il a mis en avant les investissements en cours, notamment la relance du système de réponse vocale interactive et la mise en service d'un centre d'appel dédié aux agriculteurs. « Lorsque les agriculteurs disposent des connaissances et des outils appropriés, ils peuvent améliorer leurs rendements, garantir la sécurité alimentaire et, enfin de compte, transformer leurs moyens de subsistance », a déclaré Dr Lakoh.

Grâce à ces motos, les agents de vulgarisation disposent désormais des moyens accrus pour rapprocher l'innovation et à la pratique. Ils peuvent ainsi, amener les connaissances agricoles directement auprès des familles d'agriculteurs et en donnant aux communautés les moyens de contribuer pleinement à la vision Feed Salone de la Sierra Leone.

Sierra Leone : Les jeunes du district de Kono transforment des terres improductives en sources de nourriture et de revenus grâce au soutien du FSRP

Publié le 7 septembre 2025

En Sierra Leone, l'un des plus grands défis auxquels sont confrontés les jeunes dans le secteur agricole est l'accès à la terre et au financement, ce qui limite leurs capacités à se lancer dans l'agriculture commerciale à grande échelle. Pourtant, avec plus de 62,5 % de la population âgée de moins de 25 ans et près de 80 % âgée de moins de 35 ans selon Statistic Sierra Leone, le potentiel des jeunes agriculteurs pour transformer le secteur et stimuler la croissance économique est énorme, à condition qu'ils bénéficient d'un soutien adéquat.

En 2024, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a rencontré l'association des jeunes agriculteurs Yormatah dans le district de Kono, à l'est de la Sierra Leone. Au départ, le groupe cultivait une petite parcelle de terre et rencontrait peu de difficultés. Mais lorsque le FSRP est intervenu pour étendre leurs activités à 100 hectares, l'accès à la terre est devenu un obstacle.

Déterminé à saisir cette opportunité, le groupe a négocié avec les propriétaires fonciers des communautés de Yordu et Kondeya, acceptant de leur reverser 40 % de leurs revenus issus de la vente de riz en échange de terres. Cet accord gagnant-gagnant leur a permis d'obtenir le soutien du FSRP, qui comprenait des semences, des engrais, des services de mécanisation et des messages d'alerte précoce par le biais de services de vulgarisation agricole.

Le groupe est dirigé par Aiah Emmanuel Gborie, un diplômé de 30 ans qui considère l'agriculture comme une activité commerciale et un moyen d'accéder à la prospérité. « Le FSRP a changé notre état d'esprit », explique Emmanuel. « Ils nous ont montré que l'agriculture est une activité commerciale et que pour réussir, nous devons voir grand. Grâce aux intrants, aux liens avec le marché et à la formation, nous cultivons désormais de manière plus productive. L'agriculture est devenue le fondement de mon gagne-pain. »

Grâce à ce soutien, le groupe a récolté 700 sacs de 50 kg de riz décortiqué. Conformément à leur accord, ils ont donné 40 % aux propriétaires fonciers, qui les ont ensuite encouragés à vendre une partie de leur récolte au Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour obtenir des revenus en espèces. Grâce à un protocole d'accord signé entre le FSRP, le PAM et la Sierra Leone Produce Marketing Company, les agriculteurs comme Emmanuel bénéficient désormais un acheteur garanti à des prix compétitifs.

Au nom des propriétaires fonciers, le chef Tamba Fasuluku Karkamoe a félicité les jeunes agriculteurs d'avoir transformé des terres en friche en source de nourriture et de revenus. « Ils nous ont montré à quel point la terre peut être productive lorsqu'elle est cultivée. Nous sommes prêts à mettre davantage de terres à disposition pour l'agriculture à grande échelle », a-t-il assuré.

Ce partenariat ne transforme pas seulement des vies, il renforce également l'initiative Feed Salone, car le riz cultivé localement est de plus en plus utilisé pour approvisionner les institutions gouvernementales et soutenir des programmes nationaux tels que l'alimentation scolaire (Cantines Scolaires) . En plaçant les jeunes au cœur  de ses activités, le FSRP démontre qu’avec un accès à la terre, aux intrants et aux marchés, les jeunes peuvent conduire la transformation agricole de la Sierra Leone, nourrir la nation tout en créant des moyens de subsistance durables.

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