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Togo: quand l’élevage devient source de résilience pour plus 400 ménages dans la région des savanes

Publié le 4 août 2025

Lorsqu’un habitat pour animaux ne répond pas aux normes techniques y compris celle de la biosécurité surtout, cela occasionne une forte mortalité dans le cheptel et un faible accroissement des animaux. L’habitat constitue donc le premier facteur de réussite de l’élevage.

Dans nos milieux ruraux, la construction des bergeries et poulaillers adéquats peine à entrer dans les habitudes des éleveurs dont les actions se limitent à une production familiale.

Fort de ces constats et eu égard aux difficultés rencontrées par les éleveurs en milieu rural, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP - TOGO) apporte un soutien pour la construction des infrastructures (BTA/PTA) adaptées aux animaux et un appui en noyau reproducteur de volailles et petits ruminants aux éleveurs afin d’améliorer le niveau de production des unités d’élevage.

Contrairement aux systèmes d’élevage en plein air, il s’agit ici d’un système traditionnel amélioré où les animaux (poules locales et petits ruminants) sont élevés dans des habitats mieux aménagés construits avec des matériaux locaux et adaptés aux conditions climatiques. Les bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et poulaillers traditionnels améliorés (PTA) sont le fruit d’un savoir-faire endogène et des innovations techniques qui permettent de réduire les risques de maladies et le niveau de prédation dans les élevages.

Ces ouvrages à coûts partagés réalisés par le FSRP avec une part de contribution du bénéficiaire, allient respect de l’environnement, bien-être animal, et efficacité économique tout en prenant en compte l’aspect durabilité de l’unité d’élevage.

À ce jour, ce sont 400 ménages d’éleveurs qui ont été renforcés à travers la construction de 176 bergeries traditionnelles améliorées (BTA) et 224 poulaillers traditionnels améliorés (PTA) dans la région des Savanes avec une extension progressive en cours vers les régions de la Kara et de la Centrale, consolidant progressivement un modèle d’élevage plus résilient et durable.

Des appuis complémentaires en noyau reproducteur. En dehors des bergeries et poulaillers, des noyaux reproducteurs de volailles et petits ruminants sont octroyés aux éleveurs pour améliorer les performances des animaux. Au total, 315 noyaux reproducteurs de pintades sont acquis au profit de 45 éleveurs de pintade dans la région des savanes. 179 éleveurs de la même région ont bénéficié de 215 coqs et 1075 poules. 484 Ovins et 220 caprins ont aussi été acquis au profit de 121 éleveurs d’ovin et 55 éleveurs de caprins pour optimiser la croissance, la fertilité et la résistance aux maladies des animaux.

Des histoires vraies de réussite : la parole aux bénéficiaires

Je m’appelle DINDIOGUE yalkbir, je vis dans le canton de Bonbouaka.
Il y a quelque temps, j’ai eu la chance de bénéficier de l’appui du FSRP. Ils m’ont offert quatre chèvres (trois mâles et une femelle) et m’ont aidé à construire ma bergerie moyennant ma petite contribution pour faciliter les apports en eau, sable et une assistance aux travaux de construction.

À l’époque, je n’avais que trois chèvres à moi. Mais grâce aux animaux reçus du FSRP, mon cheptel augmente progressivement : je compte aujourd’hui douze (12) têtes parmi lesquelles certaines sont issues directement des mises-bas des chèvres du FSRP. Autrefois, mon élevage se faisait dans la maison familiale. Mais, avec le soutien du projet, je dispose aujourd’hui de mon propre bâtiment dédié à l’élevage. Aussi avec l’accompagnement des agents de l’ICAT, j’arrive à mieux gérer mon activité.

Grâce à cela, j’ai pu vendre quelques animaux pour relancer mon commerce, payer mes dettes et aussi soutenir un peu mon mari. Ce projet m’a véritablement aidé.

« À Tabinmong, l’élevage de volaille a changé ma vie »

Je suis éleveur et vendeur de volailles à Tabinmong, dans la région des savanes.

Grâce au FSRP, j’ai pu construire un poulailler moderne et équipé. Le FSRP m’a fourni tout le nécessaire pour bien démarrer : des poules reproductrices, un coq, des abreuvoirs, des mangeoires, sans oublier le poulailler lui-même auquel j’ai apporté ma part de contribution pour la construction notamment le sable, l’eau et le ciment pour la fabrication des parpaings pour l’élevation du bâtiment. C’est une expérience dont je garde un très bon souvenir, car elle marque un vrai tournant dans mon activité.

Avant cela, je travaillais avec les moyens de bord sans véritable abri pour les volailles. Pendant la saison des pluies, l’eau s’infiltrait partout, rendant l’élevage très difficile. Grâce à l’accompagnement du FSRP, j’ai pu relancer mon activité et produit jusqu’à 300 volailles dont une bonne partie a été vendue. En ce moment, j’élève plus de 100 adultes et environ 150 poussins. Aujourd’hui sans vous mentir, ma vie s’est nettement améliorée. J’ai pu commencer la construction de ma maison, acheter de l’engrais pour mon champ et surtout, subvenir aux besoins de ma famille. Je vis vraiment mieux qu’avant ! A-t-il conclu.

