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Ghana : le programme Farmmate Tomato produit 240 tonnes dans la région du Haut-Est avec le soutien du FSRP

Publié le 15 janvier 2026

Les récoltes issues d'une collaboration entre le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) et FarmMate Ltd dans la région du Haut-Est atteignent les rendements visés de 240 tonnes pour la première récolte.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre des interventions du FSRP, sous l'égide du ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture, visant à remédier à la pénurie annuelle de tomates et à la fluctuation des prix à l'échelle nationale, en particulier pendant la saison sèche. Le programme est mis en œuvre grâce au soutien financier du gouvernement norvégien et coordonné par la Banque mondiale afin de réorganiser l'industrie ghanéenne de la tomate et d'assurer la disponibilité du produit tout au long de l'année grâce à la production pendant la saison sèche.

Les produits de la chaîne de valeur du FSRP (riz, maïs, soja, tomates et poulets de chair) sont cultivés selon des pratiques agricoles intelligentes face au climat et grâce à des innovations. Dans le cadre de ce programme, les agriculteurs reçoivent du FSRP des intrants sous forme de semences intelligentes, de produits agrochimiques tels que des engrais mélangés enrichis en oligo-éléments, du fumier organique et des pesticides (organiques et inorganiques), ainsi que des services de vulgarisation agricole. De son côté, FarmMate apporte aux agriculteurs un soutien technique étroit, un suivi et un achat immédiat des récoltes.

Depuis les exploitations agricoles, les tomates FSRP/FarmMate sont acheminées principalement vers la région du Grand Accra, vers les principaux marchés (tels que Agbogbloshi et CMB) et les marchés haut de gamme (tels que Palace Mall et Shoprite), dans un délai de 24 à 36 heures.

La collaboration entre le FSRP et FarmMate vise à tirer parti des liens productifs entre le secteur privé et les agriculteurs afin d'optimiser la production et de faciliter l'achat et la commercialisation en temps opportun des tomates pour les marchés des produits frais et à valeur ajoutée (purée de tomates). La collaboration entre le FSRP et FarmMate couvre 200 acres à travers le pays, dont 110 dans les régions du Haut-Est, avec environ 100 agriculteurs à Zebila (dans le district de Bawku West), Pwalugu (dans le district de Talensi) et Tono Irrigation Scheme et Navrongo (dans le district de Kasena Nankana). Les autres sites sont : Ningo-Prampram, Okere, Kwahu East, Akumadan Irrigation Scheme et Asunafo South.

Au-delà des collaborations avec FarmMate, le programme de soutien à la culture de la tomate du FSRP est mis en œuvre dans 20 districts de six (6) régions. Il concerne 1 500 agriculteurs, dont 40 % sont des femmes. Jusqu'à présent, cette intervention a permis d'obtenir des rendements d'environ 10 tonnes par hectare à la fin de la saison sèche 2025. Les rendements devraient atteindre 15 tonnes par hectare. Le FSRP vise une production de 6 000 tonnes métriques de tomates d'ici la fin de l'intervention.

Les tomates sont un élément essentiel du régime alimentaire ghanéen, représentant 40 % des dépenses en légumes. Cependant, seules 34 % des 1,4 million de tonnes de tomates consommées chaque année au Ghana sont produites localement. Cela se traduit par des importations substantielles (en particulier entre décembre et mai). Les défis auxquels est confrontée l'industrie locale de la tomate sont les suivants : utilisation de semences de mauvaise qualité ; absence de semences bien adaptées aux saisons locales et aux variations climatiques ; lacunes dans la lutte contre les ravageurs et les maladies ; mauvaises pratiques agronomiques/agricoles ; pertes après récolte (allant de 20 % à 60 %) ; et absence de méthodes de stockage innovantes. Tout cela conduit à des rendements moyens faibles de 8,3 tonnes par hectare (au lieu de rendements potentiels de 20 tonnes par hectare), ce qui entraîne de fortes fluctuations entre la surabondance/les prix bas (pendant les récoltes de haute saison) et les pénuries/les prix extrêmement élevés (pendant les saisons creuses).