Mécanismes de financement et de gestion des risques d'insécurité alimen-taire : acteurs et partenaires de la CEDEAO renforcent leurs capacités à Lomé

Publié le 10 juillet 2025

Plus de 50 acteurs et partenaires de la gestion des risques d’insécurité alimentaire se sont réunis à Lomé du 2 au 4 juillet pour renforcer leurs capacités sur les concepts, principes et mécanismes du financement des risques de catastrophe (DRF) avec un accent particulier sur le transfert des risques agricoles et é alimentaires.

 

Initiée par la CEDEAO, cette formation a permis de dégager plusieurs résultats concrets, tant sur le plan du partage d’expériences que du renforcement des capacités techniques et du dialogue politique. Ces résultats reflètent l’engagement des pays et des institutions régionales à structurer une réponse proactive face aux risques agricoles, climatiques et alimentaires croissants dans l’espace CEDEAO. Ils témoignent également des efforts collectifs pour améliorer la coordination, la gouvernance des données et le financement durable des mécanismes de gestion des risques.

Pendant trois jours, les participants – composés de cadres techniques et de décideurs de la CEDEAO, ainsi que de représentants d’institutions partenaires telles que la BIDC, le CILSS, sans oublier les techniciens nationaux des ministères en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire des pays membres de la CEDEAO, de l’AES et du CILSS – ont bénéficié des échanges avec des experts issus de la CEDEAO, de la Banque mondiale, du cabinet Willis Towers Watson/Munich Re, de l’African Risk Capacity, de Yeleen Assurances et du CILSS.

À travers des échanges inclusifs et participatifs entre formateurs et apprenants ainsi que des panels, les principaux déterminants de l’insécurité alimenatire et nutritionnelle conjoncturelle de la sous-région ouest-africaine ont été partagés. Les causes sont multiples : conflits, inondations, flambée des prix, chocs climatiques, faible disponibilité des intrants, inflation, dépréciation monétaire, pertes post-récolte, et accès limité à un régime sain.
La croissance démographique excède les gains agricoles, aggravant les déficits structurels.

Face à cette situation, que doit-on faire? Cette question centrale a eu quelques pistes de solutions à travers les partages d’expériences aussi bien d’autres régions d’Afrique que du monde. Dans un style pédagogique, les formateurs ont présenté les principes de modélisation des risques de catastrophe et d’insécurité alimentaire avec des exemples issus des appuis de l’African Risk capacity (ARC) et de Willis Towers Watson.

Dans la gestion des risques, les données sont cruciales et déterminantes non seulement pour la modélisation mais aussi pour la forme et le type de réponse à apporter en cas de catastrophe. Notre sous-région ne documente pas suffisamment les données en la matière dans les pays et au niveau régional malgré les efforts du CILSS pour collecter, traiter et diffuser les données agrométéorologiques.

Le financement des risques a été un aspect très important de cette formation. La Banque mondiale et les structures d‘assurance présentes ont mis l’accent sur les principes fondamentaux et les instruments et stratégies du financement des risques de catastrophe. Pour eux,  préparer financièrement avant la survenue d’un choc, car les coûts de réparation sont souvent bien plus élevés que ceux de la prévention. Le DRF repose sur quatre principes clés : rapidité de mobilisation des fonds, fiabilité des mécanismes, coût raisonnable et transparence dans la distribution.

Les participants ont été outillés ont été outillés sur les mécanismes de financement et de gestion des risques liés à l’insécurité alimentaire. Ils ont acquis des compétences sur la modélisation des risques, les instruments de transfert (assurance, action anticipée, fonds d'urgence), ainsi que sur les approches de cofinancement durable et régionalisé. La finalité était de renforcer leur capacité à anticiper, financer et gérer efficacement les chocs alimentaires et climatiques, en vue de bâtir une résilience structurelle au niveau national et régional, notamment via l’intégration du Disaster Risk Financing (DRF) dans les politiques publiques et la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire.

C’est pourquoi, le Directeur exécutif de l’Agence régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), M. Mohamed Zongo, au nom de la Commissaire aux Affaires éconmiques et à l’Agriculture, Mme Massandjé Touré-Litsé, au cours de l’ouverture des travaux n’a pas manqué de souligner que “pour la CEDEAO, cette rencontre est une aubaine pour renforcer l’autonomie non seulement de la Commission mais aussi des Etats membres dans la conception, la gestion et la mobilisation de mécanismes de financement innovants pour faire face aux risques liés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région

Au cours des panels, les pays ont partagé les mécanismes existant pour faire faire face aux catastrophes et surtout les financements mobilisés et sécurisés à cet effet. Cette session de renforcement des capacités a été également un cadre pour l’ensemble des acteurs et partenaires de lancer un appel aux décideurs régionaux et des pays pour mettre au coeur de leur stratégie de développement agricole, les mécanismes de financement et d’assurance agricole qui n’est pas encore une réalité faute de compréhension claire et de manque de données fiables.

Pour la Banque mondiale qui accompagne cette inititaive à travers le FSRP, “ les praticiens de la gestion des risques en insécurité alimentaire ont consolidé leurs compétences techniques pour favoriser une appropriation effective des mécanismes de financement des risques afin de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest“ selon sa représentante, Mme Ruth Samson.