Togo : 200 producteurs agricoles et semenciers aux journées portes ouvertes sur les parcs satellites de technologies et d’innovations de l’ITRA à Sarakawa et Dapaong

Publié le 15 janvier 2026

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience du système alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP), l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) a organisé ses premières journées portes ouvertes et visites guidées sur des parcs satellites de technologies et d’innovations du 18 au 19 décembre 2025 à Dapaong et le 16 décembre 2025 à Sarakawa.

Suite au succès du premier Parc de technologies et d’innovations Agricoles (PTIA) implanté à Davié en 2023 avec l’appui du CORAF, la coordination nationale du FSRP-Togo a accompagné l’ITRA dans la mise en place des parcs satellites de technologies et d’innovations à Sarakawa (région de la Kara) et à Dapaong (région des Savanes). Ces parcs satellites encore appelés technoparcs de proximité ont été créés pour rapprocher les innovations issues de la recherche des producteurs des zones éloignées et renforcer leur adoption. Ils constituent des plateformes de démonstration, d’apprentissage de formation et de diffusion des technologies agricoles.

L’organisation de ces premières journées portes ouvertes et visite guidée a offert à près de 200 visiteurs (producteurs agricoles, semenciers, et autres acteurs du secteur), l’opportunité de découvrir et d’évaluer plusieurs variétés améliorées de cultures. Il s’agit notamment du soja (CRASS-1910P1, ITRA-SJ171), du sorgho (variétés Soubatimi et Pépé Kalé), du riz pluvial stricte (WAB0019634, WAB0019715), des légumineuses en particulier le niébé (WANG KAE), l’arachide (IS1, L-GHA ITRA-SH2, ITRA-RAF et SH470P) ainsi qu’une diversité de variétés de patate douce (Apomuden 1 et 2, Amouzoukopé, Djété Jaune). Ces technologies ont été appréciées pour leur précocité, leur rendement et leur potentiel d’adaptation aux conditions agroécologiques locales.

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Depuis 2022, plusieurs réalisations majeures ont été rendues possibles grâce à l’appui de la coordination nationale du FSRP Togo, notamment :

  • la mise en place de deux (02) parcs satellites dans les régions de la Kara et des Savanes ;
  • la conduite de tests en milieu paysan sur deux (02) campagnes agricoles (2023 et 2024) dans les six (06) régions agricoles du Togo, portant sur le riz, le maïs, le sorgho et les légumineuses (arachide, niébé, soja);
  • l’organisation des Ateliers Périodiques de Revue des Technologies (APRT) dans les six régions agricoles ;
  • le renforcement du transfert de technologies à travers le Dispositif d’Appui à la Recherche Système (DARS) de l’ITRA.

Grâce à ces interventions, les résultats suivants ont été enregistrés à ce jour :

  • Plus de 900 producteurs ont participé directement aux essais en milieu paysan, favorisant l’appropriation des technologies et des bonnes pratiques agricoles ;
  • 244 producteurs leaders avec environ 150 conseillers agricoles ont été renforcé dans l’utilisation de la plateforme digitale interactive FeSeRWAM, permettant un meilleur accompagnement des producteurs dans le choix variétal et la gestion des engrais ;
  • Près de 200 producteurs agricoles et semenciers ont activement participé aux Journées Portes Ouvertes et visite guidée sur les parcs de technologies et d’innovations de Sarakawa et Dapaong ;

L’adoption progressive de ces différentes technologies a permis aux producteurs d’enregistrer des améliorations substantielles de leurs rendements

  • Les producteurs ayant adopté les variétés améliorées de sorgho (Soubatimi) témoignent d’une augmentation notable des rendements allant jusqu’à 5 t/ha, contre environ 1 t/ha pour les variétés locales ;
  • De même, les producteurs d’arachide utilisant la variété IS1 ont vu leurs rendements passer à 2 t/ha contre 0,5 t/ha auparavant.

Ces améliorations de rendement contribuent à une hausse des revenus des producteurs, entraînant des changements positifs significatifs dans leurs conditions de vie.

Togo : 60 motoculteurs remis aux coopératives agricoles pour booster la productivité avec l’appui du FSRP

Publié le 26 décembre 2025

Dapaong, le 12 décembre 2025, le Directeur de cabinet du Ministère de l’agriculture, de la Pêche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire (MAPRASA) a procédé, au nom du Ministre, à la remise officielle de 60 motoculteurs aux coopératives agricoles de la région des Savanes.

Les 60 motoculteurs ont été acquis dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo). Ces équipements sont acquis au profit de 5 025 producteurs (dont 2 881 femmes) exploitant les ZAAP répartis dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale. L’objectif de cet appui est d’améliorer durablement l’accès aux services de mécanisation agricole, d’accroitre la productivité et de renforcer la sécurité alimentaire dans les zones ciblées.

Procédant à la remise symbolique des équipements, le représentant du Ministre a rappelé la vision du Président du Conseil, celle de faire de l’agriculture togolaise un secteur productif, à forte valeur ajoutée, créateur de richesse et moteur de croissance économique du pays. Il a exhorté les bénéficiaires à un usage responsable et rationnel des motoculteurs afin d’en garantir la durabilité, de stimuler le développement économique local et de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté.

Les motoculteurs, de types lourds et légers, sont accompagnés d’accessoires indispensables tels que les broyeurs, remorques, chariots, faucheuses, herses, épierreuses, roues cages et pièces de rechange. Leur acquisition répond aux besoins exprimés par les producteurs et s’inscrit dans une approche de gestion à coûts partagés, comme l’a souligné le coordonnateur opérationnel délégué du FSRP dans son allocution : « Ces motoculteurs seront gérés suivant une approche à coûts partagés, c’est-à-dire que les bénéficiaires contribueront à hauteur de 50 % de la valeur d’acquisition des équipements. Cela permet de garantir leur bonne utilisation, leur durabilité et la possibilité d’en acquérir d’autres à l’avenir pour des producteurs qui seront aussi dans le besoin ».

Le choix des motoculteurs résulte d’une analyse approfondie des caractéristiques des sols, dans le but de préserver leur structure et de contribuer à la restauration progressive des terres dégradées à travers des pratiques agricoles durables. Ces équipements sont également conçus pour être accessible aux femmes et aux jeunes, acteurs clés du développement agricole.

Ainsi, les Conseillers agricoles spécialisés en gestion des entreprises agricoles (CTGEA) et les bénéficiaires eux-mêmes, ont été formés à l’Institut national de formation agricole de Tové (INFA de Tové) sur l’utilisation et la gestion des équipements. Un dispositif de suivi-accompagnement est prévu afin d’assurer une exploitation optimale et durable des équipements. « Les motoculteurs que nous remettons aujourd’hui ne sont pas de simples outils, mais de véritables leviers de transformation de l’agriculture », a souligné le Coordonnateur du FSRP invitant les producteurs à en faire un usage judicieux.

S’exprimant au nom du Gouverneur de la région des Savanes, le Secrétaire général du gouvernorat, Kegbero Latifou Seigneur, a quant à lui, salué le leadership du Président du Conseil, SEM Faure E. GNASSINGBE, dont la vision et l’engagement en faveur de la paix et de la sécurité permettent aux populations de mener leurs activités agricoles dans des conditions favorables. Il a encouragé les bénéficiaires à utiliser les équipements dans un esprit de responsabilité collective afin que chaque communauté agricole en tire pleinement profit.

Outre la mise à disposition des 60 motoculteurs le FSRP a enregistré des réalisations majeures qui traduisent l’ampleur de ses interventions sur le terrain. On note :

  • la distribution des kits d’intrants composés de semences certifiées et d’engrais à 81 558 exploitants des ZAAP, dont 36 953 femmes, représentant 45,3 % des bénéficiaires.
  • La dotation de kits maraîchers (semences maraîchères certifiées, biofertilisants et outils) à 7 267 producteurs, dont 3 572 femmes (49,15 %) ;
  • Le financement de 413 sous-projets portés par des jeunes et des femmes dans le cadre du PURS, traduisant l’engagement du FSRP en faveur de l’emploi rural et de l’autonomisation économique ;
  • L’appui à la construction de 1 600 habitats d’élevage et dotation en noyaux reproducteurs pour les filières des petits ruminants et de l’aviculture ;
  • L’aménagement en cours de 4 ZAAP dans la région des Savanes, avec la construction de superstructures et de magasins de stockage.