À la suite de cette formation, l’étude de faisabilité en cours visant à doter la région d’un mécanisme de financement des risques, incluant l’assurance agricole, permettra à la CEDEAO, à travers l’ARAA, de renforcer ses capacités d’intervention. Elle contribuera ainsi à améliorer l'efficacité des actions de la Réserve régionale de sécurité alimentaire sur le terrain, en appui aux efforts des États, afin de mieux prévenir et atténuer les risques d’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Développement de la filière riz : des acteurs ouest-africains en mission d’apprentissage en Corée du Sud à l’initiative de la CEDEAO

Publié le 5 juillet 2025

En vue de contribuer à une accélération du développement du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest tout réduisant les importations de riz, la CEDEAO en collaboration avec la Banque mondiale, a conduit, du 9 au 13 juin 2025, une visite d'apprentissage en Corée du Sud. Cette mission a réuni les principales parties prenantes du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo, des représentants de la CEDEAO (Dr Maty Ba-Diao, coordonnatrice régionale du FSRP et Dr Boladale Adebowale, Secrétaire exécutive de l’Observatoire du Riz), du Centre régional Agrhymet et de la Banque mondiale (Dr Ashwini Sebastian, TTL du FSRP) et des institutions coréennes. Au total, 31 participants ont pris part à cette visite, dont le vice-ministre ghanéen de l'agriculture, Mr John Dumelo et le secrétaire général togolais du ministère de l'agriculture, Mr Madadozi Téziké.

Les participants ont rencontré les principaux acteurs de l'écosystème rizicole coréen. Outre les réunions d’échanges et les panels avec les hauts responsables des institutions hôtes, la délégation a effectué des visites sur le terrain à Jeonju, Gimjae et Naju afin de visiter l'Administration du développement rural (RDA) et ses institutions techniques, l'Institut des sciences et technologies vertes et biologiques (GBST), le Centre de technologie agricole de Gimje, l'Institut coréen d'économie rurale (KREI), la Société coréenne pour les communautés rurales (KRC) et la coopérative agricole de Naju.

La visite a été une opportunité de partage de connaissances, de renforcement de capacités et de co-développement autour de bonnes pratiques éprouvées en matière de production et de transformation du riz à Seoul, Pangyo, Jeonju, Gimjae, Naju.

Le riz occupe une place centrale dans l’alimentation des populations ouest-africaines, représentant près de 40 % de la consommation totale de céréales, devant le maïs et le blé. Toutefois, la région dépend largement des importations avec un volume avoisinant les 12 millions de tonnes métriques par an, et une facture qui a atteint 3,5 milliards de dollars américains en 2021.

Dans ce contexte préoccupant dû en partie à une faiblesse de la production, la CEDEAO, à travers son Observatoire du riz s’est engagée à inverser la tendance. Une feuille de route ambitieuse a été élaborée pour guider les investissements et les interventions dans le secteur rizicole ouest-africain à l’horizon 2035. La mission en Corée du Sud s’est inscrite dans cette logique de transformation structurelle à partir de l’expérience de la Corée du Sud constitue une référence mondiale en matière de productivité rizicole et de sécurité alimentaire.

Durant une semaine, la délégation CEDEAO/Banque mondiale a pu observer, apprendre et échanger sur les politiques publiques, les technologies modernes de culture, de transformation et de conservation du riz.

À l’issue de cette visite en Corée du Sud, les délégations des pays ouest-africains ont identifié plusieurs axes prioritaires inspirés par l’expérience coréenne pour renforcer leur secteur rizicole. Ces axes se résument comme suit : (i) intégration des bonnes pratiques coréennes dans les stratégies nationales de développement de la filière riz en mettant l’accent sur la modernisation de l’irrigation, de la gestion des terres et de la mécanisation ; (ii) la promotion de l’agriculture intelligente face au climat et la modernisation des infrastructures de transformation ; (iii) le développement de politiques de soutien adaptées, pour rapprocher la recherche de la production et planifier les interventions sur la base d’un diagnostic précis. L’accès aux intrants de qualité et l’adaptation des innovations coréennes aux contextes locaux ont été également jugés essentiels, tout comme l’élaboration de stratégies nationales inspirées du modèle K-Rice Belt.

Afin de mettre en œuvre les connaissances acquises en Corée du Sud, les pays se sont engagés à organiser une réunion virtuelle de diffusion des conclusions de la mission et assurer le suivi de leur mise en œuvre avec les principaux acteurs de la filière riz dans les pays membres et non membres du FSRP. Le lancement de projets pilotes conjoints et la mise en œuvre de programmes de renforcement des capacités sont également prévus par les pays.

La CEDEAO s’est engagée à assurer le suivi de la mise en œuvre des actions identifiées au niveau régional.

« Nous repartons avec des idées concrètes à adapter et à implémenter dans nos pays respectifs. L’expérience coréenne nous inspire et nous montre qu’avec une vision stratégique, des investissements ciblés et une coordination régionale efficace, l’autosuffisance rizicole est à notre portée », a déclaré le vice-ministre de l’Agriculture du Ghana à l’issue de la visite.

Cette mission d’apprentissage marque une étape clé vers la construction de politiques rizicoles durables et résilientes en Afrique de l’Ouest. Elle illustre la volonté de la CEDEAO de favoriser l’émergence d’un secteur rizicole compétitif, rentable et inclusif, au service de la sécurité alimentaire, de la réduction des importations et du développement socio-économique des États membres.

La CEDEAO réaffirme son engagement en faveur de l'autosuffisance en riz lors du SARA 2025

Publié le 5 juillet 2025

Le 29 mai 2025 à Abidjan au cours de la 7édition du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA), la CEDEAO à travers l’Observatoire du Riz a organisé un événement parallèle sur le thème : Améliorer la transformation locale du riz pour renforcer la compétitivité en Afrique de l'Ouest, du paddy au marché.

Cette rencontre a servi de plateforme pour partager des informations précieuses sur les modèles efficaces et les opportunités d'investissement disponibles dans le cadre de la stratégie régionale, alors que celle-ci progresse vers son adoption au niveau national dans chaque pays. Les parties prenantes de toute la chaîne de valeur du riz à savoir des acteurs et partenaires clés du secteur rizicole en Afrique de l’Ouest à savoir des commerçants, des chercheurs, des acteurs du secteur privé et des décideurs politiques ainsi des partenaires au développement ont pris part à cet événement. Il a servi à sensibiliser aux dispositions prévues dans la feuille de route et a mobilisé des partenariats techniques et financiers.

Officiellement ouverte par Mme Massandjé Touré-Litsé, Commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO, cette session a été marquée par un panel modéré par M Alain Sy Traoré, Directeur de l’Agriculture et du développement rural de la CEDEAO. 

Le panel a réuni divers experts et parties prenantes qui ont partagé leurs connaissances pratiques et leurs expériences sur les moyens d'accélérer la compétitivité et l'autosuffisance du secteur rizicole en Afrique de l'Ouest. Il a été animé par (i) M. Mory DIABATE Président de l’Organisation interprofessionnelle du riz de la Côte d’Ivoire et Président de la section nationale ERO ONRiz-CI, représentant le secteur privé ; (ii) Dr Prem Bindraban, Directeur de recherche à AfricaRice et représentant le monde universitaire et la recherche ; (iii) M. Morou MOUSSA de la Banque africaine de développement, représentant les partenaires au développement et les bailleurs de fonds ; (iv) M. Hugues GOA de la BIDC et représentant les institutions financières et d'investissement et (v) Dr Yacouba Dembélé, Directeur général de l'Agence de Développement du Riz de la Côte d’Ivoire et représentant le secteur public.

Les panélistes ont souligné le rôle essentiel du financement et de l'harmonisation des politiques pour permettre la croissance à l'échelle du secteur. Les banques de développement ont été invitées à investir dans les infrastructures, à faciliter l'accès au fonds de roulement et à soutenir les politiques et la recherche favorables au développement. Les intermédiaires qui connaissent bien le secteur bancaire et l'agriculture ont été considérés comme essentiels pour combler les lacunes sectorielles. Les partenariats public-privé, les modèles de financement collectif et les réformes au niveau national ont tous été mis en avant comme des outils essentiels pour débloquer les investissements et promouvoir le développement durable des chaînes de valeur.

Les discussions ont principalement porté sur les défis persistants en matière de production et d'accès au marché, en particulier le coût élevé du riz local par rapport aux importations, dû à la faible mécanisation et à l'insuffisance des infrastructures post-récolte. L'accent a été mis sur la promotion de technologies évolutives pour les petits exploitants et les coopératives, telles que des unités de pré-blanchiment abordables et des équipements de mouture à petite échelle. L'innovation, lorsqu'elle est locale et adaptée à l'échelle, a été identifiée comme un moteur essentiel de la transformation à long terme.

La session s'est achevée par un appel à une coordination régionale renforcée, à des politiques publiques pragmatiques et à l'engagement du secteur privé afin de traduire la Feuille de route régionale pour le riz en résultats concrets et efficaces dans tous les États membres de la CEDEAO.

Grâce à la grande visibilité et au pouvoir de mobilisation du SARA, cet événement parallèle a facilité l'alignement entre les acteurs publics et privés et a permis de donner un nouvel élan au processus de mise en œuvre de la feuille de route de l’Observatoire du Riz de la CEDEAO.

L'événement parallèle s'est terminé par une dégustation publique de riz, au cours de laquelle les différentes variétés produites dans les différents pays d'Afrique de l'Ouest ont été présentées et dégustées par les participants, qui ont pu apprécier leur qualité, leur fraîcheur et leur saveur unique (riz étuvé, brun, cassé et blanc).

Niger : Développement rizicole, le PRSA appuie fortement la filière

Publié le 5 juillet 2025

Au Niger, le riz est la troisième céréale après le mil et le sorgho tant du point de vue de la superficie que de la production. Il joue un rôle important dans l’économie du pays. Le riz local couvre environ 30% des besoins nationaux et plusieurs familles vivent directement de sa production.

Malgré les efforts soutenus pour améliorer la performance de la filière, force est de constater qu’il existe toujours un déphasage entre la forte demande (7%/an) et celle de la production (3%).

Pour relever ces défis, l’Etat du Niger en collaboration avec les partenaires au développement et les principaux acteurs de la filière riz, a élaboré une Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR).

Dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre du plan d’action de cette stratégie, le Programme de résilience du système alimentaire (PRSA) a financé plusieurs activités dont le processus de mise en place de la section nationale de l’Observatoire du riz du Niger.

Une fois mis en place, l’Observatoire National du Riz du Niger (ONAR-Niger) est une plateforme qui offrira une voix et un espace de dialogue pour les parties prenantes nationales de la filière dans la perspective d'augmenter l'impact local en termes de durabilité et de compétitivité dans le secteur du riz.