Ces réalisations ont généré des impacts tangibles, mesurables et significatifs sur les conditions de vie et les performances économiques des bénéficiaires. Ainsi, 79,1 % des producteurs bénéficiaires de la région des Savanes déclarent une amélioration de leurs rendements agricoles ; 60,25 % des femmes bénéficiaires témoignent de l’augmentation de leurs revenus, contre 23,36 % chez les hommes. On note aussi une augmentation des revenus de +83,6 % dans les régions des Savanes et de +85,9 % dans la préfecture de la Kéran ;

Au-delà de ces résultats chiffrés, les actions du FSRP ont favorisé la réintégration durable de nombreux producteurs ayant précédemment abandonné leurs exploitations faute de ressources, contribuant ainsi au renforcement de la résilience agricole et à la relance des économies locales.

Sierra Leone : lancement des travaux de construction du tout premier laboratoire d'analyse des engrais avec l’appui du FSRP

Publié le 10 décembre 2025

Le Programme de résilience des systèmes alimentaires (FSRP), par l'intermédiaire du ministère de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire (MAFS), a financé la construction d'un laboratoire d'analyse des engrais ultramoderne à l'université de Njala, le premier du genre en Sierra Leone.

La cérémonie d'inauguration des travaux a eu lieu aujourd'hui sur le campus Mokonde de l'université de Njala, réunissant les principales parties prenantes, notamment des agriculteurs, l'Agence nationale de réglementation des engrais (NaFRA), des représentants du FSRP, des responsables du MAFS, des autorités universitaires et des dirigeants communautaires locaux. Cet événement marque une étape importante vers la garantie de la qualité et de l'adéquation des engrais utilisés dans tout le pays.

S'exprimant lors de la cérémonie, le Dr Kepifri Lakoh, chef de projet du FSRP, a souligné le rôle essentiel que jouent les engrais dans la stimulation de la production alimentaire nationale. Il a déclaré que la création d'un laboratoire de pointe était essentielle pour garantir que les engrais utilisés en Sierra Leone soient correctement testés et adaptés aux diverses conditions écologiques du pays.

Le vice-chancelier de l'université de Njala, le professeur Alhaji Mohamed Bashiru, a salué le leadership du président Julius Maada Bio, qui a donné la priorité aux questions fondamentales du développement agricole durable. Il a souligné que cette nouvelle installation permettra non seulement d'améliorer la recherche universitaire et la formation, mais contribuera également de manière significative à l'initiative Feed Salone du gouvernement.

Le Dr Andrew Koroma, directeur de la NaFRA, a exprimé sa gratitude envers le FSRP, financé par la Banque mondiale pour son soutien à la construction d'infrastructures agricoles essentielles. Il a assuré qu'une fois achevée, l'installation serait utilisée de manière efficace pour garantir une réglementation, une gestion et une utilisation productive efficaces des engrais dans toute la Sierra Leone.

Sierra Leone : les forces armées réduisent leurs importations de riz grâce à la riziculture à grande échelle avec l’appui du FSRP

Publié le 10 décembre 2025

Au cours des deux dernières années, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) financé par la Banque mondiale a aidé les forces armées de la République de Sierra Leone (RSLAF) à développer la production de riz à grande échelle, permettant ainsi au gouvernement de réduire le lourd fardeau que représentent les importations de riz. Avant 2023, la Sierra Leone dépensait près de 250 millions de dollars par an pour importer du riz destiné aux institutions gouvernementales, notamment l'armée, la police et les services pénitentiaires.

Selon le Ministre de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Dr Henry Musa Kpaka, le gouvernement prend des mesures délibérées dans le cadre de l'initiative Feed Salone afin de réduire considérablement les importations de riz. Une unité agricole spéciale a également été créée au sein de la RSLAF afin de promouvoir l'agriculture et le développement rural.

En 2023, le FSRP a soutenu la RSLAF en lui fournissant des semences, des engrais et des services de mécanisation ainsi que la préparation des terres et la récolte, permettant ainsi à l'armée de cultiver plus de 200 hectares de riz. Grâce à un soutien similaire en 2024, la production a doublé. Cependant, il reste essentiel de maintenir la production à cette échelle pour répondre aux besoins alimentaires de l'armée et d'autres institutions.

Le ministre des Finances, Sheku Ahmed Fantamadi Bangura, a souligné que ces efforts ont déjà contribué à réduire les importations nationales de riz à 160 millions de dollars, même si les contraintes en matière de machines persistent.

Afin de maintenir et d'accroître la production, le FSRP a, en 2025, mis en relation la RSLAF avec des distributeurs d'intrants et des prestataires de services de mécanisation, renforcé leurs capacités de vulgarisation et facilité la signature de protocoles d'accord avec d'autres institutions afin d'intégrer le riz blanchi produit localement dans leurs programmes alimentaires.

Selon le lieutenant-colonel Habib Jah, « nous sommes engagés dans le programme Feed Salone visant à réduire les dépenses publiques et à renforcer la croissance économique. Depuis notre partenariat avec le FSRP, nos difficultés d'accès aux intrants de base tels que les semences, les engrais et les machines ont été résolues. Grâce aux recettes des deux dernières années, nous avons même acheté un tracteur. Forts de ces progrès, nous prévoyons de cultiver 500 hectares l'année prochaine. »

Togo : 42 normes prioritaires validées pour booster l’agroalimentaire dans le pays

Publié le 10 décembre 2025

Du 25 au 28 novembre 2025, l’Agence Togolaise de Normalisation (ATN) a organisé à Lomé, avec l’appui du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo), la validation de 42 normes nationales dans les filières prioritaires que sont les céréales, tubercules et légumineuses, la viande et volaille, l’horticulture et produits dérivés.

En effet, malgré l’internalisation de normes internationales et régionales (ISO, IEC, ECOSTAND, CODEX, etc.), le Togo ne disposait pas encore de normes nationales propres à ces filières prioritaires. Cette absence constituait un obstacle majeur à la compétitivité des produits, à l’amélioration de leur qualité et à leur accès aux marchés. C’est précisément pour lever ce frein et favoriser la libre circulation des produits aux niveaux régional et international que le FSRP-Togo a apporté son appui à l’élaboration des normes nationales adaptées à la fois aux réalités du pays et aux exigences du commerce régional et mondial.

Lancé en 2024, le processus d’élaboration a permis de produire 42 projets de normes qui ont été passées en revue de manière rigoureuse, inclusive et concertée en vue de leur validation. Pendant quatre jours, experts et parties prenantes ont identifié les normes à rendre obligatoire et défini les prochaines étapes d’un chantier considéré comme transformateur pour la souveraineté alimentaire et économique du Togo.

La rencontre a été ouverte par les autorités en charge de la promotion des investissements, qui ont souligné l’importance d’un cadre économique fondé sur la qualité, la sécurité et la compétitivité. Les échanges ont ensuite mis en lumière le rôle stratégique des normes de qualité dans l’amélioration de la sécurité des produits, de la performance des entreprises, de la réduction des coûts et du dynamisme du commerce. L’objectif est clair : faire des 42 normes en cours d’élaboration un instrument durable de valorisation des chaînes de valeur agroalimentaires et de renforcement du « Made in Togo ».

Cette initiative s’inscrit dans la composante 3 du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), dédiée à l’intégration des marchés, au commerce alimentaire régional et au développement des échanges agricoles. Grâce à l’appui du Programme, le Togo met désormais en place son premier cadre normatif national en matière agroalimentaire, en cohérence avec les politiques et standards régionaux.