A ce jour, les activités réalisées dans le cadre de ce processus sont :

  • La mise en place d’une taskforce composée des parties prenantes et chargée de l’opérationnalisation du processus de mise en place de l’observatoire national du riz du Niger ;
  • La réalisation d’une étude sur la cartographie des acteurs de la filière Riz du Niger ;
  • La validation des résultats de l’étude à travers un atelier national qui a réuni toutes les parties prenantes (acteurs des différents maillons de la filière, acteurs institutionnels, projets et programmes) ;
  • La participation du Niger à une visite d’échanges sur la filière riz en Corée du Sud des pays organisée sous l’égide de la Banque Mondiale, la République de Corée du Sud et d’autres institutions régionales (ERO, ARAA). Cette visite qui avait comme objectif d’apprendre de l’expérience coréenne en matière de développement de la filière rizicole et identifier des opportunités de collaboration avec l’Afrique de l’Ouest a permis d’échanger avec les chercheurs, les développeurs, les vulgarisateurs, les producteurs sur le développement du secteur rizicole.
  • Le financement par le PRSA Niger d’un voyage d’échanges à Ouagadougou sur l’expérience du Burkina sur le processus de mise en place d’un observatoire national du Riz au profit du Secrétariat permanent de la SNDR.

En perspective le PRSA Niger envisage de financer :

  • L’Organisation d’un atelier retraite pour l’actualisation du plan d’action de la SNDR ;
  • L’organisation des ateliers régionaux ;
  • L’organisation d’un atelier national d’élection des membres du conseil d'administration et du comité technique de travail de l’observatoire du riz au Niger.

Sierra Leone : le FSRP construit le socle de l'autosuffisance en riz dans le pays

Publié le 5 juillet 2025

La Sierra Leone dépend fortement de l'agriculture pour combattre la pauvreté et la faim. Pourtant, bien que le riz soit l'aliment de base du pays, la plupart des citoyens préfèrent encore le riz importé en raison du coût élevé du riz produit localement, ce qui grève les finances du pays d'environ 240 millions de dollars par an. Ce fardeau s'est alourdi lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé, poussant de nombreux citoyens à survivre avec moins d'un dollar par jour. Les petits exploitants agricoles ont été les plus durement touchés : les intrants essentiels tels que le riz de semence, les engrais et la main-d'œuvre sont devenus hors de portée, ce qui a contraint beaucoup d'entre eux à abandonner la culture du riz. En l'absence d'un plan de préparation à la crise de la sécurité alimentaire, le gouvernement s'est efforcé de mobiliser des ressources d'urgence pour venir en aide aux agriculteurs.

C'est dans ce contexte que le gouvernement, alors que le Programme de résilience du système alimentaire de l'Afrique de l'Ouest (FSRP) était lancé, a fait appel à la Banque mondiale pour financer le tout premier plan de préparation aux crises de sécurité alimentaire de la Sierra Leone. "Nous savions que nous ne pouvions pas nous permettre un autre choc qui paralyserait nos systèmes alimentaires", a déclaré le Dr Henry Musa Kpaka, ministre de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. "Nous avons donc tendu la main et la Banque mondiale nous a écoutés."

Une fois le plan de crise mis en place, le FSRP a activé son soutien d'urgence à la production de riz. Les petits exploitants agricoles ont reçu gratuitement des semences de riz, des engrais et des services de mécanisation, du labourage à la récolte. "L'idée était simple", a déclaré le Dr Kepifri Lakoh, chef de projet du FSRP. "Aider les agriculteurs à rebondir, à assurer la sécurité alimentaire de leurs familles, à gagner un revenu et à renforcer leur résilience pour continuer à cultiver la terre.

Certains agriculteurs ont saisi cette opportunité pour réécrire l'histoire du riz en Sierra Leone. Dans la communauté de Banekeh, dans le district de Kambia, plus de 200 agriculteurs ont bénéficié du soutien du FSRP sous forme d'intrants et de machines. Grâce aux revenus du riz, ces agriculteurs ont construit la toute première clinique de la communauté. "Avant le FSRP, je ne cultivais que deux parcelles pour nourrir ma famille. Je n'avais jamais rêvé de faire de l'agriculture une activité commerciale", explique Abu Bakarr Bangura, un agriculteur de Banekeh. "Mais grâce aux semences, aux engrais et aux tracteurs du FSRP, non seulement nous nous nourrissons, mais nous avons aussi construit un centre de santé et obtenu des semences pour la prochaine saison.

Des transformations similaires se produisent ailleurs. Dans la communauté de Kufuru, les agriculteurs ont utilisé les ventes de riz pour construire un entrepôt et un sol de séchage et ont même lancé un système d'épargne et de prêt villageois pour stimuler le commerce de contre-saison, renforçant ainsi les revenus des ménages et la sécurité alimentaire au-delà de la période des récoltes.

Pour faire du riz une activité durable, le FSRP ne se contente pas de fournir des intrants. Il met également en place des infrastructures vitales et des systèmes de technologie agricole. L'université de Njala, avec le soutien du FSRP, a développé le premier profil pédologique complet de Sierra Leone pour guider les agriculteurs vers les meilleures écologies pour le riz - cliquez ici pour explorer le système d'information sur les sols de Sierra Leone https://nasis.mafs.gov.sl/ . "Nous avons découvert que les marécages de la vallée intérieure (IVS) peuvent doubler les rendements et permettre une culture tout au long de l'année", a déclaré le ministre. Le FSRP s'est associé à la FAO pour développer ces IVS pour les petits exploitants, ce qui permet d'atténuer les risques climatiques et d'assurer une productivité à long terme.