Avec ce corpus inédit de normes, le pays franchit une étape majeure vers une production plus compétitive, sécurisée et apte à conquérir les marchés régionaux et internationaux. La normalisation devient ainsi un levier structurant pour la compétitivité et la résilience des filières agricoles stratégiques du Togo.

La CEDEAO valide de nouveaux projets de règlements pour faciliter le commerce des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel

Publié le 17 novembre 2025

Une quarantaine de personnes représentants les Etats membres de la CEDEAO, du CILSS, de l’UEMOA et les experts des questions agricoles et juridiques et leurs partenaires techniques et au développement se sont retrouvés du 10 au 12 novembre 2025 à Lomé pour examiner et valider les projets de rapports et règlements sur les mesures administratives et techniques pour faciliter le commerce des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Cette rencontre régionale organisée par la Commission de la CEDEAO a été une occasion de passer en revue les contenus des rapports des consultants sur les obstacles à la libre circulation des produits agricoles aux frontières mais aussi quelques incohérences issues des règlements existants.

Le commerce intracommunautaire des produits agricoles, céréales, racines, bétail, produits horticoles et agroalimentaires transformés, joue un rôle clé dans la stabilisation des prix, la valorisation des chaînes de valeur régionales et la promotion de la souveraineté alimentaire. Il constitue la principale source de revenus pour la majorité des ménages ruraux et un pilier de la sécurité alimentaire régionale.

Malgré cette importance, la fluidité du commerce régional fait face à une série de défis persistants, notamment les barrières tarifaires et non tarifaires, les restrictions locales et autres interdictions d’exporter et d’importer, qui entravent la libre circulation des marchandises. Ces obstacles sont complétés par des lenteurs administratives résultant de procédures douanières complexes. De plus, on observe une méconnaissance des règles régionales qui gouvernent le commerce intrarégional, principalement les dispositions du Schéma de Libéralisation des Échanges (SLE) de la CEDEAO.  Ces difficultés structurelles sont exacerbées par l’insuffisance des infrastructures logistiques et de stockage et par un manque de coordination entre les États, ce dernier point se manifestant par une faible application des réformes pourtant adoptées.

Pour contribuer à lever les contraintes sus mentionnées, la Commission de la CEDEAO a mené en 2019 une étude visant à identifier les mesures administratives et techniques favorisant la libre circulation des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest. Cinq ans après, au regard des évolutions réglementaires, il a été jugé nécessaire non seulement d’actualiser les projets de rapports de cette étude, mais également de proposer des projets  de règlements visant à harmoniser les mesures administratives et techniques identifiées par l’étude, pour faciliter le commerce agricole intrarégional.

En travaux de groupes et en plénière, les participants ont parcouru les documents soumis à leur examen pour y apporter les corrections et actualisations nécessaires.

Pendant trois jours, les participants ont partagé leurs expériences, leurs idées et fait des suggestions pour améliorer les projets de règlements proposés par les consultants. Les travaux visaient à rendre opérationnel le SLE en dotant la région de documents de qualité et contribuer ainsi à bâtir un avenir plus prospère et plus durable pour la sous-région.

Les projets de règlements enrichis des amendements de la réunion de Lomé seront soumis dans un bref délai aux directions de la Commission de la CEDEAO pour amendement avant transmission aux Etats pour une consultation avec les acteurs clés du commerce transfrontalier. Les documents seront par la suite soumis aux experts concernés avant approbation par le Conseil des Ministres. Cette vaste consultation vise à s’assurer de l’appropriation du contenu des textes et partant, de leur application une fois adoptés par les instances régionales.

Validation régionale des résultats de l’étude de faisabilité du mécanisme de financement des risques pour la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

Publié le 10 novembre 2025

La CEDEAO, à travers l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) et avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA/FSRP), a organisé, le 29 octobre 2025 par visioconférence, un atelier régional de validation et de dissémination des résultats de l’étude de faisabilité d’un instrument régional de financement des risques agricoles et alimentaires au profit de la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire (RRSA).

Cette rencontre a réuni une quarantaine de représentants des États membres, des institutions régionales (CEDEAO, UEMOA, CILSS, BIDC), des partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, PAM, FAO) ainsi que le cabinet WTW/Munich Re. En une demi-journée de travaux, les participants ont approuvé les résultats techniques de l’étude, discuté des conclusions opérationnelles et identifié les principales étapes pour la mise en œuvre du futur dispositif.

Depuis sa création en 2013, la RRSA constitue un instrument essentiel de solidarité et de réponse rapide face aux crises alimentaires. Toutefois, face à l’intensification des chocs et à l’ampleur croissante des besoins financiers, la seule mobilisation de stocks physiques ne suffit plus à répondre efficacement aux crises alimentaires ni à garantir durablement la sécurité alimentaire, en appui aux efforts déployés par les pays de la région. C’est dans cette perspective qu’a été engagée la conception d’un mécanisme régional de financement des risques (Disaster Risk Financing – DRF), visant à compléter et à renforcer la fonction de la réserve régionale.

Ce mécanisme innovant permettra, à terme, à la CEDEAO de disposer de ressources financières anticipées, déclenchées de manière objective, transparente et rapide grâce à l’utilisation d’indices paramétriques. Il s’agit d’une évolution majeure, marquant le passage d’une logique de réaction à une véritable culture de prévention.

L’étude de faisabilité, conduite par le consortium Willis Towers Watson (WTW) et Munich Re sous la supervision de la Banque mondiale et de la CEDEAO, a posé les bases techniques et institutionnelles nécessaires à l’opérationnalisation de ce dispositif. Les participants ont pu examiner en détail les risques agricoles et alimentaires caractérisant la région, sur la base des indices SPI-3 et des analyses du Cadre Harmonisé. Ils ont également pris connaissance des résultats comparatifs de différents instruments financiers (assurance paramétrique, lignes de crédit contingentes, etc.).

Les échanges ont révélé la sous-capacité actuelle de la RRSA, laquelle limite son rôle comme troisième ligne de défense au niveau régional, ainsi que la non-viabilité immédiate d’une assurance paramétrique autonome en raison de son coût et de ses exigences institutionnelles. Dans cette optique, les participants ont souligné la nécessité de structurer une réserve financière, de définir un système de déclenchement prédictible et d’explorer des approches hybrides incluant notamment des solutions de crédit contingentes et des partenariats avec l’ARC et le PAM.

Au terme des travaux, les trois rapports techniques ont été validés et les recommandations suivantes ont été formulées : (i) expérimenter, à court terme, des solutions pilotes fondées sur les indices SPI-3 et CH, tout en renforçant la gouvernance opérationnelle et financière de la RRSA ; (ii) consolider, à moyen terme, les capacités techniques et institutionnelles de la réserve et tester un mécanisme régional multi-indices ; (iii) opérationnaliser, à long terme, un mécanisme d’assurance régional autonome, intégré à la stratégie de résilience et de souveraineté alimentaire de la CEDEAO.

CILSS : 18 Techniciens supérieurs en agrométéorologie ont soutenu à AGRHYMET CCR-AOS

Publié le 5 novembre 2025

Du 20 au 22 octobre 2025 à Niamey (Niger), 18 étudiants du cycle de techniciens supérieurs en agrométéorologie (TSA) du Département de Formation et Recherche d'AGRHYMET ont soutenu leurs mémoires de fin de cycle après deux (02) ans de formation théoriques et pratiques. Leurs capacités ont été ainsi renforcées pour appuyer la production de services climatiques en agriculture afin de contribuer à l’aide à la décision sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des pays CILSS/CEDEAO.

Cette formation de la promotion 2023-2025 a été rendue possible grâce au financement de la Banque mondiale à travers les coordinations nationales du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo. M. Mallé Zana Timothée et Mlle Wandaogo Alimata Sadiatou font partie de cette promotion sortante TSA.