En outre, le FSRP a soutenu l'agriculture intelligente face au climat en équipant l'Agence météorologique de Sierra Leone de quinze (15) stations météorologiques modernes et en soutenant l'Agence nationale de gestion des ressources en eau avec un laboratoire de recherche et de qualité de l'eau à la pointe de la technologie.

Cela permet de garantir que l'eau d'irrigation reste sûre, optimale et résistante à la contamination. Le projet a également signé un protocole d'accord avec Africa Rice pour fournir des variétés de semences de riz améliorées et avec l'Agence nationale de gestion des catastrophes pour fournir des systèmes d'alerte précoce - aidant les agriculteurs à prendre des décisions éclairées et intelligentes sur le plan climatique https://www.fsrp-sl.org/early-warning .

"Les investissements du FSRP s'inscrivent parfaitement dans notre programme Feed Salone", a souligné le ministre. "Nous donnons la priorité aux petits exploitants et au développement des SVI afin de stimuler durablement la production de riz et d'atteindre la souveraineté alimentaire.

Alors que le projet entre dans sa troisième année, il est essentiel de maintenir ces acquis. Dans le cadre de sa composante "systèmes de marché", le FSRP a aidé le ministère du commerce et de l'industrie à harmoniser les politiques commerciales, facilitant ainsi un commerce transfrontalier libre et sûr au sein de la CEDEAO. Il a également financé des installations WASH pour les communautés frontalières afin de protéger la santé et le commerce agroalimentaire.

Le projet a surtout renforcé les marchés locaux en permettant au Programme alimentaire mondial et à la Sierra Leone Produce Marketing Company d'acheter du riz local. La politique gouvernementale imposant désormais l'utilisation de riz local dans l'alimentation scolaire, les hôpitaux, les centres pénitentiaires et l'armée, l'impact est considérable. "Le FSRP est vraiment une initiative fondamentale", a déclaré Mme Yvonne Forsen, directrice de pays du PAM en Sierra Leone. "Il s'attaque aux principaux facteurs de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition, renforce la résilience et sécurise le capital humain. Grâce au FSRP, les agriculteurs ont maintenant des réserves de céréales de plus de 9 000 sacs, ce qui nous permet de faire tampon en cas de crise.

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Une image contenant personne, habits, Visage humain, plein air

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.À l'approche de l'examen à mi-parcours du FSRP, les parties prenantes évalueront les progrès accomplis et affineront les interventions. Cette année, le projet a déjà aidé plus de 15 000 agriculteurs en leur fournissant des intrants et des services de mécanisation pour la culture du riz. Après la récolte, les agriculteurs prévoient d'en conserver 30 % pour les semences, d'en vendre 30 % pour générer des revenus et d'en garder 40 % pour l'alimentation, renforçant ainsi la sécurité alimentaire au niveau des ménages et au niveau national. Le projet a également investi dans des transformateurs de riz pour ajouter de la valeur, ce qui motive encore plus les agriculteurs à augmenter leur production.

En 2025, l'autosuffisance en riz de la Sierra Leone atteindra 72 %, ce qui réduira la facture annuelle des importations de riz à 160 millions de dollars. Le FSRP a touché directement plus de 500 000 vies. "Il ne s'agit pas seulement de cultiver du riz", selon Sierra Leone WA FSRP TTL Dr. Adetunji Oredipe. "Il s'agit de construire un système alimentaire résilient qui nourrit nos populations, alimente notre économie et préserve notre avenir".

Togo : la chaine de valeur riz est en marche vers le développement avec l’appui du FSRP

Publié le 5 juillet 2025

Au Togo, le riz occupe une place croissante dans l'alimentation des populations et représente un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire nationale. Malgré un potentiel agroécologique favorable et une forte demande locale, les rendements rizicoles restent globalement faibles. Cette situation s'explique en grande partie par deux contraintes majeures : l’insuffisante maîtrise de l’aménagement des sols notamment en zones de bas-fonds et périmètres irrigués et la difficulté d’accès à des intrants de qualité (semences certifiées et fertilisants). Ces facteurs limitent considérablement la productivité des producteurs, réduisent la rentabilité des exploitations et freinent l’émergence de cette chaîne de valeur. Face à ces défis, repenser les politiques d’aménagement agricole et renforcer les mécanismes de distribution d’intrants agricoles climato-intelligents apparaissent comme des leviers essentiels pour dynamiser durablement la filière riz au Togo.

Pour inverser la tendance et dans le cadre de ses multiples appuis à la chaine de valeur riz, le FSRP Togo a non seulement acquis et distribué des intrants (semences améliorées et fertilisants) mais aussi, renforcé la capacité des riziculteurs sur les techniques d’aménagement sommaire des bas-fonds tout en les équipant en matériels intelligents de labour (motoculteurs).