Mallé Zana Timothée, de nationalité malienne, a brillamment soutenu son travail sous le thème : « Autonomisation de la transmission des données agrométéorologiques. Cas de la station de Selingué au Mali ». Devant le jury présidé par le Pr Sanoussi Atta, Chef du Département Formation et Recherche, Timothée a présenté le développement d'une application web innovante assurant la saisie, la validation et la transmission automatique des données météorologiques observées à la station de Selingué, où il travaille depuis plus de 8 ans. Cette solution digitale permettra de réduire les erreurs, d'optimiser l'exploitation et d'accélérer la transmission des données. Le jury a vivement apprécié la qualité de cette recherche et a attribué à l'impétrant la mention BIEN (15,5/20).

Wandaogo Alimata Sadiatou, de nationalité burkinabè, a brillamment soutenu son rapport de Technicien supérieur en agrométéorologie sous le thème : « Analyse de la variabilité des paramètres agroclimatiques, risques pour la production céréalière et influence sur la vigueur végétative. Cas de la commune de Ouargaye au Burkina Faso ». L'impétrante a expliqué au jury que l'objectif global de sa recherche est de contribuer à une meilleure connaissance des indicateurs agroclimatiques de la saison agricole afin d'améliorer la gestion des risques climatiques pour l’agriculture dans la commune rurale de Ouargaye. Le jury, présidé par le Dr Issa Garba, Chef du Département Gestion des Ressources Naturelles d'AGRHYMET, a salué la qualité du travail de recherche et particulièrement l'approche méthodologique, jugée rigoureuse et solide.

Les impétrants ont exprimé leur gratitude à la Banque mondiale à travers les Coordinations nationales du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP) – Burkina Faso, Mali, Niger et Togo qui leur a permis de renforcer leurs capacités pendant deux ans dans cette institution sous-régionale.

MITA 2025 : Plus de 300 participants ont pris part à la 5ᵉ édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles, dédiée à la gestion intégrée des sols

Publié le 5 novembre 2025

Placée sous le thème « Facilitation de l'accès aux technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des sols », la 5ᵉ édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA) s’est ouverte officiellement à Bamako, Mali, le lundi 20 octobre 2025.

Cette édition du MITA 2025 a mis en lumière les défis et les solutions pour restaurer la fertilité des sols et renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique. Le MITA 2025 a permis de mobiliser un engagement politique fort pour soutenir la recherche et accélérer la mise à l’échelle des technologies agricoles et à améliorer les capacités d’adaptation climatique des pays bénéficiaires du FSRP et bien au-delà.

Organisé par le CORAF, avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA/FSRP) et le programme AICCRA, le MITA 2025 a réuni plus de 300 fournisseurs de technologies et porteurs d'initiatives, entrepreneurs agricoles, organisations de producteurs, acteurs du réseau des femmes entrepreneurs et décideurs publics.

Pendant cinq jours, les participants ont échangé autour des solutions innovantes pour la gestion intégrée des sols, de la conservation de la fertilité, et de la diffusion de technologies agricoles climato-intelligentes.

Le jeudi 23 octobre 2025 consacrée au Mali, a été marqué par une visite des Participants au MITA au parc des technologies de l'Institut d'Economie Rurale (IER) à Sotuba. Les participants ont eu l'opportunité de découvrir les innovations agricoles maliennes, en parcourant plusieurs stands et parcelles de démonstration. Cette immersion s'est poursuivie au sein du parc animalier, où les visiteurs ont pu apprécier des spécimens d'élevage de haute qualité tels que les chèvres Boers et les poules Wasase. La visite a également mis en lumière des avancées de la Recherche Nationale du Mali en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, avec la présentation de mils fortifiés, d'aliments pour bétail optimisés et d'une variété de produits transformés, illustrant ainsi la diversité et le potentiel des solutions locales développées pour soutenir le secteur agro-sylvo-pastoral.

Le premier prix Abdoulaye Touré de l’innovation de la 5ème édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles, dans la catégorie « innovation agricole pour un financement et commerce adéquat et durable » est revenu au Burkina Faso. L’heureux gagnant, le Dr Abel TANKOANO de l’Institut de Recherches en Sciences Appliquées et Technologies avec ses travaux sur la valorisation des pommes de cajou en alimentation humaine.

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