En combinant investissements matériels et accompagnement institutionnel, le FSRP Togo contribue à faire de la filière riz un véritable levier de croissance rurale. Grâce à la distribution en crédit intrant à ce jour de 342,54tonnes de semences certifiées de riz et 2 569,05 tonnes d’engrais (NPK 15 15 15 et Urée) remboursable en nature au profit de 34 254 riziculteurs dont 21 717 femmes soit 63,40%, les retombées positives commencent à se faire sentir. On note principalement une augmentation des rendements moyens de 5 à 8 % à l’hectare et l’amélioration des revenus des producteurs d’environ 16%. Ces résultats encourageants sont le fruit des mécanismes mis en place non seulement pour améliorer l’accès des producteurs aux intrants agricoles mais aussi pour faciliter le suivi de la production, la collecte du riz paddy à la récolte ainsi que la commercialisation des surplus de production par les producteurs. C’est dans cette optique que des conventions de partenariat ont été signées avec certaines rizeries du Togo à l’instar de la rizerie de Tône dans la région des savanes qui est passée, grâce à cette convention, d’un stock de 800 tonnes en 2020 à 2000 tonnes en 2024, avec un nombre de producteurs agrégés qui est passé de 1700 à 16 800 grâce aux appuis du FSRP.

Afin de professionnaliser les pratiques agricoles et promouvoir les approches de la gestion durable des terres (GDT), 640 riziculteurs dont 59 femmes ont été renforcés sur les techniques d’aménagement sommaire des bas-fonds rizicoles: Smart Valleys, une approche peu coûteuse et participative qui vise à améliorer la rétention et la gestion de l'eau de pluie pour augmenter les rendements et la résilience des cultures face aux changements climatiques. Dans une logique de facilitation des travaux aux producteurs formés, le FSRP a mis à leur disposition, des kits de travail pour la réalisation des schémas et l’aménagement des parcelles.

Un soutien déterminant du FSRP pour la mise en place de l’Observatoire nationale du riz du Togo (ONR-T)

Le Togo a franchi une nouvelle étape décisive avec la mise en place de la Section nationale de l’Observatoire national du riz en décembre 2024. Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique régionale portée par la CEDEAO et qui vise à améliorer la gouvernance, la coordination et le pilotage de la filière riz dans le pays.

Grâce à une collaboration active des structures partenaires et des acteurs de ladite chaine de valeur, la création de cette instance nationale marque un tournant dans la structuration de la filière.

L’Observatoire Nationale du Riz du Togo (ONR-T) vise à coordonner les investissements dans le secteur du riz, informer les décisions politiques, collecter des données régulières et communiquer sur le développement de la chaîne de valeur riz. Il a pour objectifs d’assurer le suivi et l’évaluation de la production, transformation et commercialisation du riz au Togo afin d’améliorer ses performances ; de faciliter la coordination entre les acteurs publics, privés et les organisations non gouvernementales pour développer des partenariats et stratégies communes favorisant la structuration de la filière ; promouvoir l'innovation et les technologies modernes pour améliorer la productivité des exploitations rizicoles, entres autres. Quant aux perspectives, elles restent l’opérationnalisation de la section nationale et la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre des activités, l’élaboration et l’exécution du plan d’action et du plan de mobilisation des ressources, l’élaboration et la mise en œuvre des grands projets de transformation structurelle de la filière en alignement avec les prescriptions régionales.

Togo : l’essor des acteurs de la filière riz

Publié le 5 juillet 2025

À la base de la filière, les riziculteurs jouent un rôle fondamental. Grâce à l’accompagnement technique croissant, aux formations en bonnes pratiques agricoles, et à l’introduction de semences certifiées à haut rendement, ces producteurs enregistrent une nette amélioration de leurs performances comme en témoigne cette bénéficiaire : « Je suis SOWARE Amina. J’ai bénéficié du projet FSRP, d’un sac et demi d’engrais et de 10 kg de semences de riz que j’ai cultivé sur 0.25 hectare. Personnellement je récoltais au plus 5 sacs de riz paddy sur 0.25 hectare. Mais avec les semences que le projet m’a données, j’ai récolté cette année 9 sacs de 100 kilos sur la même superficie. Grâce à cette bonne récolte, j’ai vendu le surplus pour soutenir financièrement la famille et reprendre ma tontine et mon commerce que j’avais laissé faute de moyen. J’ai aussi un stock à la maison pour la consommation de la famille ».

Aussi, au niveau du maillon transformateur, des impacts encourageants sont enregistré comme nous révèle la responsable de la rizerie de Tone en ces termes : « La rizerie Tône avant l’arrivée du FSRP disposait des groupes constitués qui livraient du paddy pour la transformation annuelle. Depuis 2020, avec l’augmentation de la demande du riz local sur le marché national, la rizerie n’arrivait plus à couvrir la demande avec son stock évalué annuellement à 800 tonnes de paddy. D’autres difficultés étaient liées à la limitation du stock constitué entre autres des difficultés de mobilisation du crédit auprès des banques. Aujourd’hui avec l’appui du FSRP, nous avons vu notre zone d’intervention qui se limitait à Barkoissi, couvrir toute la région des savanes et allée jusqu’à Kanté dans la région de la Kara. Nous sommes passés de 1 700 producteurs à 16 800 producteurs agrégés, une augmentation qui a agi considérablement sur la quantité de matières premières à mobiliser qui, elle est passée de 800 tonnes à 2 000 tonnes de paddy. En dehors de ces impacts, nous avons découvert grâce au FSRP, des zones à forte production du riz paddy dont les producteurs seront enrôlés dans la liste de producteurs de la Rizerie de Tone.» , nous a-t-elle confié avant de poursuivre : « quant aux emplois créés, la rizerie est passée de 32 à 73 personnes. Au niveau de la transformation, le nombre d’emploi est passé de 12 à 23 et le nombre de femmes trieuses, de 20 à 50 », conclut-elle.

En agissant sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur de l’aménagement des terres agricoles à l’accès aux intrants de qualité, en passant par le renforcement des capacités des acteurs, le FSRP participe activement à la modernisation et à la compétitivité de la filière rizicole togolaise.

Togo : une structuration efficace du commerce au bénéfice des riziculteurs

Publié le 5 juillet 2025

Le développement de partenariats commerciaux avec des transformateurs et distributeurs permet aux producteurs de mieux valoriser leur production. En structurant les relations entre producteurs et rizeries dans un cadre transparent et équitable, il devient possible d’assurer une meilleure répartition des marges, d'accéder à des canaux de distribution plus stables et rémunérateurs et de dynamiser l’économie locale. Ainsi, sur le volet commercialisation, en plus de la rizerie de Tone, trois autres rizeries ont bénéficié du soutien du FSRP pour la commercialisation des produits. Il s’agit de la rizerie Binah, Notsè et Sotouboua. Des contrats de marchés ont été signés avec les producteurs pour leur garantir l’écoulement de leurs produits. Grace à cet accompagnement, un total de 24 178 producteurs ont pu commercialiser leur production à ce jour.

Par-delà la contractualisation qui sécurise les ventes aux producteurs, les acteurs de la chaîne de valeur du riz ont reçu divers soutiens pour améliorer leur commercialisation dans les chaînes de valeur notamment le renforcement des capacités sur l’accès au marché dans le cadre de la ZLECAf, la formation des femmes et jeunes commerçantes sur le commerce transfrontalier, les procédures douanières et autres exigences réglementaires du Corridor Abidjan-Lagos. Ces acteurs ont été également appuyé dans le cadre de leur participation aux différents marchés, au salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de Lomé (SIALO), et aux différentes foires de promotion des produits locaux pour la promotion du commerce de leurs produits.

Plusieurs autres initiatives ont été soutenues par le FSRP en partenariat avec le ministère du commerce et la Haute autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE). Il s’agit de l’élaboration du programme de certification de produits agroalimentaires prioritaires togolais dont le riz au profit de la HAUQE pour favoriser l’accompagnement des entreprises, leur compétitivité et l’accès facile des produits aux marchés. Le programme a également appuyé l’élaboration des statistiques du commerce extérieur du Togo sur les produits cibles des marchés UEMOA, CEDEAO, ZLECAF ainsi que l’élaboration du répertoire des exportateurs et potentiels exportateurs des produits agroalimentaires pour la mise en relation avec les acheteurs de l’espace CEDEAO.

Togo : 52 jeunes aviculteurs formés pour réussir leurs projets d’élevage

Publié le 26 juin 2025

Au Togo, 52 jeunes promoteurs du sous-secteur avicole viennent de renforcer leurs compétences techniques afin de mieux gérer leurs exploitations et assurer le succès de leurs projets. Cette formation s’est tenue du 2 au 6 juin 2025 à l’Institut de formation agricole (INFA) de Tové, grâce au Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) en partenariat avec le Centre régional d’excellence sur les sciences aviaires (CERSA).

Face à une demande croissante en œufs, viande et poussins, l’élevage de volaille s’impose comme une activité rentable, accessible aux jeunes en zone rurale comme en milieu urbain. Mais pour réussir, les éleveurs doivent surmonter de nombreuses difficultés techniques et financières.

C’est justement pour répondre à ces défis que cette formation a été initiée. Pendant cinq jours, les participants ont été formés sur des thèmes clés : l’alimentation des volailles, la conduite de l’élevage, la santé animale et la formulation de rations équilibrées.

« J’élève des poulets de chair depuis six ans, et cette formation m’a ouvert les yeux sur beaucoup d’aspects que j’ignorais. Nous étions une cinquantaine, chacun avait sa méthode, mais ici on a appris les bonnes pratiques », confie Kaina Ayéki, une participante venue de la région maritime.

Les fabricants d’aliment pour volailles, appelés provendiers, ont également bénéficié d’un accompagnement technique. Ils ont découvert les étapes de fabrication de la provende, les normes de qualité et les mesures de biosécurité indispensables pour éviter les contaminations.

« Je pensais bien maîtriser la fabrication d’aliments, mais j’ai appris énormément. En visitant la provenderie de l’INFA, j’ai compris les lacunes de mes anciennes pratiques, surtout en matière de biosécurité », témoigne KOYI Pascale, provendier.

Encadrée par des experts du CERSA sous la supervision du professeur Kokou TONA, directeur du centre, cette session a renforcé la position du CERSA comme acteur clé du développement de la filière avicole en Afrique de l’Ouest.

Ce renforcement s’inscrit dans la sous-composante 3.2 du FSRP, dédiée au développement des chaînes de valeur stratégiques. Il a bénéficié à 52 jeunes aviculteurs, dont 14 femmes : 31 éleveurs de volailles locales, 17 de volailles modernes et 4 provendiers.

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